Actualités locales
Marc Brys a-t-il encore sa place à la tête des Lions Indomptables ?
La récente défaite du Cameroun face à la République démocratique du Congo en barrage de la Coupe du monde a ravivé les doutes quant au leadership de Marc Brys à la tête des Lions Indomptables, soulevant des questions pressantes quant à sa capacité à mener l’équipe à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Maroc.
Cette défaite, qui a anéanti les espoirs du Cameroun de participer à la Coupe du monde, a exacerbé les turbulences qui ont marqué le mandat de Brys, une période caractérisée par des conflits internes, des performances discutables et une direction du football divisée.
À l’approche de la CAN, nombreux sont ceux qui se demandent si les Lions peuvent compter sur un sélectionneur dont le mandat a été davantage assombri par l’instabilité que par les progrès.
Un début difficile : nomination politique et division immédiate
L’arrivée de Marc Brys au Cameroun a débuté dans la controverse. Nommé directement par le ministre des Sports, et non par l’intermédiaire de la FECAFOOT, l’instance légalement chargée de la gestion de l’équipe nationale, son arrivée a immédiatement provoqué un conflit institutionnel. Samuel Eto’o, président de la FECAFOOT, a publiquement contesté le processus, le qualifiant d’irrégulier et d’irrespectueux envers l’autorité de la fédération.
Brys s’est fermement aligné sur le ministère des Sports, préparant le terrain pour une longue lutte de pouvoir. Dès le départ, la direction du football camerounais était divisée, avec des instructions contradictoires, des nominations concurrentes et des visions divergentes pour l’équipe nationale.
Ce début inhabituel et tendu a créé un climat de travail instable qui ne s’est jamais pleinement rétabli.
Une guerre d’ego qui plane sur le football
Au lieu de s’installer dans ses fonctions, Brys a passé une grande partie de son temps en querelles publiques avec la FECAFOOT. Les rapports faisant état de réunions conflictuelles entre Marc Brys et Samuel Eto’o se sont multipliés. L’entraîneur a rejeté plusieurs membres du personnel nommés par la FECAFOOT et a insisté pour travailler avec son propre entourage, exacerbant les tensions.
La FECAFOOT a accusé Brys d’insubordination et de malhonnêteté. Brys a réagi en accusant la fédération d’entraver son travail, de ne pas lui fournir d’équipement et de ne pas lui avoir versé son salaire pendant des mois. À un moment donné, il a même présenté sa démission, avant de tenter, semble-t-il, de la retirer, un épisode qui a contribué à la confusion entourant sa direction.
Pendant des mois, les luttes administratives ont éclipsé la préparation footballistique, laissant joueurs et supporters pris entre deux feux.
Sur le terrain, les résultats sont loin d’être à la hauteur des attentes
Les Camerounais espéraient que l’entraîneur belge apporterait de l’organisation, une identité tactique plus affirmée et une compétitivité renouvelée. Au lieu de cela, son mandat a été marqué par des résultats décevants, notamment lors des matchs les plus cruciaux.
Sous la direction de Brys, le Cameroun a enregistré une série de mauvais résultats lors des qualifications pour la Coupe du monde :
- Un match nul 0-0 contre l’Eswatini, une rencontre que beaucoup considéraient comme impérative à gagner.
- Une lourde défaite à l’extérieur contre le Cap-Vert, révélant des faiblesses tactiques.
- Un match nul contre l’Angola, compromettant davantage les espoirs de qualification.
Ces revers ont contraint le Cameroun à disputer un mini-tournoi de barrage pour la Coupe du monde, un parcours inhabituel et humiliant pour une nation de cette envergure. Les Lions de Brys ont ensuite été éliminés dès le premier tour, battus par la RD Congo, anéantissant ainsi leurs espoirs de participer à la Coupe du monde.
Cette défaite a non seulement mis en lumière les difficultés de l’équipe, mais a également soulevé des inquiétudes quant à sa préparation pour les grandes compétitions.
Des doutes grandissants avant la CAN au Maroc
Malgré ces difficultés, Marc Brys reste sélectionneur des Lions Indomptables et devrait mener le Cameroun à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Sa future responsabilité est devenue un sujet de débat majeur.
Le Cameroun peut-il compter sur un sélectionneur dont le mandat a été marqué par les conflits plutôt que par la cohésion ?
Brys peut-il motiver et unifier une équipe qui a paru désorganisée et incertaine sous sa direction ?
Et surtout : peut-il obtenir des résultats sur la plus grande scène africaine ?
La CAN sera impitoyable. Le Cameroun affrontera des adversaires plus en forme, mieux préparés et dotés de structures plus stables. Pour de nombreux supporters et analystes, confier cette tâche à Brys semble risqué, surtout après des matchs cruciaux manqués et l’absence de qualification pour la Coupe du Monde.
Une nation en attente de réponses
À l’approche de la CAN, l’incertitude plane sur les Lions Indomptables. Le Cameroun demeure l’une des nations de football les plus talentueuses d’Afrique, mais sous la direction de Marc Brys, l’équipe a manqué d’identité, de régularité et de direction.
