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BILAN 2018-2025 – Décentralisation : les collectivités territoriales dans l’action économique

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BILAN 2018-2025 – Décentralisation : les collectivités territoriales dans l’action économique
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(Investir au Cameroun) – La décentralisation camerounaise a connu des avancées mesurées entre 2018 et 2025, dans un contexte de réformes institutionnelles visant à rapprocher l’administration des citoyens, tout en faisant face aux crises sécuritaires des régions anglophones et de l’Extrême-Nord, ainsi qu’à des contraintes budgétaires. Ces évolutions s’inscrivent dans la loi n° 2019/024 du 24 décembre 2019 portant Code général des collectivités territoriales décentralisées (CGCTD), qui actualise le processus lancé en 1996 par la Constitution. Les progrès, réels mais inégaux, incluent une meilleure coordination locale et une attention croissante aux Objectifs de développement durable (ODD) dans les plans communaux. Toutefois, les évaluations internationales soulignent que l’autonomie des collectivités reste contrainte par la tutelle préfectorale et des capacités encore fragiles.

Le transfert des compétences aux communes s’est poursuivi de façon progressive, sans accélération spectaculaire. Les domaines de l’état civil, de l’urbanisme, de la gestion des équipements marchands et de l’assainissement figurent bien au tableau des compétences transférées, mais seule la moitié environ des 360 communes exerce réellement ces responsabilités en 2024. Les délais dans la publication des textes d’application et les transferts financiers tardifs expliquent cet écart. À titre d’exemple, la tenue des registres d’état civil s’est améliorée dans les chefs-lieux de département, réduisant les délais de délivrance des actes, mais reste problématique dans les zones rurales et les régions en crise. Les microprojets de proximité financés localement se multiplient, mais leur pérennité dépend encore largement de l’appui extérieur.

La création des régions en tant que collectivités territoriales décentralisées, effective à partir des élections du 6 décembre 2020, constitue l’étape la plus visible de la réforme. Chacune des dix régions dispose désormais d’un conseil de 90 membres (70 élus municipaux et 20 représentants des chefferies) et d’un budget propre. Les premières sessions ont permis d’identifier des priorités régionales – routes de desserte agricole dans l’Est, hydraulique villageoise dans le Nord –, mais l’autonomie budgétaire reste relative : plus de 80 % des ressources proviennent encore de dotations de l’État, et les présidents de conseil sont majoritairement issus du parti au pouvoir, limitant la diversité des points de vue. Dans les régions anglophones, le « statut spécial » n’a pas empêché des boycotts partiels qui freinent le fonctionnement effectif des conseils.

Chacune des dix régions dispose désormais d’un conseil de 90 membres (70 élus municipaux et 20 représentants des chefferies) et d’un budget propre.

Le renforcement des capacités financières s’est concrétisé par la Dotation Générale de Décentralisation (DGD), instituée en 2019. En 2024, celle-ci s’est élevée à 292,5 milliards FCFA, soit environ 5-7 % des dépenses publiques, et non 15 % comme l’ont parfois annoncé des discours politiques. Depuis 2018, plus de 2 300 milliards FCFA ont ainsi été transférés aux collectivités, finançant essentiellement des puits, des marchés ruraux ou des tronçons de routes communales. Les retards de décaissement et les contraintes de trésorerie demeurent toutefois fréquents, et la fiscalité locale reste embryonnaire, empêchant une véritable autonomie financière.

La modernisation de la gestion financière a été portée par le logiciel SIM-bA, développé par l’AIMF et déployé dans 276 communes depuis 2012, avec un regain d’intérêt après 2018 grâce au PNDP. SIM-bA permet de suivre les recettes et les dépenses en temps réel et a réduit sensiblement les erreurs comptables dans les zones où la connectivité Internet est suffisante. Son extension aux collectivités rurales reste toutefois entravée par l’insuffisance de l’infrastructure numérique (30 % de couverture Internet en 2024) et par le coût de la formation des agents.

Le Programme National de Développement Participatif (PNDP) a financé, entre 2018 et 2024, environ 3 000 à 4 000 microprojets communautaires pour un montant avoisinant 200 milliards FCFA, soit deux tiers du volume annoncé dans certaines communications. Ces projets ont permis la construction ou la réhabilitation d’écoles, de centres de santé, de forages et de pistes rurales, améliorant concrètement la vie de milliers de ménages. Le programme, en phase 3 depuis 2017, risque cependant de fermer en 2025 faute de nouveau financement, ce qui met en évidence la dépendance excessive aux partenaires extérieurs et la nécessité de mécanismes nationaux pérennes.

La formation des acteurs locaux s’est structurée autour de la National School of Local Administration (NASLA), ouverte en 2020 et issue du remaniement de l’ancien CEFAM. Elle délivre désormais des sessions de 3 à 6 mois à quelque 500 à 1 000 élus et agents par an, soit un rythme encore insuffisant face aux besoins de 360 communes et 10 régions. Le programme couvre la planification stratégique, la gestion financière et la passation des marchés, mais les critiques portent sur une sélection jugée parfois clientéliste et sur la faible représentation des zones anglophones.

L’amélioration de la gouvernance locale se mesure à la publication des documents budgétaires : environ 55 % des communes publiaient leurs budgets et comptes en 2024, contre moins de 30 % en 2018. Un portail national, BudgetCommune.cm, centralise désormais ces données, et des concours intercommunaux encouragent la transparence. Les obstacles restent la faible couverture Internet et la résistance de certains élus à l’exposition publique, ce qui explique que l’objectif de 80 % ne soit pas encore atteint.

Les obstacles restent la faible couverture Internet et la résistance de certains élus à l’exposition publique, ce qui explique que l’objectif de 80 % ne soit pas encore atteint.

La coopération intercommunale progresse par la création ou le renforcement de quelques dizaines de syndicats, notamment dans la gestion des déchets, l’eau potable et l’électrification rurale. Des expériences menées dans l’Ouest et le Mbam montrent des économies d’échelle réelles, mais le maillage reste lacunaire et dépend encore fortement de l’appui technique et financier des partenaires extérieurs.

L’urbanisme communal a vu l’élaboration de plusieurs plans d’urbanisme depuis 2018 avec l’appui financier de l’État et de partenaires comme UN-Habitat, bien que le nombre exact de communes concernées ne soit pas publiquement documenté. Ces documents visent à encadrer la croissance urbaine rapide (environ 53 % en 2024) et à intégrer les Objectifs de développement durable (ODD). Leur mise en œuvre reste toutefois inégale, faute de moyens de suivi et de contrôle.

La gestion des équipements marchands s’est appuyée sur la construction ou la réhabilitation d’une moyenne de six à dix marchés communaux par an, via le PNDP ou la BAD. Ces infrastructures génèrent des recettes locales et améliorent les conditions des commerçants, mais le volume global demeure modeste et la corruption dans la passation des marchés freine l’impact.

Enfin, la participation citoyenne s’est structurée autour de comités de développement renforcés après la promulgation de la CGCTD. Présents dans la majorité des communes, ces comités participent à l’identification des priorités et au suivi des projets, mais leur efficacité varie fortement selon la vitalité de la société civile locale et la volonté des élus de partager l’information. Les représentants de la société civile demandent aujourd’hui de meilleures garanties d’indépendance et un accès plus large aux données budgétaires.

Au total, la décentralisation camerounaise avance pas à pas : les bases juridiques et institutionnelles sont posées, les premiers effets se font sentir dans les services de base, mais la pleine autonomie des collectivités reste un chantier ouvert. Les défis budgétaires, numériques et sécuritaires sont autant d’invitations à transformer les acquis en véritables ressorts de développement local durable.

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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires

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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires
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Le malaise est profond au sein de PWD de Bamenda. Le club camerounais traverse une crise interne majeure après que ses joueurs ont décidé de boycotter la séance d’entraînement prévue mardi matin afin de protester contre des arriérés financiers qui s’accumulent depuis plusieurs mois.

Selon les informations rapportées par le journaliste Afeseh Apong, les joueurs se sont présentés au stade de proximité de Bamenda comme prévu, mais ont refusé de prendre part aux exercices. Une action collective destinée à attirer l’attention de la direction sur leur situation. Les footballeurs réclament le paiement de quatre mois de salaires ainsi que trois primes de match toujours impayées.

La réaction du club ne s’est pas fait attendre. En réponse à ce mouvement de protestation, les joueurs se sont vu interdire l’accès au bus de l’équipe pour le trajet retour. Contraints de se débrouiller par leurs propres moyens, ils ont quitté les installations dans un climat particulièrement tendu, révélateur de la fracture grandissante entre l’effectif et les dirigeants.

Cette crise suscite d’autant plus d’interrogations que le président de PWD de Bamenda, Pascal Abunde, occupe également le poste de quatrième vice-président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT). Une position qui rend cette affaire particulièrement sensible dans le paysage du football camerounais.

À quelques semaines de la reprise des compétitions et alors que le club cherche à retrouver de la stabilité sur le terrain, cette situation pourrait avoir de lourdes conséquences sur les performances sportives de l’équipe. Les supporters, eux, attendent désormais des réponses concrètes de la direction afin d’éviter que cette crise financière ne se transforme en véritable crise institutionnelle.

Le dossier est désormais suivi de près par les observateurs du football camerounais, qui s’interrogent sur la capacité du club à rétablir rapidement un climat serein au sein de son vestiaire.

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Camair-co à la traîne sur l’international, les compagnies étrangères captent plus de 1,3 million de passagers

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La compagnie nationale Camair-Co peine à s’imposer sur les lignes internationales, où les transporteurs étrangers captent plus de 1,3 million de passagers au Cameroun. Le marché est fortement dominé par des géants comme Ethiopian Airlines et Air France, qui tirent profit de la croissance continue du trafic passager dans les aéroports du pays.

Près de 16 compagnies internationales régulières desservent les aéroports de Douala et Yaoundé. Des acteurs comme Ethiopian Airlines et Air France se partagent la part du lion. La position de Camair-Co, l’étoile du Cameroun se concentre principalement sur son réseau domestique et quelques lignes sous-régionales (Libreville, Brazzaville, Kinshasa, Cotonou).

D’après les données des Aéroports du Cameroun (ADC), dix compagnies aériennes ont concentré l’essentiel du trafic passagers et fret au Cameroun en 2024. Une particularité se dégage sur le classement, le maintien de l’Etoile du Cameroun comme acteur central du réseau domestique, et la domination des transporteurs européens et africains sur les liaisons internationales.

Ethiopian Airlines

Avec 11 606 mouvements et 549 303 passagers, la compagnie nationale reste le leader de la desserte intérieure. Néanmoins, l’optimisation du taux de remplissage demeure un défi récurrent, reflétant les fragilités structurelles de la compagnie nationale. Le classement est dominé par Ethiopian Airlines, qui a transporté 291 763 passagers, en hausse de 13,9 %, confirmant son statut de principal acteur du trafic international au Cameroun. Elle est suivie de Brussels Airlines avec 258 856 passagers (+1,0 %) et d’Air France malgré son mauvais service avec 258 711 passagers (-3,1 %).

Derrière ce trio de tête figurent Asky Airlines (157 104 passagers), Turkish Airlines (115 607), Royal Air Maroc (94 851), Air Côte d’Ivoire (79 698), RwandAir (78 416), Kenya Airways (30 291), mince, ils sont vraiment tombés et Cronos Airlines (8 109 passagers).

L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale

«Les 1,37 million de passagers transportés par les dix compagnies étrangères représentent autant d’opportunités commerciales qui échappent à Camair-Co. Si la compagnie nationale disposait d’une flotte plus importante, d’une meilleure régularité opérationnelle et de dessertes internationales plus nombreuses, elle pourrait capter une partie significative de ce marché. L’exemple d’Ethiopian Airlines est particulièrement révélateur. La compagnie éthiopienne a bâti un puissant hub africain à Addis-Abeba et transporte à elle seule près de 292 000 passagers au Cameroun. Elle illustre comment une compagnie africaine bien structurée peut dominer le trafic régional et international», analyse Shance Lion.

Pour ce lanceur d’alerte, le défi pour Camair-Co n’est donc plus seulement de maintenir sa position sur le réseau domestique, mais de conquérir une partie du marché international. Tant que les liaisons vers l’Europe, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et le Moyen-Orient resteront majoritairement exploitées par des compagnies étrangères, une grande partie de la valeur créée par le transport aérien camerounais continuera d’être captée hors du pays.

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André Marc Emmanuel Yinda, nommé directeur général de Tradex Guinée Équatoriale

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André Marc Emmanuel Yinda, nommé directeur général de Tradex Guinée Équatoriale
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La décision a été prise ce mardi 9 juin 2026 à Douala, le temps d’une session extraordinaire. Il remplace à ce poste Alain Francis Ngondi Owona.

Du mouvement à la tête de Tradex Guinée Équatoriale. Actu Cameroun apprend la nomination ce mardi 9 juin 2026 d’André Marc Emmanuel Yinda au poste de Directeur Général de la filiale, en remplacement d’Alain Francis Ngondi Owona. Avant sa nomination, André Marc Emmanuel Yinda occupait jusqu’à cette nomination les fonctions de Conseiller Technique N°1 de TRADEX S.A. Il siégeait également aux Conseils d’administration de Tradex Tchad et Tradex RDC.

Âgé de 48 ans, le nouveau Directeur Général est un pur produit du Groupe camerounais, où il cumule plus de 21 années d’expérience dans le secteur pétrolier. Diplômé de l’École Supérieure de Gestion et Finance (ESGF) de Paris et titulaire d’une licence en économétrie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il rejoint TRADEX en février 2005 en qualité de Cadre comptable et financier après des expériences chez Addax et Oryx.

Son parcours au sein du groupe est marqué par une progression constante : Responsable de l’Audit Interne en 2006, Chef de Division Audit Interne en 2008, Chef de Département Budget et Contrôle en 2012, puis Chef de Division Budget et Contrôle en 2024.

André Yinda s’est particulièrement illustré par sa contribution à la définition de la stratégie de l’entreprise et à la conduite de projets innovants. Il est notamment considéré comme l’un des principaux artisans de la création et du développement de la bouteille de gaz TradexGaz, devenue aujourd’hui l’un des produits phares de la marque. Son action a également permis de renforcer la maîtrise des charges, d’améliorer durablement les performances financières de l’entreprise et de moderniser les outils de pilotage budgétaire grâce à l’introduction d’indicateurs clés de performance.

À l’issue de cette nomination, Emmanuel Patrick MVONDO, Président du Conseil d’administration de TRADEX Guinée Équatoriale S.A., a exprimé sa confiance en la capacité du nouveau Directeur Général à poursuivre le rayonnement de la marque dans ce pays frère.

« Le nouveau Directeur Général continuera à œuvrer pour faire rayonner la marque TRADEX en Guinée Équatoriale. Notre ambition est d’accompagner activement les autorités dans le développement de ce pays frère, conformément à la vision portée par Adolphe MOUDIKI, Président du Groupe TRADEX », a-t-il déclaré.

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