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Le Tchad, première destination des exportations informelles camerounaises en 2024 avec 108,8 milliards FCFA

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Le Tchad, première destination des exportations informelles camerounaises en 2024 avec 108,8 milliards FCFA
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(Investir au Cameroun) – Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS) sur le commerce transfrontalier informel en 2024, le Tchad s’impose comme la première destination des exportations camerounaises, absorbant 50,6 % des flux, soit 108,8 milliards de FCFA. Cette position dominante s’explique principalement par la situation géographique du pays, enclavé et fortement dépendant des approvisionnements extérieurs.

Les produits les plus exportés vers ce marché restent la farine de blé (17,5 %), le riz décortiqué (14,2 %), les savons et détergents (11,4 %) ainsi que le bois de chauffage (8,0 %). La farine de blé conserve son statut de produit phare, malgré un léger recul par rapport à 2023. Le riz et les savons confirment leur importance en raison de leur rôle central dans la consommation quotidienne. Quant au bois de chauffage, il reste significatif avec 8,0 %, bien que sa part affiche un repli.

Au-delà de ces produits traditionnels, l’INS note une émergence de nouvelles catégories d’exportations, notamment les tourteaux et les briques, en forte progression. « Cette émergence de nouveaux produits pourrait traduire une mutation progressive de la structure des échanges, au gré des besoins spécifiques du marché tchadien », souligne le rapport.

Dans l’ensemble, les exportations informelles du Cameroun vers ses pays voisins se sont établies à 214,98 milliards de FCFA en 2024. Elles reposent essentiellement sur une vingtaine de produits agricoles, agroalimentaires et manufacturés, qui concentrent 80,6 % de la valeur totale. Parmi les plus significatifs figurent le cacao en fèves (19,3 %), la farine de blé (9,2 %), le riz décortiqué (8,8 %) et les savons et détergents (6,5 %), confirmant la place prépondérante de ces biens de consommation courante dans les échanges transfrontaliers.

Amina Malloum

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Coupe du Monde 2026 : voici le bilan partiel des équipes africaines

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Un bilan mitigé, selon notre confrère Charles Douglas Ndemba en service à radio Balafon. Le continent africain est bel et bien représenté à cette édition […]

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« J’ai appris à aimer plus le football », Ajara Nchout Njoya fait ses adieux à Al-Qadsiah FC

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Ajara Nchout Njoya quitte le club saoudien Al-Qadsiah FC. L’attaquante camerounaise a fait ses adieux aux fans et supporters du club où elle vient de […]

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Qualité d’internet : le Cameroun affine la sécurité de son système de noms de domaines

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Qualité d’internet : le Cameroun affine la sécurité de son système de noms de domaines
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L’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (Antic) organise à Yaoundé un forum de trois jours sur la sécurité et la stabilité du DNS (système des noms de domaines).

Du 17 au 19 juin 2026 différentes parties prenantes issues de diverses administrations et structures impliquées dans la gestion et l’utilisation de l’écosystème internet au Cameroun se réunissent dans le cadre de la 6è édition du Forum national sur le DNS (Système des noms de domaines). L’événement se tient à l’hôtel United international sous le thème « Sécurité et stabilité du DNS : clés d’un internet de qualité au Cameroun ». Les travaux ouverts ce matin par le directeur général de l’Antic Ebot Ebot Enaw se présentent comme un cadre d’échange sur la gouvernance, la sécurisation et la résilience du système des noms de domaines, infrastructure essentielle au bon fonctionnement d’internet.

Ce forum s’inscrit dans la continuité des actions et opérations entreprises depuis un certain temps pour sécuriser pleinement l’écosystème internet camerounais exposé à des défis multiples. Des actions antérieures concernent la signature du domaine « .cm » avec DNSSEC pour la souveraineté numérique du pays, l’adoption de cette mesure de sécurité par des opérateurs comme MTN et Camtel ainsi que l’extension de cette adoption à d’autres opérateurs dans l’optique de contribuer à l’atteinte d’une validation 100% DSN. Mais, le taux de validation DNSSEC situe autour de 56%.

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Qualité d’internet : le Cameroun affine la sécurité de son système de noms de domaines
© Journal du Cameroun

Des efforts ont ainsi été faits, reconnait le directeur général de l’Antic. Mais, il existe encore des défis à relever. D’après le prof Ebot Ebot Enaw, DNSSEC, cette couche de sécurité ajoutée au DNS existant pour garantir une sécurité supplémentaire permet qu’un pirate ou un individu malveillant ne puisse plus rediriger une requête DNS vers un faux site. Mais, il ne règle pas le problème d’usurpation d’IP. Il règle le problème d’usurpation DNS. De ce fait, le problème d’usurpation d’IP existe toujours. Il devra encore être traité. « Le DNS est un voyage, pas une destination (…) Ce n’est pas aussi facile que les gens le pensent », a-t-il déclaré devant les participants au forum.

D’après lui, les utilisateurs d’internet mettent l’accent sur la rapidité d’accès, la disponibilité des contenus, la résilience des infrastructures, l’accès et la connectivité. Pourtant, derrière ces attentes se trouve le DSN qui traduit les noms des domaines en adresse IP. L’État a entrepris des démarches pour assurer une transition de l’IPV4 à l’IPV6. Mais le Cameroun ne dispose que de l’IPV4 qui n’a pas assez d’adresses IP pour connecter tous les objets. Certains utilisent des adresses privées qui sont insécurisées. Ce qui rend davantage nécessaire la poursuite des opérations de sécurisation.

Avant de déclarer ouverts les travaux de cette 6è édition, le directeur général a exprimé ses attentes à l’endroit des parties prenantes. « Je vous encourage donc tous à activer DNSSEC à vos différents niveaux, des résolveurs des opérateurs, afin que toute la chaîne soit sécurisée. Parce que signer la zone n’est que la première étape. Il faut l’activer au niveau des résolveurs des opérateurs et des fournisseurs d’accès internet pour que toute la chaîne soit pleinement sécurisée ».

Au cours des travaux et échanges, il sera aussi question de prendre des mesures pour que les acteurs qui traînent le pas passent à l’action pour un internet plus sécurisé et confortable au Cameroun.

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