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PLAIDOYER DE SON EXCELLENCE JEAN BLAISE GWET

DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL LE 04 AOÛT 2025
Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel,
Honorables Membres du Conseil,
Très chers chevaliers de la plume,
Hommes et Femmes des Médias ici présent
Mesdames et Messieurs
En ce jour très solennel et devant cette auguste tribune, je prends à témoin le droit, je prends à témoin la conscience collective et nationale, je prends à témoin les lois de la République et je prends à témoin l’esprit de justice, pour affirmer que :
* Le moment est venu, où la vérité juridique doit primer sur l’erreur administrative.
* Le moment est venu où la volonté du peuple doit s’exprimer pleinement, sans entrave ni confusion, selon les lois de la République.
* Le moment est venu où l’État de droit doit prévaloir.
L’élection présidentielle du 12 octobre 2025, doit être un moment de réconciliation nationale de toutes les filles et fils du Cameroun : Du nord au Sud, de l’Est à l’ouest, du Sud-Ouest, au Nord Ouest, et en général, de toute la Nation.
L’élection présidentielle du 12 octobre 2025, doit être un moment de consolidation de notre vivre-ensemble, c’est un moment d’affirmation de notre indépendance, de notre souveraineté et de notre liberté.
L’élection présidentielle du 12 octobre 2025, doit être au-dessus de tout bord politique, elle doit être au-dessus de tous les clans, elle doit être au-dessus de toute tensions sociales, ethnique, tribale. Elle doit être au-dessus des loges et de tous système.
Il est question cette fois, Monsieur le Président, de l’intérêt général de notre peuple, de notre nation, de notre bien commun, de notre mère PATRIE : LE CAMEROUN.
Je crois en Dieu, et je sais que l’heure du changement est arrivée au Cameroun, je sais aussi par ailleurs, que le bonheur, la dignité et l’avenir de notre peuple, de notre nation, de celui des générations futures, et surtout, l’avenir d’une Afrique forte, unie et prospère, se joue ici même au Cameroun, dès le mois d’Octobre prochain.
L’élection Présidentielle du 12 octobre 2025, Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, ne doit pas être un champ de confusion, mais un lieu de maturité démocratique et l’occasion d’une démonstration de la solidité, des performances, de la crédibilité de nos institutions, et en particulier de l’organe en charge de l’organisation des élections : *ELECAM* .
Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, vous conviendrez certainement avec moi, que le droit guide la nation, que le droit est la boussole du peuple, où la voix de chaque citoyen compte, où chaque candidat éligible comme moi, remplissant, toutes les conditions requises par le code électoral, a le droit de se présenter à un suffrage universel, devant son peuple.
C’est avec foi et respect en nos institutions Monsieur le Président, que l’occasion m’est donné ici solennellement en ce jour, de m’adresse à vous, non pour me plaindre, mais pour défendre un principe fondamental : le droit à la participation politique de chacun de nous, lorsqu’il est légitime et légal.
Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel,
Honorables Membres du Conseil,
Je suis, Monsieur GWET, fils d’un UPCCISTE, activiste, résistant et combattant de la Guerre de l’indépendance, né le 10 octobre 1957, dans le maquis, en pleine Guerre de notre indépendance. Mon Papa me donna le NOM, de GWET, qui signifie la GUERRE.
Commandeur de l’ordre et la valeur, Scientifique, je prépare une thèse, Chercheur, Doctorant en Géopolitique et Géostratégie, Master2 en diplomatie et relation international, à la base, Comptable, chef comptable et chef d’entreprise LUCKYGWET, je suis celui qui a fait venir la Marque Coréenne LG au Cameroun et en Afrique central. Par ailleurs, je suis propriétaire de la Marque LUCKYGWET, déposée à l’INPI de France, j’ai fabriqué les Lampes solaires *AÏDA LUCKYGWET* , des téléviseurs, des climatiseurs ainsi que plusieurs autres appareils électroniques et électro-ménagers, sous ma propre Marque *LUCKYGWET* .
