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A Douala, le Minpmeesa ouvre la voie à l’entrepreneuriat universitaire

L’Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Douala loge désormais une partie de ses activités au cœur de la Pépinière Nationale Pilote d’Entreprises (PNPE) d’Edéa. Ce rapprochement, matérialisé par une convention spécifique signée entre le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), Achille Bassilekin III, et le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, le Professeur Jacques Fame Ndongo, ouvre une nouvelle phase de collaboration entre les mondes académique et productif.
L’accord s’inscrit dans la continuité de la convention-cadre conclue en 2016 entre les deux départements ministériels. Il vise à transformer les campus universitaires en véritables viviers d’innovation économique, en permettant aux étudiants et chercheurs de passer de la théorie à la création d’entreprise. La démarche repose sur un principe simple : professionnaliser la formation supérieure par la mise en place d’incubateurs universitaires et la valorisation des résultats de la recherche. La particularité de cette convention tient à l’intégration de l’annexe de l’IUT de Douala au sein de la PNPE d’Edéa, une structure pilote en matière d’incubation et d’accompagnement des jeunes porteurs de projets.
L’objectif est de transformer chaque mémoire, prototype ou idée de laboratoire en produit ou service à potentiel économique. Le partenariat engage les deux institutions à coconstruire un dispositif intégré de formation pratique, d’incubation, d’innovation et de mentorat. Les actions prévues vont de la création de laboratoires de prototypage à l’accueil des étudiants en immersion dans les start-ups hébergées à la PNPE, en passant par le renforcement des compétences en gestion, marketing digital et innovation technologique. Selon le MINPMEESA, « cette convention illustre la volonté du gouvernement de rapprocher l’enseignement supérieur du tissu économique réel, en donnant aux jeunes diplômés les outils nécessaires pour devenir acteurs de leur insertion ».
Dans le même esprit, le ministre d’État, Jacques Fame Ndongo, a rappelé que « la professionnalisation de l’université camerounaise doit se traduire par la création de valeur, de richesse et d’emplois, au service du développement national ». Une cellule conjointe de suivi garantira la mise en œuvre effective de l’accord et l’évaluation des résultats. Les ressources humaines, techniques et financières seront mutualisées pour assurer un accompagnement durable des étudiants-entrepreneurs.
Au-delà d’un simple partenariat institutionnel, cette initiative répond à l’un des piliers de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), notamment la transformation structurelle de l’économie par l’innovation et l’entrepreneuriat. Elle s’aligne également sur la loi d’orientation de l’enseignement supérieur de juillet 2023, qui consacre la professionnalisation comme levier majeur d’employabilité.
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Coupe du Monde 2026 : Les cotes du match France vs Angleterre

La France est favorite, les experts de 1xBet (https://1xbetapk-cameroun.com/) la donnant une cote à 1,92 contre 4,05 pour l’Angleterre. Un match nul à la fin du temps réglementaire est coté à 4,00.
Selon le bookmaker (https://africatopsports.com/bookmakers/apk-888starz/), la France devrait finalement décrocher la médaille de bronze, cotée à 1,52 contre 2,9 pour l’Angleterre.
Les experts prévoient un match ouvert avec au moins trois buts, le total de plus de 2,5 buts étant coté à 1,41. Le pari « les deux équipes marquent » est coté à 1,46.
Enfin, avec la cote minimale de 8 sur le score exact, vous pouvez parier sur deux résultats : une victoire 2-1 de la France ou un match nul 1-1.
Parmi les footballeurs, Kylian Mbappé est le favori pour marquer, avec une cote de 1,71. Côté anglais, le but de Harry Kane est estimé à 2,18.
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Production de viande : après une chute de 26,7 %, le Cameroun mise sur la génétique pour renverser la pente

Comment relancer une filière bovine confrontée au recul de sa production ? Le Cameroun cherche une réponse industrielle et technologique. Alors que la production nationale de viande est passée de 235 960 tonnes en 2024 à 172 910 tonnes en 2025, soit une baisse de 63 050 tonnes ou 26,7 %, les autorités veulent accélérer la modernisation de l’élevage bovin. C’est dans cette perspective que le pays soutient l’implantation du groupe agro-industriel brésilien Santa Maria.
