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Crédits bancaires : le Cameroun et le Tchad affichent les taux d’intérêt les plus bas de la Cemac au 2ᵉ trimestre 2025

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Crédits bancaires : le Cameroun et le Tchad affichent les taux d’intérêt les plus bas de la Cemac au 2ᵉ trimestre 2025
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun et le Tchad se distinguent comme les marchés bancaires les plus attractifs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) en matière de coût du crédit. Selon le rapport de politique monétaire de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) publié début octobre 2025, les taux d’intérêt effectifs globaux appliqués par les établissements de crédit de la sous-région ont augmenté en moyenne de 10,21 % à 11,80 % sur un an.

Cette hausse globale reflète une majoration des commissions, frais de dossier et autres coûts liés au crédit, dans un contexte de resserrement monétaire régional. Mais derrière cette moyenne, les disparités nationales demeurent marquées.

D’après le rapport, le Tchad et le Cameroun affichent respectivement des taux d’intérêt moyens de 7,22 % et 7,92 %, soit nettement inférieurs à la moyenne communautaire (11,80 %). Ces niveaux traduisent une meilleure accessibilité du financement bancaire et une moindre perception du risque de crédit dans ces deux pays, souvent soutenus par des politiques publiques de bancarisation plus actives.

Le Gabon et la Guinée équatoriale, les plus chers de la sous-région

À l’opposé, les banques du Gabon et de la Guinée équatoriale pratiquent des taux bien plus élevés, respectivement 24,81 % et 15,59 %, soit deux à trois fois plus que ceux observés au Cameroun et au Tchad. Cette flambée s’explique par la faible concurrence bancaire, le risque crédit élevé et le manque de profondeur du marché financier dans ces économies plus dépendantes des recettes pétrolières.

L’écart entre les taux reflète la fragmentation du marché du crédit au sein de la Cemac. Alors que le Cameroun concentre plus de 45 % du volume total des crédits bancaires de la sous-région, certains pays, comme la Guinée équatoriale ou la RCA, restent pénalisés par une faible intermédiation financière et une structure bancaire peu diversifiée.

Ces écarts traduisent non seulement la diversité des conditions économiques, mais aussi la perception différenciée du risque par les institutions financières de la zone, confirmant que l’intégration bancaire au sein de la Cemac reste encore largement inachevée.

? Tableau comparatif des taux d’intérêt effectifs globaux (2 trimestre 2025)

PaysTaux d’intérêt effectif global (%)Écart par rapport à la moyenne Cemac (11,80 %)Observations
Tchad7,22-4,58Taux le plus bas de la zone, bonne stabilité du système bancaire
Cameroun7,92-3,88Marché bancaire le plus dynamique et le plus liquide
RCA9,84-1,96Niveau intermédiaire, marché encore restreint
Congo11,75-0,05Proche de la moyenne régionale
Guinée équatoriale15,59+3,79Risque crédit élevé, faible diversification bancaire
Gabon24,81+13,01Taux record dans la zone, coût du crédit prohibitif
Moyenne Cemac11,80Hausse d’environ 1,6 point sur un an

BRM

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Transfert du chef Noussi : un tournant judiciaire

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Transfert du chef Noussi : un tournant judiciaire
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Le dossier Baloum franchit un nouveau cap. Après plusieurs jours d’interrogations et de spéculations, le chef Noussi, ainsi que huit autres co-inculpés, ont été transférés de la prison principale de Bafoussam vers la prison principale de Dschang, où ils sont désormais placés en détention provisoire.

De l’avis du journaliste Charles Armel Mbatchou, ce transfert n’est pas un simple déplacement administratif. Il traduit l’entrée de l’affaire dans une phase judiciaire plus sensible, alors que les enquêteurs et les magistrats poursuivent leurs investigations sur une affaire qui continue de susciter une vive émotion dans l’opinion publique.

La détention provisoire répond, en principe, à plusieurs impératifs : empêcher toute pression sur les témoins, préserver les éléments de preuve et garantir la représentation des mis en cause devant la justice. En droit, elle ne constitue pas une condamnation. Les personnes concernées demeurent présumées innocentes jusqu’à ce qu’une décision définitive soit rendue. Toutefois, le symbole est fort. Voir une autorité traditionnelle, longtemps perçue comme une figure d’influence dans son ressort, rejoindre les quartiers de détention rappelle que nul ne peut, en théorie, se placer au-dessus de la loi lorsque des faits graves sont portés devant la justice.

Cette évolution intervient dans un contexte où l’opinion réclame davantage de transparence. Les populations attendent désormais que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’affaire Baloum, que les responsabilités soient clairement établies et que les procédures soient conduites sans interférence politique ou sociale.

L’enjeu dépasse désormais le seul sort du chef Noussi. C’est la crédibilité de l’institution judiciaire qui est observée. Si les charges sont établies, les sanctions devront être prononcées conformément à la loi. À l’inverse, si les preuves se révèlent insuffisantes, la justice devra également savoir le reconnaître.

