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un bébé de six mois grièvement blessé par un singe échappé du zoo

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un bébé de six mois grièvement blessé par un singe échappé du zoo
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Un bébé de six mois se remet d’une attaque brutale d’un singe qui lui a laissé des entailles au visage, au dos et de profondes morsures aux fesses.

Selon M. Bomnyuy Ambrose, le père, la petite Ivana a été arrachée à son frère de 13 ans le 28 août, alors qu’il était assis dans leur salon à Mvog Betsi, à Yaoundé, lorsqu’un singe s’est échappé du zoo voisin et s’est enfui chez les Bomnyuy. Il était entre 10 et 11 heures du matin, ma femme et moi étions déjà au travail et nos enfants à la maison, car c’était les vacances, lorsqu’un singe du zoo a fait irruption dans la maison.

Les enfants étaient dans le salon – les grands, avec la petite Ivana portée par son frère aîné, en CE1 – et ils regardaient la télévision. Quand le singe est entré, mon fils aîné, qui portait le bébé, a vu que c’était un singe et s’est précipité dans la pièce. Alors qu’il tentait de se mettre à l’abri en essayant de verrouiller la porte, il était impossible de verrouiller la porte de notre chambre à coucher à cause des robes accrochées à la porte…

M. Bomnyuy a ensuite expliqué : « L’espace qui existait ne lui permettait pas de fermer complètement la porte. Le singe l’a donc suivi dans notre chambre et a lutté pour lui arracher le bébé. Ce fut une bagarre difficile, et le singe a gravement blessé notre fille à plusieurs endroits : à la tête, au visage, à la mâchoire, au ventre, au dos et aux fesses. »

Bomnyuy a raconté à CNA que ses trois autres adolescents, présents dans la maison au moment de l’agression, ont emmené d’urgence la petite Ivana à l’hôpital le plus proche. C’est à cet hôpital que lui et sa femme, partis travailler plus tôt, ont été appelés.

M. Bomnyuy a ensuite expliqué à CNA que le bébé souffrait atrocement après l’agression et que des agents du zoo et du ministère des Forêts étaient venus vérifier son état et avaient contribué à une partie des frais médicaux.

Il a ajouté que le bébé avait reçu un traitement antirabique le 29 août et avait également subi un scanner corporel complet pour s’assurer de l’absence de blessure interne ou d’hémorragie. Le père a ensuite déclaré que les soins prodigués au bébé depuis lors lui avaient coûté, à lui et à sa famille, la somme exorbitante de 300 000 FCFA, dont il a pris en charge la majeure partie.

« C’était vraiment difficile pour nous, car les bandages et les points de suture n’ont été retirés qu’hier (8 septembre). Elle souffrait et pleurait tout le temps, ce qui nous empêchait de dormir, et nous obligeait à aller travailler. Ma femme et moi n’avons même pas été aussi productifs au travail, car nous n’avons pas bien dormi à cause de l’état du bébé », a déclaré M. Bomnyuy à notre journaliste.

Il a également précisé que le bébé avait dû dormir sur le ventre après l’attaque, car ses blessures au dos et aux fesses étaient trop douloureuses pour qu’elle puisse s’allonger sur le dos.

Un communiqué du ministère de la Faune et des Forêts indique que « afin de prévenir des incidents de cette nature, il (le ministre) a ordonné la mise en œuvre urgente de mesures visant à renforcer la sécurité des cages des animaux dans les trois zoos du pays : Yaoundé, Garoua et Limbé ».

Cependant, le correspondant de CNA, qui s’est rendu au domicile des Bomnyuy, dont la clôture est commune au zoo, a constaté qu’aucune mesure de sécurité n’avait été mise en place près de deux semaines après l’attaque de la petite Ivana.

La clôture était suffisamment basse pour laisser voir les maisons à l’intérieur de l’enceinte du zoo et les barres métalliques, là où devraient se trouver les fils électriques, étaient toujours dépourvues de tout fil électrique.

L’attaque contre le bébé des Bomnyuy est révélatrice de la bureaucratie camerounaise, où il faut toujours une tragédie ou un décès pour que l’appareil d’État fonctionne.

M. Bomnyuy Ambrose a déclaré que cet incident l’avait traumatisé, lui et sa famille. « Nous sommes tous profondément traumatisés par cette affaire et nous pensons que le ministère devrait veiller à ce que nous bénéficiions tous d’un accompagnement adapté. Ces enfants ont beaucoup souffert de cette situation. »

Il a déclaré que son seul souhait était que son bébé se rétablisse et qu’il déménagerait dans un endroit plus sûr s’il en avait les moyens.