J’ai été le sponsor officiel des finalistes et vainqueur des coupes du Cameroun : *Dynamo de Douala* en 1998, *Canon de Yaoundé* en 1999, et de *KUMBO Stricker* en 2000.
Par ailleurs, j’ai été le sponsor des mini-marathons, des activités sportives du *Chef de l’Etat, S.E. Monsieur le Président de la République Paul BIYA,* pendant plusieurs années au Boulevard Hamadou AHIDJO, les 24 mars et 06 novembre à travers le CEPACE,
Candidat aux élections Présidentielles de *2011 et 2018* , je me suis retiré pour apporter mon soutien total au Président de la République, *S.E. Monsieur Paul BIYA,* sans condition.
Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel
Honorables Membres,
Légalement constitué, depuis le 02 Octobre 2009, à la suite de la Décision N° 000274 / D / MINATD / SG / DAP / SDE / SPP du 02 Octobre 2009 à Yaoundé. Le Mouvement Patriotique pour le Changement du Cameroun (MPCC), est créé suivant l’initiative de son Président National et fondateur, que je suis. Le MPCC, est un parti politique qui a *3 élus* dans la commune de *BOT-MAKAK* , et de ce fait, son candidat est exempt de la production des 300 signatures selon l’article 121 du code électoral, au même titre que tous les autres candidats qui ont été retenus sans avoir eu, à le justifier, puisqu’Elecam est celui qui organise les élections et celui, qui les valide.
Ce que nous dénonçons ici, aujourd’hui Monsieur le Président, ce ne sont pas des actes de mauvaise foi, mais des erreurs administratives, humaines, compréhensibles, mais qui ne sauraient priver, un citoyen honnête de ses droits constitutionnels.
L’État de droit Monsieur le Président, c’est aussi la capacité de corriger, d’admettre ces erreurs, et de les réparer. Une erreur d’ailleurs, que certains pourraient utiliser comme des failles, pour nuire à la réputation *d’ELECAM* , et entacher sa crédibilité.
Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel
Honorables Membres,
Je Suis Un Homme De Paix Et De Dialogue, l’emblème de mon parti politique est la Colombe signe de paix. Si le Peuple Camerounais me Fait Confiance pour diriger son destin, je ne trahirai personne, je ne ferai aucune chasse aux sorcières. Depuis la création de mon parti politique il y a 15 ans, j’ai pris, 20 Engagements envers notre peuple, consultable dans notre site internet dont l’adresse est : *mpcc.be*
Tout ce que Dieu fait est bon. S’il a organisé qu’à travers une petite erreur d’inattention, je me retrouve ici, devant vous, dans cette Haute Cours de la Nation, devant notre peuple, devant le Monde, c’est certainement de sa volonté. C’est le destin d’un Homme, d’un Peuple, d’une Nation, d’un Continent qui se joue, et se dessine ici même, dans cette salle.
C’est le chemin de la paix, de la cohésion Sociale, que Dieu a voulu montrer en lumière à notre peuple, à notre Nation, à l’Afrique et au Monde à travers ma Candidature. Il y a des signes qui ne trompent pas, Monsieur le Président.
C’est aussi et surtout, une occasion que Dieu me donne, de venir confirmer ici solennellement, devant vous, devant Dieu, et devant les Hommes, mon 1er Engagement, que je ne trahirai jamais.
Si le Peuple Camerounais me Choisit, le 12 Octobre prochain, Pour Diriger Son Destin, mon 1er Engagement serai :
De :
• Préserver la paix et la cohésion sociale. La paix et la stabilité sociale sont indispensables pour assurer un développement économique, social et culturel durable du Cameroun. Elles ne sont pas seulement absences de conflits mais aussi l’existence de conditions de vie meilleures permettant à chaque citoyen de s’épanouir et de vivre en harmonie. Je ne ferai aucune chasse aux sorcières.
Je Suis Pour :
• La mise en place, d’un statut spécial pour tous les anciens Chefs d’Etat camerounais et leurs familles. Ceux-ci doivent continuer à bénéficier de tous les honneurs que mérite tout Homme d’État.
