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« notre ambition ne doit pas être de fabriquer une Camerounaise qui ressemble au monde »

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« notre ambition ne doit pas être de fabriquer une Camerounaise qui ressemble au monde »
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L’élection de la nouvelle Miss Cameroun 2026 suscite un débat sur la représentation de la beauté et de l’identité culturelles au Cameroun. Dans une réaction publiée après le concours, l’homme politique Serge Espoir Matomba s’interroge sur la place accordée aux références culturelles camerounaises dans les concours de beauté.

« De quelle beauté parlons-nous ? », écrit-il, estimant que certains codes utilisés dans la représentation de la femme camerounaise peuvent apparaître éloignés des cultures et traditions du pays.

Cheveux longs, coiffures, tenues, maquillage : Serge Espoir Matomba cite plusieurs éléments qui, selon lui, interrogent les standards esthétiques aujourd’hui associés à la beauté féminine au Cameroun. Il pose notamment la question de savoir si les jeunes femmes sont réellement encouragées à montrer une beauté ancrée dans leurs propres cultures ou si elles sont, au contraire, exposées à des modèles venus d’ailleurs.

Lire la réaction de Serge Espoir Matomba :

« J’aurais aimé, moi aussi, célébrer la plus belle femme du Cameroun 2026.

Mais une question me revient : comment célébrer une identité qui, dans sa représentation, semble parfois si éloignée de nos cultures, de nos traditions et de ce que nous sommes profondément ?

Nos jeunes filles et nos sœurs sont-elles réellement invitées à montrer la beauté camerounaise, ou sommes-nous en train de leur imposer des standards venus d’ailleurs ?

Cheveux longs qui ne sont pas les leurs, coiffures éloignées de nos traditions, tenues parfois sans véritable lien avec nos cultures, maquillages reposant sur des produits que nous ne fabriquons pas et que nous ne maîtrisons pas…

Et au bout du compte, nous proclamons : « Voici la plus belle femme du Cameroun. »

Mais de quelle beauté parlons-nous ?

La beauté camerounaise ne devrait-elle pas aussi raconter notre histoire, nos peuples, nos chefferies, nos langues, nos tissus, nos coiffures, nos savoir-faire et la richesse de nos différentes cultures ?

Il ne s’agit pas de rejeter la modernité, ni d’interdire à nos femmes de porter ce qu’elles souhaitent. Il s’agit de ne pas confondre modernité et effacement culturel.

Nous devons pouvoir être modernes sans cesser d’être nous-mêmes.

Nous devons pouvoir nous ouvrir au monde sans avoir honte de ce que nous sommes.

Nous devons pouvoir célébrer nos femmes sans leur demander, consciemment ou inconsciemment, de ressembler à quelqu’un d’autre pour être considérées comme belles.

La véritable souveraineté commence aussi par le regard que nous portons sur nous-mêmes.

Si nous ne produisons pas nos propres cosmétiques, nos propres produits capillaires, nos propres tissus et nos propres standards esthétiques, nous continuerons à consommer l’image que d’autres ont construite de nous.

Alors, ne soyons pas complices de la disparition progressive de notre identité.

Célébrons la femme camerounaise dans toute sa diversité. Célébrons sa beauté, mais aussi son histoire, sa culture, son intelligence, son talent et sa dignité.

Parce que notre ambition ne devrait pas être de fabriquer une Camerounaise qui ressemble au monde.

Notre ambition doit être de permettre à la Camerounaise de conquérir le monde en restant pleinement elle-même.

J’adresse toutefois mes félicitations à notre nouvelle Miss Cameroun 2026. Je lui souhaite de porter cette couronne bien au-delà des podiums et des apparences, et surtout d’en faire une véritable voix de la femme camerounaise. Puisse son règne être l’occasion de faire rayonner, au Cameroun comme à travers le monde, une beauté qui nous ressemble, qui raconte notre histoire et qui assume pleinement nos cultures, nos traditions et notre diversité.

Que cette couronne lui donne la force de promouvoir nos savoir-faire, nos créateurs, nos tissus, nos coiffures, nos langues et toutes ces richesses qui font la singularité de notre pays. À travers elle, j’espère voir une femme camerounaise qui n’a pas besoin de ressembler au monde pour conquérir le monde, mais qui peut justement le conquérir en étant pleinement, fièrement et authentiquement elle-même. Bravo à elle, et plein succès dans cette belle mission ».

