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le Cameroun d’Osih peut mettre fin aux guerres tribales du pouvoir

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le Cameroun d’Osih peut mettre fin aux guerres tribales du pouvoir
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L’économiste et analyste politique Dieudonné Essomba a pris position dans le débat présidentiel en opposant ce qu’il appelle « le Cameroun d’Osih » à « celui de Biya et des autres ».

Dans une longue analyse diffusée ce mercredi, il critique sévèrement le modèle hypercentralisé qui, selon lui, étouffe les capacités des Régions et nourrit les tensions communautaires.

Dieudonné Essomba balaie les accusations selon lesquelles certaines Régions auraient été volontairement abandonnées par le pouvoir en place, estimant que les inégalités de développement trouvent leur origine dans des facteurs historiques, géographiques et socio-économiques bien plus complexes.

Il juge contreproductive la stratégie des coalitions fondées sur des revendications tribales, qu’il considère comme un danger pour l’unité nationale.

« « LE CAMEROUN D’OSIH » versus « LE CAMEROUN DE BIYA ET DES AUTRES »

Les multiples jérémiades venant de nos Régions accusent Biya et son équipe de n’avoir pas su assurer le développement adéquat du pays. Si ces pleurs sont généralisés, ils prennent un contour très particulier dans la bouche de certains acteurs, tels que le dénommé GUIBAÏ GUITAMA qui appelle le Grand Nord, que Biya aurait abandonné, à récupérer le pouvoir. Cette thèse ambiguë laisse croire qu’il existerait des Régions que Biya aurait privilégiées alors qu’il abandonnait le Grand Nord.

Evidemment que cela n’a aucun sens ! Le retard des 3 Régions septentrionales par rapport aux autres n’est pas une création de Biya ou d’Ahidjo. C’est une donnée permanente liée à une constellation de facteurs parmi lesquels le retard historique lié à une action différentielle de la colonisation, l’éloignement des ports qui aggravent les couts de construction, les conditions climatiques, la sociologie, etc.

Mais évidemment que dans un environnement de communautarisme politique exacerbé, ces arguments basés sur des ressorts émotifs tels que l’abandon d’une communauté par le pouvoir central constituent un bon fonds de commerce.

A cette récrimination totalement infondée, s’ajoutent les désirs de revanche des équipes de Kamto, eux-mêmes mobilisées par une idéologie commensale fondée sur le départ du pouvoir d’un groupe tribal vers un autre groupe tribal.

Cette approche est politiquement contreproductive et elle ne peut aboutir à aucun résultat probant. La coalition communautaire sur laquelle elle s’appuie est trop étroite et l’idéologie est trop peu mobilisatrice pour l’élargir au-delà des tribus impliquées.

En second lieu, elle ne résout le problème fondamental, puisque qu’elle vise à remplacer une équipe accusée de partialité par une autre équipe dont personne ne garantit la partialité a priori.

En troisième lieu, elle maintient le Cameroun dans une ambiance de compétition permanente des tribus pour la conquête ou la conservation du pouvoir d’Etat, ambiance qui peut prendre un caractère volcanique compte tenu de notre diversité.

Assez paradoxalement, ces acteurs n’arrivent pas à voir et à réclamer la mesure évidente qui résout le problème de manière définitive, à savoir : puisque la gestion des 7500 milliards à partir de Yaoundé n’arrive pas à satisfaire la demande sociale des Régions, autant remettre à chaque Région sa dotation, afin qu’elle-même la gère, dans le cadre d’un Etat Fédéral !

On ne voit pas bien quelle loi divine impose la gestion de tout cet argent par un seul individu à la Présidence de la République ! Chacune de nos Régions a la taille d’un Etat et elles seraient effectivement des Etats si le colon l’avait voulu. Le Sud qui est la Région la moins peuplée du Cameroun dépasse déjà largement plus de 10 Etats indépendants en Afrique et qui, eux, fonctionnent parfaitement.

Il n’existe donc aucune raison objective au maintien d’un modèle étatique qui garrote les capacités mobilisatrices des Régions, les étouffe et les infantilise, et qui plus, apparait comme une hypothèque sur la paix en développant de très dangereuses pulsions communautaires à son extorsion ou à sa confiscation.

C’est malheureusement ce Cameroun que défendent Biya et une partie de ses héritiers, alors que l’autre partie des mêmes héritiers prétendent lui arracher au travers de stériles coalitions tribales !

