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Jean Paul Ntsengue analyse le faible intérêt pour l’élection

Le 1er septembre 2025, le président de la République a convoqué le collège électoral pour l’élection des conseillers régionaux le 30 novembre 2025. Cependant, depuis cette annonce, l’on note très peu d’enthousiasme pour ce scrutin.
L’expert des question électorale Jean Paul Ntsengue explique ce manque d’intérêt. Selon lui, presque personne n’en parle, en dehors du RDPC qui va investir ses listes de candidats aux fonctions de délégué de département. L’occasion de l’élection présidentielle aidant, personne n’en est préoccupé dans l’opinion.
« ELECTION DES CONSEILLERS RÉGIONAUX : POURQUOI CETTE ABSENCE TOTALE D’ENTHOUSIASME ?
Je profite de cette occasion pour dire que cette élection ne présente pas une circonstance exceptionnelle parce qu’elle est très légère sur le plan organisationnel en général, et logistique en particulier. C’est pour cela qu’il ne faut pas s’étonner que le President Paul Biya ait convoqué les deux collèges électoraux chargés d’élire les conseillers régionaux en plein processus d’organisation de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
J’ai coutume de dire à mes étudiants que je suis capable d’organiser les élections sénatoriales et régionales avec une équipe de moins de 10 personnes au niveau central (personnel permanent), moins de 20 au niveau régional (personnel temporaire) moins de 90 au niveau départemental (personnel temporaire). Les commissions électorales prévues par la loi étant appropriées pour assurer la collecte, la vérification, la centralisation et le cas échéant, la proclamation des résultats.
POURQUOI CE MANQUE D’ENTHOUSIASME CONSTATÉ AU NIVEAU DES ACTEURS DU PROCESSUS ÉLECTORAL ?
Les raisons sont simples :
1. Cette élection est un scrutin au suffrage universel indirect ce qui veut dire en peu de mots, que le nombre d’électeurs est réduit puisque ceux-ci appartiennent à des corps politiques et sociaux très sélectifs. Le premier collège est constitué de conseillers municipaux élus au suffrage universel direct pour représenter les populations locales au niveau de chaque commune. Le second collège est composé de Chefs traditionnels de 1er, 2ème et 3ème degré autochtones (article 248 alinéa 2 du Code électoral).
2. Il se trouve qu’en dehors du RDPC, très peu de partis politiques ont des conseillers municipaux élus (à moins qu’on ne nous sorte encore la nullité du mandat impératif), ce qui rend quasi nulles les chances de ces partis politiques d’avoir des délégués des départements élus pour siéger dans les 10 Conseils régionaux.
3. Les Chefs traditionnels autochtones qui composent le second collège, ne sont pas des acteurs politiques pour cette élection. Ceux qui sont des conseillers municipaux, doivent choisir de participer comme autorité traditionnelle ou comme homme politique. Ce qui détermine leur inscription dans l’un ou l’autre des deux collèges. Dans tous les cas, ils sont en général plus proches du pouvoir que de l’opposition, même lorsqu’ils ne prennent pas part aux activités des partis politiques.
Il ne faut donc pas s’étonner de constater que presque personne n’en parle, en dehors du RDPC qui va investir ses listes de candidats aux fonctions de délégué de département. L’occasion de l’élection présidentielle aidant, personne n’en est préoccupé dans l’opinion.
En tant qu’expert cependant, je reste très attentif car, en 2020, il y a eu beaucoup d’approximations lors du processus d’organisation de cette élection.
Jean Paul Ntsengue
Expert Sénior des questions électorales et politiques »
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Éloge et Critique des Psittacidés

L’observateur politique de notre landerneau questionne la bipolarité de certains fanatiques, soutiens de l’actuel président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).
Lire ici son texte :
Hier, certains psittacidés de la République encensaient MEON, politologue mineur dans l’espace camerounais, le parant des attributs d’un démiurge capable d’enseigner le droit à Maurice Kamto, l’un des plus grands juristes au monde, et l’histoire à Mbambe, figure éminente de notre temps. Dans leur volière criarde, ces oiseaux mimétiques répétaient mécaniquement les mêmes refrains, confondant le vacarme avec la pensée.
