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Filière cacao : appel à plus de soutien aux femmes

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Filière cacao : appel à plus de soutien aux femmes
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Sécuriser l’accès au foncier, faciliter l’accès aux crédits et aux intrants, renforcer le mouvement coopératif sont entre autres recommandations formulées à l’issue d’une étude qui montre les difficultés des femmes dans cette filière, malgré leur rôle central.

Au Cameroun, les femmes sont le moteur de la filière cacaoyère d’après des données collectées par une quinzaine de jeunes chercheurs dans trois régions du pays. Ces données du Sud (Djoum, Mintom), du Centre (Lékié et Mbam-et-Kim) et de l’ Est (Boumba-et-Ngoko) mettent en évidence le rôle de la gente féminine dans la chaîne de valeur cacao. Elles assurent les tâches clés de nettoyage, d’ entretien, de récolte, de cabossage, de fermentation et de séchage. Ceci, sans compter le leadership féminin au sein des coopératives et des GIC. «Sans leur contribution, la filière ne fonctionnerait pas efficacement», reconnait. Samuel Nguiffo, secrétaire général du Centre pour l’Environnement et le Développement ( CED), l’ONG qui a initié l’étude.

L’étude relève la présence d’une catégorie particulière des femmes migrantes qui partent de loin pour s’installer dans les zones de production du cacao, preuve de la dynamisation des communautés rurales. Elles sont pour la plupart issues des peuples autochtones. Mais malgré ce dynamisme, ces femmes font face à diverses difficultés. Le rapport liste notamment l’accès au foncier, l’insécurité foncière. Car, peu d’entre elles ont des titres officiels de propriété. Ce qui complexifie leurs chances pour obtenir des aides publiques ou encore des crédits et des projets agropastoraux. De même que pour le financement, les femmes éprouvent du mal à accéder aux intrants et équipements (pulvérisateurs, tronçonneuses et plants de bonne qualité). Cette situation est citée comme une difficulté majeure. Ce, malgré qu’elles parviennent à atténuer ce risque grâce à des chaînes de solidarité et d’entraide. A Biakoa dans le département du Mbam-et-Kim, une retenue de 10% est opérée sur les revenus des communautés l’achat des intrants ou pour la scolarité des enfants. Des cas de violences physiques et psychologiques des maris et de ceux qui veulent contrôler leurs champs et leurs gains ont également été rapportés.

Les recommandations formulées au terme de l’étude et sur la base des attentes énoncées par les femmes sont diverses. Il faut sécuriser l’accès et l’usage du foncier et faciliter l’accès des femmes aux crédits et aux intrants, renforcer le mouvement coopératif avec une plus grande inclusion des femmes. Le CED propose aussi de soutenir les trajectoires d’autonomisation des veuves, célibataires, migrantes et femmes issues des peuples autochtones. Il est par ailleurs envisagé d’engager des échanges avec les décideurs politiques pour des actions adaptées.

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Affaire Jessica Edima : comment les « nattes ministérielles » ont déclenché une tempête au Cameroun

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Affaire Jessica Edima : comment les « nattes ministérielles » ont déclenché une tempête au Cameroun
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L’affaire Jessica Edima continue de secouer les réseaux sociaux camerounais. Retour sur les accusations, l’avis de recherche et les nombreuses zones d’ombre.

Une simple dispute entre anciennes proches peut-elle provoquer une onde de choc nationale ? C’est la question que beaucoup se posent depuis que l’affaire Jessica Edima s’est imposée au cœur des débats sur les réseaux sociaux au Cameroun. Entre accusations explosives, rumeurs, réactions officielles et documents non authentifiés, cette polémique a rapidement dépassé le cadre d’un simple conflit entre influenceuses.

Une querelle privée devenue une affaire nationale

Au départ, l’affaire oppose Jessica Edima à Kimmy Crush, deux personnalités bien connues sur les réseaux sociaux. Leur rupture amicale prend une tournure spectaculaire lorsque Kimmy Crush multiplie les révélations contre son ancienne amie.

Elle l’accuse notamment de mener une double vie, évoquant des relations présumées avec de hauts responsables de l’État, des voyages financés par des personnalités influentes et des pratiques assimilées à de la prostitution de luxe. Très vite, l’expression « nattes ministérielles » envahit Facebook, TikTok et X, devenant l’un des sujets les plus commentés du moment.

Ce qui frappe surtout, c’est la vitesse avec laquelle l’affaire a quitté le terrain des réseaux sociaux pour alimenter les conversations dans tout le pays.

L’avis de recherche qui enflamme encore davantage la polémique

Quelques jours après les premières accusations, un document présenté comme un avis de recherche attribué aux forces de sécurité commence à circuler massivement en ligne.

Selon ce document, Jessica Edima serait recherchée pour des faits liés à la dépravation des mœurs, à des pratiques obscènes et à un outrage envers de hautes personnalités. Mais un élément nourrit immédiatement le débat : aucune autorité n’a officiellement confirmé l’authenticité de cet avis de recherche.