En juin 2024, un autre enfant a été mordu par une hyène dans le même zoo. Il s’avère que l’enfant qui a perdu son bras suite à la morsure de la hyène est également un parent des Bomnyuy.

Ces attaques par des animaux censés être en sécurité dans un zoo révèlent un schéma de négligence, d’incompétence ou de corruption flagrante qui met en danger la vie des personnes fréquentant un zoo insuffisamment sécurisé pour empêcher que de tels incidents ne se reproduisent.

Le fait que ces attaques par des animaux du même zoo se soient produites deux fois en l’espace d’un an seulement laisse les résidents perplexes quant à la prochaine victime.

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le projet de bauxite de Minim-Martap au bord du gouffre

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le projet de bauxite de Minim-Martap au bord du gouffre
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Coup dur pour l’ambition minière du Cameroun. Canyon Resources abandonne son objectif de production au 4ᵉ trimestre 2026. En cause : le gel de 82 milliards FCFA (140 M$) par AFG Bank, une OPA hostile à 0,05 dollar australien sur 55,56 % du capital déjà détenu, alors que le gisement de 1,1 milliard de tonnes est prêt avec 60 wagons en route.

C’est un coup de théâtre dans l’Adamaoua. Alors que le pays attendait ses premières exportations de bauxite fin 2026, Canyon Resources vient de reporter sine die le projet Minim-Martap.

Le couperet est tombé le lundi 24 août 2026 via un communiqué officiel. Le directeur général, Peter Secker, quittera ses fonctions d’ici fin août, signe d’une crise de gouvernance profonde.

Le blocage est d’abord financier. AFG Bank Cameroun a gelé sa ligne de crédit de 82 milliards de FCFA, soit 140 millions de dollars, indispensables au démarrage.

Ce gel coïncide avec une manœuvre boursière agressive. Le principal actionnaire, A2MP Investments de l’homme d’affaires Gagan Gupta, qui détient déjà 55,56 % du capital, a lancé une OPA hostile pour prendre le contrôle total à prix cassé : 0,05 dollar australien l’action. Son argument : le projet ne serait plus rentable face à l’explosion des coûts logistiques.

Le paradoxe est total sur le terrain. La route minière est achevée et les 60 premiers wagons commandés en Chine doivent accoster à Douala en octobre. Le gisement, l’un des plus riches au monde avec 1,1 milliard de tonnes de ressources, est prêt.

Pour l’État, qui comptait sur Minim-Martap pour compenser le déclin pétrolier, l’attente se prolonge. Verdict le 21 septembre 2026, date de clôture de l’OPA.

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Grande distribution : le groupe Neptune diversifie l’offre avec l’ouverture du 1er supermarché de l’enseigne Maithé Mall

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Grande distribution : le groupe Neptune diversifie l’offre avec l’ouverture du 1er supermarché de l’enseigne Maithé Mall
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(Investir au Cameroun) – Le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a procédé le 26 août 2026 dans la localité d’Obala, non loin de Yaoundé, à l’inauguration du centre commercial Maithé Mall. Cette nouvelle enseigne de grande distribution est le fruit de la diversification des activités du groupe Neptune, conglomérat fondé et dirigé par l’homme d’affaires camerounais Antoine Ndzengué.

«Le centre commercial Maithé Mall symbolise à sa manière le dynamisme de l’économie nationale et du secteur de la grande distribution, et confirme la place décisive et déterminante des nationaux dans la grande distribution», a déclaré le ministre du Commerce. Luc Magloire Mbarga Atangana s’est par ailleurs réjoui du choix de la ville d’Obala pour l’implantation de ce centre commercial moderne, dans ce sens que, a-t-il précisé, le Maithé Mall d’Obala permet à la grande distribution de sortir des grandes métropoles pour s’étendre vers les villes secondaires.

Pour Antoine Ndzengue, la construction de ce centre commercial vient combler un besoin. « J’ai vu des populations parcourir de longues distances pour accéder à certains produits et services», a -t-il confié. Aussi, l’opérateur économique qu’il est a-t-il décidé de «sonner la cloche de la révolte pour accomplir (son) devoir de construction nationale», a-t-il déclaré.