• Les anciennes Premières Dames auront tout le soutien de l’Etat pour continuer à œuvrer en faveur des plus démunis à travers les Fondations qu’elles ont créées.
• Il en sera de même, pour tous les autres anciens grands commis d’État et leurs familles.
Je Suis Pour
• La réhabilitation des droits de l’Ancien Président le regretté S. E Hamadou Ahidjo et ceux de sa famille. De plus et surtout, je vais assurer le transfert de sa dépouille et celle de son Epouse, en terre natale, suivi d’un deuil national et des obsèques que mérite la dépouille de tout chef d’État.
Excellence, Monsieur le Président du Conseil constitutionnel, Honorables Membres de cette Haute Juridiction,
Il y a quinze ans, lorsque j’ai fondé mon parti politique, j’avais pris la ferme résolution que, le jour de mon investiture à la magistrature suprême, je signerais deux décrets porteurs d’un engagement fort envers notre Nation. Aujourd’hui, ce jour approche, et les signes sont là.
Ma présence devant vous, au sein de cette Haute Cour de la Nation, alors même que mon dossier était complet, n’est pas un simple hasard. Certains pourraient y voir un revers ou une épreuve injuste ; pour ma part, j’y vois l’expression de la volonté divine. Je suis convaincu que Dieu, dans Sa sagesse, a voulu qu’à travers cette circonstance singulière, je sois conduit ici pour vous adresser directement ces deux engagements, devant cette haute juridiction et devant le monde. Des engagements, que je ne trahirai jamais.
Il s’agit du :
* Le 1er Décret portant sur la mise en place d’un statut spécial pour tous les anciens Chefs d’Etat et leur famille, comme annoncé plus haut.
* Le second décret, accordera la multinationalité à tous nos frères et Sœurs Camerounais de la Diaspora. Ils pourront désormais participer activement à la vie politique de notre pays, et surtout, à des postes éligibles dans nos communes, à l’Assemblée, au Sénat, ainsi que dans le gouvernement.
A mes frères et sœurs de la diaspora, je voudrai vous dire que l’heure du changement est arrivée. Soyez prêt à accepter le verdict des urnes. Une chose est certaine, l’heure du changement est arrivée. Moi ! Président, si Dieu le veut, j’aurai besoin de vous tous. La nation a besoin de vous. Il n’y aura plus de voix, sans voix.
Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel,
Honorables Membres,
C’est avec dignité et espoir, que je suis ici devant vous, convaincu que le droit sera dit, et que la République saura reconnaître ses enfants qui la servent avec loyauté, honneur et fidélité.
Je prends à témoin le peuple camerounais, et surtout cette jeunesse qui nous regarde, qui nous accompagne avec fierté, confiance et dignité.
Je prends à témoin la communauté internationale, attentive à la maturité démocratique de notre nation, et à cette élection présidentielle du 12 Octobre 2025.
Je prends à témoin les Hommes et les Femmes de lois et des Médias, ici présent.
Je suis ici ayant foi en l’institution que vous incarnez Monsieur le Président, foi en votre intégrité morale, foi en votre capacité à défendre la vérité du droit, même face à la complexité du moment.
Je suis ici non seulement pour défendre une candidature, mais pour préserver la confiance du peuple dans ses institutions. Car c’est de cette confiance que dépend la paix, l’ordre républicain et la légitimité des autorités actuelles.
Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel
Honorables Membres,
Je ne doute point que vous ferez droit à notre requête. Et je vous le dis avec solennité : très bientôt, je reviendrai certainement ici, Dieu voulant, non pour plaider une candidature, mais pour recevoir le verdict du peuple, et votre bénédiction dans le cadre d’une investiture et d’une transition démocratique pacifique et historique, que le peuple camerounais et le monde attendent.
Je rends hommage à Son Excellence, le Président de la République S.E Monsieur Paul Biya, qui a incarné pendant des décennies l’État et la stabilité de notre Nation. L’histoire retiendra ses efforts, son endurance, et nous lui devons le respect dû au Rang du Président de la République de notre Nation aujourd’hui, et demain comme ancien Chef d’État.
Enfin, je tends une main républicaine à tous mes challengers : que chaque candidat fasse entendre sa vision, dans la paix, et le respect mutuel des uns et des autres, dans le respect des valeurs de la république et de nos institutions. Il n’y a pas d’adversaire dans la République, il n’y a que des idées à confronter. Nous sommes tous des frères et Sœurs. Ensemble, main dans la main, sans exclure personne, chacun de nous, a le devoir d’apporter sa pierre pour bâtir notre Nation.
Ensemble, marchons vers l’essentiel.
Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, Honorables Membres, la Nation vous fait confiance, l’Etat vous fait confiance. Je fais confiance à votre sagesse.
Que vive le MPCC
Que vive la République Unie du Cameroun,
Que vive le Cameroun uni et en paix.
Je vous remercie de m’avoir écouté.
Jean Blaise GWET
Président National du MPCC
Mouvement Patriotique Pour le Changement du Cameroun.
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Agroalimentaire : DENKY peaufine son installation dans la région de l’Ouest Cameroun

Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la création de plusieurs centaines d’emplois et répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution au Cameroun.
La région de l’Ouest Cameroun, département des Haut-plateaux dans le village Badenkop va s’enrichir d’une usine de transformation des produits alimentaires.
Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la transformation du maïs et consacrera accessoirement des mini unités au développement des ressources telles que la pomme de terre, le plantain, la viande de porc, le sucre, avec l’ambition d’en faire à terme des unités autonomes, qui constitueront le complexe industriel qu’il est prévu de réaliser sur le même site.
Selon les prévisions, DENKY envisage de transformer chaque année : 500 tonnes de maïs ; 5 000 tonnes de sucre ; 300 tonnes de plantains et de pommes de terre ; 200 tonnes de fruits ; 200 tonnes de viande de porc. Le projet va générer 150 emplois directs et 200 emplois indirects. L’idée est de soutenir et de développer l’agriculture locale en encourageant des initiatives d’extension chez les agriculteurs locaux déjà actifs.
DENKY envisage également de fédérer les différents acteurs présents sur les chaines de valeurs des matières premières ciblées, pour garantir un fonctionnement régulier, et bien portant de ces différentes branches.
La cérémonie d’ouverture prévue vendredi 26 juin 2026 a pour objectif d’informer les acteurs du secteur agroindustriel de l’entrée d’une nouvelle unité dans la famille des transformations, présenter au gouvernement la réalisation d’un projet pour lequel ils ont été sollicités et présenter la vision qui fonde et accompagne cette réalisation.
Cet ouvrage vient répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution, en proposant des produits issus des terres camerounaises, sous des aboutissements qui tutoient valablement l’offre étrangère.
Portrait
Lisette Claudia Tame est à la tête d’African Processing Company, la quatrième usine de transformation de cacao au Cameroun. Elle a su imposer sa marque de chocolats haut de gamme, Ca’Oly , symbole d’innovation, de qualité et de respect de l’environnement.
Son parcours est marqué par la détermination et la résilience. Après plusieurs années passées en Europe, elle fait le choix de revenir au pays pour y investir et bâtir un projet porteur de sens. Un pari réussi : son entreprise génère aujourd’hui un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de FCFA et a permis la création de près de 200 emplois directs et indirects.
En janvier 2025, elle inaugure une usine de transformation de cacao à Okoa Maria, près de Mbankomo. Dotée d’une capacité de broyage annuelle de 4 000 tonnes, cette installation place APC SA parmi les cinq principaux acteurs nationaux du secteur, rivalisant désormais avec des poids lourds tels que Sic Cacaos et Chococam.
