Actualités locales
“Stand Up For Cameroon” exige la libération immédiate des détenus politiques
Suite à la crise post-électorale de 2025 au Cameroun, le mouvement citoyen Stand Up For Cameroon (SUFC) a intensifié son plaidoyer en faveur des personnes détenues lors des manifestations qui ont suivi la contestation des résultats de l’élection présidentielle.
Le mardi 11 novembre 2025, des représentants du SUFC ont rencontré à Douala les principales autorités, notamment le directeur de la prison de Nouvelle Bell, le gouverneur de la région du Littoral et le délégué régional du Littoral à l’administration pénitentiaire, afin d’évaluer les conditions de détention et de plaider pour une intervention humanitaire et juridique urgente.
Selon le SUFC, 257 détenus, dont 32 femmes, sont actuellement incarcérés à la prison de New Bell en lien avec les troubles post-électoraux. Depuis la semaine dernière, 170 détenus ont pu bénéficier d’une assistance juridique grâce au Collectif de défense citoyenne, qui a mobilisé 27 avocats bénévoles, dont 12 assurent activement la défense des détenus.
L’organisation a également distribué des produits de première nécessité à 190 détenus, et les efforts d’identification des 67 autres se poursuivent. Lors des discussions, le délégué régional à l’administration pénitentiaire a reconnu que l’accès des avocats aux 187 détenus de la prison de Ngoma (PK19) avait été refusé.
Ce chiffre avait été précédemment rapporté par l’Union pour le Changement 2025, qui a récemment publié un recensement confirmant la présence de 353 détenus post-électoraux dans cet établissement. Le délégué s’est depuis engagé à accorder un accès immédiat aux avocats de la défense.
Stand Up For Cameroon a par ailleurs obtenu l’autorisation pour que des médecins bénévoles puissent effectuer des visites médicales auprès des détenus, une mesure qui devrait répondre aux préoccupations croissantes concernant les conditions sanitaires et d’hygiène dans les centres de détention. Les procédures administratives relatives à ces visites sont déjà en cours.
Cependant, le mouvement a exprimé sa profonde inquiétude quant au maintien en détention de mineurs, dont beaucoup sont traités comme des adultes dans des conditions que le SUFC qualifie d’« abusives et illégales ».
Dans une déclaration ferme, Stand Up For Cameroon a condamné les arrestations, les qualifiant d’illégales sur le plan procédural et dénonçant les nombreux témoignages de violences et de tortures subies lors des arrestations et en garde à vue.
« Stand Up For Cameroon exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques », affirme le communiqué, saluant les efforts des avocats, médecins, militants et citoyens mobilisés pour la défense des droits et libertés fondamentaux.
La période post-électorale a été marquée par une recrudescence des arrestations et de la répression après que le candidat de l’opposition, Issa Tchiroma Bakary, soutenu par l’Union pour le Changement 2025, a rejeté les résultats officiels des élections et revendiqué la victoire sur le parti au pouvoir.
La répression gouvernementale contre les manifestants et les voix dissidentes a suscité une vive inquiétude parmi les organisations de défense des droits humains et la diaspora camerounaise.
Alors que les organisations d’aide juridique, les mouvements de la société civile et les coalitions d’opposition continuent de documenter les cas de détention, la situation souligne la demande croissante de justice, de transparence et de responsabilité politique dans le contexte post-électoral camerounais.
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Actualités locales
Willy Mengue attaqué par Mamadou Mota après sa défaite judiciaire face au MRC

L’ancien premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Mamadou Yacouba Mota, a vivement réagi à la décision du Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou dans l’affaire opposant le parti à trois de ses anciens militants, dont Willy Mengue.
Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, M. Mota s’en prend particulièrement à Willy Mengue, qu’il accuse d’avoir choisi la voie judiciaire pour contester le fonctionnement interne du MRC.
« Le cas d’école Willy Mengue », écrit-il en ouverture, avant de dénoncer ce qu’il présente comme une démarche contraire, selon lui, au combat politique mené par le parti.
Le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou s’est déclaré, jeudi, incompétent pour examiner en référé la demande introduite par Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure, dite Laure Noutchang, et Sébastien Mbala Wouria II. Les trois requérants sollicitaient notamment la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du MRC.
Lire la sortie de Mamadou Mota :
« De l’art d’être le dindon d’une farce tragique : le cas d’école Willy Mengue.
