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Abong-Mbang : MOTAZE inaugure un Hôtel des Finances moderne pour rapprocher l’administration des citoyens

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Abong-Mbang : MOTAZE inaugure un Hôtel des Finances moderne pour rapprocher l’administration des citoyens
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Yaounde, Défis Actuels – Érigé sur une superficie de plus de 2 000 m², l’Hôtel des Finances d’Abong-Mbang, inauguré ce 2 octobre 2025 par le ministre des Finances Louis Paul Motaze. s’impose comme un véritable outil de proximité et un joyau architectural dans le département du Haut-Nyong. L’édifice abrite des installations de pointe, incluant 33 bureaux modernes, deux salles de réunion, et des équipements informatiques performants. Il regroupe désormais sous un même toit plusieurs services essentiels : le Contrôle financier départemental ; la recette des Finances, la Brigade mobile des douanes et le Centre de fiscalité locale et des particuliers.

Comme l’a souligné Joseph LE, Ministre de la Fonction publique et de la Réforme Administrative, ce bâtiment est « le symbole vivant de la volonté du Chef de l’État de rapprocher l’administration des citoyens » et de bâtir une gouvernance moderne au service du développement local. En offrant un cadre de travail rénové et fonctionnel aux agents publics, cette infrastructure assure une amélioration tangible de la qualité du service rendu et une efficacité accrue des services fiscaux et douaniers.

Un puissant levier de croissance régionale

Au-delà de l’aspect administratif, l’Hôtel des Finances d’Abong-Mbang est conçu comme un puissant levier économique. Il est destiné à stimuler l’économie locale en injectant des capitaux et en formalisant les échanges ; accroître la mobilisation des recettes par une meilleure organisation des services d’assiette ; accompagner les projets structurants de la Région de l’Est, souvent surnommée le « Soleil Levant».

Cette sollicitude du Grand argentier envers le département du Haut-Nyong est notamment justifiée par les résultats encourageants des services locaux. Les recettes fiscales ont atteint 160 millions de FCFA durant les neuf premiers mois de l’année, tandis que le recouvrement des taxes douanières affiche un taux impressionnant de 59,26 %. De même, les postes de péages et de pesage de la zone (Mbama, Djaglassi, Doume, Atok) ont totalisé 519 millions de FCFA en 2024. Pour le Ministre Louis Paul Motaze, « Ces chiffres démontrent à suffisance qu’il y a un grand potentiel ici à Abong Mbang qui nécessite que nos personnels bénéficient d’un confort plus affirmé. »

Une vague de modernisation à l’échelle nationale

L’inauguration d’Abong-Mbang s’inscrit dans un vaste programme de modernisation des infrastructures du ministère des Finances à travers tout le Cameroun. Louis Paul Motaze a annoncé que ce bâtiment est le premier d’une longue série d’ouvrages destinés à transformer l’environnement de travail des fonctionnaires de la Région de l’Est.

Parmi les réalisations déjà concrétisées, on compte l’inauguration, en mars dernier, du nouvel immeuble siège futuriste de la Trésorerie Générale de Douala. De nombreux chantiers sont également en cours sur l’ensemble du territoire. L’achèvement imminent des Secteurs des Douanes de Garoua et du Sud 2 à Kribi affichent des taux d’exécution avoisinant respectivement 70 % et 72 %.

La construction en cours des Services du Secteur des Douanes du Nord-Ouest à Bamenda (première pierre posée en janvier 2024) affiche déjà un taux de réalisation de 40 %. Dans les zones difficiles d’accès, l’on compte des postes comptables qui verra le jour dans des localités reculées de l’Extrême-Nord comme Doukoula, Mogode, Datcheka et Yagoua.

De nouvelles étapes sont déjà planifiées pour l’année prochaine notamment le lancement de la construction d’un Hôtel des Finances à Yokadouma dans la Boumba et Ngoko, ainsi que l’ouverture des perceptions dans les localités d’Atok et de Dimako dans le département du Haut-Nyong.

L’Hôtel des Finances d’Abong-Mbang marque donc un tournant symbolique et concret. Il consolide la présence de l’État auprès des populations et ouvre une nouvelle ère où la gouvernance fiscale moderne et décentralisée est mise au service d’une croissance et d’une fierté régionales renouvelées.

Ambiance de campagne électorale

Cet évènement très couru a vu une intense mobilisation des militantes et militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais. En cette période de campagne électorale, ces derniers venus en masse, ont pris d’assaut l’esplanade de l’hôtel des finances ainsi que celle de la mairie d’Abong Mbang, scandant des messages à l’endroit du candidat du RDPC à la présidentielle du 12 octobre. Ils n’ont d’ailleurs pas manqué d’offrir un présent au ministre des Finances pour ce joyau architectural.

