Connect with us

Actualités locales

Le Cameroun doit accélérer sa lutte contre le blanchiment d’argent

Published

on

Le Cameroun doit accélérer sa lutte contre le blanchiment d’argent
Spread the love

Malgré ces avancées, le Cameroun n’a pas encore rempli l’ensemble de ses engagements. L’organisme international, qui coordonne les politiques mondiales en la matière, a pris cette décision à l’issue de sa 4ᵉ réunion plénière tenue du 22 au 24 octobre 2025 à Paris.

En effet, selon le Groupe d’action financière (GAFI), le Cameroun a fait des progrès continus dans la lutte contre le blanchiment d’argent. Cependant, « toutes les échéances ont expiré et du travail reste à faire », souligne l’institution, tout en encourageant le pays à poursuivre la mise en œuvre de ses réformes « le plus tôt possible ».

Avec le Vietnam et la Croatie, le Cameroun a été inscrit en juin 2024 sur la liste grise du Groupe d’action financière de lutte contre le blanchiment d’argent (Gafi). Cela suppose que le pays doit renforcer sa surveillance des mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

«Les nouvelles juridictions soumises à une surveillance renforcée sont le Cameroun, la Croatie et le Vietnam», indiquait un communiqué du Gafi à l’issue de sa session plénière à Paris. Il est précisé dans le communiqué que le Cameroun doit appliquer un plan d’action en vue d’enrayer les défauts stratégiques identifiés dans des délais appropriés.

Dès lors, le Cameroun s’est engagé à accroître l’efficacité des enquêtes et des poursuites relatives au financement du terrorisme ; renforcer le contrôle financier afin d’améliorer la mise en œuvre des mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme (LB/FT) ; mettre en place un mécanisme permettant d’accéder en temps utile à des informations adéquates, exactes et actualisées sur les bénéficiaires effectifs des personnes morales.

Ce maintien sur la liste grise constitue un avertissement diplomatique et économique pour Yaoundé. Il pourrait freiner les flux d’investissements étrangers et accroître les exigences de conformité imposées aux institutions financières camerounaises par leurs partenaires internationaux. Toutefois, le GAFI reconnaît« la dynamique de réforme en cours »et se montre ouvert à une réévaluation anticipée en cas de progrès rapides et documentés.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Le CNC défie René Sadi et ordonne à Canal + de retirer Vision 4 de son bouquet

Published

on

Spread the love

Dans une lettre que vient de signer ce 6 octobre 2026 Joseph Chebonckeng Kalabusu, le président du Conseil national de la Communication (CNC), il ordonne […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

le Pr Boyomo Assala dévoile le point juridique qui pourrait tout changer

Published

on

le Pr Boyomo Assala dévoile le point juridique qui pourrait tout changer
Spread the love

Le débat sur les rapports institutionnels entre le Conseil national de la communication (CNC) et le ministère de la Communication (MINCOM) pourrait se jouer sur une distinction juridique majeure : celle entre coordination institutionnelle et subordination hiérarchique.

Dans une analyse consacrée aux textes régissant les deux institutions, le Pr Boyomo Assala, ancien secrétaire permanent du CNC, met notamment en avant une disposition du décret n°2012/038 portant organisation et fonctionnement du Conseil national de la communication.

L’ancien responsable du CNC s’appuie sur l’article 4(5) du décret, qui précise que les attributions du Conseil sont exercées « sans préjudice des compétences reconnues à d’autres administrations par les lois et règlements en vigueur ».

Pour le Pr Boyomo Assala, cette disposition constitue un élément essentiel pour comprendre l’articulation des compétences dans le secteur de la communication sociale.

Elle signifie, selon son analyse, que le CNC ne saurait être considéré comme absorbant l’ensemble des compétences administratives exercées dans ce domaine par les autres institutions de l’État. Mais cette réserve ne suffirait pas, à elle seule, à établir une relation de subordination du CNC vis-à-vis du MINCOM.

