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Hydrocarbures : le vice-président de Guinée Équatoriale en visite à la SNH à Yaoundé pour discuter de projets énergétiques stratégiques

ange1poireau

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Hydrocarbures : le vice-président de Guinée Équatoriale en visite à la SNH à Yaoundé pour discuter de projets énergétiques stratégiques
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Journée inhabituelle au siège de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) ce mercredi 19 novembre. Mme Nathalie Moudiki, représentant l’Administrateur-Directeur Général, a reçu S.E. Teodoro Nguema Obiang Mangue, Vice-Président de la République de Guinée équatoriale, accompagné d’une délégation de très haut niveau. Parmi eux, le Ministre d’État chargé des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Diaspora, le Ministre des Hydrocarbures et du Développement minier, ainsi que les Directeurs généraux de Tradex et Tradex Guinée équatoriale.

Cette réunion de travail a permis de dresser un état d’avancement des grands chantiers bilatéraux : le projet pétrolier Yoyo/Yolanda, le projet CSTAR, ainsi que les ambitions et perspectives de Tradex Guinée équatoriale, l’une des vitrines de la coopération économique entre les deux pays.

Une étape marquante dans une coopération exemplaire

L’audience intervient juste après la rencontre entre le Vice-Président équato-guinéen et le Chef de l’État camerounais, S.E. Paul Biya, au Palais de l’Unité ce même jour, le 19 novembre 2025. Le déplacement à la SNH s’inscrit dans la continuité d’un dialogue stratégique entre Yaoundé et Malabo, marqué par une collaboration énergétique de longue date.

Pour la SNH, bras séculier de l’État Camerounais dans le secteur pétrolier et gazier, il s’agissait d’une visite hautement symbolique : c’est la première fois qu’une personnalité politique de ce rang foule les installations de l’entreprise. Une occasion de présenter l’état d’avancement des projets bilatéraux et de réaffirmer le rôle du Cameroun dans la consolidation d’un modèle de coopération sud-sud dynamique, durable et mutuellement profitable.

Yoyo–Yolanda : un projet stratégique pour l’Afrique centrale

Au centre des échanges, le développement du champ gazier transfrontalier Yoyo–Yolanda, considéré comme l’un des projets énergétiques les plus lourds de la sous-région. Le 17 mars 2023, les présidents Paul Biya et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo avaient signé à Yaoundé l’accord bilatéral encadrant l’exploitation de ces ressources partagées. Cet accord, déposé aux Nations Unies en janvier 2025, sert désormais de socle à l’unitisation du champ et à la mise en valeur de son potentiel gazier.

Un partenariat nourri par la fraternité et le panafricanisme

Au-delà de la technique, cette audience a mis en lumière les valeurs qui guident la coopération entre le Cameroun et la Guinée équatoriale : fraternité historique, vision panafricaine et aspiration commune à la souveraineté énergétique. Pour la SNH, cette rencontre est également l’occasion de valoriser l’expertise locale et la capacité des États africains à piloter ensemble des projets majeurs, au service du développement.

Le projet Yoyo–Yolanda se présente comme un catalyseur de prospérité, un instrument d’intégration régionale destiné à renforcer l’indépendance énergétique des deux pays et, au-delà, de toute l’Afrique centrale.

L’Administrateur-Directeur Général de la SNH, Adolphe Moudiki via son représentant Mme Moudiki, a transmis à la haute autorité équato-guinéenne ses remerciements pour le soutien apporté au développement de Tradex, filiale stratégique du groupe, tout en se disant « honoré » de recevoir la première visite d’un dirigeant étranger au Cameroun depuis le lancement du septennat placé sous le signe de la « Grandeur et de l’Espérance ».

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Promotion des investissements : l’API en opération de charme auprès des investisseurs

ange1poireau

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Promotion des investissements : l’API en opération de charme auprès des investisseurs
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C’était la 2e édition du « dîner des investisseurs ». Le rendez-vous gastronomique du 5 décembre 2025 était placé sous le thème « Augmenter la contribution du secteur privé au PIB du Cameroun ». Comme la première édition, cette autre édition du « dîner des investisseurs » avait donc pour vocation d’adresser les problématiques inhérentes au secteur de l’investissement. Tout en invitant les acteurs à venir s’implanter en terre camerounaise, riche en ressources halieutiques, agropastorales et même touristiques.

Une soirée qui a également vu la signature d’un mémorandum d’entente entre les directeur généraux de l’Agence de Promotion des Investissements (Api), Boma Donatus et celui du Port Autonome de Douala (PAD), Cyrus Ngo’o, en vue de faciliter les opérations d’importation. Un autre mémorandum sera signé avec le représentant de la Chambre de commerce Cameroun-Ethiopie pour ouvrir une porte aux investisseurs de ce pays-là. L’on n’oublie pas aussi la signature du plan triennal de collaboration entre l’API et la Mission d’aménagement des zones industrielles pour faciliter l’installation des entreprises. Pour Boma Donatus, plus que jamais, l’API veut soutenir les investisseurs en s’appuyant sur le triptyque confiance, fluidité et réduction de risque. Un trio qui s’articule autour des innovations telles que sont le guichet unique, un comité d’audit et l’orientation donnée aux projets.

Un bilan flatteur

Dressant à l’occasion le bilan de l’API, Boma Donatus, le DG de l’API expliqué que la mise sur pied de l’Agence et même la signature de la nouvelle ordonnance sur les incitations à l’investissement témoignent à suffisance d’une volonté du pays de faire prospérer les investisseurs pour leur permettre de participer à l’industrialisation du pays. Et comme preuves tangibles de l’efficacité de l’Agence, le DG a indiqué l’API a déjà signé jusqu’à ce jour 500 conventions d’investissements pour un total 7000 milliards de FCFA injectés, avec à la clé, 17000 emplois générés au terme du processus d’investissement.

Un riche potentiel peu exploité

Au cours de cette soirée, une visite en images, des différentes aires géographiques et des zones agro écologiques du pays, a permis aux invités d’avoir un aperçu de ces richesses et de se faire une idée des secteurs porteurs. Mais, si le Cameroun est si riche en ressources naturelles, pourquoi est-il si dépendant des importations ? A cette question, les membres du gouvernement présents, notamment le ministre charge de l’Agriculture et ministre par intérim du Tourisme et le ministre en charge de l’Elevage, ont expliqué que le pays est encore limité dans son élan industriel par le manque d’unités de transformation et de ressources humaines qualifiées. Pour sa part, le président du Mouvement des entreprises du Cameroun, Daniel Claude Abate, a relevé notamment les difficultés d’accès au foncier et d’existence de juridictions en charge des conflits d’affaires pour justifier la fragilité du climat des affaires.

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Access Bank accélère son implantation au Cameroun avec le rachat de Standard Chartered

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Access Bank accélère son implantation au Cameroun avec le rachat de Standard Chartered
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« Cette transition représente un moment déterminant pour Standard Chartered, alors que nous recentrons nos efforts sur nos domaines d’excellence. Notre priorité tout au long du processus a été d’assurer une transition fluide pour nos employés et nos clients », a déclaré Anna Asonganyi, Directrice générale de Standard Chartered Cameroun dans un communiqué rendu public le 5 décembre 2025. Elle a ajouté que les clients et collaborateurs « continueront de bénéficier du niveau de service et d’accompagnement auquel ils sont habitués » sous l’égide d’Access Bank.

Les équipes des deux banques ont travaillé ces dernières années à l’intégration des agences, du personnel et de la clientèle dans le réseau d’Access Bank. Cette fusion opérationnelle doit permettre de développer de nouvelles offres et d’élargir la base de clients.

Access Bank Cameroon affichait déjà en 2024 une progression notable : les dépôts ont augmenté de 84,81 %, passant de 79 milliards FCFA en décembre 2023 à 146 milliards FCFA en décembre 2024. Les crédits à la clientèle atteignaient 17 milliards FCFA. La banque annonçait également un bénéfice annuel de 3,5 milliards FCFA et une hausse de 4 % du retour sur fonds propres, indicateur qui mesure la rentabilité des capitaux investis.