Le candidat Joshua OSIH s’oppose profondément à cette vision délétère. Il récuse le messianisme de la Présidence de la République, et estime que chaque Région du Cameroun, qui a plus que la taille de certains Etats indépendants comme rappelé plus haut, n’a besoin d’aucune instruction de Yaoundé pour gérer de larges parts des missions publiques. Les gens qui gèrent à Yaoundé viennent de toutes les Régions et il n’est pas nécessaire de les regrouper pour avoir une bonne gestion des Régions. Certains peuvent y rester pour assurer le fonctionnent des Etats Régionaux.

La condition est le partage des 7.500 milliards que confisque Etoudi et dont la gestion doit être dispersée.
Cette approche, novatrice et intelligente, donne lieu à des simulations qui confirment la faisabilité, la fiabilité et la pertinence du modèle d’OSIH.

Dans mes prochains posts, je m’attarderai sur les aspects opérationnels de ce programme magnifique ».

Dieudonné Essomba

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Me Fabien Kengne dénonce une « haine tribale » et une « kamtophobie » à l’approche des élections

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Me Fabien Kengne dénonce une « haine tribale » et une « kamtophobie » à l’approche des élections
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À l’approche des élections législatives et municipales, la bataille politique s’intensifie sur les réseaux sociaux, avec en toile de fond la présence déterminante du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Cette fois, le débat prend la forme d’accusations de menaces et d’intimidations à caractère communautaire. Me Fabien Kengne est monté au créneau pour contester les accusations visant des personnes présentées comme appartenant à la communauté bamiléké et soupçonnées de s’en prendre à des militants en raison de leurs choix politiques.

Dans une publication sur son compte Facebook officiel, l’avocat dénonce ce qu’il considère comme une campagne dirigée contre le MRC et son ancien président, le professeur Maurice Kamto. Sa réaction fait suite à la diffusion d’un communiqué d’un parti politique dit de l’opposition, faisant état de menaces contre des militants qui soutiendraient un autre responsable politique plutôt que l’ancien dirigeant du parti.

Le ton n’a rien d’une note diplomatique. Me Kengne y évoque une « haine tribale » et une « kamtophobie » dont les auteurs ne parviendraient pas, selon lui, à surmonter « l’indignation collective ». Il ironise sur leur ligne politique, qu’il juge en pleine « autodestruction », et rappelle que Maurice Kamto n’est plus à la tête du MRC, « au cas où ça [leur] échapperait encore ».

L’avocat convoque ensuite le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir. « Il y a longtemps je disais que même le RDPC nous a retrouvé très tard dans la toile ! », écrit-il.

Pour les soutiens du MRC, cette séquence n’a rien d’un hasard. Ils y voient la marque d’adversaires politiques inquiets du poids du parti dans les scrutins à venir. Selon eux, le MRC, prêt et organisé, aborde l’échéance en position de force, et certains acteurs, sur les réseaux sociaux, dans les médias ou au sein même de formations de l’opposition, anticiperaient déjà une défaite. D’où, estiment-ils, cette tentative de déplacer le débat du terrain politique vers celui de l’appartenance ethnique. Ils soupçonnent aussi des manœuvres favorables au pouvoir en place.

Dans un contexte où les accusations de tribalisme peuvent rapidement empoisonner le débat public, la prudence s’impose. Formulées sans éléments précis permettant d’identifier les auteurs des faits dénoncés, elles risquent de transformer des différends politiques en affrontements communautaires. Les menaces alléguées, si elles sont avérées, doivent être documentées et leurs auteurs identifiés, quelle que soit leur appartenance politique ou ethnique.

Source : Africa Renaissance TV

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Serge Branco tranche sur Tchatchoua et Tchamadeu : « Ils se complètent »

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L’ancien international camerounais Serge Branco a livré son analyse sur le rendement des deux latéraux droits des Lions Indomptables, Jackson Tchatchoua et Junior Tchamadeu. Pour […]

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Hydrocarbures : Bowleven cherche de nouveaux fonds pour financer ses engagements sur le bloc camerounais Etinde

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Hydrocarbures : Bowleven cherche de nouveaux fonds pour financer ses engagements sur le bloc camerounais Etinde
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(Investir au Cameroun) – Bowleven prévoit de lever de nouveaux fonds auprès de ses actionnaires pour financer ses activités au Royaume-Uni et au Cameroun en 2027 et 2028. L’entreprise britannique détient 25 % du permis pétrolier et gazier Etinde, au large du Cameroun, à travers sa filiale EurOil. Cette levée doit notamment couvrir la reprise attendue des contributions de Bowleven aux dépenses du bloc.

