Actualités locales
le coup de gueule d’Armand Noutack II

L’observateur politique exhorte les militants du RDPC à se préparer à des lendemains sans Paul Biya, le président du parti.
Dans une tribune, Armand Noutack II se demande si le RDPC survivre à Paul Biya. « je voudrais dire ici aux militants et soutiens du régime : apprenez déjà à faire sans Paul Biya, il n’est ni surhumain, ni immortel », exhorte-t-il.
« LE DRAME DU RDPC : AVOIR FAIT DE PAUL BIYA UN « IMMORTEL ».
Lorsque je regarde la frilosité qui anime certains militants et soutiens du régime depuis hier soir, je me demande s’ils savent qu’un jour ou l’autre ILS DEVRONT FAIRE SANS LE PRÉSIDENT BIYA ?
Ce qui me fait sourire c’est de les voir souvent plein d’orgueil alors qu’ils militent dans un parti politique qui s’est bâti UNIQUEMENT, EXCLUSIVEMENT autour d’un MORTEL , d’un humain !
Qu’on le veuille ou pas, Paul Biya finira par partir et le RDPC devra apprendre à faire SANS LUI ou disparaître simplement.
Je l’ai dit , je l’ai toujours martelé ici , le Président Paul Biya comme certains leaders de l’opposition n’a jamais véritablement aimé le parti qu’il a créé… Lorsqu’un chef de famille a des enfants et des biens, sa première préoccupation est de s’assurer que son héritage sera préservé, c’est de choisir parmi ses enfants, un qu’il a pris le soin de bien observer pour préserver l’héritage familial et encadrer ses frères.
Lorsque vous regardez le Président Paul Biya agir depuis 40 ans (âge du RDPC) vous croyez vraiment qu’il a un jour songé à ce que son parti deviendrait sans lui ? Non il n’a jamais pensé à une éventualité de son absence et c’était/c’est à tort !
Je peux comprendre sa méfiance au regard de la crise DE CONFIANCE qu’il a vécu avec Ahidjo de 1983 jusqu’au coup d’État manqué du 6 avril 1984, malheureusement pour lui , en politique comme dans la vie on est toujours obligé de FAIRE CONFIANCE à un moment donné, ON NE PEUT PAS TOUT CONTRÔLER SEUL ÉTERNELLEMENT.
Le premier reproche que nous avons fait au parti au pouvoir était d’investir pour une huitième fois , un homme qui visiblement a déjà tout donné de ce qu’un humain peut donner, un homme épuisé, essoré, lessivé par une CARRIÈRE DE 65 ANS AU SOMMET DE L’ÉTAT ( Un record mondial) .
L’investiture du Président Biya a trahi une évidence : au RDPC, hormis Paul Biya, ils n’ont plus d’issue, tout est bloqué, calé, confiné au SOUFFLE DE VIE d’un MORTEL !
Aujourd’hui on observe une montée en puissance de son ancien ministre, je le félicite déjà pour ses PERFORMANCES EXTRAORDINAIRES, il a su surfer sur le courroux des camerounais et camerounaises pour se positionner , la vérité est que le vote pour Tchiroma sonne d’abord comme le rejet d’une candidature de trop du Président Biya, le rejet de son bilan, ce n’est pas nécessairement par amour pour l’ancien ministre de la communication porte-parole du gouvernement dont le passé et le passif ne sont pas très reluisants.
En attendant que les institutions légales nous donnent en TOUTE SINCÉRITÉ ET PATRIOTISME les résultats finaux de cette présidentielle, je voudrais dire ici aux militants et soutiens du régime : APPRENEZ DÉJÀ À FAIRE SANS PAUL BIYA, il n’est ni surhumain, ni immortel,
Lorsqu’on se retrouve à s’accrocher mordicus à son père de 93 ans, de deux choses l’une :
1_ soit on est conscient qu’on est foncièrement MÉDIOCRE, incapable de faire face à la concurrence, aux challenges de la vie sans « papa » ,
2_ Soit on est en stage avancé de sorcellerie .
La véritable question aujourd’hui au delà de la frilosité affichée par nos frères Bidjang et Obama par exemple, c’est :
LE RDPC SURVIVRA T-IL À PAUL BIYA ? Il est permis de douter .
ON NE CONSTRUIT PAS UNE MAISON, ON NE FONDE PAS UNE FAMILLE SANS PENSER AU JOUR QU’ON NE SERA PLUS LÀ .
