Actualités locales
la réélection de Paul Biya doit être un nouveau départ, pas un triomphe

Le ministre délégué à la Justice, président du PADDEC et allié de Paul Biya à la présidentielle 2025 tire les grandes leçons de la dernière élection au Cameroun.
Pour Jean De Dieu Momo, cette élection présidentielle nous rappelle que le Cameroun change, et que le peuple aspire à plus de justice, d’efficacité et de transparence. La majorité présidentielle doit entendre ce message et s’y adapter, tandis que l’opposition doit apprendre à conjuguer ambition et sens de l’État.
Il affirme que « les sept prochaines années seront décisives : elles doivent être celles d’un renouveau du contrat social, d’une gouvernance plus proche des citoyens, et d’une consolidation de la paix, fondement de tout développement durable ».
« Les trois leçons de l’élection présidentielle de 2025 au Cameroun
L’élection présidentielle de 2025 marque un tournant décisif dans la vie politique du Cameroun. Si le président Paul Biya a été réélu avec 53,66 % des voix contre 71 % en 2018, le scrutin révèle de profondes mutations dans le paysage électoral national. Trois grandes leçons peuvent être tirées de ce scrutin.
1. Une victoire plus difficile, un électorat en érosion
Comme on pouvait le prévoir, cette élection s’est avérée beaucoup plus disputée que celle de 2018. La majorité présidentielle a perdu près de 18 % de son électorat. Certes, le président Biya a remporté l’élection, mais cette baisse significative doit nous interpeller. Elle traduit un essoufflement de la confiance populaire et appelle à une profonde introspection.
Cette victoire doit être perçue non comme un aboutissement, mais comme un point de départ d’une nouvelle ère politique. Il nous appartient désormais de reconquérir les électeurs déçus, d’améliorer la gouvernance, de renforcer la transparence et de répondre aux attentes sociales et économiques de nos concitoyens. C’est à ce prix que nous pourrons consolider la légitimité de l’État et préserver la stabilité du pays.
2. L’unité de l’opposition : un signal fort
L’une des grandes surprises de cette élection a été l’union tardive de l’opposition autour d’un candidat, M. Issa Tchiroma Bakary. En seulement six jours de campagne unifiée, il a obtenu un résultat impressionnant de 35,19 %. Ce score, obtenu malgré le manque de temps et de moyens, démontre qu’une partie importante de la population souhaite un changement dans la manière de gouverner.
Si cette coalition de l’opposition avait été scellée un mois plus tôt, la majorité présidentielle aurait sans doute affronté une épreuve électorale plus périlleuse. Cela prouve que l’opposition camerounaise, souvent fragmentée, possède un réservoir électoral réel qu’elle pourrait transformer en force politique majeure si elle apprend à s’unir durablement.
Cependant, il faut aussi rappeler qu’Issa Tchiroma, ancien membre du gouvernement, a profité d’une visibilité et d’un accès privilégié aux dossiers stratégiques, notamment dans le secteur minier. En promettant une alternance rapide et un « mandat de transition de trois ans », il a séduit une partie de l’électorat avide de nouveauté. Mais il est légitime de se demander si ce discours relevait d’une réelle vision de changement ou d’un opportunisme politique.
3. L’après-élection : entre légalité et responsabilité
La troisième leçon est plus préoccupante. Avant même la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel, M. Tchiroma a rejeté les résultats provisoires du Conseil Électoral et appelé ses partisans à manifester dans la rue. Ces manifestations ont malheureusement dégénéré : des édifices publics ont été incendiés, des véhicules détruits et des forces de l’ordre attaquées. Ces actes de violence sont contraires à l’esprit démocratique et mettent en péril la paix civile.
Le droit camerounais, tout comme le droit international, prévoit des mécanismes de recours légaux pour contester une élection. En refusant de saisir le Conseil constitutionnel, le candidat Issa Tchiroma s’est privé de la voie légale et rend désormais irrecevable toute tentative de saisine des juridictions internationales. Deux principes fondamentaux s’y opposent :
Le principe de subsidiarité ou de complémentarité, selon lequel la compétence première pour juger les faits revient à l’État concerné ;
La règle de l’épuisement des voies de recours internes, qui est une règle coutumière de droit international procédural, impose d’avoir d’abord contesté la décision au niveau national avant toute démarche internationale.
Son appel à la rue constitue donc une dérive grave. Le Cameroun ne peut tolérer que la démocratie soit instrumentalisée pour semer le désordre. La responsabilité d’un homme politique est de canaliser la colère populaire dans les voies légales et non de l’alimenter.
La question que nous devons nous poser à la suite des appels à manifester depuis les élections présidentielles de 1992, 2018 et 2025 , au regard des risques durables de destruction de notre pays, ne révèlent ils pas un véritable danger pour un jeune État comme le Cameroun. Ne pouvons-nous pas trouver un autre mode de renouvellement de l’élite politique que les élections ? Le Togo vient d’emprunter la voix du suffrage universel indirect. La Chine utilise un système séduisant qui préserve la paix et dont l’Afrique doit pouvoir s’en inspirer.
En définitive, cette élection présidentielle nous rappelle que le Cameroun change, et que le peuple aspire à plus de justice, d’efficacité et de transparence. La majorité présidentielle doit entendre ce message et s’y adapter, tandis que l’opposition doit apprendre à conjuguer ambition et sens de l’État.
Les sept prochaines années seront décisives : elles doivent être celles d’un renouveau du contrat social, d’une gouvernance plus proche des citoyens, et d’une consolidation de la paix, fondement de tout développement durable. L’exploitation prochaine de nos gisements de minerais promet des recrutements massifs de notre jeunesse pour résorber le chômage. Mais le plus important sera de neutraliser les goulots d’étranglement dans certaines administrations où certains privilégient l’intérêt personnel et égoïste aux intérêts de l’ensemble. Ce septennat doit véritablement être celui de la Grandeur pour tous et de l’espérance pour chacun.
Yaoundé le 27 octobre 2025.
Dr Momo Jean de Dieu
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le Pr Christian Foulefack acquitté après deux ans de détention