Lire l’éclairage du Pr. Boyomo Assala :

« Le texte du CNC contient une clause qui est déterminante

L’article 4(5) du décret n°2012/038 dispose que les attributions du CNC sont exercées « sans préjudice des compétences reconnues à d’autres administrations par les lois et règlements en vigueur ».

Cette disposition est essentielle.

Elle signifie que le CNC ne peut pas être interprété comme absorbant toutes les compétences administratives relatives à la communication sociale.

Inversement, le fait que le MINCOM soit chargé du « suivi des activités du CNC » ne signifie pas que le ministre dispose d’un pouvoir hiérarchique sur le CNC.

C’est donc davantage une relation de coordination institutionnelle qu’une relation de subordination.

Mais le CNC possède une prérogative que le MINCOM ne peut pas simplement neutraliser

L’article 6 du décret de 2012 donne au CNC la possibilité de prononcer des sanctions contre les opérateurs publics et privés et les professionnels de la communication sociale : notamment suspension temporaire d’activité ou interdiction définitive d’activité.

Le CNC dispose donc d’un pouvoir décisionnel propre dans son champ de régulation.

Cela constitue un argument fort contre l’idée selon laquelle le MINCOM serait simplement l’autorité supérieure du CNC.

D’ailleurs, le CNC est officiellement présenté comme une instance autonome de régulation.
a) Primauté gouvernementale : MINCOM

Pour déterminer et conduire la politique gouvernementale de communication, le MINCOM a une position centrale.

b) Primauté réglementaire : à nuancer

Le MINCOM prépare et élabore la réglementation dans le domaine de la communication sociale, mais cela ne signifie pas qu’il dispose seul du pouvoir de déterminer les règles applicables : le pouvoir réglementaire demeure soumis aux textes supérieurs et aux compétences respectives des institutions.

c) Primauté régulatrice : CNC

Lorsqu’il s’agit de contrôler le respect des règles de la communication sociale, de l’éthique, de la déontologie, du pluralisme, de l’équilibre médiatique ou de prononcer les sanctions prévues par son texte, le CNC dispose d’une compétence propre.
La question devient encore plus intéressante si l’on raisonne en termes de hiérarchie des normes

Il faut distinguer deux hiérarchies qui se croisent.

Le décret du MINCOM et le décret du CNC sont tous deux des décrets présidentiels. Il serait donc juridiquement fragile de dire :

« Le décret portant organisation du MINCOM est supérieur au décret portant organisation du CNC parce que le MINCOM est une administration ministérielle. »

Ce raisonnement ne tient pas simplement à la hiérarchie des normes.

La question doit plutôt être :

Quel texte spécial attribue quelle compétence à quelle institution ?

Et ici, le décret CNC est particulièrement explicite : il institue un organe de régulation doté d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière, placé auprès du Premier ministre.
La véritable difficulté : l’article sur le « suivi des activités du CNC »
Le point qui pourrait donner l’impression d’une primauté du MINCOM est justement la disposition selon laquelle le ministre est chargé du « suivi des activités du Conseil National de la Communication ».

Mais « suivi » ne signifie pas « tutelle hiérarchique ».
C’est une distinction capitale.

Si le décret avait voulu instituer une tutelle hiérarchique du ministre sur le CNC, il aurait fallu pouvoir identifier des prérogatives correspondantes : pouvoir d’instruction, pouvoir d’annulation, pouvoir de réformation, pouvoir disciplinaire, approbation des décisions, etc.
La lecture la plus solide est celle d’une articulation institutionnelle asymétrique :

Le MINCOM est l’administration gouvernementale chargée de concevoir et de mettre en œuvre la politique gouvernementale de communication ; le CNC est l’organe spécialisé chargé de réguler la communication sociale dans les limites de ses compétences.

Monsieur l’ancien Secrétaire Permanent du CNC, Pr Boyomo Assala

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Trafic de stupéfiants : Cameroun et Nigéria renforcent leur coopération contre les réseaux transfrontaliers

Published

on

Spread the love

Les Douanes et Forces de Police du Cameroun et du Nigéria renforcent leur dispositif de lutte contre le trafic de stupéfiants. Réunis les 5 et […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici