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Chassée par Tchiroma du Fsnc, Jeanne Nsoga affirme qu’elle votera pour Paul Biya

Dans une sortie publiée ce vendredi 26 septembre 2025, l’ancienne secrétaire générale du Fsnc croit que le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais Paul Biya (descendant du peuple de la forêt », doit aider le peuple dans la « prédation » foncière, toute chose que Issa Tchiroma (Peul) ne peut accomplir.
Lire ici sa sortie :
Bonjour mes gens
Disons nous des vérités.
Je le sais depuis toujours mais j’avais espéré que l’homme avait envie que les choses soient abordées différemment. J’ai juste oublié qu’on ne change pas l’ADN des humains.
Les peuples nomades dont font partie les peuls et les peuples agriculteurs dont font partie les peuples de l’eau et de la forêt ont des relations fondamentalement différentes avec la terre en raison de leurs modes de vie et de leurs besoins spécifiques.
Les peuls, qui se déplacent régulièrement pour trouver des ressources telles que la nourriture et l’eau pour leurs troupeaux, ont une relation plus fluide et dynamique avec la terre. Ils ne s’attachent pas à un territoire spécifique de la même manière que les peuples de la forêt et de l’eau, car leur survie dépend de leur capacité à se déplacer et à s’adapter aux conditions environnementales changeantes.
Le lien des peuls avec la terre est davantage lié à l’utilisation des ressources naturelles et à la protection de leurs troupeaux. En revanche, les peuples de la forêt et de l’eau qui vivent essentiellement de la culture et de la pêche ont une relation plus sédentaire et intensive avec la terre. Ils cultivent la terre pour produire des récoltes, et pêchent dans les eaux de leurs territoires ce qui nécessite une planification à long terme, des investissements en temps et en ressources, et une connaissance approfondie du sol et du climat.
Les peuples de la forêt et de l’eau développent souvent un lien fort avec la terre qu’ils cultivent, car elle représente leur source de nourriture et de revenus.
Ces différences de mode de vie et de relation avec la terre influencent également les structures sociales, les croyances et les pratiques culturelles de ces peuples.
Les peuls, nomades, ont souvent des sociétés plus flexibles et mobiles, tandis que les peuples de la forêt et de l’eau ont tendance à développer des communautés plus sédentaires (stables) et structurées autour de la terre et des cycles agricoles.
En outre, le rapport fluide que les peuls nomades entretiennent avec la terre fait qu’ils n’accordent généralement pas la même importance et la même considération aux questions foncières que les peuples de la forêt et de l’eau.
Pour les peuls nomades, la terre est souvent considérée comme un espace de passage et de ressources à exploiter plutôt que comme un bien à posséder ou à défendre. Cela explique pourquoi les conflits fonciers et les questions de propriété terrienne peuvent être moins centraux dans les sociétés peuls nomades que dans les sociétés qui vivent de l’agriculture et de la pêche.
Un peul ne saura jamais faire obstacle à la prédation foncière, même s’il a été au contact des bantus durant 100 ans.
Mon choix est celui de préserver le foncier et de ne jamais céder à la facilité et à l’attrait de ceux qui vous parlent de développement en programmant d’exproprier les communautés de leurs moyens de subsistance.
Vous savez ce qui est bon pour vous! Faites-le!
NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.
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Coopération : Washington privilégie les projets offrant des débouchés aux entreprises américaines au Cameroun

(Investir au Cameroun) – Washington privilégie au Cameroun les projets prêts à démarrer, associant une entreprise américaine et offrant à celle-ci des débouchés directs. Sophia Lalani, conseillère principale auprès de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, l’a expliqué le 22 octobre 2026 à Douala devant la Chambre de commerce américaine au Cameroun (AmCham), selon le compte rendu de la chambre.
Selon l’AmCham, Lalani a expliqué que les réformes de gouvernance soutenues de longue date par Washington avaient davantage profité aux entreprises d’autres pays qu’aux entreprises américaines.
Cette politique prolonge la doctrine « Trade, not aid » (« Le commerce plutôt que l’aide »), présentée le 14 mai 2025 à Abidjan par Troy Fitrell, alors responsable des affaires africaines au département d’État de Donald Trump. Objectif : accroître les exportations et investissements américains en Afrique. Selon Fitrell, les ambassadeurs sont évalués sur la défense des entreprises américaines et les contrats conclus, la diplomatie commerciale devenant prioritaire. Washington veut lever, avec les États africains, les obstacles réglementaires aux marchés publics et investissements signalés par le secteur privé.
Près de 4 000 milliards de FCFA d’opportunités
Le premier Dialogue économique et commercial bilatéral, tenu le 27 août 2026 à Yaoundé, a recensé environ 7 milliards de dollars (près de 4 000 milliards de FCFA) d’opportunités. Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, et Sarah Troutman, sous-secrétaire d’État adjointe américaine aux affaires africaines, ont coprésidé la rencontre. Selon le ministère, neuf entreprises américaines y ont exprimé des intentions de financement : barrage de Grand Eweng (3,5 milliards de dollars), aéroport moderne à Douala (2 milliards), minerais critiques et infrastructures numériques.
Ces montants ne sont pas des investissements réalisés. Études, financements et accords restent, selon les projets, à finaliser. Les deux pays ont convenu d’échanger sur la fiscalité, les infrastructures logistiques et la réglementation minière avant un nouveau dialogue prévu aux États-Unis en 2027.
Santé : l’aide doit aussi ouvrir des marchés aux fournisseurs américains
Dans « America First Global Health Strategy » (septembre 2025), le département d’État veut utiliser l’aide sanitaire pour ouvrir des marchés aux produits et technologies américains. Pendant l’exercice budgétaire 2024, Washington a acheté plus de 120 millions de dollars de tests diagnostiques à des entreprises américaines, dont Abbott, Cepheid et Hologic. Ce chiffre est mondial, non camerounais. La stratégie favorise les partenariats entre fabricants et laboratoires publics ou privés des pays aidés.
À Douala, selon l’AmCham, un groupe pharmaceutique a présenté un modèle associant équipements de diagnostic, contrats de service avec les ministères de la Santé, formation du personnel et transport des échantillons. Ces plateformes servent notamment au dépistage du VIH, de la tuberculose, des hépatites et du cancer du col de l’utérus. Ce modèle fonctionnerait déjà dans plusieurs pays africains avec l’appui du PEPFAR et du Fonds mondial.
Ce partenariat reste à négocier au Cameroun. L’AmCham envisage des échanges avec les équipes locales du PEPFAR et des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Aucun financement, contrat ou calendrier de déploiement n’a été précisé.
La priorité commerciale n’exclut pas les dons. Le 1er octobre 2026, les deux pays ont signé un accord de don relatif aux objectifs stratégiques de leur coopération sanitaire jusqu’en 2030. Selon le ministère de l’Économie, près de 510 milliards de FCFA pourraient être mobilisés de 2026 à 2030 : environ 240 milliards de contribution américaine et jusqu’à 270 milliards de ressources camerounaises. Il vise les laboratoires, la surveillance épidémiologique et l’approvisionnement pharmaceutique, sans financement établi pour le projet présenté à l’AmCham.
Fiscalité, formalités et visas : les obstacles
Le 22 octobre, des participants ont évalué à 15 000-20 000 dollars l’installation d’un investisseur étranger, sans détailler les coûts. Ils ont aussi signalé les déclarations trimestrielles obligatoires, même sans activité, et des lois difficiles à appliquer faute de textes réglementaires. Le guide du département américain du Commerce (10 avril 2026) cite, au Cameroun, fiscalité complexe, lenteurs administratives, marchés publics difficiles d’accès et retards de paiement de l’État.
Les difficultés d’obtention de visas américains ont été soulevées ; l’ambassade a rappelé les règles migratoires américaines. L’AmCham recommande une expertise locale dès la préparation des projets. Restent à définir pour le projet pharmaceutique : partenaires publics, contrats, financement des équipements et organisation des diagnostics.
Ludovic Amara
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