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Cameroun-Régimes éternitaires d’Afrique: Aristide Mono propose une alternative pour les déconstruire

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Cameroun-Régimes éternitaires d’Afrique: Aristide Mono propose une alternative pour les déconstruire
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Cameroun-Régimes éternitaires d’Afrique: Aristide Mono propose une alternative pour les déconstruire

« La Troisième Voie Comment déconstruire les régimes éternitaires d’Afrique », c’est l’ouvrage que vient de commettre Aristide Mono. Le chercheur en Sciences politiques et spécialiste des politiques publiques a annoncé la sortie officielle de cet ouvrage de 232 pages ce mardi, 16 septembre à Yaoundé. C’était en présence d’un panel des représentants des organisations de la société civile et des médias.

Lire le texte de Serge Aimé Bikoi :

Au lendemain de la célébration de la journée internationale de la démocratie, Aristide Mono propose une alternative pour déconstruire les régimes éternitaires d’Afrique. Tout est, en effet, parti d’un diagnostic, sans complaisance, de la situation politique des Etats africains. En effet, constate l’universitaire, « des décennies, après leurs indépendances, plusieurs États africains croupissent toujours dans le sous-développement le plus abject. Les chances d’épanouissement des populations ont vite été anéanties par les différents régimes légués ou soutenus, jusqu’à ce jour, par les puissances (néo) coloniales ».

En dépit de l’incapacité de ces États africains à sortir leurs concitoyens de la misère, ces régimes s’accrochent à la tête des États par tous les moyens. De plus, la résistance déployée par leurs adversaires ne parvient pas à stopper leurs appétits d’éternisation. Fort au contraire, ces régimes se revitalisent et se structurent davantage confortant, par conséquent, leur longévité, voire leur pérennité à travers une reproduction que l’auteur qualifie de « sauvage ».

Eu égard à cet état de choses, que faut-il faire pour mettre un terme à ces régimes éternitaires d’Afrique ? Aristide Mono propose donc la Troisième Voie. Il s’agit, en effet, d’une alternative qui émerge après l’échec des dirigeants éternitaires à offrir le sourire aux populations et aussi après le constat de l’incapacité des oppositions à imposer leur offre politique de salut national et à renverser l’ordre éternitaire. De manière substantielle, la Troisième Voie est, indique l’auteur, « l’option de la transformation des sociétés civiles en forces politiques plus puissantes, combattantes et impactantes, bâties sur des piliers, des stratégies communes et des valeurs citoyennes solides trans partisanes et trans-ethniques ».

Ces sociétés civiles, qui doivent transformer les populations africaines en peuples africains, devraient cibler, prioritairement, la défense du bien-être des populations à travers la police des politiques publiques et du jeu politique. Une telle approche d’engagement citoyen contribue à fructifier l’éveil et la mobilisation politique des « en bas d’en bas ».

Trois représentants de la société civile ont soutenu cette publication scientifique et ont exposé, tour à tour, sur l’apport attendu des sociétés civiles à la transformation des populations en peuples africains, sur L’apport des sociétés civiles dans les luttes entre pouvoirs et oppositions en Afrique, ainsi que sur le positionnement des sociétés civiles dans le jeu des premiers rôles liés à la défense des intérêts des citoyens et dans les luttes électorales. L’enjeu, in fine, consiste à déterminer et à impacter le casting de ceux qui doivent élaborer et implémenter les politiques publiques.

Des interventions de Raoul Lemopi, Secrétaire général du Snaes(Syndical national autonome de l’enseignement secondaire branche du Littoral), Ernesto Yene, consultant à Dynamique citoyenne et à Un Monde Avenir et de Jean-Marc Bikoko, point focal de la Coalition « Tournons la page -Cameroun », l’on retient que la société civile doit continuer de jouer le rôle société civile militante de contre-pouvoir, de bouclier démocratique, de contestation, de mobilisation, de veille citoyenne et d’engagement à défendre les intérêts acteurs sociaux.

Serge Aimé BIKOI

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Construction de la route Ebolowa-Akom 2-Kribi : les activités se poursuivent sur le terrain

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Alors que toutes les assurances ont été données par les bailleurs de fonds du projet, en ce qui concerne la mise en vigueur de l’accord […]

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe
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Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.

En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.

Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.

Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.

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Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030

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Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030
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(Investir au Cameroun) – La Déclaration de Yaoundé sur l’e-gouvernance et l’intelligence artificielle en Afrique, adoptée le 17 octobre 2026 à l’issue du salon E-Gov’A, propose aux États africains de tendre vers 100 % d’hébergement sur leur territoire des données publiques classifiées critiques ou souveraines à l’horizon 2030. Cette orientation pourrait ouvrir de nouveaux débouchés aux exploitants de datacenters et aux fournisseurs de services cloud, à condition d’être reprise dans les politiques nationales.

Le texte recommande aux administrations de privilégier l’hébergement national de leurs données. Lorsque les capacités locales sont insuffisantes et que la nature des informations le permet, il préconise le recours à des infrastructures installées dans un autre pays africain plutôt qu’à des prestataires hébergeant les données hors du continent. Cette préférence est résumée par le principe « Local First, African First ».

Pour les entreprises du secteur, une telle orientation pourrait se traduire par une augmentation de la demande de stockage, de sauvegarde, de traitement et de sécurisation des données administratives. La Déclaration encourage à cet effet les investissements publics et privés dans les centres de données, les capacités de calcul et les services cloud, ainsi que le développement d’infrastructures régionales mutualisées.

Au Cameroun, des capacités d’hébergement existent déjà

Le Cameroun dispose de plusieurs infrastructures susceptibles de répondre à une partie de ces besoins. L’opérateur public Camtel exploite notamment un datacenter à Zamengoé, près de Yaoundé, qui propose des services d’hébergement local. À Douala, l’entreprise ST Digital dispose également d’un centre de données destiné aux entreprises et aux administrations. Cette dernière infrastructure avait fait l’objet d’une visite de la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, en juillet 2025.

La Déclaration pourrait donc intéresser des opérateurs déjà présents sur le marché camerounais. Elle ne permet toutefois pas de déterminer si leurs capacités actuelles suffiraient à satisfaire un objectif d’hébergement national généralisé pour les données publiques critiques.

Pour mesurer les investissements nécessaires, il faudrait d’abord connaître le volume des données administratives concernées, leur localisation actuelle, leur sensibilité et les capacités techniques disponibles. Les éléments rendus publics par les organisateurs du salon ne fournissent pas ces informations. Ils ne comportent pas non plus d’enveloppe financière spécifique au Cameroun, ni de calendrier national de construction de nouveaux datacenters.

L’objectif de 2030 reste, à ce stade, une orientation proposée aux États. Son adoption au cours d’un salon professionnel ne crée pas, à elle seule, d’obligations nouvelles pour les administrations africaines. Chaque pays devrait définir les catégories de données soumises à des exigences de localisation et les conditions dans lesquelles des fournisseurs publics ou privés pourraient les héberger.

Au Cameroun, cette réflexion devra également tenir compte de la loi du 23 décembre 2024 relative à la protection des données à caractère personnel. Celle-ci encadre le traitement des informations personnelles, notamment leurs transferts internationaux. La localisation des données publiques critiques soulève cependant une question plus large, puisqu’elle peut concerner des informations administratives qui ne sont pas nécessairement des données personnelles.

Pour les opérateurs de datacenters, l’ouverture éventuelle de nouveaux marchés dépendra ainsi des décisions de l’État en matière de classification des données, des budgets consacrés à leur hébergement et des exigences imposées aux prestataires. La déclaration ne constitue ni une attribution de marché ni une garantie de revenus supplémentaires pour les entreprises du secteur.

Un observatoire annoncé pour suivre les engagements

La Déclaration de Yaoundé prévoit également la création d’un Observatoire de l’e-gouvernement et de l’intelligence artificielle en Afrique. Son secrétariat permanent doit être assuré conjointement par Smart Click Africa et Digital Business Africa, les deux organisateurs d’E-Gov’A.

Cette structure aura notamment pour mission de développer un baromètre africain de l’e-gouvernance et de l’intelligence artificielle, de publier un rapport annuel et de dresser une cartographie des services publics numériques et des infrastructures associées. Les gouvernements, administrations et organisations adhérant à la Déclaration seront encouragés à retenir jusqu’à trois engagements mesurables avant la prochaine édition du salon.

Ce dispositif devrait permettre de suivre les initiatives nationales, mais les organisateurs n’ont pas encore présenté, dans leur communication publiée le 21 octobre, de portefeuille d’investissements ou de marchés publics permettant de chiffrer les retombées de l’objectif de 2030 pour les exploitants de datacenters.

Ludovic Amara

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