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Jean Pierre Bekolo demande aux camerounais d’accorder une chance à Issa Tchiroma

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Jean Pierre Bekolo demande aux camerounais d’accorder une chance à Issa Tchiroma
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Jean Pierre Bekolo demande aux camerounais d’accorder une chance à Issa Tchiroma

Le cinéaste camerounais dit accordé à l’ancien ministre de la Communication, le mérite d’avoir, au moins du bout des lèvres, reconnu certaines de ses fautes ce que d’autres n’ont jamais fait

Lire ici sa sortie :

TCHIROMA, LE DIABLE REPENTI

La campagne présidentielle qui s’annonce vient de prendre une tournure inattendue : celle de l’éthique. La prophétie de l’évêque de Yagoua, qui invitait il y a quelques mois le diable à prendre le pouvoir quitte à « gérer après », serait-elle en train de se réaliser ? L’exaspération des Camerounais face au régime Biya fait glisser le débat du côté du pragmatisme, voire du cynisme, reléguant les valeurs au second plan. Le choix du « candidat consensuel » par l’Union Pour le Changement, le 13 septembre – jour anniversaire de l’assassinat de Um Nyobè – ressemble plus à ce pacte avec le diable : nous savons qu’il incarne tout ce que nous rejetons, mais nous nous persuadons qu’il saura mieux « défendre les votes »… votes dont nous admettons à l’avance qu’ils seront volés.

Ce qu’il faut voir derrière ce défaitisme, c’est l’acceptation collective de tourner le dos à nos valeurs. Dans ce pays où les églises et mosquées sont pleines, la majorité a pourtant renoncé à la vérité, comme si l’on pouvait bâtir une société sur le mensonge et l’injustice tout en priant que Dieu répare ce que nous laissons détruire. Ici, la tricherie d’État est devenue la norme : détournements, confiscation de la vérité, mensonge érigé en système.

Et voici Issa Tchiroma Bakary qui, dans un élan de repentance, demande qu’on lui pardonne ses deux décennies de péchés comme porte-parole du régime Biya. Mais je ne peux oublier cette image : chaque fois qu’il apparaissait à la télévision, les enfants accouraient, non pour écouter, mais pour rire de ses mensonges. Ils savaient d’avance que ce grand-père-ministre allait mentir, et quand le mensonge tombait, ils éclataient de rire avant de repartir jouer. Comment élever des enfants dans un pays où les anciens, représentants de l’État, mentent publiquement ? Quelles valeurs leur transmettons-nous ?

Or les mensonges de Tchiroma n’ont pas été que des farces. Ils ont brisé des vies. Vanessa Tchatchou, cette jeune fille à qui l’on a volé son bébé et que Tchiroma a humiliée publiquement. Les enfants de Ngarbuh, victimes de massacres dans une guerre qui continue encore. Les faux observateurs de Transparency en 2018. Le vrai crime n’est pas seulement contre ces victimes, mais contre toute une société où le mensonge est devenu valeur éducative – un poison qui mettra des décennies à disparaître.

Alors, à ceux qui lui donnent un chèque en blanc au nom du pragmatisme, je demande : peut-on vraiment appeler « consensus » une compromission qui piétine la vérité, la justice, l’intégrité ? Ces valeurs ne sont pas des idéaux abstraits ; elles sont les conditions mêmes de notre survie comme peuple et comme nation.

Moi, je suis artiste, cinéaste, rêveur. Je refuse de croire que la vie se réduit au calcul politique. Je choisis l’utopie, car après l’élection, il nous faudra continuer à vivre avec nous-mêmes. Si déjà on a tout pris aux Camerounais, qu’on ne leur vole pas en plus le rêve d’un monde où l’on dit la vérité, où l’on fait le bien, où l’on aspire au beau.

J’accorde à Tchiroma le mérite d’avoir, au moins du bout des lèvres, reconnu certaines de ses fautes – ce que d’autres n’ont jamais fait. Mais sa repentance ne suffit pas. Sa versatilité, sa réputation de girouette, son instabilité en font un risque trop grand pour la présidence. Si avenir politique il devait y avoir pour lui, ce ne pourrait être qu’au sein d’une coalition solide, où ses dérives seraient contenues par des garde-fous.

NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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Hommage à Bassek Ba Kobhio au musée national

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Hommage à Bassek Ba Kobhio au musée national
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Figure emblématique de la culture camerounaise, le cinéaste Bassek Ba Kobhio a reçu ce 24 juin 2026 à l’esplanade du musée national, des hommages artistiques et culturels au cours d’une cérémonie organisée en sa mémoire.

Une occasion pour ceux qui l’ont connu ou pas de célébrer le parcours exceptionnel du fondateur du festival Écrans Noirs, dont l’engagement a largement contribué au rayonnement du cinéma africain sur la scène internationale, rapporte le média public la Crtv.

À travers des témoignages, des cérémonies traditionnelles et des animations artistiques, les garants de la culture et de la tradition, tout comme les jeunes talents du cinéma camerounais et africain ont eu l’occasion de saluer l’héritage d’un pionnier qui a consacré sa vie à la promotion de l’art cinématographique et à la formation des nouvelles générations de créateurs.

La sociologie et la philosophie

Pour rappel, Bassek Ba Kobhio était un éminent écrivain, réalisateur et producteur de cinéma camerounais. Figure de proue de la culture africaine, il est décédé le 12 mai 2026 à Yaoundé, à l’âge de 69 ans. Il reste mondialement reconnu pour avoir fondé le célèbre festival de cinéma africain Écrans Noirs.

Né le 1er janvier 1957 à Nindjé, il étudie d’abord la sociologie et la philosophie avant de se tourner vers le septième art. Il commence sa carrière comme assistant-réalisateur, notamment aux côtés de Claire Denis sur le film Chocolat en 1987.

Le Grand Blanc de Lambaréné (1995) : Une œuvre marquante…

Parmi ses réalisations majeures en tant que cinéaste, on retient :Sango Malo (1991), son premier long métrage, adapté de son propre roman, qui remporte le Prix du public au Festival du cinéma africain de Milan. Le Grand Blanc de Lambaréné (1995) : Une œuvre marquante qui revisite de manière critique la figure d’Albert Schweitzer. Le Silence de la forêt (2003) : Un film qu’il co-réalise et produit via sa société Les Films Terre Africaine.

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le ras-le-bol de Fondation Camerounaise des Consommateurs

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le ras-le-bol de Fondation Camerounaise des Consommateurs
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Dans un communiqué que vient de publier Alphonse Ayissi Abena, il interpelle le Ministère des Transports, le Ministère des Travaux Publics et le Gouverneur du Littoral à agir pour protéger leurs concitoyens

COMMUNIQUÉ-FOCACO

Drame de Bonabéri : Un conteneur tue des innocents !

La Fondation Camerounaise des Consommateurs (FOCACO) a appris avec une profonde consternation le drame survenu ce mercredi soir à Douala, au lieu-dit cimetière Kotto, Bonabéri, arrondissement de Douala 4e.

Un camion plateau transportant un conteneur s’est renversé, écrasant plusieurs véhicules et des passants. Le bilan provisoire est lourd : plusieurs morts et des blessés graves.

*I. NOTRE INDIGNATION TOTALE*

La FOCACO exprime sa colère et son indignation face à ce nouveau drame qui vient rallonger la liste macabre des accidents évitables au Cameroun. Ce drame illustre, une fois de plus, le mépris total pour la vie des usagers camerounais.

*II. LES CAUSES STRUCTURELLES QUE NOUS DÉNONÇONS*

  1. *Des conteneurs mal sécurisés* : Les camions plateaux circulent en ville avec des conteneurs insuffisamment arrimés, sans twist-locks réglementaires, au mépris des normes élémentaires de sécurité du transport. La recherche du profit prime sur la vie humaine.
  2. *L’état de la chaussée en piteux état* : Les nids-de-poule, l’absence de drainage et le délabrement avancé des voiries urbaines à Douala transforment chaque trajet en roulette russe. Bonabéri est particulièrement sinistré.
  3. *Une cohabitation meurtrière* : Les petits véhicules, motos, piétons et gros porteurs partagent simultanément des routes urbaines étroites, sans voies dédiées, sans contrôle. C’est un cocktail mortel organisé.
  4. *L’impunité des transporteurs* : Contrôles techniques complaisants, surcharges tolérées, chauffeurs sous pression. Le laxisme tue.

*III. NOS EXIGENCES ET RECOMMANDATIONS URGENTES*

Face à cette tragédie, la FOCACO exige :

  1. *Au Gouvernement et au MINT* :

– Interdiction immédiate de la circulation des camions-conteneurs en journée dans les centres urbains de Douala et Yaoundé. Instaurer des plages horaires nocturnes strictes.

– Contrôle technique obligatoire et inopiné de tous les systèmes d’arrimage des conteneurs. Immobilisation immédiate des camions non conformes.

– Audit urgent de l’état des voiries à Bonabéri et lancement des travaux de réhabilitation en procédure d’urgence.

  1. *À la Communauté Urbaine de Douala* :

– Aménager des voies dédiées aux poids lourds et créer des plateformes de dépotage en périphérie.

– Matérialiser et faire respecter l’interdiction des poids lourds sur les axes à forte densité piétonne.

  1. *À la Gendarmerie et à la Police* :

– Tolérance zéro pour les surcharges et les défauts d’arrimage. Sanctions exemplaires.

  1. *Aux entreprises de transport et au Port Autonome de Douala* :

– Responsabilité civile et pénale des chargeurs en cas d’arrimage défaillant. Le conteneur ne doit quitter le port que si la sécurité est garantie à 100%.

*IV. SOLIDARITÉ*

La FOCACO présente ses *condoléances les plus attristées aux familles endeuillées* et souhaite un *prompt rétablissement aux blessés*. Nous nous tenons aux côtés des victimes pour toute assistance juridique.

La vie d’un Camerounais vaut plus qu’un conteneur. Le laxisme a assez tué.

Nous interpellons officiellement le *Ministère des Transports, le Ministère des Travaux Publics et le Gouverneur du Littoral* à agir pour protéger leurs concitoyens.

*Trop c’est trop. La route ne doit plus être un cimetière.*

Fait à Douala, le 24 juin 2026

_(é) Alphonse AYISSI ABENA_

_Président Exécutif de la FOCACO_

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le Maroc s’impose dans la douleur face à Haïti (4-2)

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le Maroc s’impose dans la douleur face à Haïti (4-2)
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Les Marocains terminent à la 2e place du groupe C derrière le Brésil et poursuivent leur aventure dans la compétition

Le Maroc s’est qualifié pour les 16es de finale de la Coupe du monde 2026 en s’imposant difficilement face à une vaillante sélection d’Haïti sur le score de 4 buts à 2. Ce match, disputé au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta lors de la dernière journée du groupe C, a mis en évidence le manque de sérénité défensive des Lions de l’Atlas face à un adversaire décomplexé et déjà éliminé.

A la 10e minute, une erreur de communication défensive et un but contre son camp du gardien marocain Yassine Bounou provoqué par la pression de Lenny Joseph (0-1). Égalisation d’Achraf Hakimi à la 39e minute qui pousse le ballon au fond après un premier assaut initié par Bilal El Khannouss et une frappe de Brahim Díaz repoussée par le portier haïtien Johny Placide (1-1). 43e minute, Haïti reprend l’avantage grâce à un missile surpuissant envoyé en pleine lucarne par l’attaquant Wilson Isidor (1-2).

Mohamed Ouahbi

45e+1 minute, juste avant la pause, Ismael Saibari remet les deux nations à égalité d’un plat du pied sur un centre en retrait parfait d’Achraf Hakimi (2-2). 78e minute, le Maroc passe devant pour la première fois du match grâce à Soufiane Rahimi, tout juste entré en jeu, qui reprend victorieusement un ballon dévié à la suite d’un corner (3-2). 89e minute, le jeune entrant Gessime Yassine scelle définitivement le sort de la rencontre au second poteau sur une offrande de Soufiane Rahimi (4-2).

Malgré ce succès capital pour la qualification, les hommes de Mohamed Ouahbi terminent à la deuxième place du groupe C. Le Brésil conserve la première place grâce à sa large victoire (3-0) obtenue en parallèle face à l’Écosse. Ce positionnement oblige les Lions de l’Atlas à quitter les États-Unis pour se rendre à Monterrey, au Mexique, afin d’y disputer leur 16e de finale le lundi 29 juin face au premier du Groupe F.

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