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plusieurs partis d’opposition félicitent Paul Biya malgré les contestations
Trois partis politiques ayant participé à l’élection présidentielle camerounaise du 7 octobre ont officiellement félicité Paul Biya, suite à sa proclamation officielle comme vainqueur.
Le PAL félicite Biya malgré son opposition passée
Suite à la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel camerounais lundi, le Parti de l’Alliance Libérale (PAL) a publié un communiqué félicitant le président sortant pour avoir obtenu plus de 53 % des voix. La lettre a été signée par S.A.R. Célestine Bedzigui, présidente du PAL, qui a assisté à la cérémonie de proclamation au Palais des Congrès de Yaoundé.
Initialement, le PAL avait soutenu Ateki Seta Caxton, qui s’est ensuite allié à Bello Bouba Maigari. M. Ateki avait auparavant félicité Issa Tchiroma Bakary, un autre candidat qui revendiquait la victoire. Pourtant, la présidente du PAL n’a pas hésité à qualifier Ateki d’opportuniste, malgré sa propre position d’opposition passée.
Le FDC reconnaît rapidement la victoire de Biya
Le Front pour la Démocratie au Cameroun (FDC) a également agi rapidement. Le président du parti, Denis Atangana Emilien, a félicité Paul Biya quelques heures seulement après la fermeture des bureaux de vote, le déclarant officiellement vainqueur.
La déclaration d’Atangana a provoqué des tensions au sein du FDC, notamment avec le candidat du parti, Hiram Samuel Iyodi. Hiram a publiquement rejeté la victoire de Biya et a démissionné du FDC. Selon les résultats officiels du Conseil constitutionnel, Hiram a obtenu 0,40 % des voix.
Le PCRN adresse des félicitations prudentes
Après le PAL et le FDC, le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) a adressé ses félicitations au président. Signée par Cabral Libii, la lettre ne mentionnait pas explicitement le nom de Paul Biya, mais encourageait les partisans à se préparer pour les élections municipales et législatives de 2026.
L’opposition reste divisée
L’opposition continue de montrer des divisions. Plusieurs candidats, tels qu’Ateki Seta Caxton et Akere Muna, ont exprimé leurs félicitations à Issa Tchiroma Bakary. Joshua Osih du SDF a condamné le processus, dénonçant ce qu’il a qualifié de « fraude » et affirmant la nécessité de réformes sérieuses.
Tomaino Ndam Njoya de l’UDC a déclaré que les résultats ne reflétaient pas la volonté du peuple. Jacques Bouhga Hagbe du MCMC a quant à lui déclaré que les Camerounais devaient accepter les résultats.
D’autres n’ont pas encore commenté, même après la proclamation officielle du Conseil constitutionnel. Biya remporte l’élection avec 53 %, la prestation de serment est prévue pour le 6 novembre.
Les résultats officiels montrent que Paul Biya a obtenu plus de 2 millions de voix, soit 53 % du total. Sa prestation de serment est prévue pour le 6 novembre, marquant le début d’un nouveau mandat de sept ans.
Des manifestations éclatent après la proclamation des résultats
La proclamation des résultats a déclenché des manifestations à travers le pays, les opposants contestant la légitimité du scrutin. Issa Tchiroma Bakary a promis de contester les résultats, affirmant qu’il ne laissera pas sa prétendue « victoire » lui être volée.
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« Et s’il appartenait au RDPC, aurait-on le même discours ? »

La controverse autour de l’affaire impliquant le député Pierre Kwemo et un fonctionnaire relance le débat sur l’immunité parlementaire, l’égalité devant la loi et le traitement des accusations d’abus de pouvoir au Cameroun.
Dans une tribune, Alex Nguepi critique ce qu’il considère comme une indignation sélective de certains acteurs du débat public, tout en affirmant que les faits reprochés doivent être établis conformément à la loi.
L’auteur réagit aux appels à la levée de l’immunité parlementaire de Pierre Kwemo, visé par des accusations d’agression contre un fonctionnaire. Il estime que les demandes de sanctions doivent s’inscrire dans une exigence constante de justice, indépendamment de l’appartenance politique des personnes concernées.
« La loi ne peut pas être un fouet pour l’opposition et un parapluie pour les puissants », écrit-il, résumant ainsi le principal argument de sa tribune.
