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la coupure d’internet ravive le spectre de 2017 et la peur d’une nouvelle crise

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la coupure d’internet ravive le spectre de 2017 et la peur d’une nouvelle crise
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Les Camerounais de la plupart des régions du pays se sont réveillés jeudi avec un accès à internet fortement limité, alors que les tensions politiques montaient suite à l’annonce tardive des résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre.

La proclamation officielle, initialement prévue aujourd’hui, a été reportée au lundi 27 octobre, selon le Conseil constitutionnel.

Des utilisateurs de Yaoundé, Douala, Buea, Garoua, Maroua et Bamenda ont signalé des difficultés de connexion aux principaux sites web et plateformes de messagerie. Les services VPN, souvent utilisés pour contourner la censure, sont également devenus instables, ce qui suggère une possible limitation ou des restrictions ciblées plutôt qu’une paralysie totale du pays.

Incertitude croissante quant aux résultats des élections

Ce scrutin, considéré comme l’un des plus disputés au Cameroun depuis des décennies, oppose le président Paul Biya, aujourd’hui âgé de 92 ans, à son adversaire de l’opposition, Issa Tchiroma Bakary, qui a revendiqué une victoire anticipée. Le camp de Tchiroma a accusé les autorités de tentative de manipulation des résultats, appelant à une « mobilisation pacifique » en cas d’annonce de « chiffres falsifiés ».

Des observateurs affirment que les tensions s’intensifient depuis que le Conseil constitutionnel a rejeté plusieurs requêtes de l’opposition dénonçant des irrégularités dans les listes électorales et le dépouillement des bulletins de vote. Des groupes de la société civile ont averti que restreindre les communications à ce stade pourrait encore éroder la confiance du public dans le processus.

Silence du gouvernement, frustration publique

Jeudi après-midi, le ministère des Postes et Télécommunications n’avait publié aucune déclaration expliquant les problèmes de connectivité. Ni l’opérateur public de télécommunications Camtel, ni les opérateurs mobiles MTN et Orange n’ont reconnu de problèmes de réseau, alors même que les citoyens peinaient à accéder aux plateformes en ligne.

Des organisations de surveillance indépendantes, dont la coalition #KeepItOn d’Access Now, avaient déjà mis en garde contre de potentielles perturbations pendant la période électorale. Les données de Cloudflare Radar et NetBlocks indiquent une forte baisse de connectivité à partir de mercredi soir, en particulier dans les régions du Sud-Ouest et du Littoral, bien que les données nationales complètes soient encore en cours d’analyse.

Échos de 2017 : quand le silence a déclenché le conflit

La coupure d’internet actuelle rappelle janvier 2017, lorsque le gouvernement a coupé l’accès à internet dans les régions anglophones du Cameroun, suite à des manifestations contre la discrimination linguistique et juridique. Cette coupure a duré 94 jours et a marqué le début de ce qui a ensuite évolué vers la crise anglophone actuelle du pays, un conflit armé qui a déplacé des centaines de milliers de personnes.

Les analystes avertissent que les nouvelles restrictions risquent de répéter la même erreur : museler la dissidence à court terme tout en aggravant le ressentiment et la méfiance. « Chaque fois que le gouvernement tente de changer d’accès à internet, il signale la peur plutôt que la stabilité », a déclaré un analyste politique basé à Yaoundé, sous couvert d’anonymat.

« En 2017, la coupure d’internet a transformé une manifestation en rébellion. Aujourd’hui, elle pourrait transformer un conflit électoral en crise de légitimité.»

Réactions internationales et nationales

L’Union africaine et les observateurs régionaux n’ont pas encore commenté la perturbation, mais les défenseurs des droits numériques ont appelé au rétablissement immédiat de l’accès. Les associations professionnelles ont également exprimé leur inquiétude, soulignant que même des pannes de courte durée pourraient perturber les services bancaires, le commerce électronique et l’éducation.

Les figures de l’opposition ont appelé au calme, mais maintiennent que le moment des problèmes de connectivité, coïncidant avec le report des résultats, est « trop opportun pour être une coïncidence ». De leur côté, les partisans du gouvernement affirment que ce report vise à « garantir l’exactitude et la transparence » du dépouillement des votes.

Perspectives d’avenir

Les résultats étant désormais prévus pour lundi, la tension devrait rester vive tout au long du week-end. Les forces de sécurité auraient renforcé leurs patrouilles dans les grandes villes, tandis que les groupes de la société civile appellent à la retenue et à la transparence.

Le rétablissement de la connectivité complète par le gouvernement, ou le renforcement du contrôle de l’information, pourrait influencer non seulement la crédibilité des élections de 2025, mais aussi la stabilité générale du pays dans les semaines à venir.

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PPP : le CARPA cartographie les financeurs d’un portefeuille évalué à 4 895 milliards de FCFA

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PPP : le CARPA cartographie les financeurs d’un portefeuille évalué à 4 895 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Le Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat (CARPA) a confié au cabinet Polygone SARL une étude stratégique sur l’écosystème de financement des partenariats public-privé au Cameroun. Selon la décision d’attribution consultée par Investir au Cameroun, la mission coûtera 39,35 millions de FCFA TTC et devra être réalisée en deux mois.

L’étude doit permettre aux autorités d’identifier les établissements et investisseurs capables d’apporter les ressources de long terme nécessaires aux projets d’infrastructures. Elle intervient alors que la Caisse autonome d’amortissement (CAA) évalue à 4 895,1 milliards de FCFA le portefeuille d’investissements suivi au titre des PPP, soit l’équivalent de 14,1 % du PIB à fin mars 2026.

Ce montant ne constitue ni une dette immédiatement exigible ni une estimation des sommes que l’État devra nécessairement décaisser. Il donne cependant une indication sur l’ampleur des projets dont les montages financiers, les garanties et les engagements contractuels doivent être suivis.

Banques, assurances et marché financier passés au crible

Polygone SARL devra évaluer la capacité des banques, des compagnies d’assurances, des fonds de pension, de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) et du marché financier régional à participer au financement des PPP.

L’étude examinera les conditions moyennes proposées par chaque catégorie de financeurs. Pour les prêteurs, l’analyse portera notamment sur les taux d’intérêt, les maturités, les devises utilisées, les garanties exigées et les principales clauses de financement. Pour les investisseurs en fonds propres, elle devra plutôt apprécier les niveaux de rendement attendus et les conditions de sortie.

Le rôle de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) sera étudié sous l’angle de l’environnement monétaire, prudentiel et financier. La banque centrale n’a pas vocation à prêter directement aux projets, mais ses règles influencent la capacité des banques commerciales à immobiliser des ressources sur de longues périodes.

Le consultant devra également identifier les bailleurs multilatéraux, bilatéraux et privés susceptibles d’intervenir au Cameroun. La mission couvrira les différents instruments mobilisables : crédits bancaires, fonds propres, garanties, émissions obligataires, financement mixte, finance islamique et finance climatique.

L’objectif est de distinguer les projets susceptibles d’être financés sur le marché national ou régional de ceux qui nécessitent des ressources internationales. L’étude devra aussi déterminer quels mécanismes de garantie ou de rehaussement de crédit peuvent améliorer leur attractivité auprès des prêteurs et des investisseurs.

La commande répond ainsi à un problème de bancabilité. L’inscription d’un projet dans le portefeuille des PPP ne garantit pas qu’il trouvera des financeurs disposés à immobiliser leurs ressources pendant quinze, vingt ou trente ans, dans des conditions compatibles avec ses recettes futures et avec les capacités financières de l’État.

Les 4 895 milliards ne constituent pas une facture pour l’État

Dans sa note de conjoncture de mars 2026, la CAA situe à 4 895,1 milliards de FCFA les engagements recensés au titre des PPP, soit 14,1 % du PIB. Le tableau détaillé servant de base à cette estimation présente toutefois principalement les montants d’investissement associés aux différents projets.

