Face aux critiques récurrentes visant Samuel Eto’o, notamment celles mettant en doute son niveau intellectuel et son parcours académique, Mireille Fomekong a décidé de prendre publiquement la parole. La conseillère en communication du président de la Fédération camerounaise de football est sortie de sa réserve pour dénoncer ce qu’elle considère comme une campagne de dénigrement systématique.
Dans une tribune particulièrement incisive, la stratège en communication s’en prend aux intellectuels et universitaires qui qualifient l’ancien capitaine des Lions Indomptables « d’illettré ». Pour elle, ces attaques dépassent largement le cadre d’un débat d’idées et relèvent davantage de l’invective que de l’analyse objective.
« Samuel Eto’o fréquente les plus hautes sphères »
Mireille Fomekong rappelle que l’actuel président de la Fecafoot évolue depuis plusieurs années dans des cercles de décision de haut niveau, aussi bien en Afrique qu’au Moyen-Orient.
« Nous parlons d’un homme qui fréquente les plus hautes sphères du pouvoir en Afrique et au Moyen-Orient, qui parle et écrit couramment quatre langues, qui travaille avec des États et de grandes multinationales », affirme-t-elle.
Selon elle, réduire Samuel Eto’o à son parcours scolaire initial constitue une lecture réductrice de son itinéraire. L’ancienne star du football africain aurait, d’après sa conseillère, entrepris une véritable démarche de formation continue après sa carrière sportive.
Un parcours académique remis en avant
Dans son texte, Mireille Fomekong insiste sur le fait que Samuel Eto’o a repris ses études après avoir raccroché les crampons. Elle rappelle qu’il a suivi des formations universitaires et obtenu des diplômes liés au management et à l’entraînement sportif.
Pour la communicante, cette volonté d’apprendre témoigne d’une forme d’humilité rarement soulignée par ses détracteurs.
Elle souligne également que le président de la Fecafoot poursuit encore aujourd’hui son apprentissage à travers diverses formations destinées aux dirigeants de haut niveau.
Une critique des « arguments d’autorité »
Sans citer directement certains universitaires, Mireille Fomekong dénonce une attitude qu’elle juge condescendante. Elle estime que le statut d’enseignant ou de responsable d’université ne donne pas automatiquement une légitimité absolue dans le débat public.
Selon elle, la véritable valeur d’un intellectuel se mesure à ses travaux, à ses publications, à sa rigueur scientifique ainsi qu’à son sens de la modération.
Elle regrette notamment que certains acteurs du débat public privilégient les insultes et les jugements personnels plutôt que l’argumentation.
« Se présenter comme maître ou seigneur et qualifier ses contradicteurs d’écervelés ou d’illettrés relève davantage de l’argument d’autorité que de la démonstration intellectuelle », soutient-elle.
Samuel Eto’o, un dirigeant qui reste critiquable
Pour autant, la conseillère de Samuel Eto’o affirme que le président de la Fecafoot n’est pas au-dessus des critiques. En tant que dirigeant d’une institution publique, il doit selon elle rendre des comptes et accepter les débats autour de sa gestion.
Cependant, elle estime que certaines attaques personnelles menées depuis plusieurs années ont franchi la limite de la critique constructive.
Mireille Fomekong déplore particulièrement ce qu’elle qualifie de « chasse à l’homme » contre l’ancien buteur du FC Barcelone et de l’Inter Milan. Elle s’interroge sur le nombre de détracteurs ayant réellement pris le temps d’étudier le parcours intellectuel et professionnel de Samuel Eto’o au cours de la dernière décennie.
Une sortie qui relance le débat
Cette prise de position intervient dans un contexte où Samuel Eto’o demeure l’une des personnalités les plus clivantes du paysage sportif camerounais. Admiré par ses soutiens et régulièrement critiqué par ses opposants, le président de la Fecafoot continue de susciter de vives réactions.
Par cette tribune, Mireille Fomekong entend replacer le débat sur le terrain des arguments plutôt que sur celui des attaques personnelles. Son intervention relance ainsi la question de la place du respect, de la rigueur intellectuelle et de l’éthique dans les débats publics au Cameroun.














