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ADC annonce un plan d’investissement de 75 milliards pour renforcer la compétitivité des aéroports

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ADC annonce un plan d’investissement de 75 milliards pour renforcer la compétitivité des aéroports
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(Investir au Cameroun) – La société publique Aéroports du Cameroun (ADC S.A.), en charge de la gestion des plateformes aéroportuaires du pays, a annoncé dans son dernier rapport d’activités le lancement d’un vaste programme d’investissement de 75 milliards de FCFA dès cette année. Ce plan, qui s’étalera sur trois ans, ambitionne de « renforcer la compétitivité des aéroports et leur conformité aux standards internationaux », souligne le document.

Les modalités de financement de ce programme – fonds propres ou emprunts bancaires – n’ont pas encore été précisées. Le directeur général d’ADC, Thomas Owona Assoumou, assure toutefois que « l’année 2025 verra la concrétisation des projets structurants, notamment la rénovation de l’aérogare passagers de Douala, l’achèvement du processus de certification de cet aéroport et l’accélération de la digitalisation (…) ».

Une modernisation attendue après des retards

Ce nouveau plan s’inscrit dans la continuité d’investissements antérieurs. En 2024, ADC avait annoncé une enveloppe de 11 milliards de FCFA, principalement consacrée à la modernisation aéroportuaire. Mais le rapport annuel relève des retards dans le démarrage de plusieurs chantiers, en particulier celui de la rénovation de l’aérogare de Douala, retard qui a pesé sur la revalorisation du patrimoine de l’entreprise et sur la perception de son efficacité.

Ces contretemps ont nourri des critiques récurrentes du secteur privé. Le 12 novembre 2024, Célestin Tawamba, président du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam), s’inquiétait dans une correspondance officielle du « délabrement flagrant des infrastructures aéroportuaires, tant au niveau des terminaux qu’au niveau des équipements destinés aux passagers ». Le patronat dénonçait également des conditions d’accueil jugées indignes, marquées par l’inefficacité des systèmes de gestion des bagages, des attentes interminables et l’absence d’infrastructures modernes, autant de faiblesses qui « ne contribuent pas à donner une image positive de notre pays » et qui dissuaderaient certaines compagnies internationales d’intensifier leurs dessertes.

Un enjeu stratégique et financier

Dans ce contexte, ADC mise sur la modernisation de ses infrastructures pour répondre à une double urgence : améliorer l’expérience des passagers et restaurer la confiance des compagnies aériennes. Mais l’enjeu va au-delà. La société publique prépare activement son introduction à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), ce qui suppose de renforcer sa crédibilité auprès des investisseurs potentiels.

Avec ce plan d’investissement, l’entreprise espère démontrer sa capacité à dépasser les lenteurs administratives, à améliorer ses performances techniques et à repositionner le Cameroun comme une plateforme aérienne compétitive en Afrique centrale. Le défi est de taille : il s’agit à la fois d’un rattrapage attendu depuis des années et d’un test grandeur nature pour l’avenir financier et institutionnel d’ADC.

Amina Malloum

Lire aussi :

10-09-2025 – Avec 9,2 milliards FCFA de profits en 2024, ADC signe sa meilleure performance en cinq ans

09-09-2025 – Trafic aérien : le Cameroun franchit 1,77 million de passagers en 2024, tiré par l’international

04-09-2024 – Certification de l’aéroport de Douala : ADC engage plus de 500 millions FCFA pour des barrières anti-souffle

06-06-2024 – Aéroport de Douala : les ADC estiment à 66 milliards de FCFA la rénovation de l’aérogare passagers, attendue depuis 2018

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le MRC appelle à l’action

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le MRC appelle à l’action
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Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des violences conjugales mortelles. Dans un communiqué daté du 26 août, le parti réclame des mesures judiciaires et sociales plus fermes pour lutter contre les féminicides domestiques.

Le MRC se dit profondément indigné par la multiplication des cas de violences conjugales mortelles au Cameroun, évoquant notamment le récent décès d’une mère de famille, présentée comme ayant été empoisonnée par son époux. Le parti dénonce ce qu’il qualifie de « passivité coupable » des autorités face à ce phénomène.

