Actualités locales
Franck Mathiere, vice-président de Magil, responsable des travaux de finition du stade d’Olembe est mort

Selon plusieurs sources, le vice-président de Magil Construction est mort ce mercredi 24 septembre 2025 à Dubaï des suites d’un accident de parachute.
Franck Mathiere, Vice-Président de Magil Construction est mort apprend-on ce mercredi 24 septembre 2025 des suites d’un accident de parachute à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis. Agé de 50 ans, il était responsable de plusieurs travaux au Cameroun. La disparition de Franck Mathiere intervient dans un climat où les Camerounais attendent toujours que justice soit faite et que lumière soit apportée sur la gestion opaque des milliards engloutis dans ces travaux jamais terminés, note un observateur.
Magil a multiplié au Cameroun, les projets d’infrastructures de soccer sans appel d’offres. Aucun d’entre eux n’est vraiment terminé, malgré des dépenses de près de 300 millions depuis 2018. Parmi ces infrastructures, le nouveau stade de 60 000 places à Olembé qui a pu accueillir la Coupe d’Afrique des Nations de justesse, début 2022. Le gouvernement avait d’abord confié sa construction au groupe Piccini. En 2019, cet entrepreneur italien avait déjà érigé le gros du bâtiment, mais il réclamait des dépassements de coûts de 28 milliards de francs CFA, soit 61 millions de dollars.
Chambre de Commerce de Paris
Le Cameroun a refusé, puis lui a retiré le contrat, pour le confier sans appel d’offres à Magil. L’entrepreneur montréalais a terminé le stade en catastrophe. Mais il devait surtout voir à la construction d’une substantielle phase deux : un gymnase, une piscine olympique, des stades de basketball, de volleyball et de handball, ainsi que quatre courts de tennis. Malgré les milliards de francs CFA payés à Magil, ils ne sont jamais sortis de terre.
Sous la direction de Franck Mathiere, Magil Construction s’était vu confier aussi, la réhabilitation du Stade de la Réunification de Douala, la phase de la pénétrante Est de Douala (chantier non livré, jusqu’aujourd’hui). Aujourd’hui, Magil Construction est poursuivie à la Chambre de Commerce de Paris par plusieurs parties, dont Razel, Grégori et le Gouvernement camerounais, en raison de ces manquements et de la mauvaise gestion des projets.
Pour rappel, Magil est au cœur du développement immobilier de Montréal depuis 40 ans. Propriété du groupe français Fayolle, la société a participé à la construction du Centre Bell, de plusieurs gratte-ciel, de l’Hôpital général juif et du siège de l’Agence spatiale canadienne.
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« Jouer la Ligue des champions est une immense récompense »
Bryan Mbeumo s’apprête à franchir un nouveau cap dans sa carrière. Après avoir gravi les échelons du football français, l’attaquant camerounais mesure pleinement l’importance de cette nouvelle aventure, marquée par la découverte de la Ligue des champions. Une perspective qui suscite déjà son enthousiasme.
« C’est une grande étape pour moi. Passer de la Ligue 2 française à un club aussi prestigieux ici et jouer en Ligue des champions est une immense récompense et j’ai vraiment hâte d’y être », a confié Mbeumo, visiblement impatient de se mesurer à l’élite européenne.
Le Camerounais voit cette compétition comme une nouvelle occasion de démontrer ses qualités et de poursuivre sa progression au plus haut niveau. Une première en Ligue des champions qu’il attend désormais avec une grande ambition.
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« Maurice Kamto a coupé l’herbe sous le pied des persécuteurs de son parti »
Pour Jean-Bruno Tagne, Maurice Kamto a coupé l’herbe sous le pied des persécuteurs de son parti en décidant de rendre le tablier.
Le mardi 8 septembre, contre toute attente, Maurice Kamto a démissionné de la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Une démission très commentée sur la toile. Pour le journaliste Jean-Bruno Tagne, «en décidant de démissionner de ses fonctions de président du MRC, Maurice Kamto a coupé l’herbe sous le pied des persécuteurs de son parti« .
«Il redonne ainsi une chance à ses braves militants qui, depuis 2012, se battent avec détermination, courage et une fidélité rare, pour le changement« , a-t-il clarifié. Le journaliste fait sans doute allusion au bras de fer entre le Ministre de l’administration territoriale, Paul Atanta Nji et la direction démissionnaire du MRC.
Le membre du gouvernement dit « ne pas juger opportun de prendre acte de la convention » de décembre dernier consacrant la réélection de Maurice Kamto à la tête du MRC, laissant planer la menace d’une invalidation de la participation du parti aux prochaines élections municipales et législatives de 2027.
Un argumentaire appuyé par Mamadou Yacouba, Vice-président démissionnaire du parti. «Moi, je ne voulais pas servir d’instrument au ministre de l’Administration pour opposer toutes les fois une procédure folle à l’endroit d’un parti politique qui ne cherche qu’à exercer son devoir. C’est donc pour cette raison que je décide de me mettre de côté et de permettre au parti de continuer ses activités normalement« , a-t-il déclaré.
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Affaire Djeuga Palace : le Cabinet Conseil Atou met aux enchères le site litigieux à partir de 5,5 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – Le Cabinet Conseil Atou, agissant pour le compte de l’État camerounais, a programmé la vente aux enchères de l’immeuble de l’ex-Régifercam que la Société hôtelière Djeuga Palace a été sommée de libérer. Situé au Giratoire Joss, dans le quartier Bonadibong à Douala, le bien sera proposé le 9 octobre 2026 avec une mise à prix de 5,5 milliards de FCFA, selon un placard de vente consulté parInvestir au Cameroun.
Le document décrit un immeuble urbain bâti de 1 hectare 07 ares 04 centiares, soit 10 704 m², couvert par le titre foncier n°2716/WA. Le site est bordé au nord par le boulevard de la Liberté, à l’est par la rue Koumassi et, au sud et à l’ouest, par des voies publiques.
Ces références sont identiques à celles figurant dans la signification-commandement adressée à la Société hôtelière Djeuga Palace. La vente porte donc sur l’actif immobilier revendiqué par l’État, et non sur la société hôtelière elle-même ou son fonds de commerce.
Djeuga Palace sommée de libérer les lieux sous 48 heures
Le commandement a été établi par Me Guy Efon, huissier de justice près la Cour d’appel et les tribunaux de Douala, à la requête du Cabinet Conseil Atou. Il a été signifié le 21 août 2026 à 16 h 34 dans les locaux de Djeuga Palace à Douala.
L’acte se fonde sur la grosse d’une ordonnance de référé d’heure à heure n°506/H, rendue le 23 juillet 2026 par le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo. La Société hôtelière Djeuga Palace disposait de 48 heures pour libérer l’immeuble, avec ses biens et les autres occupants installés de son fait. À défaut, une expulsion forcée était prévue.
Les documents disponibles ne permettent pas d’établir si Djeuga Palace a quitté les lieux à la suite de cette signification ou si l’expulsion annoncée a été exécutée. Le placard de vente précise toutefois que l’État assurera à l’acquéreur l’entrée en jouissance effective du bien. Il prévoit également, le cas échéant, la prise en charge des frais de démolition de l’ouvrage présent sur la parcelle.
Un complexe présenté comme presque achevé dès 2018
Le site accueille depuis plusieurs années l’immeuble destiné au projet Djeuga Palace de Douala. En 2018,Investir au Camerounprésentait déjà le complexe comme« pratiquement achevé ». Huit ans plus tard, le chantier restait inachevé.
Dans une prise de position publiée le 6 juillet 2026 en défense du promoteur Jean-Claude Feutheu, Shanda Tonme évoquait lui-même un« abandon momentané des travaux »et affirmait que les moyens techniques et financiers étaient réunis pour les reprendre. Cette relance n’était assortie d’aucun calendrier précis.
Une mise à prix équivalente à environ 513 827 FCFA le mètre carré
Rapportée à la superficie annoncée, la mise à prix correspond arithmétiquement à environ 513 827 FCFA le mètre carré. Ce ratio, calculé à partir du prix de départ de 5,5 milliards de FCFA et des 10 704 m², ne constitue pas une estimation officielle de la valeur foncière du site. Il concerne par ailleurs un immeuble bâti et non un terrain nu.
L’adjudication est prévue à 11 heures devant Me Jean-Jacques Moukory Evango, notaire à Douala. Les candidats devront préalablement déposer une caution de 50 millions de FCFA entre les mains du notaire. Les frais, droits, taxes et impôts liés à l’opération resteront à la charge de l’acquéreur.
Le prix d’adjudication devra être versé au Trésor public dans les huit jours suivant la vente. Fixés comme mise à prix, les 5,5 milliards de FCFA pourront être dépassés au cours des enchères.
Amina Malloum
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