Actualités locales
Voici pourquoi le processus électoral à la Fécafoot ne viole aucun statut (OPINION)
Le différend entre le ministère des Sports et la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a pris une nouvelle dimension après la décision du ministre des Sports, le 14 novembre, de suspendre le processus électoral en cours à la Fécafoot.
L’argument avancé repose sur l’obligation supposée d’utiliser les statuts de 2021 et non ceux révisés en 2024, adoptés par l’Assemblée générale conformément aux textes en vigueur. Une position dénoncée par le juriste Jim Nonah comme un excès de pouvoir. Il explique dans la tribune publiée ci-dessous pourquoi le processus électoral à la Fécafoot est bien conforme.
Voici pourquoi le processus électoral en vue de l’élection du président de la Fécafoot ne viole pas les statuts fédéraux de 2021 : crise Minsep-Fécafoot !
Le 14 novembre, dans un courrier, le ministre des Sports et de l’Éducation physique a pris sur lui de suspendre le processus électoral en vue de l’élection du prochain président de la FECAFOOT au principal motif que ce processus électoral devrait être encadré par les statuts de 2021 et pas ceux actuels, adoptés par l’Assemblée générale en 2024 conformément à la réglementation en vigueur ; un véritable excès de pouvoir.
Il faut rappeler que cette manière de faire relève de son mode opératoire. Pour mémoire, la crise à la Fecavolley est née de désaccords autour des textes devant encadrer les élections, le ministre imposant les textes de 2013, favorables à Bello Bourdanne.
Ledit ministre, avec tout le respect que je lui dois, avait préféré imposer à cette fédération les textes obsolètes de 2013, qui avaient pourtant été modifiés en 2018 par la FECAVOLLEY d’Abouem, conformément à la loi de 2018 portant organisation et promotion des activités physiques et sportives, qui donnait de manière péremptoire 6 mois à toutes les fédérations sportives nationales pour s’arrimer à ses dispositions.
Dans le cas d’espèce, il faudrait noter que cette manière de faire ne pose pas qu’un problème fondamental sur le plan juridique mais peut légitimement amener à penser que le ministre préférerait que la FECAFOOT soit suspendue par la FIFA, qui ne transige pas avec le respect de ses règles qui consacrent l’indépendance de ses fédérations nationales.
Par exemple, en 2008 au Pérou, le refus par le gouvernement de reconnaître l’élection d’un nouveau président de la PFF, Manuel Burga, avait provoqué l’interdiction – provisoire – de compétitions internationales pour l’équipe nationale en pleine qualification pour le Mondial 2010. La démarche du ministre serait-elle consciemment favorable à une sanction similaire dans un contexte de « ça gâte-ça gâte », au moment où les Camerounais attendent un remaniement ministériel ?
En outre, le ministre impose à la FECAFOOT l’organisation de l’élection de son président, sur la base des statuts de 2021, chose qui serait qualifiée d’emblée d’excès de pouvoir. Toutefois, une analyse critique permet de constater que ce processus électoral n’est ni en contradiction ni en violation des statuts de 2021, si même on y était encore. Il va sans dire qu’en 2021 l’article 2(3) des statuts de la Fédération, régissant les rapports entre les Pouvoirs publics et la Fédération, garantissait déjà l’indépendance de la FECAFOOT, ainsi que le pouvoir par celle-ci de modifier ses statuts autant de fois que possible, sans aucune forme d’ingérence, d’INFORMER le MINSEP et le MINAT dans les 30 jours au plus tard suivant son adoption.
Article 2(3) (statuts de 2021)
« La FECAFOOT fait connaître au ministre en charge des Sports et au ministre en charge de l’Administration territoriale toutes les modifications de ses textes organiques trente (30) jours au plus tard après leur adoption… »
Aussi, l’article 22 des mêmes statuts conférait déjà à l’Assemblée générale des pouvoirs extraordinaires pour modifier ses textes et les adopter autant de fois que possible.
C’est sur le fondement de ces deux articles des statuts de 2021 que la FECAFOOT a procédé à la modification de ses textes organiques en 2024, textes sur la base desquels se déroule le processus électoral actuel.
