Actualités locales
Vers un Comité de Normalisation pour sauver le football camerounais ?


«L’actualité du football africain met en lumière un contraste saisissant entre le Cameroun et la République Démocratique du Congo (RDC). Alors que les Léopards de la RDC viennent de valider leur ticket pour les barrages pour la Coupe du Monde 2026 en battant le Cameroun et le Nigeria, leur fédération, la FECOFA, a été placée sous Comité de Normalisation (CONOR) par la FIFA. Ce succès sportif, obtenu dans un cadre institutionnel assaini, soulève une question épineuse à Yaoundé : le Cameroun devrait-il s’inspirer de son voisin ?», questionne Cfoot.
Lire ici l’analyse :
La nomination d’un Comité de Normalisation par la FIFA en RDC (avril 2023) avait pour objectif de réformer les statuts de la fédération (FECOFA) et d’organiser de nouvelles élections. L’idée fondamentale était de ramener la sérénité et la conformité institutionnelle.
Aujourd’hui, alors que les Léopards se distinguent sur la scène continentale, l’argumentaire en faveur d’une telle mesure au Cameroun gagne en force. La réussite sportive de la RDC est perçue comme la preuve qu’un fonctionnement institutionnel correct et non parasité par les conflits est un prérequis essentiel à la performance sur le terrain.
Le football camerounais à la dérive
Sous l’impulsion de Samuel Eto’o à la tête de la Fecafoot, le football camerounais est, aux yeux de nombreux observateurs, à la dérive. Les conflits ouverts et récurrents avec le Ministère des Sports, les polémiques autour de l’encadrement technique des Lions Indomptables (notamment avec Marc Brys) et les démissions de cadres témoignent d’une gouvernance agitée.
L’échec des sélections de jeunes et des équipes locales à se qualifier pour des compétitions majeures (CHAN, CAN U17/U20) interroge sérieusement sur la politique de développement à la base. Des accusations de mauvaise gestion, un climat de terreur dénoncé par les employés, et une absence chronique du Président au bureau ont sapé la confiance et l’espoir suscités par son élection.
L’option Comité de Normalisation pourrait faire du bien au football camerounais, estiment désormais de nombreux analystes. L’intervention d’une instance neutre, mandatée par la FIFA, permettrait de geler les conflits internes, d’assurer une gestion quotidienne apaisée et de revoir en profondeur un cadre statutaire souvent source de litiges.
L’urgence de la réforme
Face au marasme actuel, le Cameroun, nation majeure du football africain, doit agir pour préserver son héritage et son avenir. L’exemple congolais montre qu’une parenthèse d’assainissement peut être bénéfique. Mettre en place un Comité de Normalisation à la FECAFOOT signifierait, pour beaucoup, le début d’une nouvelle ère, loin des querelles de personnes, et focalisée sur le seul objectif qui vaille : le développement harmonieux du football national, de la base aux Lions Indomptables.
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Actualités locales
« aucune raison, aucune situation ne donne à un enfant bien éduqué le droit d’attaquer son établissement »

