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Recettes douanières : 265,3 milliards FCFA collectés au premier trimestre 2025, en hausse de 29 %

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Recettes douanières : 265,3 milliards FCFA collectés au premier trimestre 2025, en hausse de 29 %
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(Investir au Cameroun) – Les recettes douanières du Cameroun ont atteint 265,3 milliards de FCFA au premier trimestre 2025, contre 205,7 milliards à la même période en 2024, soit une progression de 29 %, selon la dernière note de conjoncture économique publiée par le ministère des Finances (Minfi).

Si le document ne détaille pas les causes précises de cette hausse, il indique une amélioration généralisée des principales composantes des droits de douane : les droits à l’importation ont augmenté de 16,7 milliards, la TVA à l’importation de 26,3 milliards, les droits d’accise de 3,9 milliards, et les droits de sortie de 10,8 milliards.

Sur la même période, les recettes non pétrolières ont progressé de 1,1 %, passant de 1 031,7 milliards à 1 042,6 milliards de FCFA, une évolution portée principalement par la bonne performance des douanes, qui ont enregistré 59,6 milliards de plus qu’au premier trimestre 2024.

Les pôles portuaires, piliers de la collecte

Pour octobre 2025, la Direction générale des douanes (DGD) prévoit une collecte mensuelle de 104,4 milliards de FCFA, contre 102 milliards en septembre. Plus de 90 % de ces recettes devraient provenir des deux principaux pôles douaniers : le Littoral I, qui couvre le port autonome de Douala et devrait générer 60,6 milliards de FCFA, et le Sud II, qui inclut le port en eau profonde de Kribi, attendu à 33,6 milliards de FCFA.

Ces deux zones confirment ainsi leur rôle stratégique dans la mobilisation des ressources fiscales du pays.

Pour l’ensemble de l’exercice 2025, la DGD table sur 1 114 milliards de FCFA de recettes douanières, soit 88,1 milliards de plus que les 1 055,9 milliards collectés en 2024. Cette dynamique traduit la volonté du gouvernement de renforcer la mobilisation des recettes non pétrolières, notamment à travers la modernisation des procédures douanières et la sécurisation des principaux corridors commerciaux du Cameroun.

Amina Malloum

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Me Ntimbane Bomo : « Cabral Libii est un instrument de promotion d’une succession de gré à gré »

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Me Christian Ntimbane Bomo accuse régulièrement les acteurs politiques dont les positions s’écartent d’une transition par l’alternance radicale ou qu’il juge ambiguës face au pouvoir […]

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Ignatius Ganago lance sa saison, Nantes s’impose à Boulogne

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Ignatius Ganago a retrouvé le chemin des filets au meilleur moment. L’attaquant camerounais a inscrit l’un des deux buts du FC Nantes, vainqueur (2-1) sur […]

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Magil engage un deuxième recours contre l’État du Cameroun à Paris dans son litige avec Razel

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Magil engage un deuxième recours contre l’État du Cameroun à Paris dans son litige avec Razel
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(Investir au Cameroun) – Le contentieux entre Magil Construction Corporation et Razel s’étend désormais directement à l’État du Cameroun. Magil a introduit le 9 février 2026 devant la Cour d’appel de Paris un second recours en annulation contre la sentence arbitrale qui l’a condamnée à verser environ 35 millions de dollars canadiens à Razel-BEC et Razel Cameroun. Contrairement au premier recours, dirigé contre les deux sociétés Razel, cette procédure vise la République du Cameroun.

Le différend porte sur des contrats liés à trois chantiers au Cameroun : la réhabilitation et l’extension du stade de la Réunification de Bépanda à Douala, la pénétrante Est de Douala avec le second pont sur la Dibamba, et le complexe sportif d’Olembé à Yaoundé.

Enregistrée sous le numéro RG 26/02492, cette procédure s’ajoute au recours formé par Magil le 9 septembre 2025 contre Razel-BEC et Razel Cameroun, sous le numéro RG 25/15626. Les deux actions concernent la même sentence, rendue le 18 août 2025 sous l’égide de la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI).

Dans une ordonnance du 18 juin 2026, la Cour d’appel de Paris a refusé de joindre les deux procédures. Magil demandait leur regroupement en soutenant qu’elles concernaient la même sentence, reposaient sur les mêmes faits et rapports contractuels et mobilisaient les mêmes moyens d’annulation.

Au cœur du contentieux figure la place de l’État camerounais dans les contrats à l’origine du différend. Selon l’ordonnance, Magil soutient qu’elle n’est pas partie aux clauses compromissoires sur lesquelles le tribunal arbitral a statué et que le Cameroun serait, lui, lié par ces clauses, soit comme signataire, soit par extension.

Le Cameroun revendique sa qualité de tiers

La particularité du second recours tient au fait que la République du Cameroun n’était pas partie à l’arbitrage ayant abouti à la sentence du 18 août 2025. Cette procédure opposait Magil aux seules sociétés Razel.

Devant la justice française, le Cameroun ne s’est pas opposé à la demande de jonction. Dans un courrier du 28 mai 2026, l’État a indiqué partager, « à ce stade », la position de Magil et s’associer à sa demande.

Il a toutefois annoncé qu’il entendait faire reconnaître sa qualité de tiers aux procédures d’annulation et demander la fixation d’une audience d’incident. L’ordonnance indique également que Magil avait pris acte de l’intention du Cameroun de soulever un incident d’irrecevabilité du recours formé à son égard.

Cette question a contribué au maintien des deux affaires séparées. La magistrate chargée de la mise en état relève que le second recours soulève des questions juridiques propres, notamment l’incident annoncé par le Cameroun sur sa qualité de tiers. Elle constate également que les sociétés Razel ne sont pas parties au second recours et qu’elles ne consentent pas à la jonction. La demande de Magil a donc été rejetée.

L’exécution de la sentence suspendue au Québec

Le contentieux se déroule parallèlement au Canada. Razel-BEC et Razel Cameroun ont saisi la Cour supérieure du Québec le 16 septembre 2025 pour obtenir la reconnaissance et l’exécution de la sentence arbitrale, qui condamne Magil à leur verser environ 35 millions de dollars canadiens.

Le 7 avril 2026, la juridiction québécoise a suspendu cette procédure à la demande de Magil jusqu’au jugement final de la Cour d’appel de Paris, ou d’une juridiction supérieure compétente, sur la demande d’annulation. Elle a en contrepartie ordonné à Magil de constituer un cautionnement de 3,5 millions de dollars canadiens et de le maintenir pendant la durée du sursis.

L’ordonnance parisienne du 18 juin ne statue ni sur la validité de la sentence ni sur les arguments de fond de Magil. Elle tranche uniquement la demande de jonction. La sentence du 18 août 2025 fait donc toujours l’objet de deux procédures distinctes à Paris : l’une entre Magil et les sociétés Razel, l’autre dirigée contre la République du Cameroun, qui revendique sa qualité de tiers.

Amina Malloum

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