En effet, ces articles 2(3) et 22 des statuts de 2021 susmentionnés sont eux-mêmes conformes aux articles 7 et 8 de la loi de 2018 Supra, qui garantissent l’indépendance du fonctionnement interne de la FECAFOOT, dans le cadre de ses rapports avec le gouvernement, et à l’article 19(1) des statuts de la FIFA, qui dispose :
« Chaque association membre doit diriger ses affaires en toute indépendance. sans l’influence indue d’aucun tiers. »
Au regard de ce qui précède, on se pose la question de savoir en quoi la Fédération camerounaise de football a violé ses statuts de 2021, tant adulés par le ministre ?
Me Jim Noah
Apôtre de la Justice
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Actualités locales
Mouelle Kombi convoque une importante réunion à Yaoundé

Ladite réunion aura lieu ce mercredi 10 décembre 2025, au Palais Polyvalent des Sports à Yaoundé.
Le gouvernement prépare la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc. C’est dans cette lancée que Narcisse Mouelle Kombi, le ministre des Sports et de l’éducation physique préside une importante réunion à Yaoundé, la capitale politique du Cameroun.
Ladite réunion est pour ce mercredi 10 décembre 2025 au Palais Polyvalent des Sports à Yaoundé, peut-on lire dans un message porté.
Dans ce message porté qui date de ce lundi 8 décembre, Narcisse Mouelle Kombi invite plusieurs membres de ce département ministériel à prendre part à cette importante réunion pour l’organisation de la participation du Cameroun à la Coupe d’Afrique des nations prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc.
Lire ici le message porté :


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le Nigeria dévoile un plan d’aide pour ses ressortissants

Sur instruction du président Bola Tinubu de la République fédérale du Nigeria, le Pr Babangana Umara Zulum, gouverneur de l’État de Borno était le dimanche 7 décembre 2025 à la rencontre de ses compatriotes réfugiés au camp de Minawao.
Selon le média public Cameronn Tribune, le gouverneur de l’Etat de Borno était accompagné dans ce déplacement par Midjiyawa Bakari, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord. Le porte-parole du président de la République fédérale du Nigeria a remercié le gouvernement camerounais et les humanitaires, pour l’encadrement dont bénéficient ses compatriotes du camp de Minawao.
Il ressort des échanges que le Pr Babangana Umara Zulum a eus avec les réfugiés qu’une enveloppe de 500 000 « nairas », soit 202 500 FCFA sera remise à chaque chef de famille candidat au retour volontaire au Nigeria le moment venu. Les jeunes filles et jeunes gens célibataires auront chacun 100 000 « nairas ».
Pour les autres qui ne bougent pas, des appuis seront mis à leur disposition pour améliorer leurs conditions de vie. Pour l’heure, on dénombre 81 000 réfugiés au camp de réfugiés de Minawao, dont 10 000 qui sollicitent un retour au bercail.
Le nombre croissant de réfugiés dans le camp de réfugiés de Minawao au Cameroun, situé dans la région de l’Extrême-Nord, suscite de profondes inquiétudes parmi les organisations humanitaires, car il dépasse le seuil de 77 000.
L’augmentation alarmante de la population réfugiée dans le camp de Minawao est profondément préoccupante pour les organisations humanitaires travaillant dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Créé en 2013, à environ 70 km de la frontière nigériane, le camp se voulait une solution temporaire pour accueillir les victimes des attaques de Boko Haram.
Cependant, il continue d’exister, accueillant désormais bien plus de personnes que sa capacité ne le permet. Les rapports des organisations humanitaires indiquent que la population du camp a dépassé les 77 000 réfugiés, mettant à rude épreuve les ressources et entravant les efforts visant à répondre aux besoins essentiels tels que la nourriture, les soins de santé et l’éducation.
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un pas décisif vers un Cameroun mieux administré

L’annonce du Ministre de l’Administration territoriale, invitant les Gouverneurs à proposer de nouvelles créations de Départements et d’Arrondissements, marque un moment décisif pour la gouvernance territoriale du Cameroun. Loin d’être une formalité administrative, cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale de modernisation, de proximité et de développement, voulue et impulsée par le Président Paul Biya.
