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« ensemble, continuons la marche vers un Cameroun uni et prospère » (DISCOURS)

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« ensemble, continuons la marche vers un Cameroun uni et prospère » (DISCOURS)
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Le président de la République et candidat du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), Paul Biya, a tenu le 7 octobre 2025 un grand meeting à Maroua, chef-lieu de la région de l’Extrême-Nord.

Devant une foule compacte venue l’écouter, le chef de l’État a remercié les populations pour leur fidélité et leur engagement constant à ses côtés, avant de leur promettre que « le meilleur reste à venir ».

S’exprimant avec un ton empreint d’émotion et de proximité, Paul Biya a évoqué les défis que traverse la région : chômage des jeunes, insécurité, déficit d’infrastructures et effets des inondations récurrentes.

« Je ne prendrai aucun repos tant que des progrès significatifs n’auront pas été réalisés », a-t-il assuré, promettant la création de nouvelles opportunités d’emploi et le renforcement de la formation professionnelle, notamment dans les secteurs agricoles, artisanaux et technologiques.

Lire l’intégralité du discours de Paul Biya :

Election Présidentielle 2025: Discours de campagne de S.E.M. Paul Biya, Président de la République et Candidat du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), aux populations de la région de l’Extrême-Nord

Monsieur le Gouverneur de la région de l’Extrême-Nord,
Monsieur le Président du Conseil régional de l’Extrême-Nord,
Monsieur le Maire de la Ville de Maroua,
Monsieur le Président de la Coordination régionale de la Campagne dans l’Extrême-Nord, et Président de l’Assemblée Nationale,
Autorités administratives, traditionnelles et religieuses,
Mesdames et Messieurs,

Je remercie du fond du cœur, le Maire de la Ville de Maroua et les autres orateurs qui se sont exprimés en ce jour, pour leurs propos aimables à mon endroit, à celui de mon épouse et de la délégation qui m’accompagne.

Populations de la région de l’Extrême-Nord,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis.
Je suis profondément touché de voir que vous vous êtes déplacés en aussi grand nombre pour venir à ma rencontre.

Merci pour la chaleur de votre accueil. Merci pour votre affection. Merci pour le soutien que vous n’avez cessé de me témoigner, année après année. Malgré les difficultés du quotidien. Malgré les augures mensongers, les calomnies, les affabulations.

Oui, chers amis. Vous êtes restés fidèles aux institutions depuis mon accession à la magistrature suprême. Vous êtes restés solides comme des rocs, dans votre engagement à mes côtés. Vous êtes restés constants dans votre soutien à mes efforts pour faire de notre cher et beau pays le Cameroun, une terre de paix et de prospérité.

Je n’en suis pas surpris.

Je connais votre courage et votre engagement. Je connais votre sincérité. Je connais votre loyauté.

Je me sens bien parmi vous.

Vous connaissez mon attachement à votre région, à ses filles et à ses fils. Vous connaissez ma sensibilité aux problèmes auxquels vous êtes confrontés. Vous connaissez ma franchise et ma sincérité.

Je suis venu vous parler, à cœur ouvert, pour vous redire, les yeux dans les yeux, pour vous dire à quel point vous comptez pour moi et à quel point je me soucie de vous.

Je connais bien les problèmes qui vous préoccupent. Je connais les attentes insatisfaites qui vous font douter du lendemain.

En me fondant sur l’expérience qui est la mienne, je puis vous assurer que ces problèmes ne sont pas insurmontables.

Le chômage des jeunes est un fléau qui affecte votre région, mais aussi toutes les autres. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un mal camerounais. Aucun pays au monde n’en est épargné.

Nous ne devons pas pour autant nous y résigner. Des efforts méritoires ont été accomplis ces dernières années pour offrir à notre jeunesse plus d’opportunités d’emplois dans la fonction publique et dans les différents secteurs de notre économie. Des succès notables ont été enregistrés. Ces efforts vont se poursuivre. Résolument. Je m’y engage.

Au moment où je vous parle, les équipes que j’ai mises sur pied travaillent avec acharnement à des idées novatrices qui vont assurément nous permettre de réduire drastiquement ce phénomène.

Je ne me résignerai jamais à la situation actuelle. Je ne prendrai aucun repos tant que des progrès significatifs n’auront pas été réalisés en la matière.

Beaucoup a certes déjà été fait. Mais je puis vous assurer que le meilleur reste à venir.

Nous allons faire preuve de plus d’inventivité et d’ingéniosité pour faciliter l’insertion socio-économique et l’auto-entrepreneuriat de nos jeunes compatriotes.

Nous allons davantage professionnaliser les formations dans tous les ordres d’enseignement, en vue d’une meilleure adéquation entre la formation et le marché de l’emploi.

Des efforts substantiels seront accomplis pour améliorer la formation professionnelle dans les secteurs porteurs de croissance, à l’instar de l’agriculture, de l’élevage ou de l’artisanat. Mais également dans les domaines innovants et à fort potentiel, tels que le numérique et le développement technologique.

Nous allons optimiser les nombreux programmes dédiés aux jeunes et tirer le meilleur profit des centres de formation et incubateurs d’entreprises qui existent déjà.

Nous allons également, par la même occasion, développer des mécanismes spécifiques de financement des projets initiés par les jeunes.

Le Fonds National de l’Emploi sera restructuré dans ce sens.

Mon objectif, mes chers compatriotes, est que chaque jeune, où qu’il soit, puisse disposer d’opportunités lui permettant de trouver aisément un emploi ou de devenir un entrepreneur. Aucun jeune, qu’il soit diplômé ou non, ne sera laissé au bord du chemin.

C’est un objectif ambitieux, certes. Mais il est à notre portée. Je n’en doute pas. Vous devez également y croire. Fermement.

J’ai pris l’engagement que la situation des femmes et des jeunes serait au cœur de mes préoccupations au cours du septennat à venir.

Je tiendrai parole. Vous pouvez en être sûrs. Je vous demande de bien vouloir, une fois de plus, m’apporter votre précieux soutien à cet égard.

Vous savez l’importance que j’attache à l’amélioration de la condition féminine. Nous avons accompli des progrès significatifs dans ce domaine au cours des dernières années. Nous allons résolument poursuivre ces efforts.

Nous devons intensifier nos efforts en matière d’éducation et d’autonomisation des femmes. Il nous faut davantage de femmes à tous les niveaux de responsabilité. Nous veillerons mieux que par le passé au respect de leurs droits et à leur protection contre les violences de toute nature.

Mesdames et Messieurs,
Chers compatriotes,
Je sais également les attentes qui sont les vôtres en matière d’infrastructures. Qu’elles soient routières, énergétiques, éducatives ou sanitaires.

Beaucoup a été fait en la matière. Ici et ailleurs.

Le réseau de routes bitumées n’a cessé d’augmenter au fil des années et se situe aujourd’hui à près de 10 mille 700 kilomètres.

Ces efforts vont se poursuivre. Notamment pour ce qui est des axes routiers stratégiques, à l’instar de Mora – Dabanga – Kousséri, Ngaoundéré-Garoua ou Ebolowa-Akom II- Kribi.

Nous nous sommes battus au cours des dernières années pour mobiliser les financements nécessaires. Ces efforts ont finalement été couronnés de succès. A date, les entreprises chargées de l’exécution des travaux ont été sélectionnées et ont entamé leur déploiement sur le terrain. Les travaux vont enfin pouvoir démarrer.

Vous le voyez bien, votre calvaire tire à sa fin.

Au-delà des axes stratégiques que je viens de citer, je tiens à assurer aux populations de cette région, comme à celles des autres régions, que nous allons mettre en œuvre un programme spécial de réhabilitation des axes routiers dégradés et de constructions de nouvelles routes. Ce programme spécial auquel seront dédiés des moyens financiers conséquents, permettra de faciliter le déplacement de nos populations et de donner un souffle nouveau à notre économie.

De nombreux progrès ont été enregistrés dans les secteurs névralgiques de l’eau et de l’électricité. Nous allons commencer à en tirer des bénéfices substantiels.

Le barrage hydro-électrique de Nachtigal est désormais en fonctionnement.

La construction en cours des lignes de transport permettant d’acheminer, vers les industries et les ménages, l’énergie ainsi produite, va donner un coup d’accélérateur à notre économie et améliorer significativement le bien-être de nos populations. D’autres projets énergétiques tels que le barrage de Bini à Warak et celui de Kikot-Mbebe vont démarrer incessamment.

Nous veillerons également à ce que le parc des centrales solaires se densifie et que les travaux de raccordement des réseaux interconnectés Nord et Sud soient conduits à bonne fin, afin d’accroître l’offre énergétique, notamment dans les régions septentrionales.

Mesdames et Messieurs,
Ainsi que vous le savez, la carte scolaire et universitaire s’est substantiellement améliorée. De nouveaux établissements scolaires ont été construits et équipés à travers le pays. L’Extrême-Nord, au même titre que toutes les autres régions, dispose d’une université d’Etat fonctionnelle et de plusieurs instituts privés d’enseignement supérieur.

Des avancées sont également visibles dans le secteur de la santé. La carte sanitaire s’est étoffée, grâce à l’ouverture de nouveaux centres hospitaliers régionaux à Maroua, Garoua, Ngaoundéré et Bertoua. La réhabilitation de l’infrastructure et le relèvement du plateau technique de plusieurs formations sanitaires ont été poursuivis.

Ces efforts vont s’intensifier, afin de permettre au plus grand nombre de nos compatriotes d’accéder à des soins de qualité.

Populations de l’Extrême-Nord,
Depuis plusieurs années, vous êtes confrontés au phénomène récurrent des inondations qui causent d’importants dégâts humains et matériels.

Nous avons consenti d’énormes efforts pour atténuer les conséquences de ce phénomène qui procède, pour l’essentiel, des changements climatiques.

Les programmes mis en place à cet égard, tel le Projet de Développement Rural Intégré Chari- Logone, bénéficient de mon attention personnelle et devraient bientôt aboutir à des résultats significatifs.

Mesdames et Messieurs,
Je sais que votre région continue à être confrontée à des problèmes aigus de sécurité.

Sous mon autorité, les forces de défense et de sécurité n’ont cessé de lutter contre les incursions de la secte terroriste Boko Haram, les prises d’otages avec demandes de rançon et la persistance du grand banditisme, notamment dans les zones frontalières.

Soutenues par les comités de vigilance et les populations, elles ont enregistré d’incontestables succès.

Les efforts en la matière vont se poursuivre, vigoureusement.

J’ai instruit le déploiement de nos unités d’élite dans les zones particulièrement éprouvées des départements du Logone et Chari et du Mayo Tsanaga. J’en escompte une amélioration significative de la situation sécuritaire, qui s’étendra à toute la région.

Cette amélioration de la situation en matière de sécurité aura un effet bénéfique immédiat sur la situation économique et sociale. Avec notamment la relance du tourisme, des activités agricoles et pastorales, ainsi que le retour des investissements créateurs d’emplois et de richesses.

Je continuerai à agir avec la même détermination dans les autres régions de notre pays confrontées à des problèmes de sécurité similaires.

Mesdames et Messieurs,
Mes chers compatriotes,
Faire de notre cher et beau pays le Cameroun, un pays uni, paisible, moderne et prospère, est la mission sacrée à laquelle, avec votre soutien massif, je n’ai cessé de me consacrer depuis mon accession à la magistrature suprême.

Ensemble, nous avons accompli des progrès significatifs. Ils sont visibles, ils sont palpables. Les difficultés n’ont certes pas manqué, dont une grande partie procède d’un environnement international de plus en plus contraignant.

Mais nous sommes un peuple courageux, ingénieux, travailleur et solidaire.

Nous avons ensemble su relever les nombreux défis qui se sont dressés sur notre chemin.

Nous continuerons, d’un pas ferme et assuré, notre marche vers le progrès.

Nous allons poursuivre résolument nos efforts pour relancer notre économie, améliorer la gestion de nos finances publiques, développer de nouvelles sources de financement grâce notamment à l’essor du secteur minier, renforcer le rayonnement international de notre pays, intensifier la lutte contre la corruption et le détournement des biens publics.

Nous le ferons comme par le passé, ensemble, unis, solidaires et déterminés.

J’ai eu l’occasion de vous dire que ma détermination à vous servir demeure intacte. Je voudrais le réaffirmer aujourd’hui dans cette belle région qui m’accueille si chaleureusement et qui ne m’a jamais ménagé son soutien.

Filles et fils de la région de l’Extrême-Nord, filles et fils du Cameroun, j’ai toujours veillé à être digne de la confiance que vous n’avez cessé de m’accorder toutes ces années, malgré les nombreuses difficultés.

Je vous invite à vous joindre à moi pour poursuivre cette belle aventure que nous avons commencée ensemble : la construction de ce Cameroun uni, prospère, démocratique et stable auquel nous rêvons tous.

Vive la région de l’Extrême-Nord !

Vive le Cameroun !

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il poignarde ses parents pour leur arracher 850 000 FCFA et deux téléphones

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il poignarde ses parents pour leur arracher 850 000 FCFA et deux téléphones
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Nicolas S., soudeur de 30 ans, a agressé ses géniteurs dans leur chambre mercredi dernier, avant d’emporter 850 000 F, fruit d’une vente de récoltes de son père, et deux téléphones. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Un père saigné dans tous les sens du terme. Nicolas S., 30 ans, soudeur homologué, a blessé son géniteur d’un coup de couteau mercredi dernier, avant de le délester de 850 000 F, entre autres. Les forces de l’ordre ont eu les détails de l’affaire, après avoir été saisies par un chef de bloc du quartier New Town Aéroport (arrondissement de Douala II).

Tout serait parti d’une demande d’argent soumise il y a quelques jours par Nicolas à son père Nicodème, retraité de 64 ans reconverti dans l’agriculture. Notre soudeur disait avoir un projet. « Je t’ai mis dans une bonne entreprise, tu y as fait des bêtises. Ne compte plus sur moi pour tes faux projets », aurait répondu le retraité. Peu après, Nicodème s’est rendu dans son village (Centre) pour vendre des récoltes.

Mardi dernier, il était de retour chez lui à Douala. Son fils, qui a suivi ses mouvements grâce à une de ses connaissances au village, est absent. Mais l’appelle le même jour. Nicolas se dit malade, et explique s’être rendu chez sa petite amie à Bilonguè (Douala III). Puis il cuisine son père, qui prétend que la vente escomptée n’a pas eu lieu. « Tu mens ! Tu as vendu ! Je serai là-bas demain », lui lance le trentenaire. De fait, l’ami du village lui a dit que Nicodème a gagné 1,7 million de F en vendant du cacao, et payé ses ouvriers à hauteur de 400.000 F.

C’est dans la nuit de mercredi que Nicolas débarque à la maison. Il entre et va toquer à la porte de la chambre parentale. S’en suit un échange peu amène avec son père, qui lui reproche ce dérangement nocturne. Nicolas finit par pousser la porte, non verrouillée. Son père dira aux policiers qu’il lui a vu des yeux particulièrement rouges. « Faut souvent éviter de me mentir ! », tâche-t-il d’emblée, avant de poursuivre : « Samuel m’a dit que tu as vendu pour un million sept cent mille, et que tu as donné 400 000 à Amadou et aux autres. Donne-moi l’argent pour mon projet ! ». Nicodème persistant dans son refus, Nicolas dégaine un couteau. « Je ne suis pas venu m’amuser avec vous ! », prévient-il.

Sa mère, silencieuse jusque-là, intervient : « Nicolas, tu veux faire quoi ? ». Pour toute réponse, la dame reçoit un coup de couteau aux côtes. Le sang maternel jaillit, un hurlement aussi. Face à cette détermination, Nicodème consent à « coopérer ». Mais il n’est pas assez rapide : il reçoit un coup de poignard à l’épaule presque au moment où il indique « le petit sac noir ». Nicolas s’en saisit et happe aussi les deux iPhones neufs récemment envoyés aux parents par leur fils aîné vivant en Occident.

Nicodème et son épouse ont été conduits à l’hôpital. Le porteur de projet est porté disparu.

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Crédit bancaire : le TEG des PME recule à 11,43 %, mais reste 4,71 points au-dessus de celui des grandes entreprises

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Crédit bancaire : le TEG des PME recule à 11,43 %, mais reste 4,71 points au-dessus de celui des grandes entreprises
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(Investir au Cameroun) – Les petites et moyennes entreprises camerounaises continuent de payer leur crédit bancaire nettement plus cher que les grandes entreprises. Au quatrième trimestre 2025, leur taux effectif global (TEG) moyen s’est établi à 11,43 %, contre 6,72 % pour les grandes entreprises, selon la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Le TEG mesure le coût total d’un prêt en intégrant notamment le taux d’intérêt, les commissions et les frais facturés par la banque.

L’écart entre les deux catégories atteint ainsi 4,71 points. Il s’est toutefois réduit en un an. Au quatrième trimestre 2024, le TEG moyen était de 12 % pour les PME et de 6,83 % pour les grandes entreprises, soit une différence de 5,17 points. Sur un an, le taux des PME a donc diminué de 0,57 point, contre 0,11 point pour celui des grandes entreprises.

La situation est moins favorable aux PME lorsqu’il s’agit de financer leur trésorerie. Pour les crédits de trésorerie hors découverts et effets escomptés, leur TEG moyen atteignait 13,82 % au quatrième trimestre 2025, contre 6,84 % pour les grandes entreprises. Les taux ont baissé dans les deux catégories par rapport à la même période de 2024, mais l’écart s’est légèrement creusé, passant de 6,81 à 6,98 points.

Sur le moyen terme, les grandes entreprises paient légèrement plus cher

Les crédits à moyen terme présentent une situation inhabituelle. Le TEG moyen appliqué aux PME a chuté de 13,80 % au quatrième trimestre 2024 à 11,15 % un an plus tard. Dans le même temps, celui des grandes entreprises est passé de 8,28 % à 11,79 %.

Pour cette catégorie de prêts, les grandes entreprises ont donc payé en moyenne 0,64 point de plus que les PME au quatrième trimestre 2025. Cette inversion reste limitée à cette catégorie de crédit et à la période considérée : tous prêts confondus, les PME demeurent nettement plus coûteuses à financer.

Une partie de cet écart apparaît dans les frais qui s’ajoutent au taux d’intérêt. Au quatrième trimestre 2025, le taux nominal moyen était de 8,35 % pour les PME et de 5,32 % pour les grandes entreprises. Une fois intégrés les commissions, frais de dossier et autres charges, le TEG monte respectivement à 11,43 % et 6,72 %.

Ces charges représentaient 26,89 % du TEG des PME, contre 20,77 % de celui des grandes entreprises. Elles pèsent donc proportionnellement davantage sur les PME. Elles n’expliquent cependant pas tout l’écart : avant même la prise en compte de ces frais, leur taux nominal était déjà supérieur de 3,03 points à celui des grandes entreprises.

Les grandes entreprises captent trois fois plus de nouveaux crédits

L’écart de coût s’accompagne d’une forte différence dans les montants prêtés. Au quatrième trimestre 2025, les banques ont accordé 1 236 milliards de FCFA de nouveaux crédits aux grandes entreprises, contre 376,1 milliards aux PME. Les grandes entreprises ont ainsi reçu environ 3,3 fois plus de financements.

Elles ont concentré 64,3 % de l’ensemble des nouveaux concours bancaires distribués au Cameroun au cours du trimestre, contre 19,56 % pour les PME. Cette répartition ne traduit toutefois pas une progression des crédits aux grandes entreprises : leur volume a diminué de 5,32 % sur un an, tandis que celui destiné aux PME a augmenté de 0,98 %.

Les nouveaux financements restent par ailleurs largement orientés vers les échéances courtes. Les crédits à court terme, hors engagements par signature, représentaient 60,15 % des nouveaux concours au quatrième trimestre 2025, contre 8,76 % pour le moyen terme et 13,20 % pour le long terme. Les engagements par signature comptaient pour 17,90 %.

La BEAC ne ventile cependant pas ces maturités entre PME et grandes entreprises. Ces données ne permettent donc pas d’affirmer que les PME sont davantage dépendantes du crédit de court terme.

Des données divergentes entre la BEAC et le CNEF

Les données trimestrielles de la BEAC diffèrent de l’évolution présentée dans le Rapport sur la compétitivité de l’économie camerounaise en 2025. À partir de données attribuées au Comité national économique et financier (CNEF), ce document fait état entre 2024 et 2025 d’une hausse de 1,88 point du coût des crédits à moyen terme des PME et de 1,56 point pour les crédits à court terme. Il en déduit un « resserrement des conditions d’accès au crédit » pour les PME.

La BEAC montre au contraire, entre les quatrièmes trimestres 2024 et 2025, une baisse du TEG moyen des PME, aussi bien pour l’ensemble des prêts que pour les crédits de trésorerie et les crédits à moyen terme.

Les deux résultats ne sont toutefois pas nécessairement contradictoires. Le Rapport sur la compétitivité présente des valeurs annuelles, tandis que les chiffres de la BEAC portent ici sur deux quatrièmes trimestres. Les documents disponibles ne permettent pas de déterminer si l’écart provient de la période retenue, de la méthode d’agrégation ou d’un autre traitement statistique. Le CNEF a publié le 17 septembre 2026 une nouvelle série consacrée aux TEG des troisième et quatrième trimestres 2025 ainsi qu’au premier trimestre 2026.

Baudouin Enama

Lire aussi :

27-07-2026 – Secteur bancaire : les créances sur les États atteignent l’équivalent de 83,5 % des crédits à l’économie en CEMAC

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Me Ntimbane Bomo : « Cabral Libii est un instrument de promotion d’une succession de gré à gré »

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Me Christian Ntimbane Bomo accuse régulièrement les acteurs politiques dont les positions s’écartent d’une transition par l’alternance radicale ou qu’il juge ambiguës face au pouvoir […]

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