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Donald Trump menace le Nigeria d’une intervention militaire américaine et demande au Pentagone de se préparer

C’est une menace claire que le président des États-Unis Donald Trump a proféré contre un État souverain, le Nigéria, en raison, selon le chef de l’État américain du traitement que subirait les chrétiens dans ce pays.
Dans un message posté sur son réseau Social Truth Social, Donald Trump demande même au ministère de la guerre américain (Pentagone) de se préparer.
Selon Donald Trump l’attaque sera brutale et efficace et viseraient les terroristes qui s’en prennent aux chrétiens.
« Si nous attaquons, ce sera rapide, brutal et efficace, tout comme les terroristes s’en prennent à nos chers chrétiens ! »
« Si le gouvernement nigérian continue de tolérer le meurtre de chrétiens, les États-Unis cesseront immédiatement toute aide et assistance au Nigeria et pourraient très bien intervenir dans ce pays désormais déshonoré, armes au poing, pour anéantir complètement les terroristes islamistes qui commettent ces horribles atrocités. (…) Par la présente, j’ordonne à notre ministère de la Guerre de se préparer à une éventuelle action. Si nous attaquons, ce sera rapide, brutal et efficace, tout comme les terroristes s’en prennent à nos chers chrétiens », a déclaré Donald Trump.
Le président américain met par ailleurs la pression sur le gouvernement américain en soulignant que les autorités nigérianes ont intérêt à vite agir.
La réponse du ministre de la guerre des États-Unis Pete Hegseth
« Oui Monsieur.
Le massacre de chrétiens innocents au Nigéria — et partout ailleurs — doit cesser immédiatement. Le ministère de la Guerre se prépare à intervenir. Soit le gouvernement nigérian protège les chrétiens, soit nous éliminerons les terroristes islamistes responsables de ces atrocités. »


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Magil engage un deuxième recours contre l’État du Cameroun à Paris dans son litige avec Razel

(Investir au Cameroun) – Le contentieux entre Magil Construction Corporation et Razel s’étend désormais directement à l’État du Cameroun. Magil a introduit le 9 février 2026 devant la Cour d’appel de Paris un second recours en annulation contre la sentence arbitrale qui l’a condamnée à verser environ 35 millions de dollars canadiens à Razel-BEC et Razel Cameroun. Contrairement au premier recours, dirigé contre les deux sociétés Razel, cette procédure vise la République du Cameroun.
Le différend porte sur des contrats liés à trois chantiers au Cameroun : la réhabilitation et l’extension du stade de la Réunification de Bépanda à Douala, la pénétrante Est de Douala avec le second pont sur la Dibamba, et le complexe sportif d’Olembé à Yaoundé.
Enregistrée sous le numéro RG 26/02492, cette procédure s’ajoute au recours formé par Magil le 9 septembre 2025 contre Razel-BEC et Razel Cameroun, sous le numéro RG 25/15626. Les deux actions concernent la même sentence, rendue le 18 août 2025 sous l’égide de la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI).
Dans une ordonnance du 18 juin 2026, la Cour d’appel de Paris a refusé de joindre les deux procédures. Magil demandait leur regroupement en soutenant qu’elles concernaient la même sentence, reposaient sur les mêmes faits et rapports contractuels et mobilisaient les mêmes moyens d’annulation.
Au cœur du contentieux figure la place de l’État camerounais dans les contrats à l’origine du différend. Selon l’ordonnance, Magil soutient qu’elle n’est pas partie aux clauses compromissoires sur lesquelles le tribunal arbitral a statué et que le Cameroun serait, lui, lié par ces clauses, soit comme signataire, soit par extension.
Le Cameroun revendique sa qualité de tiers
La particularité du second recours tient au fait que la République du Cameroun n’était pas partie à l’arbitrage ayant abouti à la sentence du 18 août 2025. Cette procédure opposait Magil aux seules sociétés Razel.
Devant la justice française, le Cameroun ne s’est pas opposé à la demande de jonction. Dans un courrier du 28 mai 2026, l’État a indiqué partager, « à ce stade », la position de Magil et s’associer à sa demande.
Il a toutefois annoncé qu’il entendait faire reconnaître sa qualité de tiers aux procédures d’annulation et demander la fixation d’une audience d’incident. L’ordonnance indique également que Magil avait pris acte de l’intention du Cameroun de soulever un incident d’irrecevabilité du recours formé à son égard.
Cette question a contribué au maintien des deux affaires séparées. La magistrate chargée de la mise en état relève que le second recours soulève des questions juridiques propres, notamment l’incident annoncé par le Cameroun sur sa qualité de tiers. Elle constate également que les sociétés Razel ne sont pas parties au second recours et qu’elles ne consentent pas à la jonction. La demande de Magil a donc été rejetée.
L’exécution de la sentence suspendue au Québec
Le contentieux se déroule parallèlement au Canada. Razel-BEC et Razel Cameroun ont saisi la Cour supérieure du Québec le 16 septembre 2025 pour obtenir la reconnaissance et l’exécution de la sentence arbitrale, qui condamne Magil à leur verser environ 35 millions de dollars canadiens.
Le 7 avril 2026, la juridiction québécoise a suspendu cette procédure à la demande de Magil jusqu’au jugement final de la Cour d’appel de Paris, ou d’une juridiction supérieure compétente, sur la demande d’annulation. Elle a en contrepartie ordonné à Magil de constituer un cautionnement de 3,5 millions de dollars canadiens et de le maintenir pendant la durée du sursis.
L’ordonnance parisienne du 18 juin ne statue ni sur la validité de la sentence ni sur les arguments de fond de Magil. Elle tranche uniquement la demande de jonction. La sentence du 18 août 2025 fait donc toujours l’objet de deux procédures distinctes à Paris : l’une entre Magil et les sociétés Razel, l’autre dirigée contre la République du Cameroun, qui revendique sa qualité de tiers.
Amina Malloum
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