Cette absence de confirmation n’a pourtant pas empêché le document de devenir viral. Au contraire. De nombreuses captures d’écran, vidéos et commentaires ont entretenu la confusion autour de cette supposée procédure.

Jessica Edima rejette les accusations

Face à l’ampleur de la controverse, Jessica Edima a contesté les accusations portées contre elle.

L’influenceuse affirme ne pas reconnaître les faits qui lui sont reprochés et dénonce une campagne visant à salir son image. Pendant ce temps, plusieurs contenus présentés comme des vidéos privées lui étant attribuées se sont retrouvés largement partagés sur internet, alimentant davantage la polémique malgré l’absence de vérification indépendante sur leur authenticité.

À y regarder de plus près, une grande partie des informations relayées repose sur des publications virales et des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux, un terrain où rumeurs et faits établis se mélangent souvent.

Les autorités réagissent face au scandale

L’affaire n’a pas laissé les pouvoirs publics indifférents.

Le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) s’est exprimé pour dénoncer des comportements jugés contraires aux valeurs sociales et familiales, appelant à un sursaut moral face à la diffusion de contenus sensibles et à l’exposition de jeunes femmes sur les réseaux sociaux.

Cette prise de position a contribué à donner une dimension institutionnelle à une affaire qui, au départ, relevait essentiellement d’un conflit personnel largement médiatisé sur internet.

Les réseaux sociaux entre révélations, buzz et désinformation

L’affaire Jessica Edima illustre aussi le pouvoir des plateformes numériques dans la fabrication de l’actualité.

Chaque nouvelle vidéo, chaque publication ou chaque capture d’écran est analysée, commentée puis repartagée des milliers de fois. Les versions s’opposent, les internautes prennent parti et les spéculations se multiplient.

Soyons honnêtes : dans ce type de dossier, distinguer les faits des rumeurs devient rapidement un exercice délicat. Certaines informations se propagent en quelques minutes, alors même qu’elles n’ont fait l’objet d’aucune confirmation officielle.

Cette mécanique explique en partie pourquoi le dossier continue d’alimenter les débats plusieurs jours après les premières révélations.

Une affaire qui dépasse désormais les protagonistes

Au-delà de Jessica Edima et de Kimmy Crush, cette polémique soulève des interrogations plus larges sur la protection de la vie privée, la responsabilité des créateurs de contenus et les limites du tribunal populaire que représentent parfois les réseaux sociaux.

L’expression « nattes ministérielles », désormais largement reprise en ligne, est devenue le symbole d’un scandale où se croisent accusations graves, exposition médiatique, influence numérique et réactions institutionnelles. Pendant que les discussions se poursuivent sur les plateformes sociales, plusieurs éléments clés de cette affaire restent encore entourés d’incertitudes, notamment concernant l’authenticité de l’avis de recherche ayant largement circulé sur internet et les suites judiciaires qui pourraient éventuellement être données au dossier.

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Piqué : sa société essuie une perte historique de 23,9 M€

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Piqué : sa société essuie une perte historique de 23,9 M€
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Un an après avoir enregistré son meilleur résultat depuis sa création, la holding de Gerard Piqué plonge dans le rouge. Kerad Holding a perdu 23,9 millions d’euros en 2022 — un chiffre qui interroge sur la solidité de l’empire économique bâti par l’ancien défenseur du Barça.

Le pire exercice depuis la création de la société

Le contraste est brutal. En 2021, Kerad Holding avait engrangé plus de 8 millions d’euros de bénéfices, son meilleur résultat depuis sa fondation en 2009. Un an plus tard, la société enregistre au contraire sa pire performance historique : 23,9 millions d’euros de pertes nettes. Un basculement d’une ampleur rare, qui n’a rien d’anecdotique pour une entreprise qui gère l’ensemble des activités économiques de l’ancien international espagnol.

La Coupe Davis, épine dorsale de cette dégringolade

Une bonne partie de l’explication se trouve du côté du tennis. Kosmos, la branche sportive du holding, avait signé en 2018 un accord retentissant avec la Fédération internationale de tennis (ITF) : 25 ans de partenariat pour organiser la Coupe Davis, chiffré à 3 milliards de dollars sur toute la durée du contrat. Un pari ambitieux, censé révolutionner l’une des plus vieilles compétitions du tennis mondial.

Le pari a tourné court. Début 2023, l’accord a volé en éclats après plusieurs mois de désaccord entre les deux parties sur le montant que Kosmos devait continuer à verser à l’ITF — la fédération réclamait environ 40 millions d’euros par édition, une somme que la société de Piqué ne parvenait plus à assumer, faute de rentabilité suffisante du format. Conséquence directe de cette rupture : l’ITF a exécuté une caution de 25,4 millions d’euros, versée en garantie au moment de la signature du contrat initial. C’est très précisément cette somme qui explique l’essentiel du trou financier apparu dans les comptes 2022 de Kerad Holding, comptabilisé sous la ligne « dépréciation et résultat de cession d’instruments financiers ».