Dans une correspondance datée du 9 juillet 2026, l’ambassadeur du Cameroun au Brésil, Martin Agbor Mbeng, a réaffirmé l’appui des autorités à ce projet présenté comme un levier de transformation de la filière. Adressée à Daniela Vitorino Prudente, présidente du groupe Santa Maria, cette correspondance intervient alors que le consortium prépare son installation à Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua.
MISER SUR LA GÉNÉTIQUE ET LES INTRANTS
Le groupe brésilien prévoit de construire une unité de production d’intrants destinés à la reproduction bovine ainsi que d’aliments pour animaux. L’objectif est d’améliorer les performances du cheptel national et de réduire la dépendance du Cameroun aux importations. Selon Martin Agbor Mbeng, cette implantation « constitue une réponse à l’invitation officielle formulée par le gouvernement camerounais à l’endroit des investisseurs brésiliens dans le cadre de sa politique visant à promouvoir les investissements étrangers et à soutenir la stratégie nationale d’import-substitution ».
Le diplomate rappelle également que l’élevage bovin « occupe une place stratégique dans la politique de développement économique impulsée par le président de la République, Paul Biya ». Au-delà de l’investissement industriel, Santa Maria prévoit d’organiser au quatrième trimestre 2026 un séminaire consacré aux techniques modernes d’insémination artificielle bovine.
Pour l’ambassadeur, cette initiative « s’inscrit pleinement dans la dynamique de modernisation et de diversification de la filière bovine camerounaise ». Elle doit contribuer « au renforcement des capacités techniques des éleveurs, à l’amélioration de la productivité du cheptel national et au transfert du savoir-faire brésilien vers les acteurs camerounais du secteur ».
UNE FILIÈRE SOUS PRESSION FACE À UNE DEMANDE CROISSANTE
La baisse de la production intervient alors que la consommation de viande progresse sous l’effet de la croissance démographique et de l’urbanisation. Cette situation accentue les tensions sur l’offre locale et renforce le recours aux importations.
Malgré ce recul global, l’élevage bovin demeure le premier contributeur à la production nationale de viande. En 2025, il a fourni 68 902 tonnes, devant la volaille avec 38 914 tonnes, le porc avec 27 914 tonnes, les caprins avec 21 249 tonnes et les ovins avec 15 931 tonnes. Pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à améliorer les rendements plutôt qu’à augmenter uniquement les effectifs. L’insémination artificielle apparaît comme l’un des outils privilégiés pour accélérer cette évolution.
Cette technique permet de diffuser plus rapidement des caractéristiques génétiques recherchées, d’améliorer les performances de reproduction et d’accroître la production de viande et de lait.
LE BRÉSIL COMME PARTENAIRE TECHNOLOGIQUE
Le choix du Brésil n’est pas anodin. Le pays dispose d’une importante industrie bovine et d’une expertise reconnue dans l’amélioration génétique du cheptel. À travers cette coopération, le Cameroun veut adapter ce savoir-faire aux réalités locales, notamment dans les régions septentrionales où l’élevage représente une activité économique majeure.
Le projet Santa Maria vient compléter les initiatives déjà engagées par le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales. Parmi elles figure la construction du Centre national de production de la semence animale de Wakwa, dans l’Adamaoua. Cette infrastructure doit produire annuellement plus de 500 000 doses de semences bovines et 300 embryons afin d’accélérer l’amélioration génétique des troupeaux camerounais. Le Cameroun cherche à bâtir une filière plus compétitive, capable de créer davantage de valeur et d’emplois.
Le groupe Santa Maria considère l’appui diplomatique camerounais comme un signal favorable à la réalisation de son projet. Dans une publication diffusée le 11 juillet sur Instagram, le consortium indique avoir reçu « avec grand honneur » la lettre de l’ambassade. « Cette reconnaissance conforte notre engagement à contribuer au développement économique du Cameroun et de l’ensemble du continent africain. Nous réaffirmons notre engagement technique et moral », affirme l’entreprise.
Cette coopération illustre le rôle croissant de la diplomatie économique dans la recherche d’investisseurs capables d’apporter des capitaux, des technologies et des compétences dans les secteurs prioritaires. Pour le Cameroun, le défi sera désormais de convertir ces annonces en gains réels de productivité. Face à une production de viande en recul de près de 27 % en un an, la modernisation de la filière bovine devient un enjeu économique et alimentaire majeur.
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Recettes budgétaires : Sept contraintes menacent l’objectif de 1 400 milliards FCFA de recettes douanières en 2028

Le gouvernement prévoit de porter les recettes douanières à 1 421,9 milliards de FCFA en 2028. Cet objectif intervient après une prévision de 1 297,7 milliards de FCFA en 2027 et de 1 243,2 milliards de FCFA en 2026. Les projections contenues dans le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029 font ainsi ressortir une progression attendue de 124,2 milliards de FCFA entre 2027 et 2028, soit une hausse de 9,6 %.
Toutefois, ce même document souligne que plusieurs obstacles pourraient compromettre cette trajectoire. Le ministère des Finances y indique que « dans ce contexte d’incertitudes, des facteurs aussi bien endogènes qu’exogènes susceptibles d’influencer négativement la mobilisation des recettes douanières doivent être pris en compte ».
DES EXONÉRATIONS AUX ACCORDS COMMERCIAUX
Parmi les principaux risques identifiés, la première difficulté concerne « le retard dans la mise en œuvre du nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques, prévu à l’article sixième de la loi de finances pour l’exercice 2023 ».
Selon le document, ce retard prive encore l’administration douanière du dispositif envisagé pour sécuriser et améliorer le recouvrement sur cette catégorie de produits. Le document mentionne ensuite « les difficultés persistantes de maîtrise du cadastre minier et d’encadrement des exportations d’or ».
Ces insuffisances continuent de limiter le contrôle des flux liés à cette activité et, par conséquent, les recettes susceptibles d’en être tirées. Le troisième facteur est lié à « la poursuite de la politique de défiscalisation en faveur des équipements et matériels destinés à certains secteurs prioritaires : agriculture, élevage, pêche, pisciculture, santé humaine et vétérinaire, transformation poussée du bois, industrie pharmaceutique, matériel médical, etc. ».
Ces mesures d’incitation réduisent mécaniquement une partie des droits et taxes perçus à l’importation. Le gouvernement cite également « l’abattement de 20 % au profit des exportations de bois, d’hévéa et de cacao couvertes par un certificat de conformité aux normes en matière de lutte contre la déforestation ». Cette disposition figure, elle aussi, parmi les facteurs susceptibles de peser sur les recettes attendues.
À cela s’ajoutent « la réduction ou l’interdiction de l’importation de certains biens jadis générateurs d’importantes recettes douanières, tels que le fer à béton, le ciment, les tourteaux de soja, etc. ». En limitant l’entrée de ces produits sur le territoire, l’État réduit également les droits de douane qu’il percevait auparavant sur ces marchandises. Le Document de programmation économique et budgétaire 2027- 2029 retient par ailleurs « l’accroissement du champ de la dépense fiscale liée aux incitations douanières de soutien à la politique d’import-substitution ».
Les avantages fiscaux accordés pour encourager la production locale continuent ainsi de réduire le potentiel de recettes de l’administration douanière. Enfin, le ministère des Finances évoque « la mise en œuvre des accords de libre-échange : Accords de partenariat économique (APE), Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et accords CEMAC-CEEAC ». La baisse progressive des barrières tarifaires découlant de ces engagements réduit les droits de douane applicables à une partie des échanges commerciaux.
Pour mémoire, les recettes effectivement mobilisées par les douanes camerounaises se sont élevées à 1 156,3 milliards de FCFA en 2025, d’après les données reprises dans le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029. L’objectif fixé pour 2028 implique donc une hausse de 265,6 milliards de FCFA par rapport au niveau effectivement atteint en 2025.
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