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Shanda Tonme rend hommage à l’opposant Raila Odinga

Le Médiateur Universel
Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI)
Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR)
HOMMAGE A RAILA ODINGA
Symbole achevé du passage d’un dogmatisme radicalisant et sectaire
à un pragmatisme constructif et unificateur
Ce n’est pas seulement un politicien, un homme d’Etat et un activiste populiste qui est tombé ce 15 octobre 2025, c’est un autre pan d’une Afrique turbulente, désorientée et toujours en quête de repères pour une certaine gouvernance vitale, qui a définitivement claqué la porte et planté de force son image sur les murs de l’impressionnant panthéon des combattants infatigables. Raila Odinga, Raila Odinga, Raila Odinga, ce nom raisonne et raisonnera longtemps après sa mort, comme une mélodie à la fois de bagarre et de tendresse, de radicalisme et d’apaisement.
On n’est pas fils d’un vice-président de la république pour devenir président, et on ne sort pas d’une telle famille pour finir en prison ou pour devenir le meneur des casseurs et des vandales dans la rue. Pourtant, il est passé par toutes ces tentations, volontairement ou involontairement, explicitement ou implicitement. Voici un homme qui s’en va à quatre-vingt ans après avoir durant toute son existence, marqué de son empreinte toutes les étapes glorieuses et malheureuses de son pays. Candidat infructueux à maintes reprises pour la plus haute charge de l’Etat, contestataire et idole tantôt coincé dans une appréhension tribale, et tantôt chouchouté comme un brise-glace des combines dynastiques, c’est lui là. On peut louer maintenant qu’il est mort, ce que veut dire la politique quand les artères, les outils et les clés du pouvoir sont verrouillées, quand des transitions deviennent impossibles par des élections, et imposent d’autres chemins et d’autres intelligences.
Voici enfin, une preuve de ce que, la sagesse sublime s’impose en politique chez les opposants en Afrique. Quand à force de frapper à la porte du pouvoir, on se casse la figure, ou on risque de ruiner ce qui en soi et en tous, constitue le fondement de l’identité collective, il faut vite se ranger dans un minimum de consensus, rechercher le dialogue et construire le rassemblement.
Il faut louer la sagesse de RAILA, car c’était lui ainsi, lui qui accepta le minimum, et quelque fois l’abandon, pour préserver le Kenya, pour sauver son pays. Il devint alors premier ministre, et même premier conseiller et alter égo du président. Son père avait été de tous les combats et de toutes les vraies luttes pour le bonheur du pays, il a fait de même, passant par la cage prison (huit ans) mais finissant par jurer pour sauvegarder le drapeau, un seul drapeau, celui du Kenya.
L’homme qui s’en va, qui nous quitte, aura eu les plus grandes attentions et les plus grandes considérations de son pays à la fin de sa vie. Il fut proposé et soutenu pour le poste prestigieux de président de la commission de l’union africaine, mais hélas, d’autres critères, sa santé et son page avancé, jouèrent comme un disjoncteur de blocage du circuit d’influence. Il manquera au plancher de la scène kenyane, mais il restera gravé en lumières incandescentes dans le livre d’or des intelligences politiciennes et didactiques, pour la quête permanente de dialogue, de rassemblement et de la paix.
Les leçons, elles sont nombreuses, à regarder, à comprendre, à digérer et à appliquer pour les autres, pour tous ces radicaux qui n’ont de jure, que l’injure, et de projet alternatif que le feu et les casses. Quand le bilan d’une vie devient ainsi, en apparence comme en profondeur, une virevoltante leçon de dialectique salvatrice et de pragmatisme didactique de même que fondateur des réconciliations, il faut se lever pour applaudir des deux mains, et saluer la tête baissée en signe de révérence méritée, une sépulture exceptionnelle.
Quand on a tout donné et tout essayé, tout pensé et tout appliqué, tout appelé et interpellé en vain sur le chemin d’une ambition qui vous ruine l’esprit, vous fatigue la mémoire et vous brise le corps, il faudrait impérativement songer à se corriger, à se ranger définitivement. Il ne reste alors de fait, de raison et de vigilance effective, que l’intelligence pressée, compressée et empressée, de regagner le train qui en gare, partira sans vous, malgré vous, contre vous et certainement vers une autre destination que celle que vous aviez sans doute, passé une vie à rêver, à envisager et à adorer maladivement ou maladroitement.