Une dynamique impulsée par l’urbanisation rapide

Bâti sur deux étages avec escalator, le Maithé Mall d’Obala est doté d’une boulangerie, d’une boucherie, d’un restaurant, des étals pour la distribution de produits frais et secs, et des aires de jeux pour enfants. Cet ensemble est complété par une station-service et un point de transactions financières de l’établissement de microfinance ABC Finance, appartenant tous au groupe Neptune.

L’investissement officiellement estimé à un milliard de FCFA marque l’arrivée du groupe Neptune sur le marché déjà très concurrentiel de la grande distribution au Cameroun. En effet, alors qu’elles étaient quasiment seules actrices de ce secteur pendant longtemps, les enseignes étrangères – Carrefour, Super U, Casino, Mahima – en dépit de leur expansion ces dernières années, rivalisent désormais d’offres avec des opérateurs locaux – Dovv, Santa Lucia, Belavie et désormais Maithé Mall – solidement implantés.

Cette photographie traduit le dynamisme de la grande distribution au Cameroun ces dernières années, portée par l’urbanisation rapide dans les grandes métropoles et l’émergence d’une classe moyenne de plus en plus importante.

La grande distribution pour davantage se diversifier

En plus de muscler la concurrence dans le secteur de la grande distribution, l’avènement de Maithé Mall s’inscrit dans la stratégie de diversification des activités du groupe Neptune. En effet, bien qu’il soit davantage connu dans la distribution des produits pétroliers à travers Neptune Oil, le groupe fondé par Antoine Ndzengué n’a cessé de se diversifier ces dernières années.

Il est également présent dans le transport des marchandises avec Petro Services et Logistique, la logistique portuaire avec Titima, la santé avec Curaday, la restauration avec Maithé Food. Le groupe contrôle également le capital de ABC Finances, une structure de microfinance, et se prépare à troquer son statut d’importateur de pneus neufs pour celui de producteur, grâce à Cameroon Tyres Factory Project SA.

En effet, cette entreprise du groupe Neptune devrait bientôt lancer les travaux de construction d’une usine de production de pneus de plus de 400 milliards de FCFA à Bekoko, dans la banlieue de Douala. Au mois de mai dernier, le groupe indien GHV Infra Projects Limited a annoncé avoir reçu une lettre d’intention pour la réalisation, en mode EPC (ingénierie, approvisionnement et construction), de ce projet qui permettra de mettre sur le marché 7,6 millions de pneus neufs chaque année.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

26-05-2026 - Cameroon Tyres Factory d’Antoine Ndzengue négocie avec l’indien GHV pour son usine de pneus de 413 milliards de FCFA

29-12-2025 - Gaz domestique : Neptune lance sa marque Neptune Gaz et déploie environ 10 000 bouteilles dans ses stations

12-12-2024 - Produits pétroliers : le Camerounais Neptune Oil devient 1ᵉʳ importateur africain de la raffinerie Dangote au Nigeria

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le Cameroun muscle son dispositif sécuritaire

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À l’approche des rentrées scolaire et universitaire 2026-2027, le gouvernement camerounaise renforce la vigilance sécuritaire. Une réunion spéciale d’évaluation s’est tenue le 26 août 2026 au ministère de la Défense afin d’anticiper les menaces susceptibles de perturber la reprise des activités éducatives.

Présidée par le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, sur hautes instructions du président Paul Biya, la rencontre a réuni les principaux responsables de la sécurité et de la défense, dont le ministre de l’Administration territoriale, le Délégué général à la Sûreté nationale, le secrétaire d’État chargé de la Gendarmerie nationale et le haut commandement militaire.

Les échanges ont porté sur l’évolution de la situation sécuritaire dans les différentes régions du pays. Si celle-ci est jugée globalement maîtrisée, plusieurs points de vigilance demeurent, notamment les incursions terroristes dans l’Extrême-Nord, les mots d’ordre de « villes mortes » persistants dans certaines localités du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les prises d’otages contre rançon dans le Septentrion, ainsi que la sécurisation des frontières, des activités minières et de la façade maritime.

Les autorités ont également évoqué la criminalité urbaine, notamment les cas d’infanticides et de féminicides. Face à ces défis, le ministre de la Défense a prescrit l’intensification des opérations de sécurisation et la coordination avec les autorités administratives.

La rentrée scolaire, prévue le 7 septembre 2026, et la rentrée universitaire, annoncée pour octobre, devront ainsi se dérouler sous un dispositif renforcé. Les Forces de Défense et de Sécurité réaffirment leur engagement à garantir un environnement sécurisé aux élèves, étudiants, enseignants et personnels éducatifs sur l’ensemble du territoire.

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