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Louis-Marie Kakdeu : « je suis né à Banka. Dieu n’a pas demandé mon avis. Je suis Bamiléké… »

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Louis-Marie Kakdeu : « je suis né à Banka. Dieu n’a pas demandé mon avis. Je suis Bamiléké… »
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Louis-Marie Kakdeu : « je suis né à Banka. Dieu n’a pas demandé mon avis. Je suis Bamiléké… »

L’universitaire et homme politique dénonce l’extrémisme en politique.

Coup de gueule – : A bas la logique alimentaire et la logique identitaire !

Je suis né à Banka. Dieu n’a pas demandé mon avis. Je suis Bamiléké et j’ai l’avantage d’avoir voyagé partout à travers le pays et à travers le monde. Je suis allé à Lolodorf, à Campo, à Akom 2, à Gobo, à Pouss, à Doukoula, à Koza, etc., et j’ai vu la même misère sur le visage des populations locales. L’opinion dominante veut me faire croire que mon ennemi, c’est EUX, ces populations démunies qui souffrent comme moi.

L’opinion me demande de m’attaquer aux gens qui ne m’ont rien fait et qui, pour beaucoup, sont aussi dans l’incompréhension. Nous sommes des citoyens dotés du sens de discernement et comme moi, disons NON ! Je décide de faire de la lutte contre l’opinion identitaire mon combat personnel !

Ne me cherchez donc pas dans le camp des extrémistes et autres radicaux qui ont des comptes à régler avec Paul Biya ou certaines personnes de son régime. Nous sommes des adversaires. Nous ne nous entendrons pas et nous ne nous entendrons jamais. J’avais indiqué que l’extrémisme pouvait remporter les élections et que si c’était le cas, je demeurerai dans l’opposition ! Je ne me porterai jamais candidat sous la bannière de l’extrémisme et du radicalisme ! J’appelle les extrémistes à assumer publiquement leur position au lieu de fonctionner sous des pseudonymes, en vue de renforcer la transparence sur la scène publique. Assumez-vous!

Je vous mets à l’aise: Toute décision politico-administrative crée TOUJOURS des lésés et des profiteurs. Les citoyens lésés crieront leur colère en oubliant qu’il y a une autre catégorie de citoyens profiteurs qui crient plutôt leur joie. Crier relève de l’émotion alors que penser et agir relève de la raison. Je n’ai aucun problème personnel avec Monsieur Biya, ni avec les Bulus, ni avec les personnes âgées.

J’ai l’avantage d’avoir dit au Président Biya lui-même pourquoi j’allais retourner au Cameroun pour être contre son régime. C’était à Montreux en 2010. Je ne comprenais pas ce qui nous manquait pour reproduire la Suisse au Cameroun au lieu de devoir s’y rendre près de 120 jours par an en « courts séjours privés ». Je suis rentré au Cameroun pour faire de mon pays d’origine un mini-paradis sur terre comme la Suisse.

Si vous recherchez des SOLUTIONS pour lutter contre la vie chère, le chômage, la corruption, etc., alors je me rendrai disponible pour le débat. Je ne suis pas rentré au Cameroun pour pousser les jeunes dans la rue, piller, casser, brûler, vandaliser, etc. Je ne suis pas entré en politique pour utiliser les jeunes comme « chair à canon » en vue de conquérir le pouvoir.

C’est regrettable que des Africains soient encore à ce niveau: sacrifier des milliers de personnes pour obtenir le même système comme en Côte d’Ivoire en 2010. J’ai l’avantage d’avoir une assez bonne connaissance des acteurs politiques actuellement sur la scène politique camerounaise et je pus vous dire, si vous aimez entendre la vérité, que plusieurs sont pires que Biya. Il ne faut pas toujours croire à la personne qui crie au voleur en premier.

D’ailleurs, les extrémistes qui portent les projets haineux au Cameroun se contredisent au quotidien, reproduisant exactement ce qu’ils reprochent au régime en place. On ne peut pas rejeter un régime de 43 ans au pouvoir et plébisciter les bourreaux qui ont passé plus de 30 ans dans ce régime à différentes positions stratégiques ou de répression. On ne peut pas rejeter un homme fatigué de 92 ans et plébisciter un autre qui a plusieurs actes de naissance et qui aurait plus ou moins le même âge.