Mes chers amis, s’il y a bien une leçon à tirer des soubresauts politiques qui agitent notre scène nationale, c’est que le ridicule possède désormais ses propres professionnels. Pour comprendre la dernière sortie numérique de Monsieur Willy Mengue, il convient d’abord de rappeler le décor. Nous ne sommes pas dans une démocratie scandinave où l’on débat du budget autour d’un thé. Nous sommes au Cameroun, un pays où faire de l’opposition et en particulier au MRC s’apparente à une discipline de haute voltige sans filet.
L’acharnement du régime de Yaoundé n’est plus une tactique, c’est une seconde nature. Arrestations arbitraires, interdictions systématiques, diabolisation médiatique : l’appareil d’État déploie un zèle kafkaïen pour étouffer le moindre souffle de dissidence. Et c’est précisément au milieu de cette tempête, alors que ses anciens camarades font face aux vents contraires avec un courage qui force le respect, que Monsieur Willy Mengue a eu cette illumination magistrale : traîner son propre parti en justice. Quelle audace. Quelle vision stratégique.
Malheureusement pour lui, son plan s’est fracassé sur un écueil prévisible : la justice s’est déclarée incompétente. Traduction politique : circulez, il n’y a rien à voir.
En renvoyant ce plaignant égaré à ses chères études, le tribunal n’a pas seulement douché ses ambitions de grandeur ; il a involontairement privé le MINAT d’un hochet qu’il s’apprêtait à agiter avec gourmandise pour déstabiliser l’opposition. Mais le summum de l’art dramatique est atteint lorsque l’intéressé se répand sur Facebook, la mine défaite, en écrivant : « Quelle triste nouvelle pour le MRC ». Voyez-vous cela.
Monsieur joue les Tartuffes de la démocratie. Il feint de pleurer sur le sort d’un parti qu’il a lui-même tenté de saboter. La vérité, c’est que la triste nouvelle n’est que pour lui, et pour cette cohorte d’opportunistes qui n’ont jamais compris la gravité de la tâche qui leur incombait. Ils ont confondu le combat pour la liberté avec une vulgaire querelle d’arrière-boutique, jouant avec une constance touchante le rôle d’idiots utiles pour un régime qui n’en demandait pas tant. Heureusement, face à ce vaudeville juridico-politique, il restait des adultes dans la pièce.
Je tiens à saluer le collectif Souop Sylvain. Votre patience face à l’absurde, votre abnégation et votre rigueur ont agi comme un puissant révélateur. Vous avez démontré que face aux marionnettes et aux maîtres du cynisme d’État, la droiture et la constance restent les seules boussoles. Les masques sont tombés, et le spectacle est terminé.
Mamadou Mota
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Actualités locales
Nucléaire civil, l’ambitieux projet du Cameroun !
Le Cameroun envisage de se doter du nucléaire civil. C’est ce qu’a indiqué la ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Madeleine Tchuinte lors […]
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Actualités locales
13 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram à Madegoua

Le village Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été pris pour cible dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026.
Des assaillants présentés comme des éléments de Boko Haram ont fait irruption dans cette localité aux environs de 2 heures du matin. Le bilan provisoire fait état de 13 personnes tuées sur place et de deux autres décédées des suites de leurs blessures à l’hôpital de district de Makary. Plusieurs personnes ont également été enlevées, tandis que des blessés ont été évacués vers des structures sanitaires.
Joint au téléphone par notre rédaction pour faire le point sur la situation, le maire de la commune de Makary, M. Abakar Abba, a déclaré : « Nous sommes sous le choc. Les autorités administratives, militaires et politiques sont immédiatement descendues sur les lieux. C’est la toute première fois que ce village subit une telle attaque. Le bilan est très lourd avec plusieurs décès, de nombreux blessés et des villageois enlevés. La population est plongée dans la peur et la désolation, mais les forces de défense et de sécurité sont déployées pour sécuriser la zone et retrouver les personnes disparues. »
Cette nouvelle incursion intervient dans un contexte déjà difficile pour les populations du Logone-et-Chari. La faiblesse des précipitations et ses conséquences sur les activités agro-pastorales viennent accentuer les difficultés quotidiennes des communautés. À cette situation s’ajoute désormais la crainte liée à la recrudescence des violences, plongeant de nombreuses familles dans l’inquiétude et l’incertitude.
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