Lire la tribune d’Alex Nguepi :
AFFAIRE KWEMO : QUAND LES DONNEURS DE LEÇONS ONT LA MÉMOIRE COURTE !
J’ai suivi avec un étonnement difficile à dissimuler certains individus réclamer la levée de l’immunité parlementaire du président Kwemo, au motif qu’il aurait agressé un fonctionnaire.
Mais dites-moi, depuis quand certains Camerounais sont-ils devenus les gardiens exclusifs de la morale et de l’État de droit ? Et surtout, depuis quand la défense des institutions est-elle devenue une affaire d’indignation à géométrie variable ?
Avez-vous réellement oublié les autres affaires, ou faites-vous simplement semblant de ne pas vous en souvenir ?
Devrais-je vous rappeler le cas de l’honorable Nourane Foster, députée du PCRN, qui avait été agressée par des hommes en tenue ? Quelles suites ont été données à cette affaire ?
Devrais-je vous rappeler les citoyens ordinaires, humiliés, brutalisés et malmenés au quotidien par certains fonctionnaires qui abusent de leur autorité, sans que l’on assiste à la même mobilisation pour réclamer des sanctions ?
Devrais-je vous rappeler ces élus qui subissent les abus de certains hommes en tenue se comportant comme si leur uniforme leur conférait un pouvoir absolu ?
Pourquoi votre indignation se réveille-t-elle avec autant de vigueur aujourd’hui, mais semble-t-elle dormir profondément lorsqu’il s’agit d’autres victimes ?
Vous brandissez les textes qui protègent les fonctionnaires. Très bien ! Mais avez-vous également le courage de rappeler que ces fonctionnaires sont soumis à la loi et que leur statut ne leur donne aucun droit de maltraiter les citoyens ?
L’État de droit ne peut pas être un principe que l’on invoque contre ses adversaires et que l’on oublie lorsqu’il faut demander des comptes à ceux qui détiennent le pouvoir.
Soyons sérieux !
Je ne cautionne pas ce qui s’est passé dans l’affaire Kwemo. Si des faits répréhensibles ont été commis, ils doivent être établis et traités conformément à la loi. Mais je refuse que certains transforment cette affaire en tribunal politique, où la sévérité des jugements dépend de la couleur politique de la personne mise en cause.
Et si l’honorable Kwemo appartenait au RDPC, aurions-nous assisté au même spectacle ?
Voilà la question que les donneurs de leçons devraient avoir le courage de se poser !
Ce qui me dérange, ce n’est pas que l’on exige le respect de la loi. C’est que certains semblent découvrir l’existence de cette loi uniquement lorsqu’un responsable de l’opposition se retrouve au centre d’une controverse.
Quand un opposant est mis en cause, certains réclament immédiatement des sanctions exemplaires. Mais lorsque des citoyens dénoncent des abus commis par des agents de l’État, où sont ces mêmes voix ? Où sont ces défenseurs autoproclamés de la République ?
La loi ne peut pas être un fouet pour l’opposition et un parapluie pour les puissants !
Il est temps que nous sortions de cette hypocrisie politique qui consiste à défendre les principes uniquement lorsqu’ils servent nos intérêts.
Le Cameroun n’a pas besoin de défenseurs sélectifs de la justice. Il a besoin de citoyens capables de condamner les abus, quel que soit leur auteur, et de défendre les droits de chacun, quelle que soit son appartenance politique.
Quant à ceux qui veulent aujourd’hui faire de l’affaire Kwemo un exemple, qu’ils commencent par appliquer leurs propres exigences à toutes les situations comparables.
La justice n’est pas une affaire de camp. L’État de droit n’est pas une arme contre l’opposition. Et l’immunité parlementaire ne doit être ni un bouclier contre la justice ni un prétexte pour régler des comptes politiques.
Au Cameroun, nous devons apprendre à défendre les principes plutôt que les personnes, et à condamner les abus plutôt qu’à choisir les coupables en fonction de nos affinités politiques.
CAR LE VÉRITABLE PROBLÈME DE NOTRE PAYS N’EST PAS SEULEMENT L’INJUSTICE : C’EST AUSSI LE SILENCE COMPLICE DE CEUX QUI NE LA DÉNONCENT QUE LORSQU’ELLE FRAPPE LEURS ADVERSAIRES !
Alex Nguepi
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