L’État est attendu sur un point essentiel : faire prévaloir le droit sur les rapports de force. Dans une démocratie, la justice ne gagne sa légitimité ni par la sévérité de ses décisions ni par la pression populaire, mais par son impartialité. L’affaire Baloum est désormais entre les mains des magistrats. Le temps médiatique laisse progressivement place au temps judiciaire, celui des preuves, des débats contradictoires et de la vérité des faits. C’est sur ce terrain, et sur aucun autre, que sera jugée cette affaire, conclut Charles Armel Mbatchou.

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un surveillant général interpellé pour une présumée fuite d’épreuve à Bamenda

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un surveillant général interpellé pour une présumée fuite d’épreuve à Bamenda
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Un surveillant général du City College of Commerce de Mankon, à Bamenda, a été arrêté par les forces de l’ordre dans le cadre d’une enquête sur une présumée fuite d’épreuve au General Certificate of Education (GCE). Les investigations se poursuivent pour déterminer l’ampleur du réseau.

L’enquête sur les fuites présumées d’épreuves au General Certificate of Education (GCE) 2026 connaît un nouveau rebondissement. Cette semaine, le surveillant général du City College of Commerce de Mankon, identifié comme M. Clarence, a été interpellé à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest.

Selon des sources concordantes, il aurait été surpris en train de proposer aux candidats le sujet d’une épreuve prévue dans l’après-midi. Les premières vérifications auraient confirmé l’authenticité du document. Le suspect aurait également révélé aux enquêteurs l’existence d’un groupe WhatsApp utilisé pour la diffusion d’épreuves.

Cette interpellation intervient après la reprise des examens écrits du GCE, le 22 juin, à la suite d’une suspension de deux semaines. Les autorités éducatives avaient alors annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité afin de prévenir les fraudes et d’assurer le bon déroulement des épreuves. L’enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur cette affaire.

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l’ancien Modérateur de la PCC le Dr Festus Asana est mort

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l’ancien Modérateur de la PCC le Dr Festus Asana est mort
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L’ancien Modérateur de la Presbyterian Church of Cameroon (PCC), est décédé le lundi 22 juin 2026 à Orlando, aux États-Unis.

La Presbyterian Church of Cameroon (PCC), est en deuil. Actu Cameroun apprend la mort du Très Révérend Dr Festus Ambe Asana, ancien Modérateur de la PCC. Il est décédé le lundi 22 juin 2026 à Orlando, aux États-Unis.

Il a exercé la plus haute fonction de la dénomination. C’est ainsi qu’il a servi comme 5e Modérateur de l’Église presbytérienne au Cameroun (PCC) de 2009 à 2014. Il avait succédé au Révérend Dr Nyansako-ni-Nku. Avant d’accéder à la plus haute fonction de l’Église, il a dirigé l’administration de la PCC en tant que secrétaire du Synode pendant une décennie sous le mandat du Modérateur Nyansako-ni-Nku.

Cameroon Christian University

Il s’est distingué par la promotion de la transparence financière, de la discipline ecclésiastique et de la bonne gouvernance. Sous son leadership, l’université phare de l’Église, la Cameroon Christian University (devenue aujourd’hui l’Institut Universitaire Chrétien du Cameroun), a officiellement vu le jour.

Reconnu pour son intégrité, il a œuvré pour la justice, la consolidation de la paix et la réconciliation en Afrique. Il fut un membre influent du comité central du Conseil Œcuménique des Églises (COE), où il a activement œuvré pour la consolidation de la paix, la réconciliation et le dialogue interreligieux en Afrique.

La gouvernance ecclésiale

En tant que théologien émérite, il a formé et guidé de nombreuses générations de pasteurs et de leaders communautaires au Cameroun. Sa disparition a suscité une vive émotion au sein de la communauté chrétienne camerounaise et des organisations œcuméniques mondiales, qui saluent la mémoire d’un serviteur de Dieu humble et dévoué.

Les contributions théologiques du Very Rev. Dr Festus Ambe Asana articulent la doctrine chrétienne réformée avec les réalités socioculturelles africaines, en insistant sur l’éthique, la gouvernance ecclésiale et l’œcuménisme. Son parcours académique et pastoral a profondément structuré la réflexion théologique au Cameroun.

Responsabilités familiales

Dans sa thèse de doctorat soutenue à l’Université de Boston (Problems of Marriage and Family Life in an African Context), le Dr Asana a développé une approche novatrice de la structure familiale africaine, notamment avec un débat sur la polygamie.

Il a dépassé le simple jugement moral opposant monogamie et polygamie. Il a insisté sur l’accompagnement pastoral en tant que conseiller, plutôt que sur la condamnation. Son travail évaluait la valeur d’une union à l’aune du respect mutuel, des responsabilités familiales et de la justice sociale, plutôt que par sa seule forme juridique ou occidentale.

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