Actualités locales
« Nous avons l’obligation de refuser de servir de caution à ceux qui s’apprêtent à mettre le Cameroun à feu»

Yaoundé, 24/09/2025
Appel aux camerounais
Mes chers concitoyens, chers amis
Le corps électoral a été convoqué pour l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 et vous savez que le Mouvement Réformateur a été exclu comme d’autres forces du changement dans notre pays de ce processus électoral par un code électoral contesté à juste titre.
Ces exclusions s’ajoutent aux dispositions litigieuses du code électoral conduisant à un fichier électoral corrompu, l’exclusion de la majorité des camerounais de ce fichier et la partialité manifeste des administrations impliquées dans le processus électoral pour une organisation conflictogène de cette élection présidentielle.
Pour éviter cette situation, après avoir saisi sans succès le Conseil Constitutionnel précisément sur l’inconstitutionnalité de l’article 121 du Code électoral, le Mouvement Réformateur avait convié, le 27 janvier 2025, plus d’une quarantaine de leaders des partis politiques à une concertation sur les propositions de modification consensuelle du Code électoral et les stratégies à mettre en œuvre à cet effet.
Et malheureusement, en n’adhérant que timidement à la proposition du Mouvement Réformateur pour aboutir à la modification du code électoral et garantir la paix et l’unité du pays par des élections transparentes et acceptables par tous, les forces du changement ont en réalité renoncé à l’alternance en 2025. Tout comme elles l’ont fait en acceptant l’inversion du calendrier électoral avec notamment le report des élections législatives. Là aussi, le Mouvement Réformateur s’est retrouvé seul à contester cette inversion jusqu’au Conseil Constitutionnelle.
L’élection présidentielle devrait être l’occasion donnée à la Nation de prendre des grandes orientations pour son avenir, l’opportunité de trancher sur les valeurs qui vont guider sa marche vers le futur. Les conditions d’organisation de l’élection et les programmes des candidats devraient le permettre. Il n’en est rien pour l’élection du 12 octobre dont le caractère exclusif est incontestable. Nous sommes réduits à la volonté de certains de remplacer un homme par un autre, et même par « un diable » pour d’autres avec la perspective d’une véritable crise post-électorale communautaire à laquelle notre Nation bigarrée, entremêlée et jeune aura du mal à se remettre.
Mais avec 8 millions d’inscrits sur le fichier électoral avant toilettage, soit en réalité 5 à 6 millions d’électeurs dont la moitié au moins au vu des résultats passés, est acquise au RDPC, il n’y aura aucun remplacement au terme du processus électoral en cours.
L’élection présidentielle à venir apparait dès lors comme un rendez-vous de tous les dangers pour la Nation camerounaise prise en tenaille par les extrémistes d’un camp comme de l’autre. Entre ceux qui sont prêts à tout pour préserver leurs privilèges et ceux qui promettent déjà de payer de leur sang et sans aucun doute de celui des nombreux compatriotes pour la défense de leur victoire dont ils présument d’ores et déjà la confiscation par le RDPC.
Dans ces conditions, Le Mouvement Réformateur appelle à la plus grande prudence et à la sagesse. Quarante-trois ans c’est très long ; la souffrance et la misère de notre peuple sont de plus en plus insupportables mais la guerre totale est pire. La fracture régionaliste, communautariste ou ethnique que les uns et les autres veulent imposer à la Nation par simple calcul machiavélique sera indélébile.
Mes chers concitoyens, chers amis
Plus qu’un devoir, nous avons l’obligation de refuser de servir de caution à ceux qui s’apprêtent à mettre le Cameroun à feu et à sang.
Réaffirmant notre engagement pour l’unité et la démocratie,
Engageons-nous fermement pour la sauvegarde de la République et de la démocratie dès le lendemain du 12 octobre 2025 ;
Engageons-nous à la victoire des forces réformatrices du pays dès le premier trimestre de 2026 avec les législatives de l’année prochaine.
Vive la Démocratie !
Vive la République !
Vive le Cameroun !
Samuel BILLONG
Président National
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Théodore Datouo recensé lors du recensement national

Le président de l’Assemblée nationale du Cameroun Théodore Datouo a été recensé, chez lui, ce mercredi 24 juin 2026, dans le cadre des opérations du recensement national.
En effet, le 4e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), couplé au Recensement général de l’agriculture et de l’élevage (RGAE), a été Lancé le 24 avril 2026.
Elle se poursuit sur l’ensemble du territoire national après sa prolongation décidée le 1er juin dernier.
Le président de l’Assemblée nationale Théodore Datouo a profité de son enrôlement au cours de ce Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) pour lancer un appel aux populations à une mobilisation citoyenne.
Le recensement du président de l’Assemblée nationale Théodore Datouo s’est fait en présence de Bernadette Mbarga, la Directrice Générale du Bureau Central des Recensements et des Études sur la Population.
Cette opération d’envergure vise à actualiser les données démographiques, agricoles et urbaines nécessaires à la planification du développement du pays.
Le Premier ministre a prorogé par décret, le 1er juin 2026, de deux mois les opérations de collecte de données du recensement général. Ce quatrième recensement depuis l’indépendance du pays en 1960, après ceux de 1976, 1987 et 2005, ne concerne pas uniquement la population, mais aussi l’habitat, l’agriculture et l’élevage.
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Laurent Esso aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle

C’est une correspondance de Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du Cabinet civil de la présidence de la République au ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des Sceaux datant du 10 juin 2026 qui donne la nouvelle.
Paul Biya, le président de la République désigne Laurent Esso, le ministre de la Justice comme son « représentant personnel » aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle, le tout premier président de la Cour Suprême. C’est une correspondance de Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du Cabinet civil de la présidence de la République au ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des Sceaux datant du 10 juin 2026 qui donne la nouvelle.
C’est depuis le lundi 22 au samedi qu’a commencé le déroulé du programme des obsèques d’Alexis Dipenda Mouelle. Ainsi, du 22 au mercredi 24 juin 2026, il y a eu recueillement et prières de 18h à 19h au domicile familial au carrefour Bastos à Yaoundé, la capitale politique du Cameroun. Ce jeudi 25 juin 2026, à 10h, la levée de corps aura lieu à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé. Suivra par la suite les hommages judiciaires à la Cour suprême.
Bonakou Bwapaki
À 15 heures, une messe aura lieu à la Basilique Marie Reine des apôtres de Mvolye. Cette journée se clôture par une veillée au domicile familial. La journée du vendredi 26 juin 2026, prévoit le départ du cortège funèbre pour le village Bonakou-Bwapaki. Dans ce cheminement, un arrêt est prévu à la concession familiale à Bonakouamouang par Akwa à Douala, puis suivra une veillée dans son village natal. L’inhumation est pour le samedi 27 juin 2026.
Alexis Dipanda Mouelle était un haut magistrat camerounais qui a marqué l’histoire judiciaire et politique du pays en dirigeant la Cour suprême en tant que Premier président de 1990 à 2014. Né le 25 mars 1942 à Bonakou Bwapaki (région du Littoral), il est décédé le 4 mai 2026 à l’âge de 84 ans.
Daniel Mekobe Sone
Formé à l’Université de Paris, il intègre la magistrature camerounaise en 1965. Il gravit méthodiquement les échelons et devient Secrétaire général du ministère de la Justice en 1975. Il est nommé à la tête de la Cour suprême en 1986 (qui prendra plus tard la dénomination formelle de Premier président). Il y restera pendant 24 ans jusqu’à sa retraite le 31 décembre 2014, date à laquelle il est remplacé par Daniel Mekobe Sone.
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Éloge et Critique des Psittacidés

L’observateur politique de notre landerneau questionne la bipolarité de certains fanatiques, soutiens de l’actuel président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).
Lire ici son texte :
Hier, certains psittacidés de la République encensaient MEON, politologue mineur dans l’espace camerounais, le parant des attributs d’un démiurge capable d’enseigner le droit à Maurice Kamto, l’un des plus grands juristes au monde, et l’histoire à Mbambe, figure éminente de notre temps. Dans leur volière criarde, ces oiseaux mimétiques répétaient mécaniquement les mêmes refrains, confondant le vacarme avec la pensée.
Le Cameroun, fidèle à son penchant pour la transgression des lois et de la Constitution, leur donna raison : chaque violation de la loi semblait remettre en cause non pas l’ordre normatif, mais les compétences de Kamto. Ainsi, l’être — état de non-droit — se substitua au devoir-être, consacrant paradoxalement la violation de la loi comme loi elle-même. De cette inversion naquit l’illusion que le politologue mineur surpassait le juriste mondialement reconnu en droit.
Dans ses récentes déclarations, MEON a désigné trois responsables de la non-qualification des Lions : le Minsep, les joueurs et surtout la Fecafoot. Ses laudateurs d’hier, qui l’érigeaient au rang des « dieux » lorsqu’il prétendait donner des leçons de droit à Kamto, l’ont aussitôt pris en étau. Les psittacidés, hier en extase, se sont mués en corbeaux, le jetant en pâture. On l’accuse d’avoir insulté Eto’o — ce qui est faux. On lui impute d’avoir déclaré que la fédération était seule responsable, ou encore de nourrir une jalousie visant la tête de Samuel Eto’o. D’autres, à l’instar de Serge Tamba et de quelques militants égarés d’un certain parti politique, l’ont même voué à l’injure en le traitant d’homme stérile.
Pourtant, MEON a toujours défendu la Fecafoot et son président, n’hésitant pas à dénigrer Onana, Ngadeu et Kamto. Pourquoi donc ceux qui l’applaudissaient hier l’accusent-ils aujourd’hui de propos qu’il n’a pas tenus ? La réponse est simple : ces volatiles bavards ne comprennent rien à ce qu’il dit. Hier, ils l’applaudissaient parce qu’il attaquait Kamto, qu’ils haïssent sans rien comprendre au droit; aujourd’hui, ils le crucifient parce qu’il a osé parler de Samuel Eto’o sans se contenter de le louer et le vénérer.
Hier, ces automates vocaux l’érigeaient en maître du droit et en prophète de la pensée, aujourd’hui ils le traitent de cancre et vont jusqu’à proclamer que Samuel Eto’o serait plus politologue que lui, plus juriste que le Pr Joseph Owona, son défunt père. Leur logique n’est pas celle du logos mais celle du pathos : une volière du non-savoir où l’on sacre tour à tour un faux prophète ou un bouc émissaire selon les humeurs du moment.
OSCAR NJIKI
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