Actualités locales
voici les 25 membres de la Commission nationale de décompte final des votes nommés par ELECAM
Le président du Conseil d’administration d’Élections Cameroun (ELECAM), le Dr Enow Abrams Egbe, a arrêté la composition de la Commission nationale de décompte final des votes pour l’élection présidentielle du 12 octobre.
La commission, composée de 25 membres, comprend des représentants du pouvoir judiciaire, de l’administration, d’ELECAM et des partis politiques ayant participé à l’élection.
Sa composition spécifique comprend un président, deux membres du pouvoir judiciaire, cinq membres de l’administration, quatre membres d’ELECAM et douze représentants des partis politiques.
Cette commission, qui se réunit depuis Yaoundé, est chargée de décompter les votes des différentes régions du pays et soumettra les résultats au Conseil constitutionnel pour la proclamation officielle du vainqueur.
Qui sont les membres ?
Président
Émile Essombe : membre du Conseil constitutionnel, nommé par décret présidentiel en 2018. Avant d’occuper ce poste, Essomba, 64 ans, était procureur général près la Cour d’appel du Sud-Ouest.
Il a débuté sa carrière comme substitut du procureur à Édéa après avoir obtenu son diplôme de l’ENAM. Il a ensuite été nommé juge dans le Wouri. Depuis, il a exercé plusieurs fonctions judiciaires, notamment comme président du tribunal du Haut-Nyong, d’Abong-Mban (région de l’Est), du Mayo-Sava, puis procureur général près la Cour d’appel de l’Adamaoua.
Représentants du pouvoir judiciaire
Fonkwe Joseph Fongang : Président de la chambre judiciaire de la Cour suprême. Il a été nommé à la suite du précédent Conseil supérieur de la magistrature en 2020. Il est originaire de Lewoh Fotabong, dans le département du Lebialem (région du Sud-Ouest).
Ondoua Obounou Charles : Il est président du Contentieux de la Fonction Publique à la Cour suprême.
Représentants de l’administration
Nganko Firmin Daniel : Il est chargé de mission au Secrétariat de la Présidence de la République.
Litt Gabriel François : Chargé de mission au Secrétariat général du Premier ministre.
Bekila Gisèle Valérie : Inspectrice générale des élections au ministère de l’Administration territoriale.
Oumarou Chinmoun : Secrétaire général au ministère des Relations extérieures.
Issanda Issanda Solomon : Directeur des Affaires politiques et de la Représentation au ministère de l’Administration territoriale.
Représentants d’Élections Cameroun
Abdoulkarimou : Directeur général adjoint des élections à Elecam
Enow Dickson Enow : Conseiller technique à Élections Cameroun.
Amugu Abena Agathe Gaelle : Chargée de communication à Elecam.
Nnomo Millang Christelle Léopoldine
Représentants des candidats des partis politiques
Représentant du candidat Ateki Seta Caxton (PAL)
Pierre Flambeau Ngayap (PNUD)
Talba Malla Ibrahim (RDPC)
Représentant du Candidat Bougha Hagbe Jacques (MCNC)
Issa (FSNC)
Denis Émilien Atangana (FDC)
Représentant du Candidat Kwemo Pierre (UMS)
Nyeck Biyaga Joseph Félix (PCRN)
Βονονο Βakota René (PURS)
Représentant du candidat Muna Akere Tabeng (UNIVERS)
Représentant du candidat Osih Joshua Nambangi (SDF)
Représentant du candidat Tomaino Ndam Njoya (UDC)
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Actualités locales
Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise

Présente à la 15ᵉ édition des Canal 2’Or, organisée le samedi 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la Première dame du Cameroun, Chantal Biya, a reçu le Prix du meilleur mécène. Une distinction qui vient saluer son soutien à la culture camerounaise et ses actions en faveur des personnes vulnérables.
La 15ᵉ édition des Canal 2’Or a réservé une distinction particulière à la Première dame du Cameroun. À l’occasion de cette cérémonie organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, le samedi 31 octobre 2026, Chantal Biya a reçu le Prix du meilleur mécène, décerné par le comité d’organisation.
Cette récompense intervient dans le cadre d’une édition symbolique, marquant les vingt ans de cette cérémonie consacrée à la célébration et à la promotion des talents artistiques camerounais.
Un engagement culturel de longue date
À travers cette distinction, les organisateurs entendent reconnaître le soutien apporté par la Première dame à la culture camerounaise, ainsi que ses différentes initiatives caritatives en faveur des personnes vulnérables.
Ce prix fait également écho à une précédente reconnaissance. En 2015, lors de la dixième édition des Canal 2’Or, Chantal Biya avait déjà reçu le Prix spécial du mécénat de la culture.
Onze ans plus tard, cette nouvelle distinction vient ainsi rappeler les liens entretenus entre la Première dame et les organisateurs de cet événement culturel.
Les Canal 2’Or célèbrent vingt ans de talents camerounais
Au-delà des récompenses individuelles, cette édition anniversaire marque deux décennies de célébration de la création artistique nationale. Musique, audiovisuel et divertissement constituent autant de secteurs mis en lumière par cette cérémonie, devenue un rendez-vous du paysage culturel camerounais.
La distinction attribuée à Chantal Biya s’inscrit donc dans une soirée où la reconnaissance du talent artistique côtoie celle du mécénat et du soutien aux initiatives culturelles.
Source : Libre Opinion
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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.
Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.
Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.
Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.
Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :
Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972
Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.
Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.
Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.
Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.
Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.
Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?
Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.
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