Actualités locales
Shanda Tonme rend hommage à Jeanne Ngogang Yonkeu


« Je salue encore plus, un véritable bijou d’intelligence et de gouvernance universitaire, au moment où quelques bruits inappropriés en provenance de certaines chaumières proches, adeptes des avidités, des cupidités, des sectarismes et égoïsmes, effleurent sans le souiller, le manteau honorable de l’institution prestigieuse qu’elle dirige d’une tête experte », ecrit-il.
Lire ici son texte hommage :
Le Médiateur Universel
Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI)
Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR)
HOMMAGE
A une grande dame, universitaire, professeur, biologiste
Jeanne NGOGANG YONKEU
Vice-présidente de l’académie des sciences du Cameroun
Membre de plusieurs sociétés savantes
Présidente de l’Université des Montagnes
Fruit d’une des plus merveilleuses et ambitieuses initiatives de la société civile camerounaise motivée par une éducation d’excellence, en relai de la stratégie de l’Etat et en accompagnement des rêves des parents, l’université des montagnes qui se dresse fièrement sur le campus de Banekane à Banganté, est le cadre qui sert de révélation aujourd’hui, au talent exceptionnel d’une grande dame.
On croit parfois que certaines institutions ne survivront pas à la perte de monstres d’intelligences et de compétences grâce auxquelles, elles vibraient de succès et de conquêtes des lauriers. On avait presque levé les bras au ciel pour implorer un nouveau salut après le décès du vénérable et inoubliable professeur Lazare Kaptué, scientifique dont la réputation faisait et fait toujours la lumière des pages d’histoire académique à travers le monde. Pourtant, il aura fallu juste le temps d’un sursaut, après un intermède malheureux crée par le choix hasardeux d’un successeur trouble et inapproprié, pour que la machine se remette dans la trajectoire du succès et du triomphe académique, avec l’arrivée du professeur Jean Ngogang Yonkeu.
Alerte, brillante, patriote, rigoureuse et d’une intégrité plutôt rare chez nous, le professeur Ngogang, par ailleurs vice-présidente de l’académie de science du Cameroun dont les méthodes prônent l’élévation des compétences dans la tradition des plus enviées institutions universitaires de la planète, aura réussi en à peine deux années de fonction, à rattraper, à corriger, à rectifier et à amplifier tout ce donc l’université des montagnes avait besoin. Travaillant dans une parfaite harmonie avec la tutelle, la présidente dont le tact, la finesse et le sens d’un pragmatisme académique a convaincu tout le monde, a rabattu toutes les cartes, validé des certifications, ouvert des partenariats, balisé de nouveaux chemins de la coopération.
On ne pouvait pas avoir meilleure protectrice et continuatrice de l’œuvre immense du professeur Lazare Kaptué, que cette dame, cette mère au charisme prenant et irrésistible, dont la seule présence sur le campus, vaut au personnel ainsi qu’aux étudiants, de se rassurer et d’assurer dans tous les sens du terme. Les résultats parlent plus que les discours, et sur ce plan, chacun peut aller chercher, voir, lire et comprendre le bilan des examens nationaux, et même internationaux. Pour avoir été vice-présidente durant la gouvernance académique du grand Kaptué, il n’est pas exagéré de dire qu’elle a plutôt été bien renseignée, soutenue et moulée dans le socle et dans la flamme éthique d’un érudit du devoir, du savoir et du pouvoir.
Avec humilité, honnêteté, empressement et soumission intellectuelle, je me lève pour saluer une grande dame, une professeure hors normes et une femme tout court dans la cour des seigneurs de la connaissance et du savoir académique. Je salue encore plus, un véritable bijou d’intelligence et de gouvernance universitaire, au moment où quelques bruits inappropriés en provenance de certaines chaumières proches, adeptes des avidités, des cupidités, des sectarismes et égoïsmes, effleurent sans le souiller, le manteau honorable de l’institution prestigieuse qu’elle dirige d’une tête experte.
Enfin, joignant ma voix à d’autres, voire me faisant la voix des parents, étudiants, amis, partenaires, sympathisants et admirateurs convaincus de la qualité du travail bien fait ainsi que des belles promesses pour demain, je prends tout simplement la liberté, non seulement de dire, merci de continuer et bien, mais peut-être et plus loin, restez pour l’éternité./.
Yaoundé, le 10 septembre 2025
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Actualités locales
« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.
Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.
Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.
Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.
Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :
Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972
Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.
Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.
Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.
Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.
Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.
Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?
Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.
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