L’absence du Cameroun à la Coupe du monde 2026 continue d’alimenter la polémique. Jean Claude Mbede interpelle durement Samuel Eto’o dans une lettre ouverte.
L’absence des Lions Indomptables à la Coupe du monde 2026 n’en finit plus de faire parler. Alors que les meilleures sélections de la planète ont entamé leur aventure mondiale au Mexique, le Cameroun, lui, regarde la compétition depuis son canapé. Une situation difficile à digérer pour de nombreux supporters, mais aussi pour plusieurs observateurs du football national.
Au cœur de la tempête, un nom revient sans cesse : celui de Samuel Eto’o. Le président de la FECAFOOT fait face à une nouvelle vague de critiques, alimentée cette fois par une lettre ouverte particulièrement virulente signée du journaliste Jean Claude Mbede.
Jean Claude Mbede charge frontalement Samuel Eto’o
Le ton est donné dès les premières lignes. Dans son texte, le journaliste ne cache ni sa colère ni sa déception face à la situation actuelle du football camerounais.
Cette prise de parole intervient quelques heures après une publication de Samuel Eto’o sur Instagram, alors que la non-qualification des Lions Indomptables pour le Mondial continue de nourrir les débats. Pour Jean Claude Mbede, la responsabilité de cet échec est clairement identifiée.
Il écrit notamment :
« Aujourd’hui, le football camerounais est au plus bas, au fond du gouffre, et le seul responsable devant Dieu et les hommes, c’est toi »
Une phrase forte qui résume l’esprit général de cette lettre ouverte largement relayée sur les réseaux sociaux.
Une gestion de la FECAFOOT pointée du doigt
Au-delà de l’élimination du Cameroun dans la course à la Coupe du monde 2026, c’est l’ensemble du mandat de Samuel Eto’o qui est visé.
Selon Jean Claude Mbede, le football camerounais traverse une période marquée par les tensions et les affrontements permanents. Le journaliste évoque des conflits récurrents avec plusieurs acteurs du football national : arbitres, dirigeants de clubs, journalistes, partenaires économiques et même certains membres de la sélection.
Ce qui frappe surtout, c’est l’ampleur des reproches formulés. Pour l’auteur, ces querelles auraient progressivement détourné l’attention des véritables enjeux sportifs.
À l’entendre, les résultats observés aujourd’hui seraient la conséquence directe d’un climat devenu trop conflictuel.
Le dossier du ministère des Sports relancé
Dans son réquisitoire, Jean Claude Mbede revient également sur les tensions qui ont opposé la FECAFOOT au ministère des Sports ces dernières années.
Pour lui, ces batailles institutionnelles ont occupé une place excessive dans la gestion du football national. Pendant ce temps, estime-t-il, plusieurs sélections camerounaises auraient perdu du terrain sur les scènes africaine et internationale.
Soyons honnêtes, cette question divise profondément les observateurs. Certains considèrent que Samuel Eto’o tente de réformer un système longtemps fragilisé. D’autres jugent que ces affrontements ont contribué à ralentir le développement du football camerounais.
« Tu as privé un peuple de Coupe du monde »
L’un des passages les plus marquants de la lettre concerne directement l’échec des Lions Indomptables dans les éliminatoires.
Jean Claude Mbede considère que cette absence au Mondial représente le revers le plus important du mandat de Samuel Eto’o.
Sans détour, il affirme :
« Tu as privé un peuple de Coupe du monde »
Derrière cette formule choc se cache une frustration largement partagée par une partie des supporters. Depuis plusieurs mois, l’éventualité de voir le Cameroun manquer ce rendez-vous planétaire inquiétait déjà les passionnés. La confirmation de cette absence a laissé un goût amer dans un pays où le football occupe une place à part.
Le débat autour du bilan de Samuel Eto’o s’intensifie
Depuis son arrivée à la tête de la FECAFOOT en décembre 2021, Samuel Eto’o a souvent suscité des réactions contrastées.
Ses soutiens mettent en avant plusieurs réformes engagées au sein de la fédération, notamment dans l’organisation des compétitions locales et la professionnalisation de certaines structures. Ses détracteurs, eux, estiment que les promesses annoncées ne produisent pas encore les résultats espérés sur le terrain.
La lettre de Jean Claude Mbede relance ainsi un débat déjà très animé dans les milieux sportifs camerounais. Le journaliste va même jusqu’à appeler ouvertement au départ du président de la FECAFOOT, convaincu qu’un changement de gouvernance est devenu nécessaire pour permettre au football national de retrouver son rayonnement.
Pendant que la Coupe du monde 2026 se poursuit sans les Lions Indomptables, les discussions autour de la gestion du football camerounais continuent d’occuper le devant de la scène, entre critiques, défense du bilan et interrogations sur l’avenir de la fédération.