Actualités locales
Les révélations explosives d’Abdouraman Babba

Dans une sortie médiatique qui ne manquera pas de faire couler beaucoup d’encre, Abdouraman Hamadou Babba a brisé l’omerta sur le fonctionnement de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot).
Invité de l’émission Libre Expression sur Info TV, l’acteur du football camerounais a lâché une bombe en affirmant que c’est la Présidence de la République qui désigne le président de l’instance footballistique nationale.
Des élections de façade ?
« Vous pensez que ce sont des vraies élections qui sont organisées à la Fecafoot ? » a lancé Abdouraman Hamadou Babba, remettant frontalement en cause la transparence et la légitimité des scrutins organisés au sein de la fédération. Selon lui, le processus électoral ne serait qu’une mascarade, le véritable pouvoir de décision résidant au palais d’Etoudi, siège de la Présidence de la République camerounaise.
Un combat qui porte ses fruits
Loin de se considérer comme vaincu, Abdouraman Hamadou Babba revendique des victoires significatives : « Je ne vois pas le combat qu’on a perdu. Nous avons fait annuler plusieurs processus électoraux. » Pour lui, l’objectif n’a jamais été d’accéder personnellement à la présidence de la Fecafoot, un poste qu’il qualifie d’impossible à obtenir sans l’aval du pouvoir central.
Une mission différente
«Le but ce n’est pas d’être Président de la FECAFOOT ce qui est impossible puisque le Président est désigné à partir d’Etoudi », a-t-il martelé, suggérant que son combat vise plutôt à dénoncer les dysfonctionnements et à œuvrer pour plus de transparence dans la gouvernance du football camerounais.
Ces déclarations soulèvent de nombreuses questions sur l’autonomie réelle de la Fecafoot et sa conformité avec les exigences de gouvernance de la FIFA, qui prône l’indépendance des fédérations nationales vis-à-vis des pouvoirs politiques. Elles alimenteront sans doute les débats sur l’avenir de la gestion du football au Cameroun, pays aux Lions Indomptables cinq fois champions d’Afrique.
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Actualités locales
des grévistes en colère sollicitent un comité de gestion provisoire à la fédération

Après une manifestation pacifique devant le ministère des sports et de l’éducation physique, dans la journée de ce 06 octobre 2026, ces derniers ont été reçus par Narcisse Mouelle Kombi. Ils ont ainsi saisi la balle au bond, pour exposer une mauvaise gouvernance caractérisée par une dégradation progressive de la discipline et réclamer par la même occasion, l’intervention des pouvoirs publics et des mesures concrètes pour restaurer le fonctionnement et l’avenir de l’haltérophilie au Cameroun.
L’image d’une communauté sportive au bord de l’essoufflement est encore fraîche dans les mémoires. A l’aide de pancartes, les manifestants ont dénoncé sans réserve, ce qu’ils qualifient de gestion catastrophique de la Fédération camerounaise d’haltérophilie sous la présidence de Boukar Tikiré.
Les griefs formulés sont multiples. On cite, entre autres, l’absence de transparence dans l’utilisation des subventions, le retard, voire le non-versement des primes aux athlètes, l’insuffisance des programmes de détection des talents et le délabrement des infrastructures d’entraînement.
Pour plusieurs acteurs de cette manifestation, l’accumulation de ces dysfonctionnements n’est pas un effet conjoncturel, mais bien le symptôme d’une gouvernance défaillante qui met en péril la pérennité d’une discipline jadis pourvoyeuse de médailles et porteuse d’espoirs pour le sport national.
Soucieux d’éviter une escalade, le Ministre des sports a rapidement ouvert ses portes. Narcisse Mouelle Kombi a notamment reçu une délégation des protestataires. La rencontre a offert une tribune à ces acteurs pour exposer leurs doléances et inviter l’État à jouer son rôle de garant du bon fonctionnement des fédérations sportives. Le ministre a écouté avec attention et, selon des sources présentes, a promis d’examiner les requêtes et de diligenter des vérifications administratives et financières.
Au delà de la phase de contestation, les manifestants ont formulé des propositions, à savoir : audit interne de la Fédération, mise en place d’un comité de gestion provisoire, révision des procédures de transparence financière, et plan de relance pour la formation des jeunes halterophiles. Ils insistent sur l’urgence d’actions concrètes pour éviter que la discipline perde définitivement ses cadres et ses talents.
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Le CNC défie René Sadi et ordonne à Canal + de retirer Vision 4 de son bouquet
Dans une lettre que vient de signer ce 6 octobre 2026 Joseph Chebonckeng Kalabusu, le président du Conseil national de la Communication (CNC), il ordonne […]
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le Pr Boyomo Assala dévoile le point juridique qui pourrait tout changer

