Actualités locales
« que personne ne songe à allumer des feux, ou à appeler au feu »

LA RAISON DE CIRCONSTANCE ET LA RAISON NATIONALE
RIEN NE SERT DE COURRIR VITE OU DE PROCLAMER HAUTEMENT DES AMITIES ET DES RALLIEMENTS DE PURE OPPORTUNISME. L’ESSENTIEL VIENT DU TEMPS ET DE LA PATIENCE ET NON DE LA VIOLENCE AVEC DES CALCULS SORDIDES.
UNE SEULE CHOSE COMPTE, LA PAIX
Combien cela coûte-t-il vraiment, la paix ? Personne ne vous donnera le prix, parce que personne ne vous dira quand et comment, par quoi et pour quoi ou avec qui, la vraie paix arrive. Par contre, nous savons tous, à l’expérience des nations autour de nous ou au lointain des rives, ce que l’absence de paix entraîne, développe, détruit et sacrifie.
De grâce, que personne ne songe donc à allumer des feux, ou à appeler au feu. On sait comment on les allume, mais les éteindre est un autre problème, une autre équation, un autre souci et d’autres paramètres.
Nous avons tous été voter, accomplir un devoir citoyen noble, mais nous n’avons pas tous, et jamais, la compétence ni l’autorité nécessaires, pour planter les décors des grandes proclamations des résultats d’une consultation électorale. Attendons donc d’épuiser toutes les voies de recours, et mieux, continuons de considérer que nous avons voté pour construire et non pour détruire, pour mieux aborder les lendemains et non pour aggraver nos fractures.
Une évidence s’impose, celle selon laquelle, personne ne sera plus ou moins qualifiée pour traiter de nos problèmes, en prônant des vengeances, des vexations, des exclusions ou pire, en validant l’extrémisme, que celui-ci soit régionaliste, ethnique, religieux ou économique. Il en va de même, quand il s’agit de rendre à chaque tranche d’âge et à chaque génération, d’hier, d’aujourd’hui et de demain, sa place dans l’histoire. Personne au-delà, du ciel, n’est maître des âges ni des conditions physiques. En faire donc un sujet de débat, un argument d’injure et d’exclusion, trahi d’avantage notre penchant au sectarisme et au sacrifice de ce qui dans notre anthropologie, fonde notre identité culturelle.
Au peuple de ce pays, aux frères et sœurs dont certains cultivent des instincts de vengeance, puissiez-vous taire les discours de haine et d’inutiles précipitations ? Les élans de défi ne nous ont pas porté bonheur par le passé, et ne porteront jamais bonheur à personne. Ce qui doit être fait, le sera, et ce que le destin divin a tracé comme chemin et réalisation le sera. Restons dans le cadre prescrit des institutions avec leurs mécanismes, ordonnancements et programmations, et attendons donc. Les lance-flammes ne remplaceront ni les urnes, ni les institutions qui les ont rendus possibles.
C’est du Cameroun, l’Etat, la nation et la république qu’il s’agit finalement, et non d’un individu, d’un parti, d’un groupe d’intérêts ou d’un projet sectaire. Point n’est vraiment besoin d’avoir des oreilles d’éléphant pour comprendre, ni des grands yeux de grenouille pour lire l’heure, pour percevoir, pour se ranger, et pour assister à la marche de l’histoire sur laquelle, le vote n’aura été qu’un moment, un moment pas comme tous les autres certes, un moment tout de même pas si différent des autres auxquels l’histoire a pris toute la peine, la sagesse et l’intelligence pour nous gratifier du processus et des résultats.
Comprendre tout ce qui précède c’est bien, comprendre et se ranger c’est encore mieux et parfait. Tous, nous nous connaissons et nous maîtrisons tellement bien les uns les autres, que ce ne sont ni les discours d’un jour ni les promesses enivrées d’une saison électorale, qui changeront quoi que ce soit déjà consigné dans la mémoire collective./.
Yaoundé, le 14 octobre 2025
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Actualités locales
les conseils de Jean Claude Mbede Fouda à Maëllys Ngo Mboui

Au lendemain du sacre de Maëllys Ngo Mboui, nouvelle Miss Cameroun 2026, le journaliste Jean Claude Mbede Fouda lui a adressé une lettre ouverte dans laquelle il la félicite tout en l’appelant à faire de son mandat un vecteur d’unité et de promotion de la culture camerounaise.
Dans ce message publié sur les réseaux sociaux, l’ancien président du jury de Miss Éthiopie explique ne pas avoir suivi en direct l’élection et ne pas vouloir se prononcer sur la légitimité du résultat. Il salue néanmoins le parcours de la nouvelle reine de beauté, âgée de 20 ans, née en France de parents camerounais.