Au Cameroun, le Professeur Christian Foulefack a été acquitté dans l’affaire de meurtre de son épouse, Blanche Dontsa en avril 2023. Le président du Parti du Triangle National (PTN) recouvre ainsi sa liberté.
Bonne nouvelle pour Christian Foulefack ! L’universitaire a été acquitté ce mardi 9 juin par le tribunal de grande instance de la Menoua dans l’affaire de meurtre de son épouse Blanche Dontsa. Selon Radio Balafon, le professeur a été acquitté au bénéfice du doute.
Concrètement, il n’existe pas de preuves tangibles pour établir la responsabilité de Christian Foulefack dans le meurtre de son épouse. Selon l’avocate de l’universitaire, Me Sandrine Sokeng, la décision du tribunal faisait suite à un examen approfondi des preuves et des témoignages présentés au cours de la procédure. Elle a souligné que le tribunal avait conclu que les accusations portées contre son client n’étaient pas fondées.
Incarcéré depuis mai 2024 à la prison principale de Dschang, il était accusé par sa belle-famille d’avoir donné la mort à son épouse le 13 avril de la même année. Après plusieurs audiences et renvois, le tribunal a finalement rendu sa décision ce jour.
Le professeur Christian Foulefack est ancien maître de conférences à l’Université de Dschang et ancien responsable régional du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) dans le département de Menoua. Il était également président du Parti du Triangle National (PTN).
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Redressement de Socadel en cours

Une nouvelle étape dans la restructuration du secteur de l’électricité au Cameroun s’ouvre. Antoine Ntsimi, fraîchement nommé Président du Conseil d’Administration (PCA) de la Société Camerounaise d’Électricité (Socadel) par décret présidentiel en mai 2026, est au cœur de la stratégie de redressement d’un secteur électrique en profonde crise.
Cet ancien ministre des Finances et ex-président de la Commission de la Cemac met son expérience politique et sous-régionale au service de la nouvelle entité à capitaux publics pour restaurer la confiance des usagers et des bailleurs de fonds. Ainsi, aux côtés du Directeur Général Oumarou Hamandjoda et du DG adjoint Basile Ekobena, Antoine Ntsimi doit composer avec un lourd passif tout en amorçant une rupture managériale immédiate.
L’équipe dirigeante s’est vu assigner un cap strict par l’État à travers une feuille de route d’urgence : Gestion de l’urgence sous 100 jours. Un plan de choc initial a été fixé par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, pour stabiliser l’approvisionnement, réduire immédiatement la fréquence des délestages et restructurer le réseau dans le Grand Nord et à Bertoua.
L’apurement progressif des dettes
Sous la présidence d’Antoine Ntsimi, le Conseil d’Administration a validé un budget équilibré de 630 milliards de FCFA pour l’exercice 2026. Sur cette enveloppe, 375 milliards de FCFA sont sanctuarisés pour l’achat d’énergie et de combustible auprès des producteurs indépendants. Un montant de 74,6 milliards de FCFA est alloué au renouvellement des lignes de transport et de distribution vétustes pour endiguer les pertes techniques.
On le sait, la Socadel hérite d’un gap structurel mensuel de 13 milliards de FCFA, lié à un taux de recouvrement des factures qui plafonne à seulement 77,5 %. Antoine Ntsimi doit restructurer ces flux pour assurer l’apurement progressif des dettes envers les fournisseurs. Le soutien massif et financier de l’État.
Déblocage des subventions publiques
Pour garantir le succès de cette transition et éviter l’asphyxie financière, l’État actionnaire déploie un dispositif d’accompagnement rigoureux. L’État a injecté un capital social initial de 43,9 milliards de FCFA pour asseoir la solvabilité juridique de la structure.
Le gouvernement parraine la levée de fonds d’urgence de 150 milliards de FCFA auprès du consortium bancaire local afin d’injecter des liquidités immédiates dans la trésorerie de l’entreprise. Un mécanisme d’évaluation rigoureux lie désormais la direction de la Socadel à l’État, conditionnant le déblocage des subventions publiques à l’atteinte d’objectifs précis de continuité du service électricité.
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Naomie Eto visite Samuel Eto’o à la Fecafoot

Le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o Fils a reçu ce mardi 9 juin, Naomie Eto, internationale camerounaise évoluant à l’US Sassuelo en Italie.
De retour au Cameroun après sa première saison en Europe, Naomie Eto a été reçue ce mardi 9 juin par le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o Fils. La joueuse internationale est venue échanger avec le patron du sport roi camerounais, à qui elle a offert son maillot avec le dossard 90.
Ballon d’Or féminin 2025 au Cameroun, Naomie Eto, est une étoile du football féminin camerounais. Elle a quitté le Cameroun pour signer au PSG avant d’être prêtée en Italie. Capitaine de la sélection U20 du Cameroun, Naomi Eto a participé à la Coupe du Monde Féminine U20 en 2024, disputée en Colombie. Elle a déjà honoré ses premières sélections chez Lionnes Indomptables A.
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