Une solvabilité qui reste, malgré tout, solide

Malgré l’ampleur de la perte, l’entreprise n’est pas en danger immédiat. Kerad Holding a clôturé l’exercice avec des capitaux propres nets de 41 millions d’euros, un matelas financier qui garantit sa solvabilité à court terme. La société, qui ne publie pas de comptes consolidés regroupant l’ensemble des filiales du groupe Kosmos, voit ses résultats fluctuer fortement d’une année sur l’autre en fonction des réévaluations ou dépréciations appliquées à ses différentes participations — un mode de comptabilisation qui explique en partie l’écart spectaculaire entre les deux derniers exercices.

Tous les projets de Piqué ne sont d’ailleurs pas dans le rouge. La Kings League, cette compétition de football à sept animée par des streamers et lancée sous l’égide de Kosmos, continue au contraire de gagner en visibilité et en partenariats, y compris institutionnels, loin des déboires rencontrés du côté du tennis.

Une vie mouvementée, aussi en dehors des terrains

Cette tempête financière s’inscrit dans une période particulièrement agitée pour l’ancien joueur du Barça, séparé de la chanteuse Shakira depuis 2022 après plusieurs années de vie commune et deux enfants. Entre les projecteurs braqués sur sa vie personnelle et les turbulences économiques de son groupe, l’année 2022 restera, pour Piqué, celle où plusieurs fronts se sont ouverts en même temps — sportif, entrepreneurial et médiatique.

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Affaire Jessica Edima : le MINPROFF appelle à un sursaut moral face à la polémique

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Affaire Jessica Edima : le MINPROFF appelle à un sursaut moral face à la polémique
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Le MINPROFF est sorti de son silence dans l’affaire Jessica Edima. Le ministère dénonce les dérives observées sur les réseaux sociaux et appelle à un sursaut moral.

L’affaire Jessica Edima ne se limite plus à un affrontement entre influenceuses. Après plusieurs jours de polémique alimentée par des accusations, des vidéos largement relayées et un flot de réactions sur les réseaux sociaux, le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) a pris publiquement position.

Le MINPROFF sort de son silence

Face à l’ampleur prise par cette affaire, le ministère dirigé par Marie-Thérèse Abena Ondoa a publié un communiqué exprimant sa préoccupation devant les contenus diffusés en ligne. L’institution estime que certaines publications mettent en avant des comportements incompatibles avec les valeurs sociales et familiales défendues par le Cameroun.

Cette réaction intervient alors que les réseaux sociaux continuent d’être inondés de commentaires, de vidéos et de captures d’écran liés à Jessica Edima et à Kimmy Crush.

Une polémique qui dépasse désormais les réseaux sociaux

Au départ, il s’agissait d’un conflit entre deux anciennes proches. Puis les accusations se sont multipliées. Des allégations de prostitution de luxe, des supposés liens avec de hauts responsables de l’État et l’apparition de l’expression « nattes ministérielles » ont rapidement propulsé cette histoire au rang de sujet national.

À mesure que les publications devenaient virales, le débat a quitté les plateformes numériques pour s’inviter dans les médias et les discussions publiques.

Le ministère insiste sur la protection des jeunes

Dans son intervention, le MINPROFF rappelle que la dignité humaine doit rester une priorité et invite les familles à renforcer leur rôle éducatif auprès des jeunes. Le ministère met également en garde contre les contenus susceptibles de banaliser certaines pratiques ou d’encourager des comportements à risque.

L’administration rappelle par ailleurs l’existence du numéro vert 116, destiné au signalement des cas d’abus concernant les enfants, tout en réaffirmant son engagement en faveur de leur protection.

Une affaire qui continue de diviser l’opinion

Pendant que les autorités appellent au calme et à la responsabilité, les internautes restent profondément partagés. Certains estiment que cette affaire révèle un véritable problème de société. D’autres dénoncent surtout les dérives des réseaux sociaux, où des accusations non vérifiées peuvent être relayées à une vitesse impressionnante.

Jessica Edima, de son côté, a rejeté les accusations portées contre elle et conteste les différentes allégations diffusées depuis le début de cette polémique. Plusieurs éléments relayés en ligne, dont un document présenté comme un avis de recherche, n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle par les autorités compétentes.

Un débat qui dépasse le cas Jessica Edima

Au-delà des protagonistes, cette affaire relance les discussions sur l’influence des réseaux sociaux, la responsabilité des créateurs de contenus et la protection de la dignité des personnes exposées publiquement. En intervenant, le MINPROFF entend rappeler que les débats numériques peuvent avoir des conséquences bien réelles sur les individus, les familles et la société, tout en appelant à un véritable sursaut moral face aux dérives observées ces derniers jours.

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