Jean-Claude Mbede Fouda insiste notamment sur son attachement à ses origines camerounaises. Il relève le choix de Maëllys Ngo Mboui de porter des nattes traditionnelles ainsi que le préfixe « Ngo », qu’il présente comme signifiant « fille de » en langue bassa.
LETTRE OUVERTE À MAELLYS NGO MBOUI, @Miss Cameroun 2026
Chère Fille,
Reçois mes plus sincères félicitations pour ton sacre et mon hommage appuyé pour ton courage.
Je te l’avoue en toute franchise : je n’ai pas suivi l’élection en direct et je n’ai pas jugé nécessaire de passer au criblage de la « VAR » pour vérifier la légitimité de ta couronne.
Je sais simplement que tu succèdes à celle que je considère comme la plus illustre Miss Cameroun de l’histoire du COMICA, la sublime Harangada Golonga Josiane.
Mon propos n’est pas d’évaluer ta beauté plastique, mais de saluer, en tant que membre de la diaspora, l’engagement de tes parents qui ont su t’inculquer cet amour indéfectible pour notre patrie.
Née en France, âgée de 20 ans et de nationalité française, tu arbore avec élégance tes nattes traditionnelles et portes fièrement le préfixe « Ngo » (« fille de » en langue Bassa) — une identité que certains au pays hésitent désormais à transmettre. Je t’en félicite. Poursuis cette mission avec élégance et demeure l’ambassadrice de la culture camerounaise dans toute sa richesse et sa diversité.
En tant que père d’enfants de la diaspora contraints de solliciter un visa pour fouler le sol de leurs ancêtres, je te tends affectueusement les bras. Tu bénéficieras de mon soutien indéfectible tout au long de ton mandat, au même titre que l’ensemble des enfants de la diaspora qui choisissent de revenir aux sources. Tu aurais pu être ma propre fille.
Prends le temps de lire attentivement ce message et conserve-le comme un guide méthodologique tout au long de ton périple.
Cette tribune s’exprime sans discontinuer depuis 2008. Voilà désormais dix-huit ans que, depuis cette résidence virtuelle, j’exerce le rôle de « Tonton National » — garant de l’éthique, de la moralité républicaine et du respect de nos coutumes ancestrales. À ce titre, j’observe le parcours des figures publiques et j’interviens sur les grands sujets de notre société : la politique, les droits des femmes, le sport et la dynamique de la diaspora.
Ton visage d’ange, la beauté naturelle de tes cheveux et le soin apporté à ta carnation témoignent d’une élégance remarquable. C’est un véritable privilège pour le pays.
En tant qu’ambassadrice de la beauté nationale, ton impératif premier est d’œuvrer à l’unité de tous les Camerounais, loin des clivages.
À peine vingt-quatre heures après ton élection, des discours réducteurs émergent sur les réseaux sociaux, associant ton mérite à ton appartenance communautaire ou prétendant soustraire ton mandat à toute critique. Je t’invite à la plus grande fermeté : il te revient d’appeler fermement tes soutiens à s’abstenir de tout propos régionaliste ou désobligeant envers tes compatriotes.
Il te faudra également appréhender la critique avec sérénité. Tu es désormais une personnalité publique investie d’une confiance collective. La couronne que tu portes ne constitue pas un bien personnel, mais une charge symbolique majeure.
Dans treize mois, l’heure sera au bilan. À l’image de la parabole biblique des talents, nous évaluerons si tu as su faire fructifier cette opportunité ou si tu l’as laissée inactive. Porter le titre de Miss Cameroun implique un devoir de redevabilité envers chaque citoyen.
Ton élection revêt une dimension éminemment politique : tu deviens l’égérie d’une double nationalité encore juridiquement contestée par les institutions nationales. Et pourtant, c’est à toi qu’a été confiée la responsabilité de représenter le Cameroun sur la scène internationale.
Compte tenu de ton parcours et de ton statut de citoyenne française d’origine camerounaise, tu incarnes désormais cette réalité sociologique contemporaine. Il t’appartient d’en porter le plaidoyer avec tact et détermination.
En tant qu’observateur averti des concours de beauté et analyste chevronné des activités du COMICA depuis sa création, je me dois de t’apporter un éclairage lucide.
L’histoire de cette institution démontre que le parcours d’une Miss est semé d’embûches. Ne cède pas à la naïveté face aux promesses de circonstances. Tu seras confrontée à des tentatives de récupération de la part de figures d’influence soucieuses d’instrumentaliser ta jeunesse et ton image. Certains tenteront de te dissuader de maintenir le contact avec mon magistère, redoutant la transparence de mes analyses.
