Actualités locales
Après le choc Issa Tchiroma, Paul Biya veut redessiner le partage du pouvoir au Cameroun
La candidature d’Issa Tchiroma Bakary, candidat du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), à l’élection présidentielle de cette année a bouleversé le régime de Paul Biya d’une manière totalement inattendue.
Afin de gérer les nouvelles tensions politiques qui agitent le pays et d’instaurer un certain calme alors que son huitième mandat se poursuit, le président Paul Biya envisagerait plusieurs options.
Selon des sources fiables du journal The Guardian Post, le président Biya travaillerait à une nouvelle stratégie géopolitique pour contrer de front l’impact de la candidature de Tchiroma sur la nation.
Rappelons que le chef de l’État, Paul Biya, a déclaré peu après sa prestation de serment le jeudi 6 novembre 2025 : « Nous soumettrons également au Parlement des réformes visant à améliorer l’efficacité de l’État en adaptant nos institutions aux exigences de notre environnement.»
Cet environnement, selon les analystes, réclame de toute urgence de telles réformes. Cette déclaration d’intention de présenter de nouveaux projets de loi au Parlement afin d’assurer l’efficacité du gouvernement aura, dit-on, un impact majeur sur l’organisation et la structure du pouvoir dans le pays.
La répartition du pouvoir entre les différentes zones géopolitiques du pays figure également parmi les priorités du président Biya pour les mois à venir.
Avec Biya, originaire du Sud, à la tête des affaires de l’État, la question de la répartition des postes clés dans ce nouveau mandat complexe est l’une des plus urgentes auxquelles le président devra faire face, selon le Guardian Post.
On spécule déjà sur d’éventuels changements historiques concernant la présidence du Sénat, du Conseil économique et social, de l’Assemblée nationale et le poste de Premier ministre.
La Grande Chancellerie des Ordres nationaux est également au cœur des réformes envisagées. Le poste de vice-président de la République pourrait quant à lui faire renouer avec les pratiques d’un système fédéral, tout en étant inédit dans le contexte actuel.
Le choix de personnalités issues de zones géopolitiques spécifiques pour diriger ces institutions et la nécessité de satisfaire aux attentes élevées de tous les acteurs concernés sont autant de questions que se pose également le locataire du Palais de l’Unité.
Quelles zones pourraient obtenir quels postes ?
Parmi les changements envisagés, des sources proches du pouvoir indiquent que Biya étudie la possibilité de rétablir le poste de vice-président.
L’ancien Premier ministre, chef du gouvernement et actuel Grand Chancelier des Ordres nationaux, Philemon Yang Yunji, a été cité à plusieurs reprises comme l’homme que Biya imagine pour occuper ce poste.
Selon les analystes, si ce projet se concrétise, Biya s’en servira pour justifier un rééquilibrage du pouvoir aux deux plus hautes fonctions de l’État.
Au niveau du Sénat, la présidence, selon des sources autorisées, pourrait rester dans la région Ouest. Cette région occupe ce poste depuis la création du Sénat en 2013.
Le poste de président de l’Assemblée nationale devrait également rester dans la région Nord.
Selon nos sources habituellement fiables, le président Biya, dans sa lutte acharnée pour apaiser les tensions avec les populations du Nord, envisagerait de retirer le poste de Premier ministre, chef du gouvernement, aux anglophones et de le restituer au Grand Nord.
Si cela se produisait, les anglophones perdraient le bâtiment Star, qu’ils occupent depuis 1992.
Toujours selon ces mêmes sources irréprochables, Biya prévoit de confier aux anglophones les postes de vice-président de la République et de grand chancelier des Ordres nationaux.
Nos sources indiquent que, dans sa tentative désespérée d’apaiser le Grand Nord, Biya envisagerait également de leur céder la présidence du Conseil économique et social.
Il convient de rappeler que, jusqu’à son décès le mois dernier, Ayang Luc, originaire du Grand Nord, occupait le poste de président du Conseil économique et social depuis sa création en 1984 !
Dilemme du Premier ministre et de la vice-présidence anglophone
Dans le contexte des mutations politiques qui influencent la stratégie de Biya, les anglophones demeurent, selon les analystes, un groupe délicat à gérer.
Retirer le poste de Premier ministre aux anglophones, qui constitue le pouvoir exécutif, n’aurait de sens, selon les observateurs, que si Biya créait un poste de vice-président et le confiait à une personne originaire des deux régions anglophones, et non à n’importe qui parlant anglais.
Les analystes politiques estiment que le président Biya doit faire preuve de prudence sur ce point, d’autant plus que son leadership n’a pas encore pleinement répondu aux préoccupations liées à la marginalisation des anglophones, qui a dégénéré en conflit armé depuis 2017.
Sans la possibilité de créer un poste de vice-président et de le confier à un anglophone, les observateurs affirment que retirer le bâtiment principal aux régions anglophones constituerait une erreur politique.
Au-delà de la volonté d’apaiser les autres zones géopolitiques, Biya, insistent les experts, ne doit pas sacrifier les anglophones, qui ont rejoint l’union avec l’ancien Cameroun oriental sur la base d’une union entre deux égaux.
La place des anglophones au sein de la structure du pouvoir, selon les observateurs, doit être mûrement réfléchie afin d’éviter de les marginaliser davantage et de les traiter comme des citoyens de seconde zone, dans un pays qu’ils considèrent comme le leur.
