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Cicam, Arise et l’État négocient sur le marché captif de 30 milliards FCFA des tenues policières, hospitalières, scolaires

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Cicam, Arise et l’État négocient sur le marché captif de 30 milliards FCFA des tenues policières, hospitalières, scolaires
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(Investir au Cameroun) – Dans le cadre des négociations engagées avec Arise IIP pour la relance de la Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam), l’État envisage de réserver à la production nationale une série de marchés dits « captifs ». Ceux-ci concerneraient en priorité les uniformes scolaires et les vêtements hospitaliers, pour un volume évalué entre 24 et 30 milliards de FCFA par an. « Le gouvernement négocie pour que ces marchés captifs soient réservés à la Cicam : uniformes scolaires, vêtements hospitaliers, gardiens de prison et policiers, à l’exception de l’armée et de la gendarmerie », confie une source proche du dossier. Elle ajoute que la production du pagne du 8 mars serait également confiée à l’entreprise publique.

L’objectif affiché par Arise IIP est double : moderniser la Cicam et structurer une filière textile intégrée, couvrant toute la chaîne de valeur, de la production du coton brut à la confection finale. Le schéma repose sur un partenariat avec la Sodecoton pour l’approvisionnement en coton, et sur la Cicam pour la transformation et la mise sur le marché. Jadis mastodonte de la transformation cotonnière dans la zone Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA), la Cicam pourrait ainsi sortir de plusieurs années de léthargie grâce à l’entrée d’Arise dans son capital.

Pour concrétiser cette relance, Arise prévoit un plan d’investissement de 200 milliards de FCFA, destiné à moderniser les usines, installer de nouvelles lignes de production et recapitaliser l’entreprise. Objectif : rendre la Cicam compétitive face à une concurrence étrangère de plus en plus agressive.

Aujourd’hui, l’entreprise ne détient plus qu’environ 5 % du marché national du coton-textile-confection, laminée par les importations chinoises et l’explosion de la friperie. En 2023, le Cameroun a importé 61 221 tonnes de vêtements de seconde main pour une valeur de 30,2 milliards de FCFA, soit près de 35 % des importations de friperie de la zone Cemac. La Chine, pour sa part, contrôle à elle seule près de 80 % du marché camerounais du textile et de l’habillement, accentuant la pression sur les producteurs locaux.

Pour inverser la tendance, la Cicam pourrait s’appuyer sur l’expertise et les capitaux d’Arise IIP, mais aussi sur l’appui de l’État à travers la sécurisation des marchés internes et une politique volontariste de promotion de la transformation locale.

Cette relance s’inscrit dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), qui ambitionne de transformer structurellement l’économie camerounaise. Le document prévoit de porter la production cotonnière à 600 000 tonnes par an et d’assurer une transformation locale de 50 % de cette production d’ici 2030, afin de renforcer la filière textile et de générer davantage de valeur ajoutée.

Amina Malloum

Lire aussi :

12-09-2025 – Textile : en difficulté sur le marché local, la filière affiche des exportations de 59,4 milliards de FCFA en 2024 (INS)

03-09-2025 – Cicam : désaccord entre le Minfi et la SNI sur une possible reconfiguration de Capital avant l’arrivée d’Arise IIP

31-07-2025 – Cicam : un investissement en vue de 70,2 milliards de FCFA pour relancer la transformation du coton au Cameroun

19-06-2025 – Friperie : grand producteur de coton, le Cameroun tire pourtant les importations de la Cemac à 80 milliards de FCFA par an

12-01-2024 – Textile : la Cicam veut réévaluer ses biens immobiliers à Douala et Garoua pour se sauver d’une dissolution

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« la répétition des émeutes de 2008 pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables »

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« la répétition des émeutes de 2008 pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables »
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Les incidents survenus au Lycée Technique Bilingue de Nsam, à Yaoundé, et les précédents troubles enregistrés au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe illustrent, selon l’observateur politique Jean-Paul Ntsengue, la capacité d’un incident ponctuel à déclencher une mobilisation collective lorsque les frustrations sociales se sont accumulées.

Dans une tribune intitulée « De la frustration collective à la contestation de l’ordre établi : il suffit d’une étincelle ! », Jean Paul Ntsengue estime que ces événements doivent être considérés comme des signaux d’alerte sur les tensions qui traversent la société camerounaise.

L’auteur rappelle que, dans le cas du Lycée Technique Bilingue de Nsam, des sanctions disciplinaires liées à la coiffure des élèves auraient précédé les violences. À Etoug-Ebe, il évoque une décision de fermeture du portail à 7 heures, qui aurait provoqué la colère d’élèves arrivés en retard avant de s’étendre à une partie plus large de l’établissement.

Lire la tribune de Jean Paul Ntsengue :

DE LA FRUSTRATION COLLECTIVE À LA CONTESTATION DE L’ORDRE ÉTABLI : IL SUFFIT D’UNE ÉTINCELLE !

La plus grande leçon que nous devons retenir des incidents récents au Lycée Technique Bilingue de Nsam à Yaoundé et, il y a quelques années, au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe, c’est la rapidité avec laquelle une étincelle peut entraîner un embrasement général de la société. Dans le premier cas, le renvoi disciplinaire des élèves pour coiffure non conforme a abouti à un drame.

Dans le deuxième cas, la fermeture du portail à 7 h du matin sur ordre du proviseur a déclenché la colère des élèves retardataires puis de l’ensemble des élèves du lycée. Dans les deux cas, les deux proviseures (des dames) ont été prises pour cible, leurs véhicules et d’importantes infrastructures de ces établissements ont été vandalisés.

Ces exemples, auxquels j’ajoute la grande émeute estudiantine de décembre 1987 suite au retard dans le paiement de certaines bourses aux étudiants, sont des indicateurs sérieux qui renseignent sur la fragilité de l’ordre lorsque des frustrations accumulées au sein d’un corps social explosent à l’occasion d’un incident mineur. Car en réalité, tout part inévitablement d’un contexte de frustrations accumulées, d’injustices ressenties, de perte de confiance envers les autorités et d’événements déclencheurs qui transforment le mécontentement latent en mobilisation collective.

Depuis la Révolution française de 1789 aux soulèvements populaires contemporains, notamment la grève actuelle des lycéens en France, l’histoire montre que des événements parfois limités et anodins peuvent provoquer des mouvements d’une ampleur inattendue lorsqu’ils cristallisent des frustrations préexistantes.

Dans le contexte camerounais actuel, de nombreux ingrédients sont disponibles pour nous plonger tous dans « une sauce bien pimentée ». En effet, des scandales touchant la gouvernance, la sécurité nationale et la sûreté de l’État se multiplient devant nos yeux indifférents ou impuissants.

Il est urgent de soigner et de sauver la République car la répétition des émeutes de février 2008, « émeutes de la faim » selon le président Paul Biya lui-même, pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables dans un contexte de repli identitaire et de contestations politiques.

Jean-Paul Ntsengue
Observateur neutre et indépendant de la scène politique

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Construction de la route Ebolowa-Akom 2-Kribi : les activités se poursuivent sur le terrain

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Alors que toutes les assurances ont été données par les bailleurs de fonds du projet, en ce qui concerne la mise en vigueur de l’accord […]

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe
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Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.

En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.

Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.

Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.

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