Actualités locales
la grande désillusion de l’Unpd de Bello Bouba

Selon Ousmanou Magadji, observateur politique de notre landerneau, cette formation politique ancienne alliée du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) est minée de l’intérieur par la méthode bureaucratique à l’ancienne.
Lire ici sa sortie :
L’UNDP, LA GRANDE DÉSILLUSION
Pour une renaissance du parti de Bello Bouba
L’UNDP ne peut s’en prendre qu’à lui-même : ses méthodes bureaucratiques, la suffisance de ses cadres et partisans rappellent celles du régime. « Nous sommes présents PARTOUT », clament-ils, tandis que Tchiroma est sur le terrain, harangue les foules et les envoûte comme au début des années 1990 au sein même de l’UNDP. Pendant ce temps, Bello Bouba s’enferme dans les réunions, fidèle à son tempérament et pathologie de bureaucrate chevronné qu’on lui connaît si noblement.
Bello Bouba porte une responsabilité naturelle, certes compréhensible, car son tempérament ne correspond pas à l’ampleur de l’événement. Il ne fait pas le poids face à Tchiroma dans les audaces et courage nécessaires pour cette présidentielle. Pour couronner le tout, les communicants de l’UNDP ont eu l’« intelligence » de parler abondamment de Tchiroma et de Kamto, leur offrant une publicité nuisible au parti et à leur propre candidat, Bello Bouba.
Aujourd’hui, les ravages de cette stratégie sont visibles : elle a lourdement desservi la campagne de l’UNDP. Au lieu de mettre en avant les qualités politiques et morales de Bello, sa stature d’homme d’État incontestable, ils se sont distraits à faire la campagne de Tchiroma. Le pire, c’est que tout le monde semble paralysé et perdu au sein de l’UNDP, obnubilé par les prouesses de Tchiroma et rongé par des aigreurs stériles envers Kamto. Comme si ce dernier, Kamto, n’avait plus le droit d’exprimer ses préférences politiques ou de s’impliquer dans la vie politique après avoir été recalé de la présidentielle.
Mais être écarté d’une élection ne signifie pas perdre son droit de militer Messieurs les savants de l’UNDP, de s’engager, ni de participer aux tractations de l’opposition en vue de faire face au candidat du pouvoir Biya. Quelle loi interdit à un citoyen de faire de la politique comme il l’entend, de défendre une cause ou de contribuer à une stratégie collective de l’opposition, dusse-t-il être un candidat éjecté de la présidentielle ?
Une chose s’impose : Après cette présidentielle, l’UNDP doit impérativement se reconstruire, en tirant sans complaisance les leçons de ses faiblesses internes et pendant cette campagne présidentielle. Ce scrutin fut une épreuve difficile, révélant les dysfonctionnements du parti et les limites de Bello Bouba dans les grands moments. Ce qu’il faut corriger urgemment pour préparer l’avenir du parti.
Je leur souhaite sincèrement le meilleur pour les prochaines échéances électorales. J’espère qu’ils sauront, dans la douleur de l’échec, se remettre en question et faire preuve de finesse et de pragmatisme pour retrouver leur place dans l’après-présidentielle et ses tractations existentielles pour le parti.
Qu’il soit bien noté que depuis ma démission, je n’ai jamais dit du mal de Bello Bouba ni de l’UNDP. Au contraire, par souci d’équité, j’ai toujours voulu mettre sur un pied d’égalité le parti et ses leaders respectifs, Bello Bouba face à ses concurrents et le terrible Issa Tchiroma. Mais j’ai été profondément déconcerté par les comportements étranges et contre-productifs, voire suicidaires, du parti, de son président, de ses cadres et de ses communicants.
Je m’en suis éloigné après avoir tenté, en toute discrétion, de proposer des idées. J’ai été traité d’ignorant politique et snobé, alors même que je défendais publiquement le parti et son candidat à ma manière. Franchement, le spectacle offert par l’UNDP m’a dépité. Je n’ai plus le courage d’en parler, mais je ne dénigre ni le parti ni son candidat non plus.
L’UNDP n’est pas mort. Le parti de Bello Bouba doit simplement se remettre en question, revoir son mode de fonctionnement et abandonner ses certitudes quasi dictatoriales, qui lui ont coûté cher durant cette campagne présidentielle. Se réinventer.
Kondengui, Yaoundé le 9 Octobre 2025
Ousmanou Magadji
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Actualités locales
Cameroun : Sara TIMB rend hommage au député Samuel Moth

Après une consécration à l’Ambassade des États-Unis au Cameroun à travers le Prix 35 Under 35 Cameroon Excellence Youths Awards, Sara TIMB, poétesse camerounaise multi récompensée, doctorante en biotechnologies végétales, entrepreneure sociale et digne fille Banen (Indikbiakat ) au rayonnement international, s’est offert un moment fort avec celui qu’elle appelle affectueusement « Papa » : l’honorable Samuel Moth, élite de la communauté Banen, dont le parcours, l’attachement à sa terre, l’engagement pour sa communauté et la générosité ont marqué son regard.
Au-delà du festin d’honneur qu’il lui a réservé, du Mùtún, ce pagne traditionnel Banen dont il l’a personnellement revêtue. Et du soutien qu’il lui a spontanément apporté, c’est, en filigrane, le portrait d’un grand homme Banen qu’elle dessine : celui d’un bâtisseur dont les gestes, la générosité et l’exemplarité continuent de faire jaillir autour de lui des possibilités pour les autres.
Si Sara TIMB, après un rayonnement international ponctué par un échange avec le président Emmanuel Macron et une sélection parmi les « 31 voix des féminismes africains » de la Fondation de l’Innovation pour la Démocratie dirigée par le Pr Achille Mbembe, a tenu à ce que le député Samuel Moth soit le premier à la recevoir, c’est qu’au-delà de l’affection mutuelle qu’ils se vouent, elle trouve dans son parcours une véritable niche de leçons pour la jeunesse.
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Jointe par la Rédaction de Journal du Cameroun, la poétesse explique :
« Le parcours de mon père, l’Honorable Moth Samuel, est une belle et rare leçon d’excellence, d’engagement, de résilience, de solidarité, de modestie et de générosité. Il est ce beau trésor que le ciel a déposé sur les bords du Nkam, à Indikbiakat, confirmant une nouvelle fois que ce n’est pas seulement sur les rives du Wouri, du Moungo ou du Nyong que pouvaient naître des Hommes solidement attachés à la terre qui les porte, qui rougissent de ce qui est honteux, évincent la médiocrité et tiennent à distance ces tiers gêneurs et déraisonnables que sont le nombrilisme et l’individualisme, afin de s’employer inlassablement à la transformation durable et au rayonnement des leurs et de leur village.
Ses actions sont salutaires. Les valeurs qu’il incarne se lisent elles aussi et rendent témoignage à la richesse de ses préoccupations, à la grandeur et à la noblesse de sa mission de vie.
C’est forte de cette conviction, en tant que fille Banen, que j’ai tenu à ce qu’il soit le premier à me recevoir après mes belles prouesses à l’international.
Il a inauguré au sein de notre communauté une conception neuve du service des siens. La bravoure et la constante assiduité avec lesquelles il veille à inscrire dignement son empreinte salutaire dans la défense des intérêts des Banen, notamment dans le dossier de la forêt d’Ebo, nonobstant le vacarme des médisances, en sont l’illustration saisissante.
Cette soif d’œuvrer pour son village et pour les siens a souvent été pris d’assaut par de vilains esprits qui croient, à tort, pouvoir ensevelir ses actes sous le mucus gluant de faux narratifs et de billevesées. Mais que nenni ! l’Honorable Moth Samuel demeure debout comme un phare au milieu d’une mer démontée, balayant de ses faisceaux lumineux et les ténèbres traîtresses et l’écume des vagues en furie.
Son appétit pour le service des siens est bien forte, irrépressible, ancré dans sa chair à tel point qu’elle ne puisse consentir à disparaitre.
Son parcours m’apprend, comme à toute autre jeune, qu’on peut venir de loin, de si bas, et aller très loin, si haut, sans jamais se laisser rebuter par les mauvaises langues ni par les petites mains qui s’escriment à ne faire que du mal.
Sa trajectoire académique, professionnelle et politique offre une démonstration topique de ce que sont l’excellence, l’ambition, la discipline et la résilience.
C’est donc logiquement que je crois que, sans avoir jamais prétendu être un exemple, il est devenu exemplaire par ses actions, ses valeurs et son attachement à notre identité. »
Concernant le moment d’exception qu’elle a partagé avec lui, Sara TIMB raconte une rencontre émouvante : « Ce mercredi 16 septembre 2026, je suis allée présenter mon trophée du 35 Under 35 Cameroon Youth Excellence Awards à mon père, l’Honorable Moth Samuel. Je pensais venir lui présenter un prix. Je ne savais pas que j’allais, moi aussi, recevoir quelque chose de beaucoup plus grand qu’un présent.
Il m’avait préparé un festin. Un véritable festin, pensé avec cette générosité qu’on lui reconnaît et qui ne cherche pas simplement à offrir, mais à honorer.
Parmi les choses qui donnent à son action sa force et sa portée, il y a cette capacité singulière à transformer les moments fédérateurs en véritables exercices de transmission, où les réussites des uns deviennent des possibles pour les autres.