Certes le pouvoir est sucré, envié, épié, sollicité, souhaité, recommandé et adoré pour ses privilèges, ses avantages et ses égards brutes, pourtant à la réalité, et au-delà du pouvoir que les politiciens, apprentis et professionnels veulent suprême et sublime, il y a le pouvoir et les pouvoirs de tous les jours, les plus succulents et les plus enchantés, les plus récompensant. Ce sont les pouvoirs de la société immédiate, ceux qui font de vous, des présidents sans histoires, des présidents avec effets immédiats dans la vie des gens, dans votre propre vie. Faites du bien et dites la vérité tous les jours et à chaque instant dans votre entourage, dans votre famille, au travail et partout, et vous êtes le président, et vous n’aurez aucune envie ni ambition d’aller casser dans la rue ou développer des intrigues et des inquisitions sur les réseaux sociaux pour une élection qui demeure, en dépit de tout, un petit moment et une étape qui passe, laissant la vie continuer après coup.
Taisez donc les polémiques, et arrêtez de semer la pagaille, de prêcher le feu et la foudre, de foutre le bordel pour vos ambitions égoïstes. Nous sommes tous présidentes et présidents, chacun à son niveau ou à un niveau, et tous, nous sommes citoyennes et citoyens à jamais.
La sagesse de RAILA ODINGA, c’était cela, et c’est pour cela qu’il est définitivement devenu un symbole qui marque, qui enseigne et renseigne, qui nous crie aux oreilles, de savoir et pouvoir baisser son étendard aux fins de se manifester et d’exister autrement, avec humilité et pragmatisme, quand nous avons essayé toutes les options sans succès, quand nos rêves et ambitions se retrouvent contrariés par les réalités de terrain, par une simple leçon de vie.
Levez-vous, politiciens, intellectuels, leaders d’opinion et hommes des médias. Levez-vous, réveillez-vous et éveillez-vous, parce que demain il sera trop tard, et votre bilan risque d’apparaître dans l’histoire de votre société, comme une masse sombre illisible et honteuse.
RAILA ODINGA avec sa riche, complexe et fructueuse expérience, nous parle./.
Yaoundé, le 19 octobre 2025
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Blériot Nyemeck raconte comment Parfait Ayissi a perdu son poste de DG

Blériot Nyemeck est revenu sur les circonstances qui ont conduit au départ de Parfait Ayissi de la direction générale d’Info TV.
Invité de l’émission Obama Times ce dimanche 1ᵉʳ novembre 2026, diffusée sur A1 TV et présentée par Ernest Obama, il a notamment évoqué les sollicitations répétées du promoteur de la chaîne, Dieudonné Mveng, pour qu’il prenne la tête de la télévision, ainsi que l’incident survenu lors de la couverture de la Coupe André Onana à Oveng.
Selon son témoignage, Dieudonné Mveng lui aurait proposé de devenir directeur général d’Info TV environ six mois après son arrivée au sein de la chaîne. Une proposition qu’il affirme avoir refusée à plusieurs reprises, alors que Parfait Ayissi occupait déjà cette fonction.
« On est resté dans cette discussion pendant 18 mois », a déclaré Blériot Nyemeck, expliquant avoir finalement accepté après une longue période de réticence, en raison de difficultés de fonctionnement qu’il dit avoir observées au sein de la chaîne.
Cameroun Actuel vous propose cet extrait de l’interview de Blériot Nyemeck sur A1 TV :
Blériot Nyemeck : Six mois après mon arrivée à Info TV, M. Dieudonné Mveng me propose de devenir directeur général d’Info TV. Alors que Parfait Ayissi est directeur général, je lui dis non, ce n’est pas possible. Il me dit non, je lui dis ce n’est pas possible.
On est resté dans cette discussion pendant 18 mois. C’est au 18ᵉ mois, pour une raison que je vais évoquer ici, que j’ai fini par accepter.
Ernest Obama : Pourquoi vous avez accepté ?