On ne peut pas dire que les jeunes n’ont pas d’avenir et avoir pour premier acte politique, la nomination d’une personne très fatiguée de 80 ans comme porte-parole. On ne peut pas dire qu’on est chômeur et se vanter d’avoir voté pour le ministre de l’emploi qui a échoué à donner le travail aux jeunes. On ne peut pas dire que le bilan politique ne compte pas à une élection ainsi que le projet de société et exiger le bilan des 43 ans de l’autre, etc. Vous comprenez que c’est le NOUS qui a toujours raison contre le EUX destiné à avoir toujours tort ; c’est la définition du populisme et je ne veux pas y être associé.

Je recentre mon action pour animer les citoyens qui recherchent des SOLUTIONS. Le candidat que j’ai accompagné en 2025 a porté des SOLUTIONS pour le Cameroun. Ces solutions ont été plébiscité par les EXPERTS comme étant la meilleure offre sur la scène politique camerounaise, la SND-30 ne pouvant pas être considéré comme étant le programme du RDPC au pouvoir. Je suis FIER d’avoir appartenu à cette équipe. Nous avons fait notre part pour l’histoire.

Nous n’avions aucun plan DIABOLIQUE à proposer pour plaire aux extrémistes et ne pouvions pas être élu. L’arnaque a consisté à faire croire aux citoyens qu’il y aurait une catégorie de « bons » parmi les diables ou encore que l’on pouvait transiter par l’enfer pour arriver au paradis. L’arnaque a consisté à expliquer que l’on votait le « bon diable » pour chasser le « mauvais diable ».

L’arnaque a consisté à faire croire qu’il y avait la bonté parmi les attributs du diable et qu’une fois élu, le diable sera assez « gentil » pour céder le pouvoir au « bon Dieu ». Même les prêtres et autres pasteurs qui ont défendu cette logique satanique étaient très loin de la logique biblique, du moins chrétienne, et faisaient partie intégrante de l’arnaque.

J’ai eu mal que mon Eglise, l’église catholique, n’ait pas saisi l’occasion de la Présidentielle pour imposer sa doctrine sociale que je maîtrise assez bien. Cela a fait très mal d’entendre certains prêtres et évêques recommander de voter pour le diable. L’église humaine a montré son côté diabolique et cela laissera des traces dans le coeur de VRAIS chrétiens. J’ai eu mal que les syndicalistes et autres délégués du personnel avec qui nous avons travaillé sur les causes des travailleurs pendant 3 ans aient choisi à la dernière minute de s’aligner derrière les bourreaux qui les ont combattus depuis plus de 30 ans.

Si c’est ça la politique, à quoi servirait-il encore de faire un travail structuré ? J’ai eu mal que la prétendue société civile, surtout celle qui défend les droits humains, ait choisi de soutenir les bourreaux qui violent les droits humains au quotidien et répriment les citoyens depuis plusieurs décennies. Dans un tel contexte, à quoi sert-il encore de militer pour les droits humains ? J’ai compris que la société civile camerounaise ne fait que le business de l’humanitaire et qu’elle a besoin de soutenir le bourreau pour que le business continue.

(A suivre Part 3, demain)

Louis-Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National SDF

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le parcours remarquable de Gisèle Pouhe Njall

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le parcours remarquable de Gisèle Pouhe Njall
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Gisèle Pouhe Njall siégera à l’Assemblée nationale du Québec. D’origine franco-camerounaise, la candidate de Québec solidaire a remporté la circonscription de Rosemont lors du scrutin du lundi 5 octobre 2026. Le parti conserve ainsi un siège détenu depuis 2018 par Vincent Marissal, le député sortant.

Son histoire québécoise commence en 2008. Elle arrive alors dans la province pour y étudier le journalisme. Ce séjour, prévu pour quelques années seulement, s’est peu à peu transformé en installation durable. Elle a fait de Rosemont son lieu de vie, où elle élève sa famille.