Alors que le souvenir de la défaite face à la RDC est encore vif, le pays est confronté à une question cruciale : Marc Brys, compte tenu de son bilan mitigé et des tensions internes persistantes, est-il digne de confiance pour mener le Cameroun à la CAN ?
Pour l’instant, Marc Brys reste en poste. Mais face à une pression croissante et à des attentes élevées, les mois à venir seront déterminants pour le maintien de son équipe nationale, ou si le Cameroun doit une nouvelle fois repenser son leadership.
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Actualités locales
le tribunal d’Ekounou refuse de trancher le conflit interne au parti

Le tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou a rendu ce jeudi 17 septembre 2026 sa décision très attendue dans la procédure opposant le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à trois de ses anciens militants. La juridiction se déclare incompétente pour statuer sur le fond du litige.
Pour retracer la chronologie de cette affaire : tout commence en juin 2025, lorsque Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC afin de briguer l’investiture du Manidem pour la présidentielle. Sa candidature est rejetée successivement par ELECAM puis par le Conseil constitutionnel. En décembre 2025, il retrouve la tête du parti. Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure dite Laure Noutchang et Sébastien Mbala Wouria II contestent alors cette réintégration, affirmant qu’elle méconnaît les statuts du MRC, faute de constat officiel de démission par le directoire et de convention organisée dans le délai statutaire de soixante jours.
Le 29 juin 2026, le Comité national de médiation et d’arbitrage du parti prononce l’exclusion définitive de Willy Mengue pour trahison, indiscipline et manquement à la loyauté. En parallèle, les trois requérants saisissent la chambre des référés du Tribunal d’Ekounou, réclamant la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du parti.
Les audiences des 10 et 15 septembre voient le ministère public plaider l’incompétence du juge des référés, invoquant le principe de libre administration des partis politiques garanti par la loi de 1990. Les avocats du MRC développent le même argumentaire, tandis que Willy Mengue et ses codemandeurs désertent les deux dernières audiences, seul un collaborateur de leur conseil déposant des conclusions écrites.
En se déclarant incompétent, le tribunal confirme la position défendue par le parquet et par la défense du MRC : la justice civile ne saurait s’immiscer dans l’organisation interne d’une formation politique. Cette décision referme, pour l’instant, un chapitre judiciaire qui aura duré plusieurs mois.
Source : Africa Renaissance tv
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Agriculture durable : le Cameroun vise 16,5 milliards FCFA de financements privés d’ici 2030
L’argent recherché devra financer des investissements agricoles plus résilients au changement climatique, réduire les risques dans les chaînes de valeur sans déforestation et soutenir les […]
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le maire de Makary fait le lien avec l’arrestation d’un présumé ravitailleur de Boko Haram

Le village Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été pris pour cible dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026.
Selon le maire de la commune de Makary, Agbassi Adoum, joint au téléphone par le journaliste Jean Charles Biyo’o Ella, il est fort probable que l’attaque de Madegoua survenue vers 2 h du matin ce 17 septembre et qui a coûté la vie à 13 personnes, toutes inhumées ce matin, soit une opération de représailles !
Tôt ce jeudi vers 2 h du matin, alors que les habitants dormaient, une escouade d’hommes armés a fait irruption dans la localité. Les premiers tirs ont brutalement réveillé les populations. Les assaillants ont alors ouvert le feu sur plusieurs habitants, faisant treize morts et plusieurs blessés.
Des enfants auraient également été enlevés au cours de cette incursion, selon la même source. Le nombre exact des personnes kidnappées reste toutefois à établir.
Pour le maire de Makary, cette attaque pourrait être liée à une opération de représailles. L’édile fait le rapprochement avec l’arrestation, le 9 août dernier, d’un homme présenté comme un présumé ravitailleur de Boko Haram. Le suspect, domicilié à Ngouma, avait été interpellé à Dougoum-Silo, dans l’arrondissement de Hilé-Alifa, avec une importante cargaison de munitions.
Selon les éléments rendus publics à l’époque par la Gendarmerie nationale, les forces de l’ordre avaient découvert 7 412 munitions de calibre 7,62 × 39 millimètres, dissimulées dans trois bidons. Le suspect avait ensuite été conduit à l’état-major de la compagnie de gendarmerie de Makary pour les besoins de l’enquête.
Pour le maire, l’homme avait été dénoncé par des habitants avant son interpellation. L’attaque de Madégoua, survenue tôt ce matin, serait donc, selon lui, une vengeance contre une population accusée d’avoir contribué à son arrestation. Une hypothèse qui reste, à ce stade, à confirmer par les autorités sécuritaires et judiciaires.
Cette nouvelle attaque rappelle l’incursion menée en juin dernier à Afadé, autre localité de l’arrondissement de Makary. Des hommes armés avaient alors fait irruption de nuit au palais du sultan et enlevé plusieurs personnes, parmi lesquelles deux filles du chef traditionnel, âgées de cinq et quatorze ans.
À Madégoua, l’heure est désormais au deuil et à l’inquiétude. Dans cette partie du Logone-et-Chari, les populations restent exposées aux incursions nocturnes, aux enlèvements et aux attaques attribués aux groupes armés actifs autour du bassin du lac Tchad.
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