Actualités locales
Col Atonfack Guemo surfe sur les conflictualités mondiales d’essence hégémonique

Dans son éditorial de ce samedi 27 septembre 2025, notamment dans l’émission Honneur et fidélité, il croit que nous ne devons pas «nous laisser prendre au dépourvu, par des injonctions, des insinuations et autres persiflages qui semblent faire le reproche à nos dirigeants…»
Lire ici son texte :
Crises économique, sécuritaire, sanitaire, alimentaire, diplomatique. Crise migratoire, crise sociopolitique, crise environnementale, etc., etc. Et la liste des crises s’allonge au gré des ambitions, des prétentions, des aspirations, et surtout, au gré des insatisfactions vindicatives de puissants groupes d’intérêts qui se disputent les parts du marché mondial du commerce, de la finance, de l’armement, entre autres segments.
Il y a un peu plus d’une vingtaine d’années, pourtant, le monde se complaisait encore dans une zone de confort étayée de paix éternelle, de rêves d’épanouissement individuel, d’égalité entre les nations, et de prospérité pour tous. Ce qui était alors convenu d’appeler « les dividendes de la paix ».
À l’évidence pourtant, et l’on ne s’en aperçoit que trop bien aujourd’hui, la guerre dite froide et ses rivalités de blocs, avaient durablement forgé les mentalités, en tout cas suffisamment pour laisser dans les esprits, les stigmates des rancœurs passées, autant de germes d’une plus que probable résurgence de la conflictualité d’essence hégémonique.
Ainsi, en emboitant le pas aux personnes averties pour prendre les spectaculaires attentats terroristes du 11 septembre 2001, comme point de bascule de la paix agitée d’alors à la guerre de plus en plus chaude de maintenant, il est loisible de constater que le monde ne s’accorde plus aucun répit, en aucun domaine. Avec la fabrique de toutes pièces d’un ennemi adapté à chaque circonstance, le dénigrement du vis-à-vis et la prétention à la vertu universaliste sont les signes avant-coureurs d’actions hostiles en gestation.
À l’instar d’autres États de la planète, le Cameroun vit et subit ces cascades de soubresauts saccadés, engendrés et entretenus par la confrontation hégémonique globale à laquelle se livrent les acteurs majeurs de la scène internationale, par le truchement d’officines de conditionnement idéologique, intellectuel et culturel.
Jusqu’ici, notre pays a su faire échec aux campagnes médiatiques visant à déconnecter le peuple de ses instances dirigeantes. Il nous souvient qu’avec peu de moyens, beaucoup de discipline et un zeste de patriotisme souverainiste, nous serons parvenus à résister à la tentation des révolutions de couleur dont la saisonnalité est du reste inconnue du climat tropical dans lequel nous baignons.
Campés sur les mêmes bases, nous n’aurons rien cédé à la pandémie du coronavirus, pourtant annoncée comme étant l’agent déclencheur de notre décroissance démographique. Car, au moment où un simple cache-nez devenait un enjeu stratégique de survie à l’échelle internationale, juste un peu d’ingéniosité de notre part avait fait la différence. Et la suite de nous donner raison. Confrontés aux terrorismes fondamentaliste et séparatiste, le même esprit patriotique se révèle être la source de notre inflexible résistance.
De la sorte, habitués que nous sommes à pleinement nous assumer, il n’est surtout pas question de nous laisser prendre au dépourvu, par des injonctions, des insinuations et autres persiflages qui semblent faire le reproche à nos dirigeants, de rester à l’écoute du peuple. Menaces et médisances qui, sous des narratifs artificieux, s’acharnent à faire éclater notre Peuple en mille et une tribus. Par ces temps d’artificielle flambée mondiale du coût de la vie, situation planifiée, programmée et mise en œuvre par de sordides officines d’intérêts mercantilistes, à nous de rester solidaires. C’est la meilleure façon de préserver notre vivre ensemble, notre Souveraineté, notre Unité et notre Paix !
Sachons rester éveillés,
Sachons rester vigilants. /-
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Actualités locales
« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.
Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.
Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.
Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.
Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :
Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972
Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.
Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.
Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.
Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.
Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.
Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?
Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.
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