Alors, Dieudonné Mveng décide chaque fois qu’il y a un problème, chaque fois qu’il y a un malentendu, avec Parfait Ayissi, il m’en parle et je lui dis : « Il faut en parler à Parfait. » Il me dit non, il s’en plaint, il se plaint de beaucoup de petites choses, mais notamment du fait que Parfait, dès que les émissions sont finies, il rentre directement, il quitte l’Info TV.
Ernest Obama : Mais est-ce qu’il travaille là-bas ?
Blériot Nyemeck : Non, il était directeur général.
Ernest Obama : Mais le directeur ne doit pas rester au bureau tout le temps ?
Blériot Nyemeck : Non, non, le directeur suit la télé. Je ne parle pas du CEO, à moins que… Moi, c’est mon directeur qui gère au quotidien.
Donc, Dieudonné Mveng a besoin d’un directeur général présent, opérationnel. Alors, Parfait fait cela et Dieudonné pense qu’il doit s’en séparer. Je lui dis non.
Un jour, même Parfait et moi, nous discutons, on est allé lui dire que Nyemeck est en train… Je lui dis non, il n’en est rien. Dieudonné m’a proposé, je n’ai pas accepté.
Il se produit un événement un jour, lors de la coupe André Onana, à Oveng. Aristide Manda, je cite les contemporains, vient voir Parfait Ayissi. Il lui dit : Je veux que Info TV vienne couvrir l’événement.
Ils s’entendent et puis Aristide Manda verse ce qu’il faut pour la couverture. Il lui dit : « Mais je veux aussi que Blériot et toi soyez là, à mon nom. » Il donne à Parfait son carburant et il dit à Parfait : « Bon, tu remets ceci à Blériot. »
Parfait Ayissi me remet mon carburant, on va à Oveng. Quand l’équipe d’Info TV va à Oveng et à la fin de la cérémonie, l’équipe d’Info TV a des problèmes pour rentrer parce qu’on ne leur a pas donné leur argent de transport.
Ernest Obama : Qui n’a pas donné ?
Blériot Nyemeck : Parfait Ayissi ne leur a pas donné l’argent de transport. Et l’un des beaux-frères de Parfait est de la délégation, son beau-frère, le cousin à sa femme. Donc, les gars,
Ernest Obama : Est-ce qu’il avait vraiment reçu les frais de transport ?
Blériot Nyemeck : Il les avait reçus. Peut-être qu’il n’a jamais su.
Ernest Obama : Peut-être qu’il a oublié…
Blériot Nyemeck : J’ai dit à Dieudonné, tu aurais dû lui dire pourquoi tu l’as enlevé DG. Donc, alors, les gars, finalement, Aristide leur donne 10 000. Ils rentrent.
Quand ils arrivent, Dieudonné Mveng il décide que l’élément ne va pas passer. Aristide, qui a des accords avec André Onana, se rend compte. Il essaie d’appeler Dieudonné Mveng, Dieudonné Mveng ne le prend pas au téléphone.
Il est dépité. Il me joint. Il me dit Mais voici ce qui s’est passé. Tu sais, maintenant, le PDG m’insulte. Il dit que j’ai méprisé ses collaborateurs…
Je demande au PDG d’écouter Aristide ? Aristide Manda lui explique ce qui s’est passé et Dieudonné Mveng m’appelle et il me dit : je vais licencier Parfait Ayissi et je vais le relever de ses fonctions ce soir.
J’essaie encore de faire la médiation. Rien. […] Et Dieudonné, me dit : « Tu deviens DG. » Jamais de la vie, je ne peux pas remplacer Parfait Ayissi.
Et je lui suggère quelqu’un qui devrait le remplacer, puisqu’il est déjà décidé. Je lui suggère une femme qui avait été DGA. Il me dit non. Et lui-même propose une certaine Ilouga Hermine qu’il nomme.
Alors Parfait me reproche le fait que je ne l’ai pas prévenu des échanges que j’avais eus avec Dieudonné Mveng, sachant qu’on allait le relever de ses fonctions.
Mais je lui dis non, je ne pouvais pas revenir te dire que même si je te l’avais dit, qu’est-ce que cela aurait changé ? Parfait est donc relevé de ses fonctions de DG.
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