L’intégralité de cette enveloppe ne peut donc pas être assimilée à une dette ou à une perte potentielle pour l’État. L’exposition budgétaire réelle dépend des obligations contenues dans chaque contrat, de la répartition des risques et des recettes générées par l’infrastructure.

Certains PPP reposent essentiellement sur les paiements effectués par les usagers. D’autres peuvent prévoir des loyers versés par l’administration, des garanties de revenus, des compensations en cas d’insuffisance de la demande, des obligations de rachat ou des indemnités de résiliation. Ce sont ces clauses qui déterminent le risque susceptible de revenir au budget public.

Les PPP permettent ainsi d’étaler le financement d’une infrastructure et d’en confier une partie au partenaire privé. Ils ne suppriment cependant ni le coût du projet ni tous les risques associés. Lorsque les recettes sont inférieures aux prévisions ou qu’une garantie publique est appelée, une partie du risque initialement transféré au privé peut revenir à l’État.

La CAA précise par ailleurs que son estimation n’intègre pas comme telle l’enveloppe globale de 5 400 milliards de FCFA annoncée pour le projet ferroviaire reliant le Cameroun au Congo. Cette somme correspond à la valeur estimative d’un projet transfrontalier et ne constitue pas, à ce stade, une obligation budgétaire intégrale supportée par le seul Cameroun.

Attirer les capitaux sans accumuler les garanties

Polygone SARL devra formuler des recommandations stratégiques, proposer des instruments adaptés aux différents types de projets et élaborer une feuille de route pour améliorer l’environnement de financement des PPP.

Cette démarche doit aider l’État à mieux préparer les opérations avant leur présentation aux prêteurs, à identifier les sources de remboursement et à répartir plus clairement les risques entre les administrations, les investisseurs et les opérateurs privés.

Le défi tient notamment au décalage entre la durée des infrastructures et celle des ressources mobilisables. Les projets routiers, ferroviaires, énergétiques ou hydrauliques nécessitent souvent des financements remboursables sur plusieurs décennies, alors que les ressources des banques sont généralement disponibles sur des périodes plus courtes.

Le développement des PPP dépendra donc de la capacité des autorités à associer banques, investisseurs institutionnels, bailleurs internationaux et marché financier régional. Cette mobilisation devra toutefois éviter une accumulation de garanties publiques susceptible de transformer progressivement le financement privé en charges différées pour le budget.

L’étude attribuée à Polygone SARL ne constitue pas encore une réforme du financement des PPP. Elle doit d’abord établir un diagnostic des financeurs disponibles, de leurs exigences et des instruments susceptibles d’être mobilisés.

La difficulté ne sera pas seulement de trouver davantage de capitaux privés. Elle consistera surtout à déterminer quelles garanties l’État peut raisonnablement accorder sans faire supporter au budget l’essentiel des risques que les PPP sont censés partager.

Amina Malloum

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Paul Biya envoie le général de division Hector Marie Tchemo à la retraite

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Le chef de l’Etat camerounais a signé ce mardi 28 juillet 2026 un décret envoyant le Major Général à l’état – major des armées en […]

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Cimenterie : CIMENCAM démontre son savoir-faire lors d’une visite institutionnelle à l’usine de Nomayos

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Cimenterie : CIMENCAM démontre son savoir-faire lors d’une visite institutionnelle à l’usine de Nomayos
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(CIMENCAM) – Les Cimenteries du Cameroun (CIMENCAM) veulent consolider leur position historique sur le marché camerounais du ciment. L’entreprise l’a réaffirmé le 27 juillet 2026, à l’occasion d’une visite institutionnelle de l’ambassadrice de Suisse et du consul du Maroc, représentant de l’ambassadeur du Maroc, sur le site de son usine de Nomayos, située en banlieue de Yaoundé.