Sans que je ne m’en doute, il avait convié trois jeunes exceptionnels de notre communauté afin qu’ils soient témoins de ce moment. Son épouse, dans le même élan, avait invité ses deux nièces afin qu’elles puissent, elles aussi, s’inspirer de la petite femme que je suis.
Et que dire de ce geste fort avec le _Mùtún_ ?
De ses propres mains, il m’a revêtue du _Mùtún_ , tissu traditionnel de l’ethnie Banen, que je n’avais encore jamais porté de ma vie.
Tissé à la main, précieux dans sa sobriété et chargé de notre mémoire collective, ce tissu, qu’il m’a fait porter en l’accompagnant de paroles fortes, n’est pas qu’un vêtement. Il est un symbole.
Et la force de ce geste dépasse largement sa portée symbolique. Autant il m’honore profondément, autant il m’engage. Et je fais le pari optimiste d’être à la hauteur.

Ce moment passé avec le couple Moth et mes frères de la communauté Banen est gravé dans ma mémoire. Je voudrais terminer par une note beaucoup plus personnelle :
_Papa,_
Des tréfonds d’Iboti jusqu’à l’Assemblée Nationale du Cameroun, en passant par une vie professionnelle riche et combien remplie, il y a un chemin. Un chemin long, très long, parsemé d’embûches.
Ce chemin-là, d’aucuns l’envient sans pouvoir en parcourir le dixième ; d’autres encore l’admirent à distance, reprochant à la nature de t’avoir tant gratifié et cultivant, dans le secret de leurs cœurs, des sentiments moins nobles. Mais d’autres, heureusement, le saluent avec déférence.
Parce qu’au final, elles/ils sont nombreux.ses celles et ceux qui voudraient t’avoir pour frère ; pour ami ; ou encore pour mari.
Mais moi, je t’ai comme père. Pour cette grâce dont je n’ai point fini de mesurer la portée, j’émets le vœu que tu puisses toujours demeurer ce jaillissement continu qu’à grand-peine on aveugle.»
Actualités locales
« la vice-présidence est un fantôme introduit par effraction »

L’ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun rejette catégoriquement le débat sur une éventuelle vice-présidence. Dans une sortie publiée ce lundi, Maurice Kamto qualifie cette démarche d’imposture institutionnelle.
Sur les réseaux sociaux comme dans les conversations au marché Mokolo à Yaoundé ou sous les hangars des mototaxis, le sujet alimente toutes les tensions. Maurice Kamto vient d’y poser un acte fort. L’homme politique affirme partager le refus des partisans du pouvoir d’évoquer la fonction de vice-président de la République, mais pour des motifs juridiques bien distincts.
Selon le spécialiste du droit international, la création de ce poste relève d’une « supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel ». Il dénonce l’attitude des parlementaires, qualifiant le Congrès réuni pour valider ce texte de simple chambre d’enregistrement.
Pour Maurice Kamto, la présence de cette figure dans l’appareil d’État bafoue l’article 64 de la loi fondamentale du pays. Le juriste estime qu’il s’agit d’un « fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante » du texte constitutionnel de référence.
Afin de faire barrage à ce qu’il désigne comme un changement anticonstitutionnel de gouvernement, Maurice Kamto appelle désormais à l’abandon pur et simple du débat. Il espère ainsi que la fonction de successeur nommé finira par s’éteindre d’elle-même, frappée de désuétude par le silence des citoyens et des acteurs publics.
Dans la capitale et les régions, cette mise au point relance le débat sur les règles de la transition au sommet de l’État.
Source : Africa Renaissance Tv
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Emmanuel Moungam sur le départ de Landskrona BoIS, un départ dès cet hiver se précise
L’aventure suédoise d’Emmanuel Moungam pourrait bientôt prendre fin. Sous contrat avec Landskrona BoIS jusqu’en 2028, le défenseur camerounais se dirige pourtant vers un départ anticipé, selon les informations d’Africafoot.
Évoluant en deuxième division suédoise, Moungam n’a disputé que 14 rencontres cette saison. Un temps de jeu limité qui semble traduire une place de moins en moins importante dans les plans du club à long terme. À l’approche de la fin du championnat, l’hypothèse d’un départ dès cet hiver prend de l’ampleur.
Le joueur et son entourage travaillent déjà activement sur la suite de sa carrière. De son côté, Landskrona BoIS pourrait tirer profit de cette séparation en récupérant une indemnité de transfert, même modeste, tout en libérant une place au sein de son effectif pour la prochaine saison. Les prochaines semaines devraient permettre d’en savoir davantage sur la future destination du défenseur camerounais.
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