Renforcement du portefeuille entreprises

Avec cette acquisition, Access Bank Cameroon élargit son portefeuille, notamment dans le financement des entreprises et les services aux grandes sociétés, segments historiquement privilégiés par Standard Chartered au Cameroun. La banque affirme servir plus de 22 000 clients – entreprises, particuliers et commerçants – à travers cinq agences situées à Douala et Yaoundé.

L’opération s’inscrit dans un mouvement plus large de retrait orchestré par la maison-mère.  En 2022, Standard Chartered avait annoncé son intention de céder ses activités dans sept pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Selon Kariuki Ngari, Managing Director & CEO Standard Chartered Kenya & Africa, cette stratégie vise à « gagner en efficacité, réduire la complexité, renforcer l’échelle et servir nos clients là où notre impact est maximal ». Il a salué la collaboration avec Access Bank dans la mise en œuvre de la cession et remercié les régulateurs camerounais pour leur accompagnement. Il a rappelé que, malgré son retrait local, le groupe « continuera de faciliter les flux internationaux de capitaux à destination du pays ».

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Réduction de 25 à 35% de la redevance forestière annuelle en 2026

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Réduction de 25 à 35% de la redevance forestière annuelle en 2026
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A partir du 1er janvier 2026, la redevance forestière annuelle devrait connaitre une baisse substantielle. Lee gouvernement annonce un abattement de l’ordre de 25 à 35% sur le montant de la redevance forestière annuelle au profit des entreprises du secteur. Dans le cadre de sa stratégie pour alléger la fiscalité dans ce secteur, le gouvernement veut à travers cette mesure, soutenir les entreprises du secteur face à des pertes financières. Cet abattement fiscal, précise-t-on, fait partie d’une réforme plus large de la fiscalité forestière, visant à renforcer la compétitivité des entreprises du secteur forestier.

Les objectifs de cette réforme

L’objectif principal de cette réforme, précise-t-on, est de relancer et de professionnaliser la filière bois au Cameroun en la rendant plus attractive et compétitive. Mais également, accroître la compétitivité, en réduisant la pression fiscale, le gouvernement espère encourager les exploitants forestiers à opérer dans le cadre légal, à investir dans la transformation locale et à être plus compétitifs sur le marché international. Cette réforme promeut aussi  l’exploitation durable. Ce, en favorisant une meilleure gestion et conservation des ressources forestières. Des taxes inéquitables peuvent parfois inciter à une exploitation plus intensive à court terme, tandis qu’une fiscalité allégée et mieux structurée pourrait encourager des pratiques durables et certifiées.

Aussi, il est question de formaliser le secteur et élargir l’assiette fiscale. En allégeant les taxes, l’État cherche à réduire la fraude et l’informalité, permettant ainsi à plus d’exploitants de se conformer à la réglementation et, in fine, d’élargir l’assiette des contribuables. En filigrane, le gouvernement prépare déjà l’interdiction d’exportation de grumes, pensent certains. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large visant à préparer l’entrée en vigueur de l’interdiction d’exportation de bois en grumes (non transformé) dans la zone CEMAC, en incitant les entreprises à investir dans des outils de transformation locaux.

50 milliards de FCFA de pertes dans les caisses de l’Etat

La réforme de la fiscalité forestière au Cameroun en 2026 aura un impact potentiellement négatif à court terme sur les recettes directes de l’État. Mais elle vise un objectif stratégique de compétitivité, de durabilité et, à terme, d’augmentation globale des revenus du secteur, précise-t-on. La réforme fait suite à un constat de pertes de recettes de l’ordre de 20 milliards de FCFA dues à la non-application effective de certaines mesures fiscales existantes. L’allégement fiscal entraînera une diminution directe des montants perçus par l’État via la RFA. L’État camerounais mise donc sur une diversification de ses bases imposables et le développement d’autres sources de revenus, notamment la finance climatique, pour compenser ce manque à gagner. Bien que l’objectif ultime soit d’accroître les recettes, l’expérience passée montre que les effets des réformes fiscales forestières sur les comportements des exploitants peuvent être complexes et parfois imprévisibles.

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