Inaugurée en 2019 à la suite d’un investissement de plus de 29 milliards de FCFA, cette unité d’une capacité de production annoncée de 500 000 tonnes de ciment par an, a réussi à porter sa production jusqu’à 700 000 tonnes de ciment par an.

Ce produit est particulièrement recherché par les entreprises engagées dans les grands chantiers d’infrastructures, notamment les barrages hydroélectriques, les routes et les autoroutes.

Une demande nationale en progression

CIMENCAM fonde ses ambitions sur les perspectives de croissance du marché camerounais de la construction. Cette dynamique serait notamment portée par les grands projets d’infrastructures. Le déficit de logements constitue un autre moteur potentiel de la consommation. D’après CIMENCAM, la consommation de ciment au Cameroun connaîtra une augmentation d’ici 2031, sous l’effet de la demande immobilière, de l’urbanisation et des besoins croissants en équipements et services publics.

Quatre unités industrielles pour couvrir le marché

Pour profiter de cette progression attendue de la demande, CIMENCAM entend s’appuyer sur ses quatre unités industrielles. Son dispositif comprend une station de broyage et une unité de production de mortiers implantées à Douala-Bonabéri, une station de broyage à Nomayos, ainsi qu’une cimenterie intégrée à Figuil.

Présente au Cameroun depuis 63 ans, l’entreprise a pour actionnaire majoritaire LafargeHolcim Maroc Afrique (LHMA), filiale du groupe Holcim.

CIMENCAM dispose par ailleurs d’un effectif stable de 375 collaborateurs répartis sur l’ensemble de ses sites, dont 14 % de femmes. Ces indicateurs sont présentés par la direction comme le résultat d’une politique de ressources humaines orientée vers la fidélisation des compétences et la continuité des activités industrielles.

Cap sur les matériaux préfabriqués

Pour soutenir son développement, CIMENCAM s’appuie sur l’expertise du groupe suisse Holcim, leader mondial des matériaux de construction dont elle est la filiale, ainsi que sur le savoir-faire de ses équipes. Cette double expertise permet à l’entreprise de renforcer ses capacités d’innovation, qui se traduit aujourd’hui par sa gamme variée de solutions de construction, dont le dernier né est le ciment MAXIBRIQ, dédié à la production des matériaux préfabriqués (parpaings, pavés, buses, etc.).

Cimencam 2

CIMENCAM travaille également au développement de nouveaux types de ciment destinés à réduire les émissions de CO₂ et à améliorer l’empreinte environnementale du secteur de la construction.

Pour l’ambassadrice de Suisse au Cameroun, Natalie Kohli, l’entreprise incarne plusieurs principes auxquels son pays est attaché.

« L’innovation et la qualité sont des valeurs qui sont chères à la Suisse.», a-t-elle déclaré.

Une entreprise stratégique pour la sous-région

De son côté, Mohamed Mizri, consul du Royaume du Maroc à Yaoundé et représentant de l’ambassadeur du Royaume du Maroc, a présenté CIMENCAM comme une entreprise stratégique pour le développement du Cameroun et de plusieurs marchés voisins, notamment le Tchad, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale.

Il a salué la progression de l’entreprise, ainsi que ses efforts pour se conformer progressivement aux standards internationaux en matière de sécurité et de protection de l’environnement.

Selon le directeur général de CIMENCAM, Rachid Yousry, la visite des deux diplomates a permis de présenter les innovations de l’entreprise, mais aussi ses actions en matière de responsabilité sociétale et de développement durable.

La Suisse et le Maroc constituent, selon lui, deux références dont CIMENCAM entend s’inspirer, compte tenu de leurs avancées dans ces domaines.

Le capital de CIMENCAM est détenu en majorité par LafargeHolcim Maroc Afrique, par l’État camerounais à travers la Société nationale d’investissement, et par les collaborateurs de l’entreprise.

Cimencam logo

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