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« aucune ville du sud n’a vu ses mototaximans interdits de circulation »

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« aucune ville du sud n’a vu ses mototaximans interdits de circulation »
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Selon l’ancien consultant de Info Tv, il y a une forme de stigmatisation des zones de la part du régime de Yaoundé. «Ce n’est pas bien. Vous n’envoyez pas de beaux messages», dénonce-t-il dans l’émission Canal Presse.

Dans l’émission Canal Presse de ce dimanche 26 octobre 2025 sur Canal 2 International, Bleriot Nyemeck surfe sur la logique de manipulation et de stigmatisation du régime de Yaoundé envers une franche des camerounais. «Il y a une sorte de stigmatisation des zones de la part du régime. Vous venez de citer des grands bassins électoraux. Alors, c’est dans ces grands bassins électoraux qu’on a militarisé toutes les villes», clame-t-il.

«Là où on est supposé avoir certainement gagné. Et, comme par enchantement, on est obligé de militariser systématiquement ces gens. En stigmatisant les populations de cette façon-là, on peut se dire que c’est une recherche au faciès. Il faut éviter que ça prenne cette allure-là. Il faut éviter que les Camerounais aient l’impression qu’il y a des groupes particuliers, soit des groupes professionnels, soit des groupes communautaires qui sont visés», ajoute l’ancien consultant de Info Tv.

«Moi, j’aurais aimé une mesure qui s’étende de manière impersonnelle, dans tout le pays. Je n’ai pas entendu qu’une seule ville du Sud a vu ses mototaximans interdits de circulation. Ce n’est pas bien pour vous de ce côté-là. Ce n’est pas bien. Vous n’envoyez pas de beaux messages», a-t-il poursuivi dans l’émission dans Canal Presse sur Canal 2 International.

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qui est Maëllys Ngo Mboui, la reine de la diaspora France, sacrée à Yaoundé ?

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qui est Maëllys Ngo Mboui, la reine de la diaspora France, sacrée à Yaoundé ?
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Maëllys Ngo Mboui a été sacrée Miss Cameroun 2026 ce samedi 19 septembre 2026, à l’issue de la 19ᵉ édition du concours national de beauté. Face à onze autres finalistes, la jeune femme a convaincu le jury au terme des différentes épreuves de la soirée.

Son élection marque la fin du règne d’Audrey Black Moutongo, qu’elle remplace officiellement à la tête du Comité d’organisation Miss Cameroun (COMICA).

Sacrée Miss Cameroun 2026 samedi 19 septembre au Palais des Congrès de Yaoundé, la représentante de la diaspora France arrive avec un profil où beauté, études scientifiques et engagement auprès des jeunes filles se croisent de façon inhabituelle.

Étudiante dans un double cursus associant économie-gestion et mathématiques-informatique, la nouvelle Miss a déjà placé les sciences au centre de son parcours public. Elle porte notamment Cameroonian Girls in STEAM, une initiative tournée vers l’accès des jeunes Camerounaises aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie, aux arts et aux mathématiques.

Le projet avait pris une forme concrète plusieurs mois avant l’élection nationale. En février, des masterclass consacrées à l’intelligence artificielle, au leadership et à l’entrepreneuriat avaient été organisées à Yaoundé, avant un mini-hackathon à Bamenda où des étudiantes ont travaillé sur des prototypes numériques liés à des besoins de leur communauté.

Ce positionnement trouve un écho particulier dans l’édition 2026 du concours. Le Comité d’organisation Miss Cameroun avait choisi la lutte contre la cybercriminalité comme thème central, avec l’idée de pousser les candidates à parler aussi de responsabilité numérique, de protection en ligne et de l’exposition des jeunes femmes aux dérives des réseaux sociaux.

Avant Yaoundé, Maëllys Ngo Mboui avait déjà remporté Miss Cameroun Diaspora France en mars. Ce parcours, construit sur plusieurs mois de préparation, mêlait ateliers, actions solidaires, travail sur l’estime de soi et accompagnement des candidates. Son passage de la diaspora à la couronne nationale donne ainsi une visibilité plus large à un projet commencé bien avant la finale. Elle succède à Audrey Black Moutongo à la tête du titre national.