La société avertit d’ailleurs que ses ressources liquides pourraient être épuisées avant le 31 décembre 2026. À fin décembre 2025, Bowleven ne disposait plus que de 471 000 dollars de trésorerie, contre 977 000 dollars un an plus tôt. Ce montant, présenté dans les comptes sociaux de Bowleven Limited et non dans des comptes consolidés, représentait environ 263 millions de FCFA au taux de change de fin 2025.

Perte nette

Sur l’exercice, la société a enregistré une perte nette de 503 000 dollars. Cette situation a conduit l’auditeur à signaler une «incertitude significative» concernant la continuité d’exploitation. Selon son analyse, la trésorerie disponible ne permet pas à Bowleven et à ses filiales de financer leurs activités pendant au moins douze mois à compter de l’approbation des comptes. L’opinion d’audit n’a toutefois pas été modifiée.

Bowleven peut encore compter sur certaines rentrées à court terme. La société attend notamment 415 000 dollars de New Age au titre de versements excédentaires effectués par le passé. Elle espère également récupérer jusqu’à 170 000 dollars grâce à la vente de stocks excédentaires.

Ces montants ne suffisent pas à écarter le risque de tension financière.« Les administrateurs de Bowleven craignent que les ressources liquides actuelles de la société ne soient entièrement utilisées au cours de la période se terminant le 31 décembre 2026 », indique la note consacrée à la continuité d’exploitation.

La pression devrait s’accentuer avec la reprise des paiements liés à Etinde. Bowleven n’a effectué aucun versement en réponse aux appels de fonds de l’opérateur New Age en 2024, en 2025 et jusqu’à la publication de ses comptes en 2026. Cette suspension résultait de paiements excédentaires réalisés entre 2021 et 2023.

La société prévoit néanmoins de recommencer à financer sa quote-part des dépenses au second semestre 2026. Le montant de ces engagements reste à préciser. Lors de l’établissement des comptes, le programme de travail et le budget d’Etinde pour 2026 et 2027 n’avaient pas encore été finalisés ni soumis à la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

Bowleven indique aussi qu’une nouvelle phase d’études d’ingénierie pourrait nécessiter des apports financiers avant la décision finale d’investissement, ou FID.

Cette décision constitue un enjeu central pour la société. Bowleven doit recevoir 25 millions de dollars de Lukoil et de New Age au moment de la FID. Elle reconnaît toutefois ne pas être encore en mesure d’estimer précisément le montant ni le calendrier de ses besoins de financement supplémentaires.

Etinde, l’unique actif de Bowleven

Etinde reste l’unique actif de Bowleven. EurOil y détient une participation de 25 %, aux côtés de New Age et de Lukoil. Le projet est placé sous un régime limité de « care and maintenance » depuis 2022.

La reprise des activités pourrait intervenir progressivement. Les documents de Bowleven ne donnent toutefois pas de calendrier parfaitement homogène. La note sur la continuité d’exploitation évoque une reprise possible vers la fin de 2026, tandis que la direction estime qu’elle serait plus probable en 2027.

La société juge par ailleurs peu probable qu’une décision finale d’investissement intervienne sensiblement avant la fin de 2027.

La relance du projet entraînerait de nouvelles dépenses pour les partenaires. Il faudrait notamment reconstituer les capacités techniques et opérationnelles nécessaires aux prochaines étapes du développement. Pour Bowleven, cette perspective intervient alors que sa trésorerie a diminué de plus de moitié en un an.

La société bénéficie du soutien de Crown Ocean Capital P1 Limited, son actionnaire de contrôle. Celui-ci s’est engagé à fournir, pendant au moins douze mois après l’approbation des comptes, les financements nécessaires au règlement des engagements de Bowleven. Il a également promis de ne pas demander le remboursement des montants déjà mis à disposition. Les comptes ne mentionnent toutefois aucun nouveau décaissement au titre de cet engagement.

Bowleven compte donc solliciter ses actionnaires dans le cadre d’une nouvelle levée de fonds en 2026. L’opération doit financer ses activités au Royaume-Uni et au Cameroun en 2027 et 2028. À ce stade, la société n’a précisé ni le montant recherché ni les conditions de l’opération.

Baudouin Enama

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