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le peuple étouffe, le pouvoir s’accroche, il est temps de respirer – Déclaration

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le peuple étouffe, le pouvoir s’accroche, il est temps de respirer – Déclaration
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Message à la Nation Camerounaise – 30 octobre 2025

Mes chers compatriotes, écoutez-moi, écoutons-nous

Le 27 octobre 2025, le conseil Constitutionnel a communiqué les résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre dernier. Ces résultats sont conformes à ceux qui circulaient dans les Réseaux Sociaux 5 jours après le scrutin. Il est donc normal qu’une partie du peuple camerounais disent que ce n’est pas le peuple qui s’est exprimé. Ce n’est pas la démocratie qui a triomphé. Ce n’est pas la justice qui a été rendue. C’est l’habitude du règne, la mécanique du simulacre, la répétition du verrou.

Le Président Paul Biya, 92 ans, s’impose pour un huitième mandat. Huit ! Comme si le Cameroun était une monarchie sans couronne, un royaume sans relève, une République sans respiration. Ce n’est plus une élection, c’est une confiscation. Ce n’est plus une victoire, c’est une inertie.

Pour ma part, je pense que le Président Biya n’était pas candidat à cette élection et c’est là où tout devient dangereux – le glissement du pouvoir aux mains des non-élus qui peuvent donc aisément installer une dictature féroce dans le pays. Nous le voyons et nous le décrions depuis l’instauration de la gouvernance sur Haute ou Très Hautes Instructions. L’État de droit est violé au quotidien.

Et pendant ce temps, que fait le peuple ? Il s’essouffle. Il s’abstient. Il manifeste. Il crie. Il est réprimé. Il est ignoré. Le taux de participation, à peine 57 %, dit tout : le peuple ne croit plus à ce théâtre. Il ne croit plus à ce bulletin qui ne change rien. Il ne croit plus à cette urne qui ne respire plus.

Mais moi, je vous le dis : le peuple camerounais est vivant. Il est intelligent. Il est courageux. Il est jeune. Ce qu’il lui manque, ce n’est pas la force. Ce qu’il lui manque, c’est la reconnaissance. Ce qu’il lui manque, c’est la transmission. Ce peuple est présent dans les dix régions dans les cinquante-huit départements et dans les 360 arrondissements que compte notre pays. Ces hommes et ces femmes ont un même et unique visage, celui de la pauvreté et de la misère, celui des hommes et des femmes qui demandent un peu de justice. Voilà pourquoi depuis des années je le dis et je le répète, au Cameroun nous ne connaissons que deux tribus : Celle des Nantis et celle des Gueux. Méfions-nous de sombrer dans la stigmatisation de l’autre parce qu’il n’est pas de notre région, je vous invite à rester solidaires face à lutte contre la misère, pour la justice et l’égalité des citoyens. Ne mettons pas certains de nos compatriotes entre le marteau et l’enclume. Ce serait une erreur car toute injustice engendre l’injustice, une sorte de Shattered Peace.

Il est temps de refonder !

Je le dis haut et fort : il faut en finir avec le règne perpétuel. Il faut en finir avec le pouvoir sans relève. Il faut en finir avec la démocratie sans souffle et avec l’arrogance des vainqueurs parce qu’ils savent la paix est un processus quotidien, un produit de nombreuses décisions qu’ils se doivent de prendre aujourd’hui et maintenant.

Je propose — et je l’ai écrit, étudié, défendu — une réforme institutionnelle claire :

  • Mandat présidentiel réduit à 4 ans, renouvelable trois fois maximum. Pas de règne à vie. Pas de confiscation du destin national.
  • Cohabitation obligatoire en cas de majorité parlementaire opposée : pour apprendre à partager, à transmettre, à dialoguer.
  • Haut Conseil de la Transmission : pour que le pouvoir ne soit plus une forteresse, mais une école de la relève.

Le pouvoir doit respirer ou se retirer

Le Cameroun n’est pas une propriété privée. Le Cameroun n’est pas un héritage dynastique. Le Cameroun est une nation vivante, plurielle, blessée, mais debout.

Et je vous le dis : si le pouvoir ne respire pas, le peuple étouffe. Si le pouvoir ne transmet pas, le peuple explose. Si le pouvoir ne reconnaît pas les citoyens, le peuple se soulève.

Nous devons désenvoûter le pouvoir. Nous devons réhabiliter la parole fondatrice. Nous devons faire de la politique un acte de justice, un geste de mémoire, un souffle de transmission.

L’issu de toute crise est dans la négociation. Il est temps d’ouvrir les négociations avec la Nation, avec celles et ceux d’entre nous qui souhaitent encore une solution apaisée. L’armée déployée autour de la résidence du Monsieur Issa Tchiroma Bakary doit être retirée sans préalable car si l’État détient le monopole de la violence légitime, n’oublions pas que ce monopole n’a de sens que dans le cadre d’un contrat social fondé sur la reconnaissance mutuelle, le respect des droits fondamentaux et la préservation de la paix civile. Toute démonstration de force qui entrave la liberté d’un citoyen, fût-il opposant, affaiblit la légitimité qu’elle prétend incarner. Il est temps de substituer au réflexe sécuritaire une posture de dialogue, de responsabilité et de transmission démocratique.

Quant à toi jeunesse camerounais, je t’interpelle

Car le combat que nous menons aujourd’hui est pour toi.

Pour ton droit à respirer librement.

Pour ton droit à rêver sans permission.

Pour ton droit à hériter sans mendier.

Tu n’es pas la relève de demain : tu es la voix d’aujourd’hui.

Tu n’es pas un décor dans le théâtre du pouvoir : tu es le souffle qui peut le réinventer.

Tu n’es pas une génération à encadrer : tu es une génération à écouter, à reconnaître, à transmettre.

Femmes camerounaises, de la ville comme de la campagne, des savanes du Nord aux forêts du Sud, des rives du Wouri aux collines du Noun, je vous parle.

Notre histoire ne peut s’écrire sans vous. Elle ne peut se transmettre sans votre voix. Elle ne peut se réparer sans votre courage.

Vous êtes mères, épouses, sœurs, filles.

Mais vous êtes aussi éducatrices, guérisseuses, entrepreneures, militantes, bâtisseuses de paix.

Vous êtes dans les marchés, dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les champs, dans les foyers, dans les rues.

Vous êtes la mémoire vivante du pays. Vous êtes sa dignité silencieuse. Vous êtes sa force invisible.

Aujourd’hui, je vous appelle à prendre votre place.

Pas celle qu’on vous concède, mais celle que vous incarnez.

Pas celle qu’on vous promet, mais celle que vous avez déjà bâtie.

Prenez ce train. Celui de la relève. Celui de la transmission. Celui de la justice.

Montez à bord avec vos récits, vos douleurs, vos espérances.

Car sans vous, le Cameroun ne respirera pas.

Sans vous, la démocratie restera incomplète.

Sans vous, la parole fondatrice sera orpheline.

Engagez-vous.

Je termine avec vous, hommes et femmes en tenue, préserver les institutions, sauvegarder la paix c’est la construire. Vous ne devez pas être l’instrument d’un pouvoir qui s’enferme, mais le garant d’une nation qui respire.

Vous êtes appelée à protéger le peuple, non à l’intimider. À servir la République, non à surveiller ses opposants.

Dans cette heure de tension, vous devez retrouver votre vocation première : être au service de la paix, de la transmission et de la justice.

Car une armée qui se confond avec le pouvoir perd sa légitimité.

Mais une armée qui protège la parole du peuple devient le pilier d’une démocratie réparée.

Je tends la main à toutes et à tous – SAUVONS LE CAMEROUN, SAUVONS NOTRE PEUPLE.

Je suis Vincent-Sosthène FOUDA, candidat déclaré à la présidentielle du 12 octobre 2025 – président du Mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie.

NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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Ivan Nana démarre fort avec Al Hilal SC : une première victoire pour marquer les esprits !

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À peine arrivé à Al Hilal SC, Ivan Nana n’a pas tardé à se mettre en évidence. Quelques jours seulement après avoir officialisé son engagement […]

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Blériot Nyemeck raconte comment Parfait Ayissi a perdu son poste de DG

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Blériot Nyemeck raconte comment Parfait Ayissi a perdu son poste de DG
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Blériot Nyemeck est revenu sur les circonstances qui ont conduit au départ de Parfait Ayissi de la direction générale d’Info TV.

Invité de l’émission Obama Times ce dimanche 1ᵉʳ novembre 2026, diffusée sur A1 TV et présentée par Ernest Obama, il a notamment évoqué les sollicitations répétées du promoteur de la chaîne, Dieudonné Mveng, pour qu’il prenne la tête de la télévision, ainsi que l’incident survenu lors de la couverture de la Coupe André Onana à Oveng.

Selon son témoignage, Dieudonné Mveng lui aurait proposé de devenir directeur général d’Info TV environ six mois après son arrivée au sein de la chaîne. Une proposition qu’il affirme avoir refusée à plusieurs reprises, alors que Parfait Ayissi occupait déjà cette fonction.

« On est resté dans cette discussion pendant 18 mois », a déclaré Blériot Nyemeck, expliquant avoir finalement accepté après une longue période de réticence, en raison de difficultés de fonctionnement qu’il dit avoir observées au sein de la chaîne.

Cameroun Actuel vous propose cet extrait de l’interview de Blériot Nyemeck sur A1 TV :

Blériot Nyemeck : Six mois après mon arrivée à Info TV, M. Dieudonné Mveng me propose de devenir directeur général d’Info TV. Alors que Parfait Ayissi est directeur général, je lui dis non, ce n’est pas possible. Il me dit non, je lui dis ce n’est pas possible.