Une ambiance de propagande électorale qui a transformé la cérémonie d’inauguration de ce jour en meeting géant où les réalisations du chef de l’Etat, Paul Biya, dans la Région de l’Est ont été égrenées les unes après les autres dans moult domaines par le ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative : adductions d’eau potable, électricité, réhabilitation du réseau routier, construction de nouveaux axes routiers, réhabilitation, rénovation d’infrastructures hospitalières, construction d’écoles, appuis multiformes et divers aux populations vulnérables, etc.

Par Jean Luc Fassi

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Céline Dion chute sur scène puis oublie les paroles de « Pour que tu m’aimes encore » : le public lui vient en aide

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Céline Dion chute sur scène puis oublie les paroles de « Pour que tu m’aimes encore » : le public lui vient en aide
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Céline Dion a vécu une soirée pleine de rebondissements mercredi 7 octobre à la Plenitude Arena de Nanterre. Pour son 11e concert parisien, la chanteuse québécoise a d’abord chuté en pleine interprétation de « Dans un autre monde », avant d’être rattrapée par l’émotion quelques minutes plus tard sur « Pour que tu m’aimes encore ».

La première séquence s’est produite au milieu du spectacle. Alors qu’elle dansait sur scène pendant « Dans un autre monde », Céline Dion a perdu l’équilibre. Son pantalon semble avoir accroché son talon et la chanteuse est tombée sur la cuisse.

La chute a été brève. Céline Dion s’est immédiatement relevée et a poursuivi la chanson sans interrompre le spectacle. Elle a également adressé un signe rassurant aux quelque 35 000 spectateurs présents dans la salle.

La scène a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, où plusieurs spectateurs ont partagé des vidéos de l’incident. RTL rapporte également que la chanteuse a repris sa prestation sans difficulté après cette chute.

Céline Dion oublie les paroles de son plus grand tube

Quelques heures plus tard, un autre moment inattendu est venu marquer le concert. En fin de spectacle, Céline Dion a commencé à interpréter « Pour que tu m’aimes encore », l’un des titres les plus connus de son répertoire et une chanson écrite par Jean-Jacques Goldman.

Selon Le Parisien, le public s’est rapidement mis à chanter avec elle. Face à cette réaction, la chanteuse a été submergée par l’émotion et a momentanément perdu le fil des paroles.

« Heureusement que vous êtes là, je suis désolée », a-t-elle lancé aux spectateurs. La salle a alors continué à chanter à sa place, permettant à Céline Dion de reprendre progressivement le morceau.

Dans les colonnes du Parisien, la chanteuse a ensuite remercié ses fans pour leur soutien. « Merci quand vous chantez mes chansons, quand vous me dites les mots de celles que ça fait un peu trop longtemps que je n’ai pas chantées », leur a-t-elle notamment confié.

Le quotidien francilien rapporte que ce moment s’est transformé en un véritable échange entre l’artiste et les 35 000 personnes réunies à Nanterre.

Une résidence parisienne déjà marquée par plusieurs moments d’émotion

Ce double incident intervient alors que Céline Dion poursuit sa résidence à la Plenitude Arena. La chanteuse a lancé cette série de concerts le 12 septembre 2026, après plusieurs années loin des scènes françaises.

Le programme prévoit seize représentations à Nanterre entre le 12 septembre et le 17 octobre. Le site officiel de la Plenitude Arena confirme par ailleurs que les spectacles débutent à 20 heures et qu’aucune première partie n’est prévue.

Depuis le début de cette résidence, plusieurs séquences particulièrement émouvantes ont marqué les spectateurs. Le 2 octobre, lors de son neuvième concert, Céline Dion avait notamment interrompu quelques instants son interprétation de « Beauty and the Beast », submergée par les larmes.

« Ça fait quand même 6 ans ! », avait-elle alors déclaré, en référence à sa longue absence des scènes.

Cette fois encore, l’émotion a pris le dessus sur le déroulement prévu du spectacle. Mais après sa chute puis son oubli de paroles, Céline Dion a continué son concert devant un public qui a repris ses chansons avec elle.

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Exposition : Le Déclic, aux bords de l’environnement

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Exposition : Le Déclic, aux bords de l’environnement
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L’Espace A(fro)Topos cultural Lab Pie Claude Ngumu a ouvert sa saison culturelle avec l’exposition photographique Le Déclic de Christina Abena, une jeune photographe campée dans le monde de l’environnement. Elle pose un regard sur la menace qui pèse sur certaines espèces de plantes dans les aires protégées et les habitats complexes. Du 1er octobre au 23 décembre prochain, l’exposition s’intéresse à la vie des plantes dans plusieurs lieux, un choix qui permettra le monde des plantes, leur rapport au monde.