Le Cameroun, fidèle à son penchant pour la transgression des lois et de la Constitution, leur donna raison : chaque violation de la loi semblait remettre en cause non pas l’ordre normatif, mais les compétences de Kamto. Ainsi, l’être — état de non-droit — se substitua au devoir-être, consacrant paradoxalement la violation de la loi comme loi elle-même. De cette inversion naquit l’illusion que le politologue mineur surpassait le juriste mondialement reconnu en droit.
Dans ses récentes déclarations, MEON a désigné trois responsables de la non-qualification des Lions : le Minsep, les joueurs et surtout la Fecafoot. Ses laudateurs d’hier, qui l’érigeaient au rang des « dieux » lorsqu’il prétendait donner des leçons de droit à Kamto, l’ont aussitôt pris en étau. Les psittacidés, hier en extase, se sont mués en corbeaux, le jetant en pâture. On l’accuse d’avoir insulté Eto’o — ce qui est faux. On lui impute d’avoir déclaré que la fédération était seule responsable, ou encore de nourrir une jalousie visant la tête de Samuel Eto’o. D’autres, à l’instar de Serge Tamba et de quelques militants égarés d’un certain parti politique, l’ont même voué à l’injure en le traitant d’homme stérile.
Pourtant, MEON a toujours défendu la Fecafoot et son président, n’hésitant pas à dénigrer Onana, Ngadeu et Kamto. Pourquoi donc ceux qui l’applaudissaient hier l’accusent-ils aujourd’hui de propos qu’il n’a pas tenus ? La réponse est simple : ces volatiles bavards ne comprennent rien à ce qu’il dit. Hier, ils l’applaudissaient parce qu’il attaquait Kamto, qu’ils haïssent sans rien comprendre au droit; aujourd’hui, ils le crucifient parce qu’il a osé parler de Samuel Eto’o sans se contenter de le louer et le vénérer.
Hier, ces automates vocaux l’érigeaient en maître du droit et en prophète de la pensée, aujourd’hui ils le traitent de cancre et vont jusqu’à proclamer que Samuel Eto’o serait plus politologue que lui, plus juriste que le Pr Joseph Owona, son défunt père. Leur logique n’est pas celle du logos mais celle du pathos : une volière du non-savoir où l’on sacre tour à tour un faux prophète ou un bouc émissaire selon les humeurs du moment.
OSCAR NJIKI
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Hommage à Bassek Ba Kobhio au musée national

Figure emblématique de la culture camerounaise, le cinéaste Bassek Ba Kobhio a reçu ce 24 juin 2026 à l’esplanade du musée national, des hommages artistiques et culturels au cours d’une cérémonie organisée en sa mémoire.
Une occasion pour ceux qui l’ont connu ou pas de célébrer le parcours exceptionnel du fondateur du festival Écrans Noirs, dont l’engagement a largement contribué au rayonnement du cinéma africain sur la scène internationale, rapporte le média public la Crtv.
À travers des témoignages, des cérémonies traditionnelles et des animations artistiques, les garants de la culture et de la tradition, tout comme les jeunes talents du cinéma camerounais et africain ont eu l’occasion de saluer l’héritage d’un pionnier qui a consacré sa vie à la promotion de l’art cinématographique et à la formation des nouvelles générations de créateurs.
La sociologie et la philosophie
Pour rappel, Bassek Ba Kobhio était un éminent écrivain, réalisateur et producteur de cinéma camerounais. Figure de proue de la culture africaine, il est décédé le 12 mai 2026 à Yaoundé, à l’âge de 69 ans. Il reste mondialement reconnu pour avoir fondé le célèbre festival de cinéma africain Écrans Noirs.
Né le 1er janvier 1957 à Nindjé, il étudie d’abord la sociologie et la philosophie avant de se tourner vers le septième art. Il commence sa carrière comme assistant-réalisateur, notamment aux côtés de Claire Denis sur le film Chocolat en 1987.
Le Grand Blanc de Lambaréné (1995) : Une œuvre marquante…
Parmi ses réalisations majeures en tant que cinéaste, on retient :Sango Malo (1991), son premier long métrage, adapté de son propre roman, qui remporte le Prix du public au Festival du cinéma africain de Milan. Le Grand Blanc de Lambaréné (1995) : Une œuvre marquante qui revisite de manière critique la figure d’Albert Schweitzer. Le Silence de la forêt (2003) : Un film qu’il co-réalise et produit via sa société Les Films Terre Africaine.
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le ras-le-bol de Fondation Camerounaise des Consommateurs

Dans un communiqué que vient de publier Alphonse Ayissi Abena, il interpelle le Ministère des Transports, le Ministère des Travaux Publics et le Gouverneur du Littoral à agir pour protéger leurs concitoyens
COMMUNIQUÉ-FOCACO
Drame de Bonabéri : Un conteneur tue des innocents !
La Fondation Camerounaise des Consommateurs (FOCACO) a appris avec une profonde consternation le drame survenu ce mercredi soir à Douala, au lieu-dit cimetière Kotto, Bonabéri, arrondissement de Douala 4e.
Un camion plateau transportant un conteneur s’est renversé, écrasant plusieurs véhicules et des passants. Le bilan provisoire est lourd : plusieurs morts et des blessés graves.
*I. NOTRE INDIGNATION TOTALE*
La FOCACO exprime sa colère et son indignation face à ce nouveau drame qui vient rallonger la liste macabre des accidents évitables au Cameroun. Ce drame illustre, une fois de plus, le mépris total pour la vie des usagers camerounais.
*II. LES CAUSES STRUCTURELLES QUE NOUS DÉNONÇONS*
- *Des conteneurs mal sécurisés* : Les camions plateaux circulent en ville avec des conteneurs insuffisamment arrimés, sans twist-locks réglementaires, au mépris des normes élémentaires de sécurité du transport. La recherche du profit prime sur la vie humaine.
- *L’état de la chaussée en piteux état* : Les nids-de-poule, l’absence de drainage et le délabrement avancé des voiries urbaines à Douala transforment chaque trajet en roulette russe. Bonabéri est particulièrement sinistré.
- *Une cohabitation meurtrière* : Les petits véhicules, motos, piétons et gros porteurs partagent simultanément des routes urbaines étroites, sans voies dédiées, sans contrôle. C’est un cocktail mortel organisé.
- *L’impunité des transporteurs* : Contrôles techniques complaisants, surcharges tolérées, chauffeurs sous pression. Le laxisme tue.
*III. NOS EXIGENCES ET RECOMMANDATIONS URGENTES*
Face à cette tragédie, la FOCACO exige :
- *Au Gouvernement et au MINT* :
– Interdiction immédiate de la circulation des camions-conteneurs en journée dans les centres urbains de Douala et Yaoundé. Instaurer des plages horaires nocturnes strictes.
– Contrôle technique obligatoire et inopiné de tous les systèmes d’arrimage des conteneurs. Immobilisation immédiate des camions non conformes.
– Audit urgent de l’état des voiries à Bonabéri et lancement des travaux de réhabilitation en procédure d’urgence.
- *À la Communauté Urbaine de Douala* :
– Aménager des voies dédiées aux poids lourds et créer des plateformes de dépotage en périphérie.
– Matérialiser et faire respecter l’interdiction des poids lourds sur les axes à forte densité piétonne.
- *À la Gendarmerie et à la Police* :
– Tolérance zéro pour les surcharges et les défauts d’arrimage. Sanctions exemplaires.
- *Aux entreprises de transport et au Port Autonome de Douala* :
– Responsabilité civile et pénale des chargeurs en cas d’arrimage défaillant. Le conteneur ne doit quitter le port que si la sécurité est garantie à 100%.
*IV. SOLIDARITÉ*
La FOCACO présente ses *condoléances les plus attristées aux familles endeuillées* et souhaite un *prompt rétablissement aux blessés*. Nous nous tenons aux côtés des victimes pour toute assistance juridique.
La vie d’un Camerounais vaut plus qu’un conteneur. Le laxisme a assez tué.
Nous interpellons officiellement le *Ministère des Transports, le Ministère des Travaux Publics et le Gouverneur du Littoral* à agir pour protéger leurs concitoyens.
*Trop c’est trop. La route ne doit plus être un cimetière.*
Fait à Douala, le 24 juin 2026
_(é) Alphonse AYISSI ABENA_
_Président Exécutif de la FOCACO_
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