Les observateurs politiques semblent unanimes : quelle que soit la nouvelle configuration géopolitique envisagée par Biya dans le cadre des changements tant attendus, il ne doit pas ignorer l’importance des votes des deux régions anglophones, qui ont largement contribué à sa victoire à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
Un analyste politique anglophone de renom, qui a requis l’anonymat, a mis en garde Biya contre le risque de déshabiller Pierre pour habiller Paul, en insistant sur le fait que : « À l’heure actuelle, les anglophones ont les yeux rivés soit sur le maintien du Star Building, soit sur l’accession à la vice-présidence avec pouvoir de succession. »
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
« Il nous faut absolument une victoire »
À quelques heures du match retour du deuxième tour des éliminatoires africaines de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA Maroc 2026, l’heure est à la détermination dans le camp des Lionnes Indomptables U17. Opposées au Sénégal ce samedi à 15h00 au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, les Camerounaises n’ont qu’un objectif en tête : décrocher leur qualification.
Après un match aller fermé conclu sur un score nul et vierge (0-0) en terre sénégalaise, le sélectionneur adjoint Hassan Balla a clairement affiché les ambitions de son équipe au micro de Kamerfoot. Pour le technicien camerounais, seule la victoire compte lors de cette manche décisive.
« Il nous faut absolument une victoire. Nous avons fait un match nul de zéro but partout là-bas et il nous faut gagner ce match. Je pense que nous avons préparé l’équipe pour gagner. C’est le seul résultat que nous attendons de cette rencontre », a-t-il déclaré.
Conscient des insuffisances observées lors de la première confrontation, le staff technique a mis à profit les derniers jours de préparation pour apporter les ajustements nécessaires. Hassan Balla assure que plusieurs aspects du jeu ont été revus afin de permettre à l’équipe d’aborder ce rendez-vous dans les meilleures conditions.
« À la suite du match aller, nous avons gommé beaucoup de choses, c’est-à-dire que nous avons essayé de voir ce qui n’a pas marché », a-t-il expliqué.
Malgré la pression de l’enjeu, l’adjoint du sélectionneur se montre serein quant à l’état de préparation de son groupe. Il souligne notamment la bonne dynamique qui anime les jeunes Lionnes à l’approche de cette rencontre capitale.
« De toutes les façons, nous sommes confiants. Les filles sont là et l’état d’esprit est bon », a-t-il conclu.
Portées par le soutien de leur public, les Lionnes Indomptables U17 devront transformer leur domination en efficacité pour venir à bout d’une équipe sénégalaise accrocheuse. Une victoire leur ouvrirait les portes du tour suivant et les rapprocherait un peu plus du rêve mondial.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
plus d’un milliard économisé pour stopper les inondations du Mayo Doumou
Les économies réalisées dans l’exécution des travaux a permis de venir à bout à un problème de drain des eaux qui favorisait l’inondation des zones avoisinantes du Mayo Doumou.
Le Ministre des Travaux Publics, Monsieur Emmanuel Nganou Djoumessi, s’est rendu ce samedi 30 mai 2026 sur le site des travaux de protection des berges du Mayo Doumou afin d’apprécier l’état d’avancement des ouvrages de drain en cours de réalisation. Le Ministre des Travaux publics a apprécié les travaux réalisés par l’entreprise CGCOG, en présence du Secrétaire d’État auprès du Ministre des Travaux publics, chargé des Routes et du Préfet du Diamare.
En effet, au regard des inondations enregistrées dans la zone, de la nécessité de rediriger les eaux du Mayo Doumou et de protéger ainsi la route réalisée à ce point précis, l’aménagement de cet ouvrage s’est imposée, pour lutter efficacement contre les inondations récurrentes qui affectaient les populations riveraines, avec un impact considérable sur les activités socio-économiques de cette zone du projet.
Les travaux de stabilisation et de protection des berges du Mayo Doumou visent notamment à renforcer la résistance des rives face à l’érosion hydrique, à sécuriser les habitations situées à proximité du cours d’eau et à préserver les infrastructures routières menacées lors des fortes pluies. La mission de contrôle, Studi International a apporté des éclairages techniques sur les travaux en cours de réalisation.
Pour sa part, le Ministre des Travaux Publics a insisté sur la protection de ces ouvrages, de même que le respect des normes de qualité, qui doivent contribuer à atteindre les objectifs du gouvernement pour ce qui est de la lutte contre les inondations et les effets des changements climatiques dans la région de l’Extrême-nord.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Le Maroc offre 50 bourses aux étudiants camerounais
Le gouvernement marocain a mis à la disposition du Cameroun 50 bourses d’études supérieures au titre de l’année académique 2026/2027. Ces bourses s’adressent aux jeunes bacheliers et titulaires de licence ou master dans de nombreuses filières scientifiques, techniques, médicales et de gestion.
Bonne nouvelle pour les étudiants camerounais qui rêvent d’étudier à l’étranger. Dans un communiqué publié le 28 mai, le ministère de l’Enseignement supérieur a annoncé la disponibilité de 50 bourses du gouvernement du Maroc au profit d’étudiants camerounais.
Toutes les conditions d’éligibilité ainsi que la composition complète du dossier pour soumettre sa candidature sont détaillées dans le communiqué ci-dessous.
Communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur


Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
-
Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
-
Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation
-
Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
-
Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?
-
Actualités locales2 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
-
Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun
-
Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir
-
Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé
