Actualités locales
rentrée scolaire sous tension dans le Nord-Ouest
À l’approche de la rentrée scolaire, les parents de la région du Nord-Ouest du Cameroun préparent la rentrée scolaire de leurs enfants, malgré des difficultés sociopolitiques persistantes.
La crise anglophone continue de perturber l’éducation, laissant de nombreuses familles inquiètes quant à leur sécurité et à l’accès à un enseignement de qualité.
L’impact de la crise anglophone sur l’éducation
Depuis plusieurs années, les régions anglophones du Cameroun sont confrontées à des troubles qui ont eu de lourdes conséquences sur les écoles. Les conflits armés, les fermetures intermittentes et les menaces sécuritaires ont perturbé la scolarité d’innombrables enfants.
« La situation est complexe », a déclaré Mama Agnes, mère de trois enfants à Bamenda. « Nous voulons que nos enfants continuent d’apprendre, mais nous nous inquiétons aussi de leur sécurité sur les trajets aller-retour à l’école. L’éducation est essentielle, mais nous avons l’impression de constamment peser le pour et le contre.»
Les experts avertissent que des perturbations prolongées de l’éducation peuvent avoir des conséquences à long terme. « L’absentéisme scolaire répété des enfants affecte leur alphabétisation, leur développement des compétences et leurs perspectives d’avenir », a déclaré le Dr Esther Fomukong, spécialiste de l’éducation dans la région. La crise anglophone n’est pas seulement un problème de sécurité ; c’est aussi une crise éducative et sociale.
L’AgovC reste l’une des rares factions à continuer de cibler les activités civiles, notamment l’éducation.
Les familles peinent à faire face aux coûts, mais restent déterminées
Les conséquences économiques de la crise ont aggravé le problème. Les familles sont confrontées à la hausse des frais de scolarité, des manuels scolaires, des uniformes et d’autres matériels scolaires essentiels.
« Les prix ont augmenté pour presque tout », a déclaré Samuel Tabe, un père de famille à Bamenda. « Même si nous avons les moyens de payer les frais de scolarité, obtenir tous les livres et uniformes est un véritable défi.»
Malgré ces obstacles, les parents restent déterminés à soutenir l’apprentissage de leurs enfants. Nombre d’entre eux font des sacrifices pour que leurs enfants puissent aller à l’école en toute sécurité, soulignant ainsi leur résilience et l’importance qu’ils accordent à l’éducation.
« L’avenir de nos enfants dépend de leur éducation », a ajouté Mama Agnes. « Malgré tous les défis, nous ferons tout notre possible pour qu’ils retournent à l’école. »
Alors que la nouvelle année scolaire commence, la situation dans la région du Nord-Ouest souligne le besoin urgent de solutions qui garantissent à la fois la sécurité et la poursuite de l’éducation des enfants touchés par la crise actuelle.
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Actualités locales
le bassin du Congo, poumon de la planète, en manque de financements concrets

« Les acteurs locaux dénoncent un fossé entre promesses internationales et décaissements sur le terrain ».
Reconnu comme priorité lors de chaque COP, le bassin du Congo capte moins de 3 % des financements climat mondiaux dédiés aux forêts. Deuxième massif forestier tropical au monde, il peine à transformer les engagements internationaux en moyens concrets pour les communautés et ONG locales. Les acteurs de la conservation dénoncent ainsi un accès limité aux financements et des procédures jugées trop lourdes.
Un rôle climatique majeur, mais des financements marginaux
Couvrant 270 millions d’hectares sur 6 pays d’Afrique centrale avec plus de 60 millions de personnes et d’après le rapport du GIEC 2023, le bassin du Congo stocke environ 70 milliards de tonnes de carbone et joue un rôle clé dans la régulation des pluies en Afrique jusqu’au Sahel.
Pourtant, la Coalition pour les Forêts du Bassin du Congo (CBFP) indique dans son rapport 2024 que la région ne reçoit que moins de 3 % des financements climat mondiaux dédiés aux forêts, alors qu’elle abrite 18 % des forêts tropicales de la planète. Le mécanisme des 100 milliards de dollars par an promis par les pays développés depuis 2009, et le Fonds vert pour le climat (FVC), sont régulièrement cités. Mais les décaissements directs restent marginaux.
Des procédures jugées incessibles pour les acteurs locaux. Sur le terrain, le constat est partagé. Boris Ngomoné, coordonnateur de l’ONG camerounaise Forêts et Développement (FD) travaillant depuis plus de 18 ans dans le Sud-Cameroun, déclare : « Nous avons soumis 18 dossiers depuis 2016, deux ont été financés pour un total inférieur à 150 000 dollars. Les critères sont très techniques et nécessitent des expertises, des audits que peu d’ONG locales et nationales peuvent assumer. La COMIFAC reconnait ce problème. Dans son plan de mobilisation 2021-2025, l’organisation note que moins de 15 % des financements climat transitent directement par des institutions des pays du bassin. Le reste passe par des agences onusiennes, des ONG internationales ou les banques multilatérales.
Des pressions qui s’accentuent
Les besoins pourtant documentés sur le terrain sont urgents, surveillance anti-braconnage, appui aux communautés locales, agroforesterie, restauration des paysages dégradés, l’agriculture durable et autres. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), plus de 500 000 ha de forêts sont perdus chaque année dans le bassin du Congo.
Dans le même temps, des espèces comme les éléphants, les gorilles ou encore le Lamantin Trichechus senegalensis sont classées en danger d’extinction par l’UICN suite à la dégradation de leur habitat naturel. Au Cameroun, les crues du fleuve Nyong en 2024 ont détruit 22 hectares de cultures dans le Nyong-et-Kele, illustrant ainsi la double pression climat et activités humaines.
Vers un mécanisme dédié pour une gestion plus directe
Face à ce constat, plusieurs voix et organisations plaident pour la création d’un Fonds Bassin du Congo FBC, avec un mécanisme de financement simplifié par un accès direct pour les pays et les communautés. « Nous avons besoin de passer d’une logique de projets pilotes à des financements à grande échelle, pilotés par les pays de la région »,déclare un responsable de la COMIFAC sous anonymat.
Contacté, le secrétariat du Fonds vert pour le climat indique que quatre projets d’un montant total de 180 millions USD sont actuellement en préparation pour la région, dont un volet spécifique sur l’adaptation des communautés locales forestières. Malheureusement, reconnu comme prioritaire dans les discours internationaux, le bassin du Congo peine encore à transformer les engagements climatiques en financements opérationnels sur le terrain.
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Actualités locales
Route Ngaoundéré-Garoua : le bitumage coûtera en moyenne 410 millions FCFA par kilomètre
La reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua devrait mobiliser d’importantes ressources financières. Selon le compte rendu du ministre camerounais des Travaux publics, le coût moyen des […]
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Actualités locales
Xiplomacy: From promise to progress

BEIJING, Aug. 10 (Xinhua) — On a crisp autumn day in Beijing, a clear blue sky stretched above the Chinese capital as world leaders gathered for the 2014 Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC) Economic Leaders’ Meeting.
The azure skies of Beijing soon became known as « APEC blue, » though some viewed the phenomenon as a fleeting moment confined to the summit period.
At the welcoming banquet, Chinese President Xi Jinping directly addressed such doubts, expressing his hope and determination that « with persistent efforts, the ‘APEC blue’ will be here to stay. »
More than a decade later, Xi’s promise has been fulfilled through concrete action.
The results are visible in the air. Between 2013 and 2025, Beijing’s average PM2.5 concentration fell by 69.8 percent. The United Nations Environment Programme has hailed the city’s achievements in improving air quality as the « Beijing Miracle. »
The story of « APEC blue » reflects a cherished value passed down through generations of the Chinese people: promises must be honored through actions. This philosophy has also guided China’s efforts to forge stronger connections with the world. « He who has credibility connects the world, » Xi once quoted a saying from « The Guanzi, » a collection of ancient Chinese writings, to underscore the importance of matching words.
Every autumn, the lights of the National Exhibition and Convention Center in Shanghai illuminate a global gathering, where products, technologies and ideas converge in the vibrant metropolis.
At the first China International Import Expo (CIIE) in 2018, Xi made a clear promise: « The CIIE, which will be held on an annual basis, will feature good performance, fruitful results and continued success in the years to come. »
Eight years on, the CIIE has grown into a premier global platform for trade, investment and cultural exchanges, connecting businesses, innovators and consumers from around the world.
The expo, the world’s first import-themed national-level exhibition, stands as a vivid reflection of Xi’s commitment to China’s high-level opening-up. Beyond the CIIE, this commitment has been put into practice through concrete measures, ranging from the launch of island-wide special customs operations at the Hainan Free Trade Port to the expansion of visa-free transit and entry policies.
In a world facing mounting uncertainty and fragmentation, these actions deliver a clear message: China will continue to open its door wider to the world.
Xi’s commitment to delivering on promises is also reflected in long-term partnerships built on shared development.
More than half a century ago, Chinese engineers traveled to East Africa to help build the Tanzania-Zambia railway, a landmark project that stretched across the region.
In March 2013, standing before the cemetery of Chinese experts in Dar es Salaam, Tanzania, Xi paid tribute to those who sacrificed their lives during the construction of the railway, and called on the two countries to cherish the deep-rooted friendship between China and Africa.
Two years later, during talks with then Zambian President Edgar Lungu, Xi reaffirmed that China would collaborate with Zambia and Tanzania in the railway operations to « promote the development and prosperity of the region along the line. »
In September 2024, Xi, together with Tanzanian President Samia Suluhu Hassan and Zambian President Hakainde Hichilema, witnessed in Beijing the signing of a memorandum of understanding on the railway revitalization project. In November 2025, the groundbreaking ceremony was held in Zambia. Once upgraded, the railway is expected to significantly improve regional connectivity, with annual freight capacity rising to at least 2.4 million tons and shipping times reduced by nearly two-thirds.
« China helped us build the railway in the past and is now helping us make it better and more modern. China has always kept its word, » said 74-year-old Solomon Mwakasanga, who joined the railway service in 1970 as a clerk and retired in 2005 as a senior station foreman.
Across Africa, China’s efforts are transforming promises into progress, supporting the continent’s modernization drive.
From fully implementing zero-tariff treatment to all 53 African countries that have diplomatic ties with China to advancing « small but beautiful » livelihood projects such as Luban Workshops and Juncao technology, China’s cooperation with Africa is increasingly focused on delivering tangible benefits.
As Paul Frimpong, executive director of the Africa-China Center for Policy and Advisory, a Ghana-based think tank, observed, « China will always remain Africa’s most reliable partner on its path to modernization. »
A promise kept in times of crisis matters greatly. When the COVID-19 pandemic swept across the world, Xi stressed China’s firm determination to strengthen international cooperation as a responsible major country.
China was the first country to propose COVID-19 vaccines as a global public good and worked with developing nations to produce vaccines locally, mobilizing resources to help bridge the global « immunity gap. »
Xi’s commitment to honoring promises is also borne out by China’s sustained efforts over the years to build a better future for all.
In September 2020, Xi announced that China would strive to peak carbon dioxide emissions before 2030 and achieve carbon neutrality before 2060.
Over the past years, China has taken solid steps to turn this vision into action. It has built the world’s largest renewable energy system and developed the most comprehensive clean energy industrial chain, while continuing to improve energy efficiency and accelerate the global green transition.
« China has a reputation of doing what it says it’s going to do, » said UN Climate Change Executive Secretary Simon Stiell. The leadership China has shown and the contributions it has made in terms of driving technological advancement and providing support to developing countries within the Global South can push other countries to step up, he added.
As Xi said, « We Chinese people attach great importance to taking action to keep promises. We will do whatever it takes to honor our commitment. » ■
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