Connect with us

Actualités locales

Les anciennes gloires du sport obligées de s’allier au pouvoir pour exister – Tribune

Published

on

Les anciennes gloires du sport obligées de s’allier au pouvoir pour exister – Tribune
Spread the love

Dans un texte publié par Charles Mongue-Mouyeme le 15 février 2020, cet observateur sportif et politique de notre landerneau, s’interrogeait sur l’activité de plusieurs anciens Lions Indomptables qui ont rejoint le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) de Paul Biya. En faveur de la présidentielle du 12 octobre prochain et l’appel de plusieurs anciennes gloires à voter pour Paul Biya, ce texte est toujours d’actualité.

Lire ici l’analyse :

Soutenir le système gouvernant ou sombrer dans l’anonymat, il faut choisir.

A l’observation, la quasi-totalité des vedettes retraitées du sport au Cameroun qui sont socialement visibles appartiennent au RDPC (parti au pouvoir), ou affichent publiquement leur soutien au régime en place. Feu Théophile Abéga était maire RDPC à Yaoundé ; Roger Milla, ambassadeur itinérant, est dans les cercles du pouvoir ; Françoise Mbango a dû se résoudre à s’afficher aux côtés des gouvernants pour cesser d’être la traitresse qui est allée prendre la nationalité française ; Joseph Antoine Bell, pour être admis dans les instances de décision du sport, est devenu un fervent partisan et défenseur du pouvoir ; Rigobert Song, pour être reconnu comme entraîneur de haut niveau, arbore l’écharpe du RDPC ; Samuel Eto’o, l’ancien pestiféré des Lions Indomptables, a dû se déclarer « biyaïste » pour redevenir fréquentable par « Yaoundé ».

Demander à quelqu’un le nom d’une ancienne gloire qui s’épanouit socialement au Cameroun sans faire allégeance au pouvoir est une véritable colle. A tout le moins, elle doit se faire discrète et ne s’occuper que de ses « oignons » (Cyrille Makanaky, William Andem). Comme si elles ont été formatées dans un centre spécialisé, les stars à la retraite du sport camerounais n’osent pas critiquer publiquement le système gouvernant de leur pays, ce qu’elles font pourtant en privé. Depuis le retour au multipartisme en 1990, on ne se souvient pas d’un célèbre sportif camerounais à la retraite qui a revendiqué son appartenance à un parti d’opposition, ou à une organisation opposée au pouvoir en place.

C’est qu’en fait, ces anciennes vedettes du sport ont bien compris le « système » au Cameroun : se servir de sa notoriété pour critiquer sa gouvernance ou faire ombrage à l’unique star des stars qui trône à la tête du pays, expose le contrevenant à des risques graves. Il voit ses projets torpillés quel que soit le domaine, et son nom inscrit sur la liste noire des personnes à ne jamais nommer à une quelconque fonction importante dans le pays. Du temps où ils étaient en activité ou en pré-retraite, Joseph Antoine Bell et Samuel Eto’o par exemple, ont subi la répression de ce « système », et ils sont échaudés.

Mais comment des anciens Lions qui étaient si vaillants et courageux sur les terrains à travers le monde sont-ils devenus intimidables à ce point par le pouvoir ? Notamment ceux qui sont à l’abri du besoin ? L’opportunisme, le désir de rester sous les feux des projecteurs, et la volonté de montrer qu’ils ont autre chose à donner que la force et l’agilité de leurs muscles, peuvent expliquer cette situation. Les gouvernants l’ont bien compris, et ils en profitent plutôt deux fois qu’une : neutraliser (au sens non militaire du terme) ces potentiels amplificateurs de causes socio-politiques embarrassantes pour eux ; capitaliser le soutien apparent de ces anciennes vedettes du sport pour soigner leur image et se perpétuer au pouvoir.

Lions Indomptables intraitables hier, agneaux complaisants aujourd’hui. Le Cameroun y gagne-t-il ?

Charles MONGUE-MOUYEME

NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Alanyaspor s’impose, Iván Cédric Bikoue convainc pour sa première titularisation

Published

on

Spread the love

Pour sa première titularisation avec Alanyaspor, Iván Cédric Bikoue a livré une prestation encourageante. L’attaquant camerounais était aligné d’entrée lors de la victoire de son […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Jean Claude Mbede écrit à la Fifa pour demander la suspension immédiate de Samuel Eto’o

Published

on

Spread the love

Le journaliste demande à l’instance faitière du football mondial d’ouvrir des enquêtes disciplinaires sur la gestion de l’actuel président de la Fédération camerounaise de football […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

qui est Maëllys Ngo Mboui, la reine de la diaspora France, sacrée à Yaoundé ?

Published

on

qui est Maëllys Ngo Mboui, la reine de la diaspora France, sacrée à Yaoundé ?
Spread the love

Maëllys Ngo Mboui a été sacrée Miss Cameroun 2026 ce samedi 19 septembre 2026, à l’issue de la 19ᵉ édition du concours national de beauté. Face à onze autres finalistes, la jeune femme a convaincu le jury au terme des différentes épreuves de la soirée.

Son élection marque la fin du règne d’Audrey Black Moutongo, qu’elle remplace officiellement à la tête du Comité d’organisation Miss Cameroun (COMICA).

Sacrée Miss Cameroun 2026 samedi 19 septembre au Palais des Congrès de Yaoundé, la représentante de la diaspora France arrive avec un profil où beauté, études scientifiques et engagement auprès des jeunes filles se croisent de façon inhabituelle.

Étudiante dans un double cursus associant économie-gestion et mathématiques-informatique, la nouvelle Miss a déjà placé les sciences au centre de son parcours public. Elle porte notamment Cameroonian Girls in STEAM, une initiative tournée vers l’accès des jeunes Camerounaises aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie, aux arts et aux mathématiques.

Le projet avait pris une forme concrète plusieurs mois avant l’élection nationale. En février, des masterclass consacrées à l’intelligence artificielle, au leadership et à l’entrepreneuriat avaient été organisées à Yaoundé, avant un mini-hackathon à Bamenda où des étudiantes ont travaillé sur des prototypes numériques liés à des besoins de leur communauté.

Ce positionnement trouve un écho particulier dans l’édition 2026 du concours. Le Comité d’organisation Miss Cameroun avait choisi la lutte contre la cybercriminalité comme thème central, avec l’idée de pousser les candidates à parler aussi de responsabilité numérique, de protection en ligne et de l’exposition des jeunes femmes aux dérives des réseaux sociaux.

Avant Yaoundé, Maëllys Ngo Mboui avait déjà remporté Miss Cameroun Diaspora France en mars. Ce parcours, construit sur plusieurs mois de préparation, mêlait ateliers, actions solidaires, travail sur l’estime de soi et accompagnement des candidates. Son passage de la diaspora à la couronne nationale donne ainsi une visibilité plus large à un projet commencé bien avant la finale. Elle succède à Audrey Black Moutongo à la tête du titre national.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici