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34 arrestations dans cinq pays africains

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34 arrestations dans cinq pays africains
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Peaux de panthère, défenses d’éléphants et hyènes vivantes figurent parmi les saisies au Cameroun, Congo, Guinée, Sénégal, Togo.

Le commerce illégal d’espèces sauvages continue de prospérer en Afrique, malgré les efforts des gouvernements et d’organisations spécialisées. Trente-quatre trafiquants ont été arrêtés au premier semestre dans cinq pays du continent (Cameroun, Congo, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Togo et le Cameroun), lors d’opérations coordonnées avec le réseau Eagle.

Ces arrestations marquent une intensification des efforts pour contrer le commerce illégal d’espèces protégées, en forte hausse selon les experts sur le terrain. Les trafiquants ont été pris en flagrant délit de vente ou de transport d’animaux ou de parties d’animaux protégés, notamment des peaux de panthère, des défenses d’éléphant et même des hyènes vivantes.

Au total, 16 peaux de panthère ont été saisies dans trois pays, la Côte d’Ivoire, le Congo et le Sénégal conduisant à l’arrestation d’au moins 22 personnes impliquées dans ce trafic. À elles seules, les opérations menées au Sénégal ont permis d’appréhender huit trafiquants et de mettre la main sur quatre peaux de panthère et une peau d’hyène, lors de trois interventions menées en seulement trois heures et demie.

Au Congo, trois trafiquants ont été arrêtés, dont deux qui tentaient de dissimuler des peaux de panthère dans un sac à dos caché dans un taxi. Les forces de l’ordre, après les avoir conduits au poste pour interrogatoire, ont pu identifier et interpeller un troisième complice quelques jours plus tard. Ce mode opératoire illustre bien l’organisation méticuleuse de ces réseaux criminels, qui n’hésitent pas à recourir à des subterfuges pour échapper à la vigilance des autorités.

Le Sénégal s’illustre comme un point névralgique de cette vague d’arrestations. Trois trafiquants y ont été interceptés avec deux peaux de panthère soigneusement rangées dans un sac à dos militaire, arrivés sur le lieu de la transaction à moto. Deux heures plus tard, deux autres ont été pris en possession d’une peau emballée dans un sac plastique caché à l’intérieur d’un sac de grains.

Une heure après, deux trafiquants, dont un ressortissant guinéen, ont été arrêtés avec une peau de panthère et une peau d’hyène. L’un d’entre eux serait en lien avec un groupe terroriste local, ce qui alerte sur les possibles ramifications de ce trafic avec d’autres formes de criminalité organisée.

En parallèle, neuf trafiquants d’ivoire ont été arrêtés avec plus de 21 kg de défenses d’éléphants, soit l’équivalent de neuf défenses, confirmant que l’ivoire reste un produit prisé sur le marché noir. Au Sénégal, deux jeunes hyènes ont également été découvertes vivantes entre les mains de trois trafiquants, ce qui souligne l’ampleur du commerce d’animaux vivants, souvent destinés à des collectionneurs ou à des marchés parallèles exotiques.

Selon les défenseurs de l’environnement et les institutions chargées de la protection de la faune, le commerce illégal d’espèces sauvages est l’un des principaux facteurs de l’extinction de nombreuses espèces africaines.

Interpol estime que 70 % de la faune africaine a disparu au cours des 30 dernières années, conséquence directe du braconnage, de la déforestation et du commerce illicite. Les arrestations récentes sont perçues comme un signal fort envoyé aux trafiquants, mais aussi comme un rappel de l’ampleur du phénomène.

Ofir Drori, fondateur du réseau Eagle, ne cache pas son inquiétude. « En luttant contre les réseaux de trafiquants sur le terrain, je peux dire que nous ne voyons aucun signe de déclin, mais plutôt une augmentation continue des niveaux de trafic », affirme-t-il.