On est resté dans cette discussion pendant 18 mois. C’est au 18ᵉ mois, pour une raison que je vais évoquer ici, que j’ai fini par accepter.

Ernest Obama : Pourquoi vous avez accepté ?

Alors, Dieudonné Mveng décide chaque fois qu’il y a un problème, chaque fois qu’il y a un malentendu, avec Parfait Ayissi, il m’en parle et je lui dis : « Il faut en parler à Parfait. » Il me dit non, il s’en plaint, il se plaint de beaucoup de petites choses, mais notamment du fait que Parfait, dès que les émissions sont finies, il rentre directement, il quitte l’Info TV.

Ernest Obama : Mais est-ce qu’il travaille là-bas ?

Blériot Nyemeck : Non, il était directeur général.

Ernest Obama : Mais le directeur ne doit pas rester au bureau tout le temps ?

Blériot Nyemeck : Non, non, le directeur suit la télé. Je ne parle pas du CEO, à moins que… Moi, c’est mon directeur qui gère au quotidien.

Donc, Dieudonné Mveng a besoin d’un directeur général présent, opérationnel. Alors, Parfait fait cela et Dieudonné pense qu’il doit s’en séparer. Je lui dis non.

Un jour, même Parfait et moi, nous discutons, on est allé lui dire que Nyemeck est en train… Je lui dis non, il n’en est rien. Dieudonné m’a proposé, je n’ai pas accepté.

Il se produit un événement un jour, lors de la coupe André Onana, à Oveng. Aristide Manda, je cite les contemporains, vient voir Parfait Ayissi. Il lui dit : Je veux que Info TV vienne couvrir l’événement.

Ils s’entendent et puis Aristide Manda verse ce qu’il faut pour la couverture. Il lui dit : « Mais je veux aussi que Blériot et toi soyez là, à mon nom. » Il donne à Parfait son carburant et il dit à Parfait : « Bon, tu remets ceci à Blériot. »

Parfait Ayissi me remet mon carburant, on va à Oveng. Quand l’équipe d’Info TV va à Oveng et à la fin de la cérémonie, l’équipe d’Info TV a des problèmes pour rentrer parce qu’on ne leur a pas donné leur argent de transport.

Ernest Obama : Qui n’a pas donné ?

Blériot Nyemeck : Parfait Ayissi ne leur a pas donné l’argent de transport. Et l’un des beaux-frères de Parfait est de la délégation, son beau-frère, le cousin à sa femme. Donc, les gars,

Ernest Obama : Est-ce qu’il avait vraiment reçu les frais de transport ?

Blériot Nyemeck : Il les avait reçus. Peut-être qu’il n’a jamais su.

Ernest Obama : Peut-être qu’il a oublié…

Blériot Nyemeck : J’ai dit à Dieudonné, tu aurais dû lui dire pourquoi tu l’as enlevé DG. Donc, alors, les gars, finalement, Aristide leur donne 10 000. Ils rentrent.

Quand ils arrivent, Dieudonné Mveng il décide que l’élément ne va pas passer. Aristide, qui a des accords avec André Onana, se rend compte. Il essaie d’appeler Dieudonné Mveng, Dieudonné Mveng ne le prend pas au téléphone.

Il est dépité. Il me joint. Il me dit Mais voici ce qui s’est passé. Tu sais, maintenant, le PDG m’insulte. Il dit que j’ai méprisé ses collaborateurs…

Je demande au PDG d’écouter Aristide ? Aristide Manda lui explique ce qui s’est passé et Dieudonné Mveng m’appelle et il me dit : je vais licencier Parfait Ayissi et je vais le relever de ses fonctions ce soir.

J’essaie encore de faire la médiation. Rien. […] Et Dieudonné, me dit : « Tu deviens DG. » Jamais de la vie, je ne peux pas remplacer Parfait Ayissi.

Et je lui suggère quelqu’un qui devrait le remplacer, puisqu’il est déjà décidé. Je lui suggère une femme qui avait été DGA. Il me dit non. Et lui-même propose une certaine Ilouga Hermine qu’il nomme.

Alors Parfait me reproche le fait que je ne l’ai pas prévenu des échanges que j’avais eus avec Dieudonné Mveng, sachant qu’on allait le relever de ses fonctions.

Mais je lui dis non, je ne pouvais pas revenir te dire que même si je te l’avais dit, qu’est-ce que cela aurait changé ? Parfait est donc relevé de ses fonctions de DG.

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L’Espérance de Tunis passe à l’offensive pour David Roy Nyengue

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L’Espérance de Tunis accélère sur le dossier David Roy Nyengue. Selon les informations d’Africafoot, le club de la capitale tunisienne a transmis une offre officielle […]

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