Attendons sereinement les résultats, le MINAT a dit de sa propre bouche et sur un ton menaçant comme à son habitude, d’attendre les résultats, mais on voit bien certains compatriotes bien identifiables et « localisables » publier ce qu’ils appellent « TENDANCES » à la télévision, en faisant sciemment fi des bureaux de vote où leur champion a été lamentablement LAMINÉ par son ancien compagnon de 30 ans !
Mes amis de grâce, PENSEZ DÉJÀ À L’APRÈS BIYA , CHERCHEZ DÉJÀ DES FORCES, DES ARGUMENTS POUR FAIRE SANS LUI , car dans la vie TOUT FINIT PAR FINIR !
NOUTACK II digne fils des ancêtres Bamougoum ».
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un port en difficulté après 10 ans d’exploitation

Selon les classements de la Banque mondiale et de Global Market Intelligence, le port de Kribi, dix ans après sa mise en service, pointe à la 395e place sur 400 dans le monde (avant-avant-avant-avant-dernier).
Symbole de l’émergence, les premiers navires sont accueillis au port de Kribi en 2014. C’est le 22 juin 2017 que l’infrastructure portuaire a accueilli son tout premier navire commercial. Avec plus de 800 milliards de FCFA d’investissements, le principal critère qui fonde ces classements est le temps de traitement d’un navire à quai, explique le journaliste économique Albin Njilo.
«Et pourtant, avec un tirant d’eau de 16 mètres, le port de Kribi dispose du tirant d’eau le plus important d’Afrique centrale et peut accueillir de grands navires. Malgré cela, ce port n’a jamais réussi à capter les exportations du Tchad et de la RCA. Symbole de l’émergence, le projet initial vendu par le ministre Louis Paul Motazé était celui d’un complexe industrialo-portuaire. Plus de 15 ans après la pose de la première pierre, le complexe compte à peine dix entreprises», ajoute-t-il.
«Lorsque le ministre des Finances faisait la promotion de ce projet, il ignorait les remarques de Christian Penda Ekoka, qui était à l’époque conseiller économique du président. Ce dernier déconseillait de concentrer autant d’investissements à Kribi et proposait, avec ces financements, de développer Kribi et Limbé afin de créer une combinaison portuaire», poursuit le journaliste de Construire Ensemble.
«Le ministre a préféré endetter le pays pour construire une infrastructure qui, dix ans après, ne produit toujours pas les résultats escomptés à l’exportation. Plus grave encore, il a endetté le pays pour construire une autoroute reliant le port de Kribi au futur terminal minier de Lolabé. Pourtant, Kribi n’est toujours pas reliée à Douala par une route véritablement praticable», conclut Albin Njilo.
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le domicile du maire de Douala 1er ravagé par un incendie
La résidence de Jean-Jacques Lengue Malapa, maire de Douala 1er, a été ravagée par un incendie ce lundi 7 septembre 2026 en fin d’après-midi. Les flammes, qui se sont déclarées entre 16h30 et 17h au quartier Bonamoussadi, ont été maîtrisées par les sapeurs-pompiers.
Un important incendie a frappé le domicile du maire de Douala 1er, Jean-Jacques Lengue Malapa, ce 7 septembre. Selon les premières informations communiquées par l’élu local, le feu s’est déclaré entre 16h30 et 17h, avant de se propager rapidement dans la résidence.
Alertant lui-même les sapeurs-pompiers, le maire a vu les secours intervenir pour circonscrire les flammes. « Tout a brûlé », a-t-il indiqué à notre reporter, sans toutefois préciser l’ampleur exacte des pertes.
L’incident a rapidement attiré une importante foule sur les lieux. Plusieurs personnalités sont venues apporter leur soutien au maire, parmi lesquelles le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Pour l’heure, l’origine de l’incendie demeure inconnue, tandis que l’évaluation complète des dégâts est encore attendue.
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« ce n’est plus un problème d’incivisme, mais d’État »

La gestion des déchets dans les grandes villes camerounaises suscite une nouvelle interpellation. Dans une tribune consacrée à l’insalubrité urbaine, la femme politique Tiriane Balbine Noah estime que l’État doit davantage assumer ses responsabilités face à l’accumulation des ordures dans plusieurs quartiers de Yaoundé et de Douala.
La tribune revient notamment sur une visite effectuée le 28 août à Nsimeyong et Melen par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, et le ministre délégué à la Décentralisation, Georges Elanga Obam.