Selon lui, la structure très organisée de ces réseaux rend leur démantèlement particulièrement difficile. Le réseau Eagle, qui regroupe plusieurs ONG, dont LAGA au Cameroun, agit en partenariat avec les gouvernements africains pour renforcer les capacités d’application des lois sur la faune sauvage.

Présent dans sept pays, dont le Congo, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Togo, le Cameroun et l’Ouganda, le réseau Eagle a contribué l’an dernier à l’arrestation de 90 trafiquants. Son approche repose sur des enquêtes de terrain, des opérations de filature, et une collaboration étroite avec les forces de l’ordre pour garantir que les arrestations mènent à des poursuites judiciaires effectives.

Les arrestations récentes témoignent de la volonté de certains États africains de renforcer leur arsenal contre un trafic dont les répercussions environnementales, économiques et sécuritaires sont majeures. Pourtant, la lutte reste inégale face à des réseaux toujours plus agiles et bien financés.

Tant que la demande existera, notamment à l’international, le commerce illégal des espèces sauvages continuera de menacer la biodiversité du continent.

34 arrestations dans cinq pays africains
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Transfert du chef Noussi : un tournant judiciaire

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Transfert du chef Noussi : un tournant judiciaire
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Le dossier Baloum franchit un nouveau cap. Après plusieurs jours d’interrogations et de spéculations, le chef Noussi, ainsi que huit autres co-inculpés, ont été transférés de la prison principale de Bafoussam vers la prison principale de Dschang, où ils sont désormais placés en détention provisoire.

De l’avis du journaliste Charles Armel Mbatchou, ce transfert n’est pas un simple déplacement administratif. Il traduit l’entrée de l’affaire dans une phase judiciaire plus sensible, alors que les enquêteurs et les magistrats poursuivent leurs investigations sur une affaire qui continue de susciter une vive émotion dans l’opinion publique.

La détention provisoire répond, en principe, à plusieurs impératifs : empêcher toute pression sur les témoins, préserver les éléments de preuve et garantir la représentation des mis en cause devant la justice. En droit, elle ne constitue pas une condamnation. Les personnes concernées demeurent présumées innocentes jusqu’à ce qu’une décision définitive soit rendue. Toutefois, le symbole est fort. Voir une autorité traditionnelle, longtemps perçue comme une figure d’influence dans son ressort, rejoindre les quartiers de détention rappelle que nul ne peut, en théorie, se placer au-dessus de la loi lorsque des faits graves sont portés devant la justice.

Cette évolution intervient dans un contexte où l’opinion réclame davantage de transparence. Les populations attendent désormais que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’affaire Baloum, que les responsabilités soient clairement établies et que les procédures soient conduites sans interférence politique ou sociale.

L’enjeu dépasse désormais le seul sort du chef Noussi. C’est la crédibilité de l’institution judiciaire qui est observée. Si les charges sont établies, les sanctions devront être prononcées conformément à la loi. À l’inverse, si les preuves se révèlent insuffisantes, la justice devra également savoir le reconnaître.

L’État est attendu sur un point essentiel : faire prévaloir le droit sur les rapports de force. Dans une démocratie, la justice ne gagne sa légitimité ni par la sévérité de ses décisions ni par la pression populaire, mais par son impartialité. L’affaire Baloum est désormais entre les mains des magistrats. Le temps médiatique laisse progressivement place au temps judiciaire, celui des preuves, des débats contradictoires et de la vérité des faits. C’est sur ce terrain, et sur aucun autre, que sera jugée cette affaire, conclut Charles Armel Mbatchou.

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un surveillant général interpellé pour une présumée fuite d’épreuve à Bamenda

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un surveillant général interpellé pour une présumée fuite d’épreuve à Bamenda
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Un surveillant général du City College of Commerce de Mankon, à Bamenda, a été arrêté par les forces de l’ordre dans le cadre d’une enquête sur une présumée fuite d’épreuve au General Certificate of Education (GCE). Les investigations se poursuivent pour déterminer l’ampleur du réseau.