Lire l’analyse de Jean Calvin Mendim, militant engagé de la Section Rdpc de Diang :
Une réforme qui marque un tournant majeur
Le récent message-fax adressé aux Gouverneurs dépasse largement le cadre d’une directive ministérielle. Il s’agit d’un acte de portée politique et sociale, annonciateur d’une nouvelle étape dans l’organisation territoriale du pays. Le Cameroun évolue, sa population croît et ses besoins se diversifient. Il devenait incontournable d’adapter la carte administrative à cette nouvelle réalité.
Derrière cette décision se lit la volonté ferme de rapprocher l’État de ses citoyens, d’accélérer le développement local et de réduire les déséquilibres territoriaux. C’est un tournant majeur dans la manière de penser la gouvernance, la proximité et l’efficacité de l’action publique.
Rapprocher l’administration des populations
Créer un nouvel Arrondissement n’est pas un simple découpage géographique. C’est l’émergence d’un nouvel espace de gouvernance locale, d’une nouvelle Commune et d’une administration plus proche, plus accessible et mieux adaptée. À chaque nouvelle Commune naissent de nouvelles responsabilités, de nouveaux services publics, de nouvelles opportunités pour les jeunes et les femmes, et un canal supplémentaire pour les ressources de l’État.
Chaque création administrative devient ainsi un souffle de renouveau, une promesse d’équité territoriale et une réponse aux frustrations des populations qui se sentent isolées ou oubliées.
Dépasser les peurs : le développement exige de l’audace
Certaines réticences se manifestent, notamment chez des responsables locaux soucieux de préserver l’intégrité de leur territoire et de leur influence. Mais cette frilosité ne résiste pas à l’analyse. L’histoire administrative du Cameroun démontre que les évolutions territoriales ont toujours ouvert la voie à plus de développement, plus de visibilité et plus de moyens.
Le développement ne naît jamais de l’immobilisme. Chaque division administrative crée deux centres d’initiatives, deux programmes de développement, deux moteurs de croissance. Pour un responsable visionnaire, ce n’est pas une perte, mais un dédoublement des opportunités et des capacités d’action.
Une réforme éminemment Politique
Cette réforme porte également une charge politique très forte. Décloisonner une Commune pour en créer deux, c’est instaurer un deuxième Maire, un deuxième Conseil municipal et un nouveau pôle d’influence politique. C’est aussi implanter une nouvelle mairie, générer de nouveaux emplois et diversifier les sources locales de financement.
Dans un contexte où les rivalités politiques autour des municipalités sont parfois intenses, multiplier les centres de décision offre un apaisement salutaire. Deux espaces politiques signifient moins de tensions, plus d’équilibre, plus d’opportunités pour les jeunes élites et un dynamisme nouveau pour la scène locale.
Au niveau départemental : renforcer la voix des territoires
L’impact de la réforme dépasse l’échelle locale. La création de nouveaux Départements modifie potentiellement la représentation nationale, puisque le nombre de sièges à l’Assemblée dépend du nombre de Départements. Chaque nouvelle entité devient donc un moyen d’amplifier la voix de territoires longtemps « marginalisés ».
C’est un acte de justice territoriale et un pas important vers un rééquilibrage politique du pays, où davantage de communautés peuvent participer de manière équitable aux décisions nationales.
Conclusion : Une réforme qui ouvre l’avenir
Le Cameroun est en train de se redessiner. Ce mouvement ne doit pas susciter la peur, mais l’enthousiasme. Plus un pays multiplie les mairies, les Départements et les centres de décision, plus il renforce son accès aux services publics, sa gouvernance locale et sa capacité à se développer harmonieusement.
Un pays qui partage le pouvoir construit la paix. Un pays qui diversifie les pôles de développement crée davantage de chances de réussite. Un pays qui se redessine se réinvente. Et c’est tout l’avenir du Cameroun qui s’ouvre, plus équilibré, plus proche, et résolument tourné vers le progrès.
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