L’ingénieur des travaux en technologies de l’information et de la communication, Descartes Akono Ze, n’admet pas les actes de délinquance qui se sont produits au lycée technique de Nsam.
Intervenant ce dimanche 25 octobre 2026 sur le drame survenu au lycée technique de Nsam, Descartes Akono Ze a condamné les actes de vandalisme enregistrés dans cet établissement scolaire. Son point de vue est qu’il faut dire aux enfants que cela n’est pas acceptable.
« Ce que je refuse, c’est qu’on donne raison à un enfant qui, pour quelque raison que ce soit, détruit son établissement. Il faut bien le dire, car les enfants nous écoutent. Nos enfants et nos petits frères nous écoutent à la maison. Aucune raison, aucune situation ne donne à un enfant bien éduqué le droit d’attaquer son établissement, de saccager ses infrastructures, de vandaliser les lieux ou de lancer des cailloux à la police. Je ne sais pas ce que les enfants pourraient me répondre, mais, personnellement, je ne peux pas concevoir qu’un enfant s’en prenne à un policier, encore moins à son enseignant. Il faut le dire : c’est une profanation », a-t-il déclaré.
Il convient de rappeler que l’administration du lycée technique de Nsam a convoqué au conseil de discipline 11 de ses élèves. L’ancien journaliste d’Equinoxe TV Charles Armel Mbatchou est contre la procédure et pense que Nalova Lyonga, ministre des Enseignements secondaires, doit la suspendre. Pour lui, il faut déterminer les circonstances des décès des enfants. Alors qu’une version affirme que les enfants décédés ont eu un accident après avoir été expulsés de l’établissement par le proviseur, selon une autre, les enfants ont été percutés par un camion alors qu’ils venaient en classe.
Rappelons qu’en semaine, Descartes Akono Ze, l’ingénieur des travaux en technologies de l’information et de la communication, avait déjà demandé le licenciement des enfants auteurs de la délinquance vue au sein de l’établissement scolaire.
« Soyons sérieux, avant toute chose, il va falloir identifier tous les enfants acteurs de violence au lycée de Nsam et les renvoyer tous, sans aucune forme de procès, la discipline ne se négocie pas et la barbarie ne saurait être admise.
Nous sommes une génération de parents voyous, nous avons échoué dans l’encadrement des enfants et leur éducation, voilà pourquoi les petits satans se retrouvent dans les établissements scolaires. Nos parents nous ont appris que l’école est un lieu saint et sacré, nous à notre tour, nous avons abandonné la transmission des valeurs et le résultat, c’est des enfants sans valeurs et avec des esprits vides et mal façonnés. Tout part du fait que certains enfants partent de chez eux sans être coiffés conformément aux exigences de l’établissement, c’est déjà un premier problème, ce n’est pas normal. Maintenant les donneurs de leçons vont venir tergiverser sur la réaction qu’aurait dû avoir le proviseur patati patata… Il faut qu’on éduque nos enfants, ils deviennent un danger pour la société », réagissait-il.
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« les cheveux sont-ils réellement un problème de discipline ou de sagesse ? »

L’homme politique Hilaire Kamga interroge sur le problème des cheveux longs dans les établissements scolaires.
Le sujet sur le drame survenu au lycée technique de Nsam a été l’un des thèmes de débat de ce dimanche 25 octobre 2026. Hilaire Kamga, invité à l’émission Canal Presse de Canal 2 international, a réagi en posant des questions sur les cheveux longs, un modèle généralement interdit dans nos écoles.
« Ce n’est pas parce que cette pratique néocoloniale de couper les cheveux existe qu’on doit nécessairement la faire perdurer. De mon point de vue, il faut aussi s’intéresser à ses conséquences, et c’est là que se situe le véritable problème.
Des études ont été menées. Les enfants dont les cheveux sont maintenus courts depuis la maternelle jusqu’en classe de terminale ne connaissent pas véritablement le trésor qu’ils portent sur leur tête. Ils ne savent pas qu’ils peuvent utiliser différentes formes de tresses pour mettre en valeur leur beauté. Que se passe-t-il lorsqu’ils arrivent à l’université ? Ils se tournent naturellement vers les mèches et les perruques, qui ne correspondent pas à leurs cheveux naturels. Pour moi, la question disciplinaire est fondamentale et doit être respectée. Mais il est temps de poser la véritable problématique : les cheveux sont-ils réellement un problème de discipline ou de sagesse ? », a déclaré Hilaire Kamga.
Invité à la même émission, René Descartes Akono, le communicant du parti au pouvoir, le RDPC, a indiqué que le problème sur le drame du lycée technique de Nsam ne se trouvait pas sur la question des cheveux. Pour lui, il convient d’étudier les réelles circonstances des décès des deux élèves.
« La cause de la mort de ce garçon ne vient pas de l’établissement, ni de la manière dont la discipline y est appliquée, ni des cheveux. Il est mort dans la rue. Il faut donc se demander pourquoi celui qui conduisait était autorisé à conduire une moto et à transporter des passagers dans ce type de rue. C’est sur tous ces aspects qu’il faut se pencher et orienter les questions. Il faut renforcer les contrôles sur qui conduit quoi, car beaucoup d’autres personnes peuvent encore mourir pendant que nous continuons à débattre des cheveux. Maintenant, il y a un autre événement qui s’est produit au lycée : la question de la discipline. On peut débattre de la manière dont elle est appliquée, des limites de l’autorité du proviseur et de la nécessité de laisser les enfants entrer dans l’établissement, avec ou sans cheveux longs », a-t-il déclaré.
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