Le débat sur les rapports institutionnels entre le Conseil national de la communication (CNC) et le ministère de la Communication (MINCOM) pourrait se jouer sur une distinction juridique majeure : celle entre coordination institutionnelle et subordination hiérarchique.
Dans une analyse consacrée aux textes régissant les deux institutions, le Pr Boyomo Assala, ancien secrétaire permanent du CNC, met notamment en avant une disposition du décret n°2012/038 portant organisation et fonctionnement du Conseil national de la communication.
L’ancien responsable du CNC s’appuie sur l’article 4(5) du décret, qui précise que les attributions du Conseil sont exercées « sans préjudice des compétences reconnues à d’autres administrations par les lois et règlements en vigueur ».
Pour le Pr Boyomo Assala, cette disposition constitue un élément essentiel pour comprendre l’articulation des compétences dans le secteur de la communication sociale.
Elle signifie, selon son analyse, que le CNC ne saurait être considéré comme absorbant l’ensemble des compétences administratives exercées dans ce domaine par les autres institutions de l’État. Mais cette réserve ne suffirait pas, à elle seule, à établir une relation de subordination du CNC vis-à-vis du MINCOM.
Lire l’éclairage du Pr. Boyomo Assala :
« Le texte du CNC contient une clause qui est déterminante
L’article 4(5) du décret n°2012/038 dispose que les attributions du CNC sont exercées « sans préjudice des compétences reconnues à d’autres administrations par les lois et règlements en vigueur ».
Cette disposition est essentielle.
Elle signifie que le CNC ne peut pas être interprété comme absorbant toutes les compétences administratives relatives à la communication sociale.
Inversement, le fait que le MINCOM soit chargé du « suivi des activités du CNC » ne signifie pas que le ministre dispose d’un pouvoir hiérarchique sur le CNC.
C’est donc davantage une relation de coordination institutionnelle qu’une relation de subordination.
Mais le CNC possède une prérogative que le MINCOM ne peut pas simplement neutraliser
L’article 6 du décret de 2012 donne au CNC la possibilité de prononcer des sanctions contre les opérateurs publics et privés et les professionnels de la communication sociale : notamment suspension temporaire d’activité ou interdiction définitive d’activité.
Le CNC dispose donc d’un pouvoir décisionnel propre dans son champ de régulation.
Cela constitue un argument fort contre l’idée selon laquelle le MINCOM serait simplement l’autorité supérieure du CNC.
D’ailleurs, le CNC est officiellement présenté comme une instance autonome de régulation.
a) Primauté gouvernementale : MINCOM
Pour déterminer et conduire la politique gouvernementale de communication, le MINCOM a une position centrale.
b) Primauté réglementaire : à nuancer
Le MINCOM prépare et élabore la réglementation dans le domaine de la communication sociale, mais cela ne signifie pas qu’il dispose seul du pouvoir de déterminer les règles applicables : le pouvoir réglementaire demeure soumis aux textes supérieurs et aux compétences respectives des institutions.
c) Primauté régulatrice : CNC
Lorsqu’il s’agit de contrôler le respect des règles de la communication sociale, de l’éthique, de la déontologie, du pluralisme, de l’équilibre médiatique ou de prononcer les sanctions prévues par son texte, le CNC dispose d’une compétence propre.
La question devient encore plus intéressante si l’on raisonne en termes de hiérarchie des normes
Il faut distinguer deux hiérarchies qui se croisent.
Le décret du MINCOM et le décret du CNC sont tous deux des décrets présidentiels. Il serait donc juridiquement fragile de dire :
« Le décret portant organisation du MINCOM est supérieur au décret portant organisation du CNC parce que le MINCOM est une administration ministérielle. »
Ce raisonnement ne tient pas simplement à la hiérarchie des normes.
La question doit plutôt être :
Quel texte spécial attribue quelle compétence à quelle institution ?
Et ici, le décret CNC est particulièrement explicite : il institue un organe de régulation doté d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière, placé auprès du Premier ministre.
La véritable difficulté : l’article sur le « suivi des activités du CNC »
Le point qui pourrait donner l’impression d’une primauté du MINCOM est justement la disposition selon laquelle le ministre est chargé du « suivi des activités du Conseil National de la Communication ».
Mais « suivi » ne signifie pas « tutelle hiérarchique ».
C’est une distinction capitale.
Si le décret avait voulu instituer une tutelle hiérarchique du ministre sur le CNC, il aurait fallu pouvoir identifier des prérogatives correspondantes : pouvoir d’instruction, pouvoir d’annulation, pouvoir de réformation, pouvoir disciplinaire, approbation des décisions, etc.
La lecture la plus solide est celle d’une articulation institutionnelle asymétrique :
Le MINCOM est l’administration gouvernementale chargée de concevoir et de mettre en œuvre la politique gouvernementale de communication ; le CNC est l’organe spécialisé chargé de réguler la communication sociale dans les limites de ses compétences.
Monsieur l’ancien Secrétaire Permanent du CNC, Pr Boyomo Assala
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