
C’est un revirement qui fait grand bruit dans le microcosme du football camerounais. Donald Ngameni, ancien président de l’Unisport du Haut Nkam, a publiquement exprimé son soutien à Samuel Eto’o pour un nouveau mandat à la tête de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT). Un appui inattendu, surtout venant d’un acteur qui fut jadis critique à l’égard de l’ancien capitaine des Lions Indomptables.
Dans une déclaration sans détour, Donald Ngameni a reconnu son changement de position et affirmé son admiration pour le travail accompli par Eto’o depuis son élection :
« Pour moi, Samuel est le meilleur risque (…) Aujourd’hui je pense qu’il prendra un autre mandat et ça sera le vrai mandat (…) Moi je suis clair et je le reste. Comme j’ai dit à Samuel hier non, aujourd’hui je lui dis oui parce que je me suis trompé, j’ai compris, les gens m’ont trompé. »
Ces propos marquent un tournant symbolique dans le débat sur la gouvernance du football camerounais. Alors que les critiques autour de la FECAFOOT n’ont pas cessé depuis plusieurs mois, la prise de parole de Ngameni illustre une tendance grandissante : celle de figures du football local qui reconnaissent les efforts de restructuration engagés par Eto’o, malgré les turbulences institutionnelles et médiatiques.
Pour Ngameni, l’ancien buteur du FC Barcelone a su poser les bases d’une réforme profonde, parfois incomprise. Un message fort qui intervient alors que le débat sur la succession à la tête de la FECAFOOT s’intensifie. Avec ce soutien de poids, Samuel Eto’o peut compter sur un allié de plus au moment où se dessine l’avenir du football camerounais.
Entre remises en question, reconnaissance et volonté de rebâtir, le témoignage de Donald Ngameni illustre le clivage mais aussi l’espoir qui entoure le nom de Samuel Eto’o. Un « meilleur risque », selon ses mots, que certains estiment nécessaire pour poursuivre la transformation du football camerounais.