La plante comme matériau

Christine Abena travaille et vit à Yaoundé. Elle suit les plantes depuis longtemps. Elle en a fait l’objet de ses recherches scientifiques. Plus tard, elle s’est intéressée à la photographie. La photographie constitue pour elle désormais, un espace d’expression essentiel, dans lequel son regard et l’impact social occupent une place centrale dans la présentation du milieu végétal.

Sur le chemin de cette biodiversité, elle a braqué l’objectif de son appareil photographique pour partager sa passion et son cri d’alarme. Son regard est posé à 360° dans plusieurs milieux (aquatique, terrestre, forestier et même dans les projets les plus sensibles. Elle incruste les familles des plantes dans plusieurs milieux (aquatique, terrestre, forestier et même dans les projets les plus sensibles). Elle invite à observer chaque famille de plantes avec minutie. Elle explore environ huit familles dans ce bel exercice de photographie. Christina Abena fond dans l’espèce ? Elle en extirpe les problèmes auxquels chaque plante est confrontée. On apprend que le Cameroun compte plus de 500 familles classées zone rouge par l’Union mondiale pour la nature (Uicn, Ndlr).

Le voyage visuel est séduisant

Les photographies présentées par l’exposition sont aussi les traces d’une répartition géographique sentie et sous la coordination de l’ONG Green Conexion, une structure qui encadre la recherche scientifique de l’artiste. Dans l’alignement des espèces sélectionnées par l’appareil photo de Christina Abena, on compte une carte qui présente une sorte de repères des foyers concentrés des espèces végétales en voie d’exterminisation. Au Cameroun, la zone arrosée est la plus abordante. De la forêt de Ngovayang, des rapides de la Kienke dans le Sud Cameroun, en passant le Mont Fébé dans la région du Centre, les massifs du mont Kikot aux Chutes de Natchigal, les pierres de Mpem à l’Ouest et aux chutes de Nki à l’Est. On rencontre ainsi les familles de Afrothismia Mvileyia Sainge, Eugenia ancorifira, Gymnosiphon Bekensis, Ledermaniella bifurata, Talbotiella Couteronni, Ledermaniella sanagaensis, Talbotiella Breteleri et Ledermaniella sp nov. Ces familles sont réparties dans les habitats très complexes et délicats. L’exposition nous permet de saisir la cohérence qui existe entre nous et la biodiversité végétale. Chaque espèce compte et est nécessaire. C’est un dialogue parfois sourd avec les humains qui détruisent le monde végétal sans s’en rendre compte de sa délicatesse et la menace qui plane sur la survie de certaines espèces. L’art de la photographie de Christina Abena entretient donc les clichés de ce regard et les potentielles frustrations.

Christine Abena se pose en défenseuse patentée de l’environnement

Notre combat

Cette exposition qui ouvre la saison à l’espace A(fro)Topos impose sa couleur verte et nos identités environnementales. La scénographie bien que confuse, est bâtie sur un initinéraire savamment conçu qui s’établit à partir d’une cartographie, des cadres de photo des familles retenues dans leurs milieux, les planches d’études et des photos de terrain. Puis une installation vidéo qui présente les rues de la recherche sur le terrain et le matériel de travail. Christina Abena nourrit l’art contemporain de ces rapports à l’humain.

Le Déclic sera accroché jusqu’au 23 décembre prochain. Plusieurs activités de médiation culturelle sont prévues. Il y aura en marge des détails ludiques pour un sujet très sérieux et délicat. Dès le 21 octobre prochain, on aura une grande rencontre avec les établissements scolaires de la ville de Yaoundé. Plus tard, une randonnée sur le terrain se met en place. Cet art focal sur l’environnement et les plantes trouve sa place dans notre société. Le débat est lancé. Il faut défendre les plantes. Le Cameroun compte de grandes familles menacées d’extermination définitive. Une vraie peur pour notre écosystème.

Avec Eyangi Boka

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CEMAC : la BEAC annonce la création d’un marché secondaire de la dette

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CEMAC : la BEAC annonce la création d’un marché secondaire de la dette
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À la clôture des 5es Journées du Banquier de la CEMAC, le 3 octobre à Bangui, le gouverneur de la BEAC et président de la COBAC, Yvon Sana Bangui, a annoncé plusieurs chantiers destinés à renforcer la liquidité du marché financier régional, moderniser les paiements et accroître le financement des économies de la sous-région.

L’une des principales annonces d’Yvon Sana Bangui à la clôture des 5es Journées du Banquier de la CEMAC est la création prochaine d’un marché secondaire de la dette. L’objectif est de permettre aux banques de mieux gérer leur liquidité et de renforcer la capacité du marché financier régional à faire circuler les capitaux.

