
L’ambiance était électrique sur le plateau d’Affiche Sports, l’émission phare d’Info TV. Le journaliste sportif Théophile Awana n’a pas mâché ses mots en évoquant le bilan de Samuel Eto’o à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Une sortie virulente qui fait déjà grand bruit au Cameroun et au-delà.
Dans une déclaration tranchante, Awana a livré un véritable réquisitoire contre l’ancien capitaine des Lions Indomptables :
« Monsieur Eto’o, c’est l’affaissement du football. On n’a jamais été autant ridicule. Nous n’avons jamais autant échoué (…) 4 ans d’échec total et lamentable. Il faut que les Camerounais se souviennent de Samuel Eto’o comme celui qui a le plus autant échoué. »
Un bilan sévèrement jugé
Pour le journaliste, les quatre années de gestion Eto’o sont synonymes de désillusion. Il pointe du doigt :
- la dégradation des relations entre la Fecafoot et le ministère des Sports,
- la multiplication des polémiques internes,
- et les performances décevantes des sélections nationales.
Selon Awana, le Cameroun n’a jamais traversé une période aussi trouble sur le plan footballistique. Il parle même d’un « ridicule » sur la scène internationale, conséquence d’un leadership qu’il estime « personnalisé et conflictuel ».
Une déclaration qui divise l’opinion
Si certains applaudissent le courage du journaliste, d’autres estiment que ses propos manquent de nuance concernant un homme qui a apporté une visibilité et une énergie nouvelle à la Fecafoot. Car malgré les critiques, Samuel Eto’o reste l’une des légendes vivantes du football africain, et son action à la tête de la Fédération a aussi été marquée par des réformes structurelles et un rapprochement inédit avec les footballeurs locaux.
Mais Awana, lui, ne retient qu’une chose : le Cameroun, selon lui, sort affaibli des années Eto’o.
Une polémique qui n’est pas près de s’éteindre
La sortie d’Awana relance le débat autour de l’avenir du football camerounais et du rôle que Samuel Eto’o devrait encore y jouer. Entre partisans déterminés et critiques de plus en plus virulents, le climat reste explosif.
Une chose est sûre : le football camerounais continue de faire parler, et les prochaines semaines pourraient être décisives pour l’image et la gouvernance de la Fecafoot.