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Commerce extérieur : les entreprises camerounaises mal préparées à l’accès sans droits de douane au marché chinois

L’ouverture totale du marché chinois aux produits africains constitue sans doute l’une des mesures commerciales les plus importantes de ces dernières années pour les économies du continent. Depuis le 1er mai 2026, la République populaire de Chine applique en effet une politique de tarif douanier zéro sur les importations en provenance des pays africains. Concrètement, les produits camerounais peuvent désormais accéder à l’un des plus vastes marchés du monde sans supporter les droits de douane qui réduisaient jusqu’ici leur compétitivité.
Une décision saluée par le gouvernement camerounais qui y voit une occasion exceptionnelle de renforcer les exportations nationales et de promouvoir le « Made in Cameroon » auprès de plus de 1,4 milliard de consommateurs. Dans un communiqué adressé aux opérateurs économiques, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a invité les entreprises concernées à accomplir les formalités nécessaires afin de bénéficier de ce nouveau régime préférentiel. Les filières du cacao, du café, du bois transformé, du coton, des fruits, des épices, des huiles végétales, des produits artisanaux ou encore des cornes séchées figurent parmi les principaux secteurs susceptibles de tirer profit de cette ouverture.
Pékin a par ailleurs mis en place des mécanismes de facilitation des exportations africaines, notamment à travers les « Corridors verts », destinés à fluidifier les échanges commerciaux et logistiques. Sur le papier, le Cameroun dispose pourtant de nombreux atouts pour profiter pleinement de cette nouvelle donne.
Le pays possède une diversité agroécologique rare en Afrique centrale, une production agricole abondante et des ressources forestières considérables. Du cacao aux fruits tropicaux, en passant par le café, le miel, les épices, le poivre de Penja, les huiles végétales ou les produits artisanaux, l’offre exportable existe bel et bien. À cela s’ajoute une position géographique stratégique qui fait du Cameroun une porte d’entrée naturelle vers les marchés de la sous-région.
Pourtant, entre le potentiel affiché et la capacité réelle des entreprises à exporter vers la Chine, le fossé demeure important. L’accès préférentiel au marché chinois ne garantit pas automatiquement une augmentation des exportations. Encore faut-il que les producteurs soient capables de satisfaire aux exigences de qualité, de traçabilité, de conditionnement et de certification imposées par les autorités chinoises. Or, sur ce terrain, beaucoup d’entreprises camerounaises restent insuffisamment préparées.
Les petites et moyennes entreprises, qui constituent l’essentiel du tissu productif national, manquent souvent des moyens techniques et financiers nécessaires pour franchir ces barrières. C’est précisément sur ce point que les limites de l’action publique apparaissent. Si l’annonce de l’ouverture du marché chinois a été largement relayée, les mesures concrètes d’accompagnement restent encore peu visibles. Les opérateurs ont besoin d’informations détaillées sur les procédures d’accès, de formations sur les normes exigées, d’un appui à la certification, d’infrastructures logistiques adaptées et surtout de mécanismes de financement dédiés à l’exportation. Sans cet écosystème d’accompagnement, seuls quelques grands groupes déjà structurés seront en mesure de saisir cette opportunité, laissant de côté une grande partie des producteurs locaux.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que les échanges entre Yaoundé et Pékin demeurent profondément déséquilibrés. Selon les données de l’Institut national de la statistique, les exportations camerounaises vers la Chine reposent encore essentiellement sur les matières premières brutes. Le pétrole, le gaz naturel liquéfié, le bois et le coton dominent largement les flux commerciaux. Cette spécialisation maintient le pays dans une position de fournisseur de ressources peu transformées, tandis que la plus grande partie de la valeur ajoutée est créée à l’étranger. L’exonération douanière décidée par la Chine offre donc au Cameroun une occasion rare de changer de modèle.
Mais pour transformer cette ouverture en véritable levier de développement industriel, il faudra aller bien au-delà des déclarations d’intention. L’État, les banques, les organisations patronales et les investisseurs privés sont appelés à construire un dispositif cohérent permettant aux entreprises nationales de conquérir durablement ce marché. Faute d’une telle mobilisation, le risque est grand de voir cette opportunité historique profiter à une poignée d’acteurs seulement, tandis que le pays continuera d’exporter principalement des matières premières, sans parvenir à réduire le déséquilibre de sa balance commerciale avec la deuxième puissance économique mondiale.