Sache qu’il est indispensable que nous puissions échanger de manière constructive durant les premières semaines de ton mandat. Lorsque l’enthousiasme des premiers jours s’estompera et que les difficultés surgiront — qu’il s’agisse de rivalités internes ou de campagnes de dénigrement orchestrées sur les réseaux sociaux —, tu auras besoin de conseils avisés et indépendants.
Si tu fais le choix de la transparence et du dialogue, tu trouveras auprès de moi une protection intellectuelle et morale rigoureuse. Si tu choisissais au contraire l’isolement, tu ferais face seule aux exigences et aux dérivées d’un système dont les mécanismes n’ont guère évolué.
N’oublie jamais tes origines ni la communauté que tu représentes.
Surgis pleinement de la magie de ton couronnement, mais conserve une vigilance constante. En accédant à cette distinction, tu as changé de statut social et d’exposition publique. Il t’appartient désormais de transformer ce mandat en un accomplissement remarquable.
Je demeurerai attentif à ton parcours et me tiens prêt à te soutenir face aux épreuves.
Avec toute ma considération paternelle,
Jean Claude Mbede Fouda
Ancien Président du Jury de Miss Éthiopie
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Actualités locales
«on peut penser qu’il y a un problème Eton au Cameroun »

Dans l’émission Le Grand Oral , sur A1, la porte-parole du président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), dénonce la non réhabilitation par l’Etat des figures historiques de cette aire géographique.
La déclaration « On peut penser qu’il y a peut-être un problème Eton dans ce pays » a été formulée par Anne Féconde Noah, femme politique et militante du Pcrn, le temps de l’émission Le Grand Oral sur A1. Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte de débats politiques et mémoriels au Cameroun. Pour étayer son propos, elle a notamment rappelé des figures historiques de la communauté Eton.
«On peut penser qu’il y a peut-être un problème Eton dans ce pays. Vous le savez, le docteur Ossendé Afana était l’un des camarades du Mpodol, Ruben Um Nyobè. C’était un nationaliste de la première heure. Le docteur Ossendé Afana était par ailleurs le premier Africain à obtenir un doctorat en sciences économiques. C’était un brillant sujet qui a fait le choix de revenir au Cameroun pour lutter pour les indépendances aux côtés de ses camarades», a-t-elle soutenu.
«Il y a une loi de réhabilitation qui a été votée dans ce pays en faveur, entre autres, des combattants nationalistes. Alors, le Mpodol, Bassa’a Ruben Um Nyobè, a été réhabilité. Le Bamoun, Roland Moumié, a été réhabilité. Le Bana, je crois, Ernest Ouandié a été réhabilité. Mais, fort curieusement, l’Eton le docteur Ossendé Afana n’a pas été réhabilité. Lorsqu’on sait que la loi de réhabilitation permet que des édifices publics portent les noms de ces figures historiques, il est interdit au Cameroun de nommer une rue Ossendé Afana, de nommer un bâtiment Ossendé Afana… Pourquoi ?», questionne Anne Féconde Noah dans Le Grand Oral sur A1.
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14 joueurs sont déjà à Yaoundé
Les Indomptables se rassemblent aujourd’hui, le 21 septembre, à Yaoundé, avant les matchs contre les Comores et le Congo, comptant respectivement les matchs 1 et 2 des qualifications pour la CAN 2027 (co-présidée par l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie) — et un match amical contre la Côte d’Ivoire le 3 octobre 2026.
L’équipe de David Pagou commencera la journée avec une séance de stretching matinale dans la salle de sport de l’Hôtel Hilton, dirigée par l’entraîneur de l’équipe, Bryan Meyeke.
L’après-midi (17h00), le public et les médias agréés auront le privilège de regarder les premières 30 minutes de l’entraînement des Indomptables à l’entraînement militaire.
Concernant les arrivées au camp de l’équipe, 14 joueurs sont déjà à l’Hôtel Hilton :
– Samuel Kotto
– Kévin Keben
– Lilian Paul René Njoh
– Emmanuel Moungam A Ngon
– Blondy Noukeu
– Ryan Fosso
– Harouna Djibirin
– Angel Yondjo
– Mahamadou Nagida
– Arthur Avom
– Simon Ngapandouentbu
– Junior Tchamadeu
– Ivan Cédric Bikoue Embolo
– Maël Fernandez Monyebe
Ils seront rejoints plus tard dans la matinée et à la mi-journée de mardi 22 septembre 2026.
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