Dans son communiqué, le MRC critique notamment la faiblesse des condamnations et le silence de certaines autorités locales, qui hésiteraient encore à intervenir dans les conflits familiaux. Pour la formation politique, les violences conjugales constituent une urgence qui nécessite une réponse judiciaire et institutionnelle plus systématique.

Ainsi, le parti appelle la justice à engager des poursuites et à appliquer des sanctions sévères lorsque les éléments constitutifs d’un crime sont établis. Il invite également les communautés à signaler les situations de danger et exhorte les femmes victimes ou menacées de violences à préserver leur autonomie et à rechercher rapidement une protection.

Le parti dirigé par Maurice Kamto demande enfin que les victimes soient recensées et que les auteurs présumés soient systématiquement poursuivis, afin de rompre avec la banalisation des violences conjugales au Cameroun. Une sortie qui survient au lendemain de l’assassinat de Beguel Crescence Merline, poignardée à mort dans une chambre d’hôtel à Yaoundé.

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Sécurité routière : vidéo-verbalisation à l’école

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Sécurité routière : vidéo-verbalisation à l’école
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À l’approche de la rentrée scolaire, le ministère des Transports renforce le dispositif de sécurité routière. Les Forces de maintien de l’ordre (FMO) se familiarisent avec la vidéo-verbalisation et les outils de radiocommunication afin d’améliorer le contrôle des infractions et la prévention des accidents.

Dans le cadre de l’intensification des opérations de sécurité routière prévue du 17 août au 30 septembre 2026, le ministère des Transports poursuit le déploiement de nouveaux outils technologiques. Une séance de travail consacrée à leur exploitation s’est tenue le 25 août au ministère des Transports, sous la conduite du Directeur des Transports routiers, Dr Mbamome Nkendong Divine, avec la participation de représentants de la DGSN et de la Gendarmerie nationale.

Les échanges ont porté sur la vidéo-verbalisation et le dispositif de radiocommunication BeSafe, présentés comme des outils d’appui aux interventions des Forces de maintien de l’ordre. Ils permettent notamment d’enregistrer, de conserver et de retracer les données relatives aux infractions constatées.

La phase pilote a principalement permis d’identifier trois catégories d’infractions : les excès de vitesse, le défaut de visite technique et le défaut d’assurance. Le contrôle en temps réel doit également faciliter l’identification des contrevenants et le suivi des récidivistes.

Les équipes ont ensuite visité le Centre de contrôle du ministère des Transports avant de se rendre sur plusieurs sites, notamment à Ahala et Mbankomo, pour tester et inspecter les installations radar.

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Atanga Nji refuse Kamto comme président du MRC

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Atanga Nji refuse Kamto comme président du MRC
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Dans une correspondance datée du 19 août 2026, adressée à Joseph Thierry Okala Ebode, ancien membre du Directoire du MRC, le ministre Paul Atanga Nji indique que son département, après examen de la contestation introduite contre le procès-verbal de cette Convention, « n’a pas jugé opportun de prendre acte des travaux » de la réunion.

Le ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, refuse de prendre acte des résolutions de la convention extraordinaire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc), contestant ainsi la légitimité juridique de Maurice Kamto à la tête du parti

Cette situation s’inscrit dans un bras de fer politique et juridique complexe. À la suite de litiges internes et d’actions judiciaires menées par des membres exclus comme Thierry Okala Ebode, le ministère de l’Administration Territoriale (MINAT) s’appuie sur ces contestations pour rejeter la validité des instances dirigeantes du MRC.

Des forces de l’ordre ont d’ailleurs encerclé le siège du parti ainsi que la résidence de Maurice Kamto pour empêcher la tenue d’événements politiques.

Le changement de parti (MANIDEM)

En raison des blocages imposés par le MINAT et ELECAM, Maurice Kamto avait officiellement démissionné du MRC pour rejoindre et se présenter sous la bannière du MANIDEM (Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie).

Face à l’invalidation de sa candidature présidentielle et aux débats sur le cumul de partis, le camp de Kamto a tenté de le porter à nouveau à la tête du MRC via une convention extraordinaire. C’est précisément cette démarche que Paul Atanga Nji et l’administration territoriale refusent de reconnaître officiellement.

Malgré ces blocages administratifs, Maurice Kamto continue de revendiquer la vitalité de son leadership et maintient ses activités politiques sur le terrain.

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