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Me Sikati : « le président de la Fecafoot s’attaque au Mrc pour servir le Rdpc »

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Cette déclaration s’inscrit au cœur des vives tensions politiques et sportives qui animent le Cameroun. Elle reflète la position de Me Désiré Sikati, cadre et […]

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« notre ambition ne doit pas être de fabriquer une Camerounaise qui ressemble au monde »

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« notre ambition ne doit pas être de fabriquer une Camerounaise qui ressemble au monde »
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L’élection de la nouvelle Miss Cameroun 2026 suscite un débat sur la représentation de la beauté et de l’identité culturelles au Cameroun. Dans une réaction publiée après le concours, l’homme politique Serge Espoir Matomba s’interroge sur la place accordée aux références culturelles camerounaises dans les concours de beauté.

« De quelle beauté parlons-nous ? », écrit-il, estimant que certains codes utilisés dans la représentation de la femme camerounaise peuvent apparaître éloignés des cultures et traditions du pays.

Cheveux longs, coiffures, tenues, maquillage : Serge Espoir Matomba cite plusieurs éléments qui, selon lui, interrogent les standards esthétiques aujourd’hui associés à la beauté féminine au Cameroun. Il pose notamment la question de savoir si les jeunes femmes sont réellement encouragées à montrer une beauté ancrée dans leurs propres cultures ou si elles sont, au contraire, exposées à des modèles venus d’ailleurs.

Lire la réaction de Serge Espoir Matomba :

« J’aurais aimé, moi aussi, célébrer la plus belle femme du Cameroun 2026.

Mais une question me revient : comment célébrer une identité qui, dans sa représentation, semble parfois si éloignée de nos cultures, de nos traditions et de ce que nous sommes profondément ?

Nos jeunes filles et nos sœurs sont-elles réellement invitées à montrer la beauté camerounaise, ou sommes-nous en train de leur imposer des standards venus d’ailleurs ?

Cheveux longs qui ne sont pas les leurs, coiffures éloignées de nos traditions, tenues parfois sans véritable lien avec nos cultures, maquillages reposant sur des produits que nous ne fabriquons pas et que nous ne maîtrisons pas…

Et au bout du compte, nous proclamons : « Voici la plus belle femme du Cameroun. »

Mais de quelle beauté parlons-nous ?

La beauté camerounaise ne devrait-elle pas aussi raconter notre histoire, nos peuples, nos chefferies, nos langues, nos tissus, nos coiffures, nos savoir-faire et la richesse de nos différentes cultures ?

Il ne s’agit pas de rejeter la modernité, ni d’interdire à nos femmes de porter ce qu’elles souhaitent. Il s’agit de ne pas confondre modernité et effacement culturel.

Nous devons pouvoir être modernes sans cesser d’être nous-mêmes.

Nous devons pouvoir nous ouvrir au monde sans avoir honte de ce que nous sommes.

Nous devons pouvoir célébrer nos femmes sans leur demander, consciemment ou inconsciemment, de ressembler à quelqu’un d’autre pour être considérées comme belles.

La véritable souveraineté commence aussi par le regard que nous portons sur nous-mêmes.

Si nous ne produisons pas nos propres cosmétiques, nos propres produits capillaires, nos propres tissus et nos propres standards esthétiques, nous continuerons à consommer l’image que d’autres ont construite de nous.

Alors, ne soyons pas complices de la disparition progressive de notre identité.

Célébrons la femme camerounaise dans toute sa diversité. Célébrons sa beauté, mais aussi son histoire, sa culture, son intelligence, son talent et sa dignité.

Parce que notre ambition ne devrait pas être de fabriquer une Camerounaise qui ressemble au monde.

Notre ambition doit être de permettre à la Camerounaise de conquérir le monde en restant pleinement elle-même.

J’adresse toutefois mes félicitations à notre nouvelle Miss Cameroun 2026. Je lui souhaite de porter cette couronne bien au-delà des podiums et des apparences, et surtout d’en faire une véritable voix de la femme camerounaise. Puisse son règne être l’occasion de faire rayonner, au Cameroun comme à travers le monde, une beauté qui nous ressemble, qui raconte notre histoire et qui assume pleinement nos cultures, nos traditions et notre diversité.

Que cette couronne lui donne la force de promouvoir nos savoir-faire, nos créateurs, nos tissus, nos coiffures, nos langues et toutes ces richesses qui font la singularité de notre pays. À travers elle, j’espère voir une femme camerounaise qui n’a pas besoin de ressembler au monde pour conquérir le monde, mais qui peut justement le conquérir en étant pleinement, fièrement et authentiquement elle-même. Bravo à elle, et plein succès dans cette belle mission ».

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