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Infrastructures routières : 240 milliards FCFA pour la reconstruction du corridor Douala-Bangui

Selon le document d’évaluation du projet (PAD) rendu public le 12 juin 2026, le Cameroun bénéficiera d’un financement de 240,4 milliards de FCFA (425 millions de dollars), composé d’un prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) de 230,3 milliards de FCFA (407 millions de dollars) et d’un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) de 10,1 milliards de FCFA (18 millions de dollars).
Cette enveloppe représente l’essentiel du financement de la première phase du Programme de corridor économique Douala-Bangui, dont le coût total s’élève à 297,05 milliards de FCFA (525 millions de dollars). La République centrafricaine recevra un don IDA de 51 milliards de FCFA (90 millions de dollars), tandis que la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) bénéficiera d’un don de 5,6 milliards de FCFA (10 millions de dollars) pour soutenir les réformes régionales de facilitation du commerce et du transport.
L’approbation du financement par le Conseil d’administration de la Banque mondiale le 12 juin dernier marque le passage du projet de la phase de préparation à celle de mise en œuvre. Cette validation autorise désormais la signature des accords de financement et le démarrage des activités prévues. Quelques jours avant cette échéance, le ministère camerounais des Travaux publics (Mintp) indiquait déjà que toutes les conditions préalables avaient été remplies.
Dans un compte rendu publié à l’issue d’une réunion tenue le 10 juin 2026 entre le ministre des Travaux publics et une délégation de la Banque mondiale conduite par Anne-Cécile Souhaid, directrice de la division Afrique de l’Ouest et du Centre, le département ministériel soulignait que « toutes les conditions préliminaires ont été satisfaites par le Cameroun pour mobiliser les ressources nécessaires à la reconstruction des axes du corridor Douala-Bangui ». Réhabiliter les principaux axes du corridor.
Ce financement s’inscrit dans une approche programmatique multiphase (MPA) dont l’enveloppe globale est estimée à plus de 600 milliards de FCFA (1,2 milliard de dollars). L’objectif est de renforcer la compétitivité du principal corridor commercial reliant le port de Douala à la République centrafricaine.
La première phase prévoit notamment la réhabilitation de la section Edéa-Yaoundé (164 km) au Cameroun et de la route Baoro-Bossemptélé en République centrafricaine. Des interventions ciblées sont également programmées sur les axes Ayos-Bertoua-Garoua-Boulaï (environ 575 km) et Bangui-Bossemptélé afin d’assurer la continuité du trafic. Le projet intègre également des mesures de sécurité routière fondées sur l’approche « Safe System », incluant l’amélioration des infrastructures critiques, le contrôle de la vitesse et le renforcement de la prise en charge post-accident.
UN PROJET À VOCATION ÉCONOMIQUE ET RÉGIONALE
Au-delà de la réhabilitation des routes, le programme vise à stimuler l’activité économique le long du corridor. Des études seront réalisées pour plusieurs projets structurants, dont la zone industrielle et la plateforme logistique d’Edéa, le complexe économique et touristique Mouanko-Yoyo, la Zone économique spéciale du bois de Bertoua, ainsi que le port sec de Béloko et la Zone économique spéciale de Boali en République centrafricaine.
Le projet prévoit également des investissements sociaux, notamment dans les écoles, les centres de santé, les centres de formation professionnelle et les marchés, avec une attention particulière à l’entrepreneuriat féminin. Enfin, une composante régionale mise en œuvre avec l’appui de la CEMAC doit permettre de fluidifier le commerce sur le corridor grâce à la numérisation des procédures, à l’extension du guichet unique, à la mise en place de plateformes logistiques numériques et au renforcement de la coordination entre les États concernés. L’objectif est de réduire les coûts et les délais de transport sur l’un des axes commerciaux les plus stratégiques d’Afrique centrale.
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