L’enquête sur les fuites présumées d’épreuves au General Certificate of Education (GCE) 2026 connaît un nouveau rebondissement. Cette semaine, le surveillant général du City College of Commerce de Mankon, identifié comme M. Clarence, a été interpellé à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest.

Selon des sources concordantes, il aurait été surpris en train de proposer aux candidats le sujet d’une épreuve prévue dans l’après-midi. Les premières vérifications auraient confirmé l’authenticité du document. Le suspect aurait également révélé aux enquêteurs l’existence d’un groupe WhatsApp utilisé pour la diffusion d’épreuves.

Cette interpellation intervient après la reprise des examens écrits du GCE, le 22 juin, à la suite d’une suspension de deux semaines. Les autorités éducatives avaient alors annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité afin de prévenir les fraudes et d’assurer le bon déroulement des épreuves. L’enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur cette affaire.

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l’ancien Modérateur de la PCC le Dr Festus Asana est mort

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l’ancien Modérateur de la PCC le Dr Festus Asana est mort
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L’ancien Modérateur de la Presbyterian Church of Cameroon (PCC), est décédé le lundi 22 juin 2026 à Orlando, aux États-Unis.

La Presbyterian Church of Cameroon (PCC), est en deuil. Actu Cameroun apprend la mort du Très Révérend Dr Festus Ambe Asana, ancien Modérateur de la PCC. Il est décédé le lundi 22 juin 2026 à Orlando, aux États-Unis.

Il a exercé la plus haute fonction de la dénomination. C’est ainsi qu’il a servi comme 5e Modérateur de l’Église presbytérienne au Cameroun (PCC) de 2009 à 2014. Il avait succédé au Révérend Dr Nyansako-ni-Nku. Avant d’accéder à la plus haute fonction de l’Église, il a dirigé l’administration de la PCC en tant que secrétaire du Synode pendant une décennie sous le mandat du Modérateur Nyansako-ni-Nku.

Cameroon Christian University

Il s’est distingué par la promotion de la transparence financière, de la discipline ecclésiastique et de la bonne gouvernance. Sous son leadership, l’université phare de l’Église, la Cameroon Christian University (devenue aujourd’hui l’Institut Universitaire Chrétien du Cameroun), a officiellement vu le jour.

Reconnu pour son intégrité, il a œuvré pour la justice, la consolidation de la paix et la réconciliation en Afrique. Il fut un membre influent du comité central du Conseil Œcuménique des Églises (COE), où il a activement œuvré pour la consolidation de la paix, la réconciliation et le dialogue interreligieux en Afrique.

La gouvernance ecclésiale

En tant que théologien émérite, il a formé et guidé de nombreuses générations de pasteurs et de leaders communautaires au Cameroun. Sa disparition a suscité une vive émotion au sein de la communauté chrétienne camerounaise et des organisations œcuméniques mondiales, qui saluent la mémoire d’un serviteur de Dieu humble et dévoué.

Les contributions théologiques du Very Rev. Dr Festus Ambe Asana articulent la doctrine chrétienne réformée avec les réalités socioculturelles africaines, en insistant sur l’éthique, la gouvernance ecclésiale et l’œcuménisme. Son parcours académique et pastoral a profondément structuré la réflexion théologique au Cameroun.

Responsabilités familiales

Dans sa thèse de doctorat soutenue à l’Université de Boston (Problems of Marriage and Family Life in an African Context), le Dr Asana a développé une approche novatrice de la structure familiale africaine, notamment avec un débat sur la polygamie.

Il a dépassé le simple jugement moral opposant monogamie et polygamie. Il a insisté sur l’accompagnement pastoral en tant que conseiller, plutôt que sur la condamnation. Son travail évaluait la valeur d’une union à l’aune du respect mutuel, des responsabilités familiales et de la justice sociale, plutôt que par sa seule forme juridique ou occidentale.

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