Actualités locales
Au Togo, Marguerite Gnakadè, ex-ministre des Armées, arrêtée pour complot contre la sécurité de l’État


L’ancienne ministre togolaise des Armées, Marguerite Gnakadè, a été arrêtée le 17 septembre 2025 à Lomé, accusée de liens avec des réseaux de la diaspora soupçonnés de vouloir déstabiliser les institutions. Devenue critique envers le pouvoir, elle pourrait être poursuivie pour « complot contre la sécurité intérieure de l’État ».
L’ex-ministre des Armées Marguerite Gnakadè, première femme à avoir dirigé ce ministère stratégique au Togo, a été interpellée le 17 septembre 2025, à son domicile du quartier Tokoin Solidarité. L’opération a mobilisé un important dispositif sécuritaire, associant gendarmerie, police et unités d’intervention rapide. Selon les autorités judiciaires, cette arrestation a été ordonnée par le procureur de la République, Talaka Mawama.
Conduite dans un premier temps vers un lieu tenu secret, l’ancienne ministre a finalement été transférée dans les locaux des services de renseignement. Elle devrait être présentée au parquet dans les prochains jours, avant une possible mise en examen par un juge d’instruction.
Les charges qui pèsent sur elle sont lourdes. Selon une source judiciaire citée sous anonymat, une perquisition à son domicile a permis la saisie d’éléments jugés graves dans une affaire de recrutement de mercenaires étrangers visant à déstabiliser les institutions de l’État. Elle est également soupçonnée de liens avec des réseaux de la diaspora, notamment le Mouvement M66, accusés de vouloir fomenter une contestation armée contre le régime en place.
« Elle pourrait être poursuivie pour incitation à la rébellion et à la mutinerie armée, ainsi que pour complot contre la sécurité intérieure de l’État », précise la même source.
Cette arrestation marque une chute spectaculaire pour celle qui fut longtemps considérée comme loyale au pouvoir de Faure Essozimna Gnassingbé. Mais après son éviction du gouvernement en décembre 2022, la trajectoire de Gnakadè a radicalement changé. Longtemps silencieuse, elle est sortie de sa réserve en mai 2025, en critiquant publiquement la gestion sécuritaire du pays. Elle s’est ensuite rapprochée du Mouvement M66, une organisation de la diaspora togolaise considérée comme radicale par les autorités. Le 30 août dernier, elle participait à une marche pacifique à Lomé, avant d’être brièvement interpellée.
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Nourane Foster annonce reverser son salaire du mois aux sapeurs-pompiers

Au quartier Palar à Maroua, les sapeurs-pompiers ont sauvé un jeune emporté par les eaux. Pour saluer ce sauvetage, la députée Nourane Foster a annoncé avoir versé son salaire du mois de juin aux « soldats du feu » de Maroua.
Le jeudi 25 juin 2026 aux environs de 17 heures 30, le centre de suivi opérationnel du 40e groupement des sapeurs-pompiers de Maroua a reçu plusieurs appels pour secours à victime au radier Palar (Mayo Palar).
Rapidement déployés sur les lieux, les nageurs sauveteurs ont fait face à un jeune homme d’environ 15 ans, emporté par les eaux du Mayo Palar et se retrouvait piégé entre deux rochers. Après plusieurs tentatives, la victime a été extraite et conduite à l’hôpital.
Une opération réussie dont les images continuent de faire le tour des réseaux sociaux. En mission en Azerbaïdjan, la députée Nourane Foster a salué le geste «héroïque des sapeurs-pompiers qui est à saluer et à célébrer« . Pour doper le moral de ces sapeurs, la députée du PCRN a décidé de verser son salaire du mois de juin aux sapeurs-pompiers de Maroua.
«Pour traduire concrètement ma profonde gratitude et soutenir ces hommes sur le terrain, j’ai pris la décision de leur reverser l’intégralité de mon salaire de ce mois…« , a-t-elle écrit.
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Transfert du chef Noussi : un tournant judiciaire

Le dossier Baloum franchit un nouveau cap. Après plusieurs jours d’interrogations et de spéculations, le chef Noussi, ainsi que huit autres co-inculpés, ont été transférés de la prison principale de Bafoussam vers la prison principale de Dschang, où ils sont désormais placés en détention provisoire.
De l’avis du journaliste Charles Armel Mbatchou, ce transfert n’est pas un simple déplacement administratif. Il traduit l’entrée de l’affaire dans une phase judiciaire plus sensible, alors que les enquêteurs et les magistrats poursuivent leurs investigations sur une affaire qui continue de susciter une vive émotion dans l’opinion publique.
La détention provisoire répond, en principe, à plusieurs impératifs : empêcher toute pression sur les témoins, préserver les éléments de preuve et garantir la représentation des mis en cause devant la justice. En droit, elle ne constitue pas une condamnation. Les personnes concernées demeurent présumées innocentes jusqu’à ce qu’une décision définitive soit rendue. Toutefois, le symbole est fort. Voir une autorité traditionnelle, longtemps perçue comme une figure d’influence dans son ressort, rejoindre les quartiers de détention rappelle que nul ne peut, en théorie, se placer au-dessus de la loi lorsque des faits graves sont portés devant la justice.
Cette évolution intervient dans un contexte où l’opinion réclame davantage de transparence. Les populations attendent désormais que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’affaire Baloum, que les responsabilités soient clairement établies et que les procédures soient conduites sans interférence politique ou sociale.
L’enjeu dépasse désormais le seul sort du chef Noussi. C’est la crédibilité de l’institution judiciaire qui est observée. Si les charges sont établies, les sanctions devront être prononcées conformément à la loi. À l’inverse, si les preuves se révèlent insuffisantes, la justice devra également savoir le reconnaître.
L’État est attendu sur un point essentiel : faire prévaloir le droit sur les rapports de force. Dans une démocratie, la justice ne gagne sa légitimité ni par la sévérité de ses décisions ni par la pression populaire, mais par son impartialité. L’affaire Baloum est désormais entre les mains des magistrats. Le temps médiatique laisse progressivement place au temps judiciaire, celui des preuves, des débats contradictoires et de la vérité des faits. C’est sur ce terrain, et sur aucun autre, que sera jugée cette affaire, conclut Charles Armel Mbatchou.
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un surveillant général interpellé pour une présumée fuite d’épreuve à Bamenda

Un surveillant général du City College of Commerce de Mankon, à Bamenda, a été arrêté par les forces de l’ordre dans le cadre d’une enquête sur une présumée fuite d’épreuve au General Certificate of Education (GCE). Les investigations se poursuivent pour déterminer l’ampleur du réseau.
L’enquête sur les fuites présumées d’épreuves au General Certificate of Education (GCE) 2026 connaît un nouveau rebondissement. Cette semaine, le surveillant général du City College of Commerce de Mankon, identifié comme M. Clarence, a été interpellé à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest.
Selon des sources concordantes, il aurait été surpris en train de proposer aux candidats le sujet d’une épreuve prévue dans l’après-midi. Les premières vérifications auraient confirmé l’authenticité du document. Le suspect aurait également révélé aux enquêteurs l’existence d’un groupe WhatsApp utilisé pour la diffusion d’épreuves.
Cette interpellation intervient après la reprise des examens écrits du GCE, le 22 juin, à la suite d’une suspension de deux semaines. Les autorités éducatives avaient alors annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité afin de prévenir les fraudes et d’assurer le bon déroulement des épreuves. L’enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur cette affaire.
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