Cette évolution doit notamment s’appuyer sur le Dépositaire central unique de la CEMAC (DCU-CEMAC), infrastructure du marché financier régional en cours de mise en place. Elle doit succéder à la BEAC, qui assure cette fonction à titre transitoire depuis la fusion des marchés financiers en 2019. Le futur dépositaire aura notamment pour mission de centraliser la conservation des titres et de sécuriser les opérations de règlement-livraison.

« Il permettra de donner de la liquidité à notre marché financier régional », a expliqué le gouverneur.

La BEAC entend également renforcer la maîtrise régionale des infrastructures financières. Le rapatriement et la localisation des serveurs monétaires constituent, selon Yvon Sana Bangui, un enjeu de souveraineté. « C’est un enjeu de souveraineté technologique. Nous devons garantir que les données critiques de notre système financier restent sur le sol de la CEMAC, à l’abri des ingérences extérieures », a-t-il déclaré.

Passer de la conservation à la production

À la tête de la BEAC et de la COBAC depuis 32 mois, Yvon Sana Bangui estime que le principal défi était de faire évoluer un système financier jugé stable, mais encore insuffisamment orienté vers le financement de la transformation économique.

« Notre système financier, bien que stable, devait impérativement changer d’échelle pour soutenir la transformation structurelle de nos économies. Nous devions passer d’une logique de conservation à une logique de production », a-t-il rappelé.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Et aujourd’hui, affirme avec fierté le gouverneur de la BEAC et président de la COBAC, « nous avons tenu le cap. Non pas par la magie d’un homme, mais par la force d’une équipe, par l’intelligence collective d’hommes et de femmes de la BEAC et de la COBAC qui ont su transcender les clivages pour servir l’intérêt commun ».

Devant environ 400 banquiers, dirigeants d’établissements de microfinance et de fintechs, autorités administratives et invités, le gouverneur a présenté un bilan articulé autour de cinq principaux axes.

Dans les paiements, la BEAC met en avant le déploiement du système de paiement instantané interopérable de la CEMAC, avec pour objectif de permettre, d’ici fin 2027, l’exécution en moins de dix secondes de 100 % des transferts inférieurs à 5 millions de FCFA entre banques, établissements de microfinance et opérateurs de mobile money.

Sur le plan réglementaire, la COBAC a renforcé ses contrôles sur place, adopté de nouvelles règles en matière de gouvernance bancaire et durci les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux.

La BEAC cite également le lancement du projet de Switch monétique régional et d’un cloud souverain, destinés à renforcer la maîtrise régionale des infrastructures et des données financières.

L’autre priorité concerne l’inclusion financière. Alors que le taux de bancarisation reste inférieur à 20 %, la BEAC veut accélérer le recours à la finance digitale et faciliter l’agrément des établissements de paiement. L’objectif affiché est de porter l’inclusion financière à 35 % en 2028, contre 32 % en 2021, puis à 75 % en 2032.

Le financement de la transformation

Pour le gouverneur, la stabilité financière ne constitue toutefois qu’un préalable. La prochaine étape consiste à accroître la capacité du système financier à financer les investissements productifs, notamment dans l’agriculture, l’énergie et les PME.

« Le soutien aux PME, véritable poumon de nos économies, à travers des mécanismes de garantie et un accès facilité au marché financier » constitue ainsi l’un des leviers identifiés. La BEAC entend également faire du numérique « non plus un segment, mais la colonne vertébrale de notre modernisation ».

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Cette orientation intervient dans un contexte de croissance régionale projetée à 3,8 % en 2026. Le gouverneur estime que les ressources financières doivent davantage accompagner la transformation structurelle des économies de la CEMAC.

Parmi les prochains chantiers figure le Compte unique du Trésor (CUT). « Il s’agit de centraliser et de sécuriser la gestion des liquidités de nos États. C’est un instrument puissant de souveraineté financière et de transparence », a expliqué Yvon Sana Bangui.

La BEAC prévoit également la modernisation du système de règlement brut en temps réel RTGS-SYGMA, avec le déploiement de la version 10. Cette refonte doit renforcer les capacités de traitement des transactions de gros montants et contribuer à la stabilité des marchés interbancaires.

À travers ces différents projets, la banque centrale veut ainsi faire évoluer le système financier régional d’une logique principalement axée sur la stabilité vers un modèle davantage tourné vers la circulation de l’épargne, le financement des entreprises et l’investissement. Le futur marché secondaire de la dette constitue, dans cette architecture, l’un des instruments destinés à améliorer la liquidité et l’efficacité du marché financier de la CEMAC.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 06/10/2026

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