Lire la tribune de Tiriane Balbine Noah :
« CAMEROUN, VILLES POUBELLES : L’ÉTAT FACE À SES RESPONSABILITÉS
Le 28 août 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, la ministre de l’Habitat, Célestine Ketcha Courtès, et le ministre délégué à la Décentralisation, Georges Elanga Obam, se sont rendus à Nsimeyong et à Melen. Sur place : un tas d’immondices bloquant la voie publique devant le Collège Victor Hugo. Des riverains, à bout de patience, ont jeté des sacs d’ordures devant les véhicules officiels. Ce geste n’est pas un incident isolé. C’est un verdict populaire sur des années de gestion défaillante.
LES FAITS, SANS DÉTOUR
Yaoundé produit chaque jour entre 2 000 et 3 000 tonnes de déchets. À peine la moitié est collectée. Douala n’est pas épargnée, avec près de 2 700 tonnes quotidiennes. Ce n’est pas un problème d’incivisme des populations, comme on l’entend trop souvent dans les discours officiels. C’est un problème de financement, de contrats mal ficelés, et de gouvernance défaillante.
UNE DETTE D’ÉTAT QUI ÉTOUFFE LE SERVICE PUBLIC
Hysacam et son concurrent Thychlof sont créanciers de l’État et de la Communauté urbaine de Yaoundé à hauteur d’environ 13 milliards de FCFA — contre 7,7 milliards recensés par la Caisse autonome d’amortissement en juin 2024. La dette croît. Pourtant, un droit d’accise spécial de 0,5 % sur les importations existe depuis 2019, précisément pour financer ce service. Chaque citoyen le paie déjà sur ses achats. Où va cet argent ?
Conséquence directe : des grèves de salaire récurrentes chez Hysacam depuis 2019. Des agents qui nettoient nos rues chaque jour ne devraient jamais avoir à faire grève pour être payés. C’est l’État, en amont, qui met en péril leurs salaires en ne réglant pas ses propres factures.
ET CETTE CONFUSION INSTITUTIONNELLE QUI COÛTE CHER…
À Yaoundé, la collecte est répartie en quatre lots contractuels. Hysacam en détient trois, pour 45 milliards de FCFA. Thychlof gère Yaoundé III et VI, pour 16 milliards. Au pont de Tam-Tam, à la frontière de ces zones, chaque prestataire renvoie la responsabilité à l’autre — pendant que les ordures, elles, ne choisissent pas leur arrondissement. Cette même confusion existe entre ministères : en janvier 2026, le MINAT distribuait des brouettes pendant que le MINHDU rétrocédait des balayeuses, dans deux opérations parallèles, sans chef de file identifié.
NOUS AVONS SOUS NOS PIEDS UNE BOMBE SANITAIRE, PAS UN PROBLÈME D’ESTHÉTIQUE
Une étude menée à Douala IV a établi un lien direct entre dépôts sauvages et prévalence élevée de choléra, typhoïde, paludisme, parasitoses et dermatoses. Biyem-Assi, l’un des quartiers de Yaoundé les plus touchés par l’insalubrité, a déjà connu une alerte au choléra en 2025.
L’OMS a recensé, en 2024, une hausse mondiale de 50 % des décès liés à cette seule maladie — pourtant évitable. Les enfants qui jouent à proximité de ces dépôts et les récupérateurs informels qui y fouillent à mains nues sont en première ligne.
POURQUOI NE PAS PENSER À :
– Un compte séquestre national, alimenté par le droit d’accise déjà collecté, pour payer les prestataires sans délai.
– Une cartographie publique et opposable des responsabilités, lot par lot.
– Un guichet unique interministériel avec un chef de file clairement désigné.
– L’accélération des projets de valorisation énergétique des déchets : la Sierra Leone transforme déjà 365 000 tonnes de déchets par an en 236,5 GWh d’électricité, sous contrat de 25 ans avec sa compagnie publique.
– Une évaluation annuelle, publique, devant le Parlement, de l’exécution des contrats et de la dette de l’État.
Le Cameroun ne manque ni de textes, ni de réunions, ni de bonnes intentions affichées devant les caméras. Il manque d’un État qui paie ses factures à temps, qui clarifie qui fait quoi, et qui transforme ses déchets en ressource plutôt qu’en honte nationale et en danger sanitaire.
C’est un chantier de gouvernance. Il ne peut plus attendre une nouvelle réunion.
«Nous avons Une Nation à Bâtir et Un Cameroun à construire. »
Le reste… C’est le reste ».
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