Après son baccalauréat en journalisme, elle a choisi le milieu communautaire plutôt que les salles de rédaction. Depuis 2024, elle dirige le Collectif Social, un organisme à but non lucratif qui travaille avec des établissements d’enseignement postsecondaire et des milieux festifs pour prévenir les violences sexuelles chez les 18 à 35 ans.

Son entrée en politique s’est concrétisée le 21 juillet 2026, lorsque les membres de Québec solidaire dans Rosemont l’ont désignée à l’unanimité pour porter les couleurs du parti. Pendant la campagne, elle a mis de l’avant l’abordabilité du logement, l’éducation, les familles, la sécurité des déplacements et la protection de l’environnement. Les projections annonçaient une lutte serrée avec le candidat du Parti québécois, le comédien Pierre-Luc Brillant.

Devenue citoyenne canadienne en 2023, elle votait pour la première fois à une élection provinciale. Quelques jours avant le scrutin, elle confiait au quotidien Le Devoir : « Il y a quelque chose d’un peu vertigineux, mais je suis prête. C’est une grande responsabilité. »

En quelques années, elle est ainsi passée de la direction d’un organisme communautaire à un mandat de députée.

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Nécrologie : l’ancien lion indomptable Jean Manga Onguène est mort

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Selon plusieurs sources la légende du football camerounais est décédée au petit matin de mardi 6 octobre 2026 des suites de maladie. Le football […]

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décès de Jean Manga Onguéné, légende des Lions Indomptables

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Le football camerounais est en deuil. Jean Manga Onguéné, Ballon d’Or africain 1980, s’est éteint ce matin à Paris des suites de maladie à l’âge de 80 ans.

Surnommé « La Tête d’Or » pour son jeu de tête exceptionnel, le natif de Ngoulemekong, né le 12 juin 1946, restera comme le symbole de la fidélité au Canon Sportif de Yaoundé, son unique club de 1966 à 1982. Un palmarès immense : 6 championnats, 6 Coupes du Cameroun et 3 Ligues des Champions africaines.

Avec plus de 100 sélections chez les Lions Indomptables, il a porté le Cameroun à la 3e place de la CAN 1972, avant de devenir sélectionneur et instructeur FIFA. En juin dernier, Yaoundé lui avait rendu un vibrant hommage pour ses 80 ans. Une icône s’en va.

Jean Manga Onguéné était un footballeur camerounais né le 12 juin 1946 à Ngoulemekong. C’est un footballeur international camerounais qui a par la suite menée une double carrière : d’une part sélectionneur de l’équipe du Cameroun de football, d’autre part consultant pour la FIFA. Il totalise 80 sélections pour 15 buts inscrits avec l’équipe nationale du Cameroun.

Peu avant 20 ans, Jean est un joueur frêle mais qui marque but sur but dans les rues poussiéreuses de Douala, jusqu’à ce qu’il soit un jour remarqué par des représentants du Canon Yaoundé, qui le recrutent. Il devient célèbre au Cameroun dès son premier match où il marque 5 des 7 buts du Canon contre le tenant du titre : Caïman Douala (7-1). La même année, il est convoqué en équipe nationale contre le Ghana (1-0, but de Jean Manga).

Manga connaît une carrière glorieuse pendant 16 ans (1966-1982) sans changer de club. Il totalise plus de 100 sélection en équipe nationale dont il marque la plupart des buts. En 1980, il est consacré ballon d’or africain par France Football.

En 1982, alors que son heure de gloire doit arriver sur la scène internationale, il est blessé au genou et se voit privé de coupe du monde. Il est remplacé par un certain EYOBO, Roger Milla étant l’attaquant de pointe principal des Lions Indomptables.

De 1989 à 2002, il est tantôt sélectionneur tantôt entraîneur adjoint de l’équipe nationale du Cameroun. Parallèlement, il est instructeur de la FIFA.

En 2001, Il est choisi par la FIFA et nommé directeur de son bureau de développement pour l’Afrique centrale. Dès lors, il tire un trait sur la sélection nationale, puisqu’il va désormais assurer le développement des infrastructures et politique sportives d’une dizaine de pays africains. En 2010, il est débauché par l’État Camerounais pour prendre en charge la direction technique nationale du Football.

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