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Cameroun-Comores : voici les lions indomptables déjà à l’hôtel Hilton

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Deux lions indomptables sont déjà présents au sein de la tanière, notamment dans cet hôtel de la capitale politique du Cameroun. Actu Cameroun apprend que […]

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il poignarde ses parents pour leur arracher 850 000 FCFA et deux téléphones

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il poignarde ses parents pour leur arracher 850 000 FCFA et deux téléphones
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Nicolas S., soudeur de 30 ans, a agressé ses géniteurs dans leur chambre mercredi dernier, avant d’emporter 850 000 F, fruit d’une vente de récoltes de son père, et deux téléphones. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Un père saigné dans tous les sens du terme. Nicolas S., 30 ans, soudeur homologué, a blessé son géniteur d’un coup de couteau mercredi dernier, avant de le délester de 850 000 F, entre autres. Les forces de l’ordre ont eu les détails de l’affaire, après avoir été saisies par un chef de bloc du quartier New Town Aéroport (arrondissement de Douala II).

Tout serait parti d’une demande d’argent soumise il y a quelques jours par Nicolas à son père Nicodème, retraité de 64 ans reconverti dans l’agriculture. Notre soudeur disait avoir un projet. « Je t’ai mis dans une bonne entreprise, tu y as fait des bêtises. Ne compte plus sur moi pour tes faux projets », aurait répondu le retraité. Peu après, Nicodème s’est rendu dans son village (Centre) pour vendre des récoltes.

Mardi dernier, il était de retour chez lui à Douala. Son fils, qui a suivi ses mouvements grâce à une de ses connaissances au village, est absent. Mais l’appelle le même jour. Nicolas se dit malade, et explique s’être rendu chez sa petite amie à Bilonguè (Douala III). Puis il cuisine son père, qui prétend que la vente escomptée n’a pas eu lieu. « Tu mens ! Tu as vendu ! Je serai là-bas demain », lui lance le trentenaire. De fait, l’ami du village lui a dit que Nicodème a gagné 1,7 million de F en vendant du cacao, et payé ses ouvriers à hauteur de 400.000 F.

C’est dans la nuit de mercredi que Nicolas débarque à la maison. Il entre et va toquer à la porte de la chambre parentale. S’en suit un échange peu amène avec son père, qui lui reproche ce dérangement nocturne. Nicolas finit par pousser la porte, non verrouillée. Son père dira aux policiers qu’il lui a vu des yeux particulièrement rouges. « Faut souvent éviter de me mentir ! », tâche-t-il d’emblée, avant de poursuivre : « Samuel m’a dit que tu as vendu pour un million sept cent mille, et que tu as donné 400 000 à Amadou et aux autres. Donne-moi l’argent pour mon projet ! ». Nicodème persistant dans son refus, Nicolas dégaine un couteau. « Je ne suis pas venu m’amuser avec vous ! », prévient-il.

Sa mère, silencieuse jusque-là, intervient : « Nicolas, tu veux faire quoi ? ». Pour toute réponse, la dame reçoit un coup de couteau aux côtes. Le sang maternel jaillit, un hurlement aussi. Face à cette détermination, Nicodème consent à « coopérer ». Mais il n’est pas assez rapide : il reçoit un coup de poignard à l’épaule presque au moment où il indique « le petit sac noir ». Nicolas s’en saisit et happe aussi les deux iPhones neufs récemment envoyés aux parents par leur fils aîné vivant en Occident.

Nicodème et son épouse ont été conduits à l’hôpital. Le porteur de projet est porté disparu.

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Crédit bancaire : le TEG des PME recule à 11,43 %, mais reste 4,71 points au-dessus de celui des grandes entreprises

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Crédit bancaire : le TEG des PME recule à 11,43 %, mais reste 4,71 points au-dessus de celui des grandes entreprises
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(Investir au Cameroun) – Les petites et moyennes entreprises camerounaises continuent de payer leur crédit bancaire nettement plus cher que les grandes entreprises. Au quatrième trimestre 2025, leur taux effectif global (TEG) moyen s’est établi à 11,43 %, contre 6,72 % pour les grandes entreprises, selon la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Le TEG mesure le coût total d’un prêt en intégrant notamment le taux d’intérêt, les commissions et les frais facturés par la banque.

L’écart entre les deux catégories atteint ainsi 4,71 points. Il s’est toutefois réduit en un an. Au quatrième trimestre 2024, le TEG moyen était de 12 % pour les PME et de 6,83 % pour les grandes entreprises, soit une différence de 5,17 points. Sur un an, le taux des PME a donc diminué de 0,57 point, contre 0,11 point pour celui des grandes entreprises.

La situation est moins favorable aux PME lorsqu’il s’agit de financer leur trésorerie. Pour les crédits de trésorerie hors découverts et effets escomptés, leur TEG moyen atteignait 13,82 % au quatrième trimestre 2025, contre 6,84 % pour les grandes entreprises. Les taux ont baissé dans les deux catégories par rapport à la même période de 2024, mais l’écart s’est légèrement creusé, passant de 6,81 à 6,98 points.

Sur le moyen terme, les grandes entreprises paient légèrement plus cher

Les crédits à moyen terme présentent une situation inhabituelle. Le TEG moyen appliqué aux PME a chuté de 13,80 % au quatrième trimestre 2024 à 11,15 % un an plus tard. Dans le même temps, celui des grandes entreprises est passé de 8,28 % à 11,79 %.

Pour cette catégorie de prêts, les grandes entreprises ont donc payé en moyenne 0,64 point de plus que les PME au quatrième trimestre 2025. Cette inversion reste limitée à cette catégorie de crédit et à la période considérée : tous prêts confondus, les PME demeurent nettement plus coûteuses à financer.

Une partie de cet écart apparaît dans les frais qui s’ajoutent au taux d’intérêt. Au quatrième trimestre 2025, le taux nominal moyen était de 8,35 % pour les PME et de 5,32 % pour les grandes entreprises. Une fois intégrés les commissions, frais de dossier et autres charges, le TEG monte respectivement à 11,43 % et 6,72 %.

Ces charges représentaient 26,89 % du TEG des PME, contre 20,77 % de celui des grandes entreprises. Elles pèsent donc proportionnellement davantage sur les PME. Elles n’expliquent cependant pas tout l’écart : avant même la prise en compte de ces frais, leur taux nominal était déjà supérieur de 3,03 points à celui des grandes entreprises.

Les grandes entreprises captent trois fois plus de nouveaux crédits

L’écart de coût s’accompagne d’une forte différence dans les montants prêtés. Au quatrième trimestre 2025, les banques ont accordé 1 236 milliards de FCFA de nouveaux crédits aux grandes entreprises, contre 376,1 milliards aux PME. Les grandes entreprises ont ainsi reçu environ 3,3 fois plus de financements.

Elles ont concentré 64,3 % de l’ensemble des nouveaux concours bancaires distribués au Cameroun au cours du trimestre, contre 19,56 % pour les PME. Cette répartition ne traduit toutefois pas une progression des crédits aux grandes entreprises : leur volume a diminué de 5,32 % sur un an, tandis que celui destiné aux PME a augmenté de 0,98 %.

Les nouveaux financements restent par ailleurs largement orientés vers les échéances courtes. Les crédits à court terme, hors engagements par signature, représentaient 60,15 % des nouveaux concours au quatrième trimestre 2025, contre 8,76 % pour le moyen terme et 13,20 % pour le long terme. Les engagements par signature comptaient pour 17,90 %.

La BEAC ne ventile cependant pas ces maturités entre PME et grandes entreprises. Ces données ne permettent donc pas d’affirmer que les PME sont davantage dépendantes du crédit de court terme.

Des données divergentes entre la BEAC et le CNEF

Les données trimestrielles de la BEAC diffèrent de l’évolution présentée dans le Rapport sur la compétitivité de l’économie camerounaise en 2025. À partir de données attribuées au Comité national économique et financier (CNEF), ce document fait état entre 2024 et 2025 d’une hausse de 1,88 point du coût des crédits à moyen terme des PME et de 1,56 point pour les crédits à court terme. Il en déduit un « resserrement des conditions d’accès au crédit » pour les PME.

La BEAC montre au contraire, entre les quatrièmes trimestres 2024 et 2025, une baisse du TEG moyen des PME, aussi bien pour l’ensemble des prêts que pour les crédits de trésorerie et les crédits à moyen terme.

Les deux résultats ne sont toutefois pas nécessairement contradictoires. Le Rapport sur la compétitivité présente des valeurs annuelles, tandis que les chiffres de la BEAC portent ici sur deux quatrièmes trimestres. Les documents disponibles ne permettent pas de déterminer si l’écart provient de la période retenue, de la méthode d’agrégation ou d’un autre traitement statistique. Le CNEF a publié le 17 septembre 2026 une nouvelle série consacrée aux TEG des troisième et quatrième trimestres 2025 ainsi qu’au premier trimestre 2026.

Baudouin Enama

Lire aussi :

27-07-2026 – Secteur bancaire : les créances sur les États atteignent l’équivalent de 83,5 % des crédits à l’économie en CEMAC

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