Connect with us

Dernières actualités

Abong-Mbang : MOTAZE inaugure un Hôtel des Finances moderne pour rapprocher l’administration des citoyens

Published

on

Abong-Mbang : MOTAZE inaugure un Hôtel des Finances moderne pour rapprocher l’administration des citoyens
Spread the love

Yaounde, Défis Actuels – Érigé sur une superficie de plus de 2 000 m², l’Hôtel des Finances d’Abong-Mbang, inauguré ce 2 octobre 2025 par le ministre des Finances Louis Paul Motaze. s’impose comme un véritable outil de proximité et un joyau architectural dans le département du Haut-Nyong. L’édifice abrite des installations de pointe, incluant 33 bureaux modernes, deux salles de réunion, et des équipements informatiques performants. Il regroupe désormais sous un même toit plusieurs services essentiels : le Contrôle financier départemental ; la recette des Finances, la Brigade mobile des douanes et le Centre de fiscalité locale et des particuliers.

Comme l’a souligné Joseph LE, Ministre de la Fonction publique et de la Réforme Administrative, ce bâtiment est « le symbole vivant de la volonté du Chef de l’État de rapprocher l’administration des citoyens » et de bâtir une gouvernance moderne au service du développement local. En offrant un cadre de travail rénové et fonctionnel aux agents publics, cette infrastructure assure une amélioration tangible de la qualité du service rendu et une efficacité accrue des services fiscaux et douaniers.

Un puissant levier de croissance régionale

Au-delà de l’aspect administratif, l’Hôtel des Finances d’Abong-Mbang est conçu comme un puissant levier économique. Il est destiné à stimuler l’économie locale en injectant des capitaux et en formalisant les échanges ; accroître la mobilisation des recettes par une meilleure organisation des services d’assiette ; accompagner les projets structurants de la Région de l’Est, souvent surnommée le « Soleil Levant».

Cette sollicitude du Grand argentier envers le département du Haut-Nyong est notamment justifiée par les résultats encourageants des services locaux. Les recettes fiscales ont atteint 160 millions de FCFA durant les neuf premiers mois de l’année, tandis que le recouvrement des taxes douanières affiche un taux impressionnant de 59,26 %. De même, les postes de péages et de pesage de la zone (Mbama, Djaglassi, Doume, Atok) ont totalisé 519 millions de FCFA en 2024. Pour le Ministre Louis Paul Motaze, « Ces chiffres démontrent à suffisance qu’il y a un grand potentiel ici à Abong Mbang qui nécessite que nos personnels bénéficient d’un confort plus affirmé. »

Une vague de modernisation à l’échelle nationale

L’inauguration d’Abong-Mbang s’inscrit dans un vaste programme de modernisation des infrastructures du ministère des Finances à travers tout le Cameroun. Louis Paul Motaze a annoncé que ce bâtiment est le premier d’une longue série d’ouvrages destinés à transformer l’environnement de travail des fonctionnaires de la Région de l’Est.

Parmi les réalisations déjà concrétisées, on compte l’inauguration, en mars dernier, du nouvel immeuble siège futuriste de la Trésorerie Générale de Douala. De nombreux chantiers sont également en cours sur l’ensemble du territoire. L’achèvement imminent des Secteurs des Douanes de Garoua et du Sud 2 à Kribi affichent des taux d’exécution avoisinant respectivement 70 % et 72 %.

La construction en cours des Services du Secteur des Douanes du Nord-Ouest à Bamenda (première pierre posée en janvier 2024) affiche déjà un taux de réalisation de 40 %. Dans les zones difficiles d’accès, l’on compte des postes comptables qui verra le jour dans des localités reculées de l’Extrême-Nord comme Doukoula, Mogode, Datcheka et Yagoua.

De nouvelles étapes sont déjà planifiées pour l’année prochaine notamment le lancement de la construction d’un Hôtel des Finances à Yokadouma dans la Boumba et Ngoko, ainsi que l’ouverture des perceptions dans les localités d’Atok et de Dimako dans le département du Haut-Nyong.

L’Hôtel des Finances d’Abong-Mbang marque donc un tournant symbolique et concret. Il consolide la présence de l’État auprès des populations et ouvre une nouvelle ère où la gouvernance fiscale moderne et décentralisée est mise au service d’une croissance et d’une fierté régionales renouvelées.

Ambiance de campagne électorale

Cet évènement très couru a vu une intense mobilisation des militantes et militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais. En cette période de campagne électorale, ces derniers venus en masse, ont pris d’assaut l’esplanade de l’hôtel des finances ainsi que celle de la mairie d’Abong Mbang, scandant des messages à l’endroit du candidat du RDPC à la présidentielle du 12 octobre. Ils n’ont d’ailleurs pas manqué d’offrir un présent au ministre des Finances pour ce joyau architectural.

Une ambiance de propagande électorale qui a transformé la cérémonie d’inauguration de ce jour en meeting géant où les réalisations du chef de l’Etat, Paul Biya, dans la Région de l’Est ont été égrenées les unes après les autres dans moult domaines par le ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative : adductions d’eau potable, électricité, réhabilitation du réseau routier, construction de nouveaux axes routiers, réhabilitation, rénovation d’infrastructures hospitalières, construction d’écoles, appuis multiformes et divers aux populations vulnérables, etc.

Par Jean Luc Fassi

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

Cameroun : Le Ministre des Finances gèle les salaires de 6 000 fonctionnaires établis à l’étranger

Published

on

Cameroun : Le Ministre des Finances gèle les salaires de 6 000 fonctionnaires établis à l’étranger
Spread the love

Le ministre Camerounais des Finances Louis Paul Motaze engage une nouvelle opération d’assainissement du fichier solde. Quelque 5 971 agents publics identifiés comme ne résidant plus au Cameroun devront justifier leur situation avant le 31 octobre 2026, sous peine de voir leur rémunération suspendue. L’opération porte sur une masse salariale estimée à plus de 22 milliards de FCFA par an.

La détermination du ministre des Finances, Louis Paul Motaze, à assainir les finances publiques ne faiblit donc pas. Louis Paul Motaze resserre l’étau autour des agents publics irrégulièrement établis à l’étranger. Après l’audit des allocations familiales, le ministre des Finances ouvre un nouveau chantier de contrôle du fichier solde. Quelque 5 971 agents publics considérés comme ne résidant plus au Cameroun devront clarifier leur situation. Plus de 22 milliards de FCFA par an seraient en jeu.

Pour cette autre opération d’assainissement des finances publiques, le contrôle porte sur les mouvements des agents publics aux frontières du Cameroun. Le croisement des données collectées avec les informations fournies par les administrations utilisatrices, indique le ministère des Finances, a permis d’identifier 5 971 agents toujours considérés comme ne résidant plus sur le territoire national.

L’enjeu financier est considérable : leurs rémunérations représenteraient plus de 22 milliards de FCFA par an. Une importante ponction sur les ressources publiques, alors que l’État doit financer les services essentiels, les infrastructures et les politiques sociales. La récupération des sommes indûment versées constitue donc un impératif de bonne gouvernance et de responsabilité budgétaire, précise le Minfi.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Au-delà des 22 milliards de FCFA potentiellement en jeu chaque année, c’est la crédibilité de l’État dans la gestion de ses effectifs et de ses dépenses qui se joue. Opération après opération, une ligne se précise : fermer les niches de fraude, éliminer les dépenses indues et réorienter les économies réalisées vers les véritables priorités nationales, fait savoir le Minfi.

UNE MESURE CONSERVATOIRE MISE EN PLACE

Au Minfi, l’on se veut néanmoins rassurant : le dispositif retenu ne constitue pas une condamnation collective. À titre conservatoire, les rémunérations des agents concernés seront assignées à la Trésorerie-Paierie générale de Yaoundé I durant les mois de septembre et octobre 2026.

Chaque agent devra se présenter à la Direction de la dépense de personnel et des pensions, muni d’une photocopie de son passeport, du justificatif du motif de son voyage à l’étranger et d’une attestation de présence effective au poste datant de moins de trois mois. Après examen, l’agent en situation régulière pourra obtenir le quitus nécessaire au paiement de sa rémunération.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

En revanche, les personnes qui n’auront pas clarifié leur situation au plus tard le 31 octobre 2026 seront considérées comme ayant abandonné leur poste. Leur rémunération sera alors suspendue du fichier solde de l’État.

Pour le Minfi, cette opération s’inscrit dans une démarche plus large de sécurisation de la dépense publique : audit des allocations familiales, contrôle des effectifs, lutte contre les agents fictifs et vérification de la présence effective au poste. Tous ces chantiers répondent à une même exigence : mettre fin aux paiements injustifiés.

Le message de Louis Paul Motaze est clair : chaque franc public dépensé doit correspondre à un droit établi, à une situation administrative régulière et à un service effectivement rendu.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 20/09/2026

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

INTERVIEW : « La fiscalité camerounaise est de plus en plus complexe » – Alain Symphorien NDZANA BILOA, Fiscaliste/Écrivain

Published

on

INTERVIEW : « La fiscalité camerounaise est de plus en plus complexe » – Alain Symphorien NDZANA BILOA, Fiscaliste/Écrivain
Spread the love

Auteur de La fiscalité camerounaise au scalpel, son quatrième ouvrage d’analyse du système fiscal camerounais, dont la dédicace est prévue le 24 septembre 2026, Alain Symphorien Ndzana Biloa, Inspecteur principal des Impôts hors échelle, livre dans cet entretien sa lecture des réformes fiscales menées ces dernières années et justifie les propositions contenues dans son livre.

Quatrième ouvrage sur la fiscalité en dix ans : qu’est-ce qui manquait encore, selon vous, à l’analyse de la fiscalité camerounaise pour justifier ce nouveau titre ?

Notre aventure a commencé en 2015 avec la publication de l’ouvrage La fiscalité, levier pour l’émergence des pays africains de la zone franc : le cas du Cameroun. Elle s’est poursuivie par le tour du monde de la fiscalité avec la publication des ouvrages Sauvons l’impôt pour préserver l’État en 2018, et Un système fiscal international 3 G pour financer le développement durable en 2021.

Cette intense activité intellectuelle et cette abondante littérature ne m’ont cependant pas permis de couvrir tout le champ d’une fiscalité camerounaise de plus en plus complexe. Cet état des choses résulte du fait que la fiscalité est l’un des rares sujets, si ce n’est le seul, qui enregistre des réformes chaque année lors du vote de la loi de finances de l’année et parfois du collectif budgétaire.

Mes cibles (groupements professionnels, investisseurs, professionnels de la fiscalité, chercheurs et contribuables), je l’imagine, sont restées sur leur faim, au moment où ils sont de plus en plus confrontés à un quotidien fiscal exigeant. D’où la nécessité d’un ouvrage qui traite tous les pans de la fiscalité camerounaise. Pour le prochain, déjà en projet, le contrôle fiscal sera au menu.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Comment avez-vous mené le recensement des 161 impôts et taxes ? Quelles ont été les principales difficultés méthodologiques ?

Le recensement des impôts, taxes et autres prélèvements obligatoires a été fait à travers l’exploitation des textes communautaires, du Code général des impôts, du Code des douanes, des lois de finances, des lois sectorielles et leurs textes d’application (décrets, arrêtés, décisions), des cahiers de charges, etc.

Les prélèvements obligatoires ont été classés par type (impôts sur les activités, sur le revenu, sur la dépense ou la consommation, fiscalité spécifique, parafiscalité, fiscalité sociale, etc.). Chaque prélèvement est présenté avec sa base légale, les évolutions éventuellement enregistrées, l’administration compétente pour mobiliser les recettes, l’entité publique bénéficiaire desdites recettes et le rendement sur les quatre derniers exercices fiscaux lorsque les données statistiques sont disponibles.

Bien qu’étant Inspecteur des Régies financières, la principale difficulté à laquelle j’ai été confronté dans mes recherches est celle relative à l’indisponibilité des textes et de certaines informations, ou à la réticence et parfois au refus de les donner lorsqu’elles existent. J’ai également rencontré des difficultés dans le classement de certains prélèvements obligatoires dont la nature peut prêter à équivoque.

En tant qu’Inspecteur des Impôts, comment avez-vous géré la tension entre votre position d’agent de l’administration et votre regard critique d’auteur ?

Il n’est facile pour personne de parler de la fiscalité. Il est encore plus difficile à l’agent du fisc que je suis. Pourtant, nous sommes tous des citoyens, à la fois contribuables et demandeurs des prestations de l’État et des autres entités publiques financées par l’impôt.

Mon premier objectif était la recherche dans le but d’approfondir ma propre connaissance de la fiscalité camerounaise. J’ai tellement appris moi-même en faisant ce travail, au point où je me suis parfois demandé si j’étais vraiment un Inspecteur des Impôts.

Mon deuxième objectif était de donner une vue d’ensemble de la fiscalité camerounaise au-delà des chambres et chapelles, afin qu’une information large et approfondie sur la fiscalité et ses évolutions soit mise à la disposition de l’ensemble des contribuables (article 2, alinéa 3 de la loi n°2018/011 du 11 juillet 2018 portant Code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques au Cameroun).

Mon troisième objectif était d’analyser la fiscalité camerounaise avec un recul nécessaire afin d’identifier les points forts et les limites et suggérer des réformes. Je n’ai pas géré une tension particulière parce que je me suis, autant que faire se pouvait, débarrassé à chaque fois des oripeaux d’agent du fisc pour arborer ceux de la science afin de bien tenir le scalpel.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Vous parlez d’un « état grippal » de l’administration fiscale et de « féodalités politico-bureaucratiques ». Pouvez-vous préciser ce que recouvre concrètement cette expression ?

Les recettes fiscales étant mobilisées par plusieurs administrations, chacune d’elles a tendance à vouloir s’enfermer sur elle-même et surtout à ne pas s’ouvrir aux autres, alors que toutes s’adressent aux mêmes contribuables. Cette situation impacte négativement la cohérence de l’ensemble du système fiscal.

Or, chacun devant être imposé en fonction de sa capacité contributive, le prélèvement fiscal doit être opéré de manière holistique, rationnelle, cohérente et en toute transparence.

Le non-remboursement des crédits de TVA revient plusieurs fois dans votre ouvrage comme facteur de défiance des entreprises. Quelle est l’ampleur réelle du problème et qui doit agir en premier : l’administration ou le législateur ? Quant aux 465 mesures d’exonérations fiscales dérogatoires recensées en 2024, contre 381 en 2020 : cette prolifération est-elle un choix économique assumé ou une dérive à corriger ?

Même si les montants des crédits de TVA peuvent paraître importants, il ne faut pas réduire le problème de restitution des trop-perçus d’impôts aux remboursements des crédits de TVA. Au-delà du mécanisme particulier de fonctionnement de la TVA, la fiscalité camerounaise repose essentiellement sur le système des retenues à la source, acomptes et précomptes, des garanties payées dans le cadre du contentieux fiscal qui génèrent des trop-perçus d’impôts dont le principe semble être le non-remboursement, au regard des conditionnalités définies par la loi.

Même pour les cas de remboursement prévus par la loi, l’administration fiscale ne procède pas toujours au remboursement des crédits validés par elle-même. Il revient au législateur de desserrer cet étau et à l’administration de respecter les règles, afin de renforcer la crédibilité de la fiscalité camerounaise.

Quant aux mesures d’exonération, il s’agit d’un choix économique assumé et régulièrement vanté. Ces mesures d’exonération sont pour l’essentiel prévues par les lois (Code général des impôts, lois de finances, lois sectorielles, lois fixant les incitations à l’investissement), et d’autres par des conventions d’établissement et autres. Sauf que cette orientation peut effectivement ouvrir la porte à des dérives avec la multiplication des niches fiscales.

Vous reliez la fiscalité au « sentiment de frustration » évoqué par le président de la République dans son message à la nation. En quoi la politique fiscale peut-elle, selon vous, restaurer ou au contraire aggraver cette frustration ? Comment concilier la nécessité pour l’État de mobiliser plus de recettes internes et le sentiment d’iniquité fiscale exprimé par une partie des contribuables ?

Je ne lie pas le sentiment de frustration évoqué par le Président de la République à la politique fiscale. Je signale qu’il m’est particulièrement difficile de parler de la fiscalité alors que les Camerounais sont frustrés du fait de la dégradation de la voirie, de l’insalubrité de nos villes, ainsi que du faible niveau de satisfaction des besoins des populations, dû à l’état de délabrement des infrastructures et des services sociaux de base, et qu’ils s’interrogent sur l’usage des fonds publics.

Même si certains pays s’en sortent mieux que d’autres, aucun pays ne dispose d’un système fiscal qui fait l’unanimité. Pour concilier la nécessité pour l’État de mobiliser plus de recettes internes et le sentiment d’iniquité fiscale, il faut poursuivre et affiner les réformes engagées.

Vous évoquez la piste d’une fusion des régies fiscales éparses. Est-ce une réforme réaliste à court terme au Cameroun, et par où commenceriez-vous ?

La fusion des régies fiscales éparses est l’aboutissement de l’interlocuteur fiscal unique dont on parle depuis plus d’une décennie mais qui lambine. Elle ne saurait être une réforme à réaliser à court ou à moyen terme. Il faut déjà choisir le modèle qui nous conviendrait entre les autorités autonomes ou semi-autonomes après un benchmark dans les pays qui ont une expérience de ce type d’organisation.

Quel bilan tirez-vous de la digitalisation des procédures fiscales engagée ces dernières années ? Est-elle à la hauteur des ambitions annoncées ? Si vous deviez proposer trois réformes prioritaires et immédiatement applicables au ministre des Finances, lesquelles seraient-elles ?

Du côté de l’administration fiscale, la digitalisation des opérations engagée vise la modernisation de la gestion de l’impôt, le renforcement du civisme fiscal des contribuables, l’optimisation de la mobilisation et de la sécurisation des recettes, la lutte contre la corruption à travers la réduction des contacts physiques.

Elle est également bénéfique au contribuable à travers la simplification des procédures et la réduction de la paperasse, la réduction du temps consacré et des coûts liés à l’accomplissement des obligations fiscales, l’amélioration de la transparence et de l’accès aux informations et documents fiscaux.

Les fruits de la productivité de l’impôt n’ont pas encore tenu la promesse des fleurs de cette digitalisation. En plus, selon les résultats de l’enquête de satisfaction auprès des contribuables sur les services de la DGI au Cameroun réalisée par la GIZ et la DGI, et publiée en mars 2025, 28 % des contribuables sont satisfaits de la qualité des services numériques offerts par la DGI sur le territoire national.

Les réformes prioritaires doivent porter à la fois sur l’administration de l’impôt et la politique fiscale. Pour ce qui est des réformes d’administration de l’impôt, nous avons déjà parlé de la fusion des différentes régies fiscales dans une seule structure afin de parachever le processus de l’interlocuteur fiscal unique. On pourrait également y associer le renforcement de la digitalisation et la rationalisation des contrôles fiscaux.

Pour ce qui est de la politique fiscale, une révision du Code général des impôts du 19 avril 2002 s’impose déjà.

L’élargissement de l’assiette devra viser la réduction des niches fiscales, l’adaptation aux nouveaux modèles économiques imposés par la numérisation de l’économie.

Vous consacrez des développements à l’évasion fiscale internationale et aux rapports de force Nord-Sud. En quoi ce contexte international contraint-il les marges de manœuvre fiscales du Cameroun ?

Le contexte international, notamment la mondialisation et ses externalités, réduit considérablement les marges de manœuvre fiscales du Cameroun. La valeur ajoutée déclarée, déjà faible, s’évapore en plus avec les transferts indirects des bénéfices hors du pays.

Ce qui fait que le Cameroun se contente de minables recettes fiscales prélevées sur des entreprises peu rentables, de maigres salaires et dividendes, et une consommation correspondant au faible pouvoir d’achat.

La fiscalité camerounaise vous semble-t-elle en avance, dans la norme, ou en retard par rapport à ses voisins de la CEMAC ?

Le plus important n’est pas de savoir si la fiscalité camerounaise est en avance ou en retard par rapport aux pays voisins de la CEMAC. La question est de savoir si la fiscalité camerounaise est alignée sur les standards internationaux de transparence, d’équité, d’efficacité économique et de sécurité juridique.

Il y a certes des acquis à préserver, mais beaucoup encore à faire.

Par François BAMBOU
Défis Actuels du 21/09/2026

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Presley Gerber, le fils de Cindy Crawford, est mort à 27 ans

Published

on

Presley Gerber, le fils de Cindy Crawford, est mort à 27 ans
Spread the love

Le monde de la mode est en deuil. Presley Gerber, fils de la célèbre mannequin Cindy Crawford et du businessman Rande Gerber, est mort dimanche 20 septembre à l’âge de 27 ans. Les circonstances exactes de son décès restent pour l’heure inconnues.

Presley Gerber est mort dans un centre de soins

La nouvelle a été confirmée par un représentant de la famille auprès de plusieurs médias américains. Selon les informations du Los Angeles County Medical Examiner, Presley Gerber est décédé dans un établissement de réhabilitation à Los Angeles.

À ce stade, aucune cause officielle de décès n’a été communiquée. Une autopsie doit notamment permettre aux autorités de déterminer les circonstances précises de sa mort.

Allie Jenkins, représentante de Cindy Crawford et de Rande Gerber, a demandé le respect de l’intimité de la famille. « La famille demande de l’intimité pendant cette période très difficile et douloureuse », a-t-elle déclaré, selon CBS et l’Associated Press.

Presley était le seul fils du couple Cindy Crawford-Rande Gerber. Sa sœur cadette, Kaia Gerber, est elle aussi devenue mannequin et actrice.

Une carrière dans la mode, dans les pas de Cindy Crawford

Presley Gerber avait grandi sous les projecteurs, avec une mère considérée comme l’une des grandes figures du mannequinat des années 1990.

Il avait lui-même choisi de travailler dans la mode. Repéré très jeune par l’agence IMG Models, il avait fait ses débuts sur les podiums à seulement 16 ans, notamment lors d’un défilé Moschino.

Au fil des années, son visage est apparu dans plusieurs campagnes et défilés de grandes maisons. Calvin Klein, Dolce & Gabbana, Burberry, Bottega Veneta, Celine, Ralph Lauren et Tommy Hilfiger figurent parmi les marques avec lesquelles il a travaillé.

En 2018, Presley avait également posé avec sa sœur Kaia pour une campagne Calvin Klein.

La même année, il avait partagé l’écran avec sa mère dans une publicité Pepsi diffusée à l’occasion du Super Bowl. Le spot faisait écho à la célèbre publicité Pepsi de Cindy Crawford datant de 1992.

Presley Gerber avait parlé publiquement de ses difficultés

Ces dernières années, Presley Gerber avait choisi de parler ouvertement de ses problèmes de santé mentale et de ses difficultés liées à l’addiction.

En 2025, il avait notamment lancé sur les réseaux sociaux une série baptisée « Mental Health Mondays », destinée à encourager les discussions autour de la santé mentale. Reuters rappelle qu’il souhaitait utiliser son expérience pour aider d’autres personnes confrontées à des difficultés similaires.

Sa sœur Kaia avait également évoqué les problèmes rencontrés par son frère dans une interview accordée à Vogue en août 2026.

Elle expliquait notamment que les difficultés liées à l’addiction avaient profondément touché l’ensemble de la famille. Kaia disait aussi être fière de la manière dont son frère avait accepté de parler publiquement de son parcours.

Presley avait lui-même livré un témoignage similaire lors du podcast Studio 22, expliquant qu’après avoir connu des périodes difficiles liées notamment à la dépression et à sa santé mentale, il espérait pouvoir aider au moins une autre personne à sortir d’une situation comparable.

Cindy Crawford lui avait rendu hommage quelques semaines avant sa mort

Le décès de Presley intervient quelques semaines seulement après son 27e anniversaire.

En juillet, Cindy Crawford avait publié plusieurs photos de son fils lorsqu’il était enfant sur Instagram pour marquer cette journée particulière. Elle lui avait alors adressé un message affectueux, exprimant sa fierté face à l’homme qu’il était devenu tout en disant qu’elle continuerait toujours à voir en lui son « petit garçon ».

La disparition de Presley Gerber laisse aujourd’hui sa famille et ses proches face à une immense épreuve. Alors que les autorités poursuivent leurs démarches pour établir la cause du décès, ses proches demandent avant tout que leur intimité soit respectée.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com

Pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici