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PLAIDOYER DE SON EXCELLENCE JEAN BLAISE GWET

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PLAIDOYER DE SON EXCELLENCE JEAN BLAISE GWET
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DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL LE 04 AOÛT 2025

Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel,
Honorables Membres du Conseil,
Très chers chevaliers de la plume,
Hommes et Femmes des Médias ici présent
Mesdames et Messieurs

En ce jour très solennel et devant cette auguste tribune, je prends à témoin le droit, je prends à témoin la conscience collective et nationale, je prends à témoin les lois de la République et je prends à témoin l’esprit de justice, pour affirmer que :
* Le moment est venu, où la vérité juridique doit primer sur l’erreur administrative.
* Le moment est venu où la volonté du peuple doit s’exprimer pleinement, sans entrave ni confusion, selon les lois de la République.
* Le moment est venu où l’État de droit doit prévaloir.

L’élection présidentielle du 12 octobre 2025, doit être un moment de réconciliation nationale de toutes les filles et fils du Cameroun : Du nord au Sud, de l’Est à l’ouest, du Sud-Ouest, au Nord Ouest, et en général, de toute la Nation.

L’élection présidentielle du 12 octobre 2025, doit être un moment de consolidation de notre vivre-ensemble, c’est un moment d’affirmation de notre indépendance, de notre souveraineté et de notre liberté.

L’élection présidentielle du 12 octobre 2025, doit être au-dessus de tout bord politique, elle doit être au-dessus de tous les clans, elle doit être au-dessus de toute tensions sociales, ethnique, tribale. Elle doit être au-dessus des loges et de tous système.

Il est question cette fois, Monsieur le Président, de l’intérêt général de notre peuple, de notre nation, de notre bien commun, de notre mère PATRIE : LE CAMEROUN.
Je crois en Dieu, et je sais que l’heure du changement est arrivée au Cameroun, je sais aussi par ailleurs, que le bonheur, la dignité et l’avenir de notre peuple, de notre nation, de celui des générations futures, et surtout, l’avenir d’une Afrique forte, unie et prospère, se joue ici même au Cameroun, dès le mois d’Octobre prochain.

L’élection Présidentielle du 12 octobre 2025, Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, ne doit pas être un champ de confusion, mais un lieu de maturité démocratique et l’occasion d’une démonstration de la solidité, des performances, de la crédibilité de nos institutions, et en particulier de l’organe en charge de l’organisation des élections : *ELECAM* .

Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, vous conviendrez certainement avec moi, que le droit guide la nation, que le droit est la boussole du peuple, où la voix de chaque citoyen compte, où chaque candidat éligible comme moi, remplissant, toutes les conditions requises par le code électoral, a le droit de se présenter à un suffrage universel, devant son peuple.

C’est avec foi et respect en nos institutions Monsieur le Président, que l’occasion m’est donné ici solennellement en ce jour, de m’adresse à vous, non pour me plaindre, mais pour défendre un principe fondamental : le droit à la participation politique de chacun de nous, lorsqu’il est légitime et légal.

Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel,
Honorables Membres du Conseil,

Je suis, Monsieur GWET, fils d’un UPCCISTE, activiste, résistant et combattant de la Guerre de l’indépendance, né le 10 octobre 1957, dans le maquis, en pleine Guerre de notre indépendance. Mon Papa me donna le NOM, de GWET, qui signifie la GUERRE.
Commandeur de l’ordre et la valeur, Scientifique, je prépare une thèse, Chercheur, Doctorant en Géopolitique et Géostratégie, Master2 en diplomatie et relation international, à la base, Comptable, chef comptable et chef d’entreprise LUCKYGWET, je suis celui qui a fait venir la Marque Coréenne LG au Cameroun et en Afrique central. Par ailleurs, je suis propriétaire de la Marque LUCKYGWET, déposée à l’INPI de France, j’ai fabriqué les Lampes solaires *AÏDA LUCKYGWET* , des téléviseurs, des climatiseurs ainsi que plusieurs autres appareils électroniques et électro-ménagers, sous ma propre Marque *LUCKYGWET* .

J’ai été le sponsor officiel des finalistes et vainqueur des coupes du Cameroun : *Dynamo de Douala* en 1998, *Canon de Yaoundé* en 1999, et de *KUMBO Stricker* en 2000.
Par ailleurs, j’ai été le sponsor des mini-marathons, des activités sportives du *Chef de l’Etat, S.E. Monsieur le Président de la République Paul BIYA,* pendant plusieurs années au Boulevard Hamadou AHIDJO, les 24 mars et 06 novembre à travers le CEPACE,

Candidat aux élections Présidentielles de *2011 et 2018* , je me suis retiré pour apporter mon soutien total au Président de la République, *S.E. Monsieur Paul BIYA,* sans condition.

Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel
Honorables Membres,

Légalement constitué, depuis le 02 Octobre 2009, à la suite de la Décision N° 000274 / D / MINATD / SG / DAP / SDE / SPP du 02 Octobre 2009 à Yaoundé. Le Mouvement Patriotique pour le Changement du Cameroun (MPCC), est créé suivant l’initiative de son Président National et fondateur, que je suis. Le MPCC, est un parti politique qui a *3 élus* dans la commune de *BOT-MAKAK* , et de ce fait, son candidat est exempt de la production des 300 signatures selon l’article 121 du code électoral, au même titre que tous les autres candidats qui ont été retenus sans avoir eu, à le justifier, puisqu’Elecam est celui qui organise les élections et celui, qui les valide.

Ce que nous dénonçons ici, aujourd’hui Monsieur le Président, ce ne sont pas des actes de mauvaise foi, mais des erreurs administratives, humaines, compréhensibles, mais qui ne sauraient priver, un citoyen honnête de ses droits constitutionnels.

L’État de droit Monsieur le Président, c’est aussi la capacité de corriger, d’admettre ces erreurs, et de les réparer. Une erreur d’ailleurs, que certains pourraient utiliser comme des failles, pour nuire à la réputation *d’ELECAM* , et entacher sa crédibilité.

Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel
Honorables Membres,

Je Suis Un Homme De Paix Et De Dialogue, l’emblème de mon parti politique est la Colombe signe de paix. Si le Peuple Camerounais me Fait Confiance pour diriger son destin, je ne trahirai personne, je ne ferai aucune chasse aux sorcières. Depuis la création de mon parti politique il y a 15 ans, j’ai pris, 20 Engagements envers notre peuple, consultable dans notre site internet dont l’adresse est : *mpcc.be*
Tout ce que Dieu fait est bon. S’il a organisé qu’à travers une petite erreur d’inattention, je me retrouve ici, devant vous, dans cette Haute Cours de la Nation, devant notre peuple, devant le Monde, c’est certainement de sa volonté. C’est le destin d’un Homme, d’un Peuple, d’une Nation, d’un Continent qui se joue, et se dessine ici même, dans cette salle.

C’est le chemin de la paix, de la cohésion Sociale, que Dieu a voulu montrer en lumière à notre peuple, à notre Nation, à l’Afrique et au Monde à travers ma Candidature. Il y a des signes qui ne trompent pas, Monsieur le Président.
C’est aussi et surtout, une occasion que Dieu me donne, de venir confirmer ici solennellement, devant vous, devant Dieu, et devant les Hommes, mon 1er Engagement, que je ne trahirai jamais.
Si le Peuple Camerounais me Choisit, le 12 Octobre prochain, Pour Diriger Son Destin, mon 1er Engagement serai :
De :
• Préserver la paix et la cohésion sociale. La paix et la stabilité sociale sont indispensables pour assurer un développement économique, social et culturel durable du Cameroun. Elles ne sont pas seulement absences de conflits mais aussi l’existence de conditions de vie meilleures permettant à chaque citoyen de s’épanouir et de vivre en harmonie. Je ne ferai aucune chasse aux sorcières.
Je Suis Pour :
• La mise en place, d’un statut spécial pour tous les anciens Chefs d’Etat camerounais et leurs familles. Ceux-ci doivent continuer à bénéficier de tous les honneurs que mérite tout Homme d’État.
• Les anciennes Premières Dames auront tout le soutien de l’Etat pour continuer à œuvrer en faveur des plus démunis à travers les Fondations qu’elles ont créées.
• Il en sera de même, pour tous les autres anciens grands commis d’État et leurs familles.
Je Suis Pour
• La réhabilitation des droits de l’Ancien Président le regretté S. E Hamadou Ahidjo et ceux de sa famille. De plus et surtout, je vais assurer le transfert de sa dépouille et celle de son Epouse, en terre natale, suivi d’un deuil national et des obsèques que mérite la dépouille de tout chef d’État.

Excellence, Monsieur le Président du Conseil constitutionnel, Honorables Membres de cette Haute Juridiction,

Il y a quinze ans, lorsque j’ai fondé mon parti politique, j’avais pris la ferme résolution que, le jour de mon investiture à la magistrature suprême, je signerais deux décrets porteurs d’un engagement fort envers notre Nation. Aujourd’hui, ce jour approche, et les signes sont là.

Ma présence devant vous, au sein de cette Haute Cour de la Nation, alors même que mon dossier était complet, n’est pas un simple hasard. Certains pourraient y voir un revers ou une épreuve injuste ; pour ma part, j’y vois l’expression de la volonté divine. Je suis convaincu que Dieu, dans Sa sagesse, a voulu qu’à travers cette circonstance singulière, je sois conduit ici pour vous adresser directement ces deux engagements, devant cette haute juridiction et devant le monde. Des engagements, que je ne trahirai jamais.

Il s’agit du :
* Le 1er Décret portant sur la mise en place d’un statut spécial pour tous les anciens Chefs d’Etat et leur famille, comme annoncé plus haut.
* Le second décret, accordera la multinationalité à tous nos frères et Sœurs Camerounais de la Diaspora. Ils pourront désormais participer activement à la vie politique de notre pays, et surtout, à des postes éligibles dans nos communes, à l’Assemblée, au Sénat, ainsi que dans le gouvernement.

A mes frères et sœurs de la diaspora, je voudrai vous dire que l’heure du changement est arrivée. Soyez prêt à accepter le verdict des urnes. Une chose est certaine, l’heure du changement est arrivée. Moi ! Président, si Dieu le veut, j’aurai besoin de vous tous. La nation a besoin de vous. Il n’y aura plus de voix, sans voix.

Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel,
Honorables Membres,

C’est avec dignité et espoir, que je suis ici devant vous, convaincu que le droit sera dit, et que la République saura reconnaître ses enfants qui la servent avec loyauté, honneur et fidélité.

Je prends à témoin le peuple camerounais, et surtout cette jeunesse qui nous regarde, qui nous accompagne avec fierté, confiance et dignité.
Je prends à témoin la communauté internationale, attentive à la maturité démocratique de notre nation, et à cette élection présidentielle du 12 Octobre 2025.
Je prends à témoin les Hommes et les Femmes de lois et des Médias, ici présent.

Je suis ici ayant foi en l’institution que vous incarnez Monsieur le Président, foi en votre intégrité morale, foi en votre capacité à défendre la vérité du droit, même face à la complexité du moment.

Je suis ici non seulement pour défendre une candidature, mais pour préserver la confiance du peuple dans ses institutions. Car c’est de cette confiance que dépend la paix, l’ordre républicain et la légitimité des autorités actuelles.

Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel
Honorables Membres,

Je ne doute point que vous ferez droit à notre requête. Et je vous le dis avec solennité : très bientôt, je reviendrai certainement ici, Dieu voulant, non pour plaider une candidature, mais pour recevoir le verdict du peuple, et votre bénédiction dans le cadre d’une investiture et d’une transition démocratique pacifique et historique, que le peuple camerounais et le monde attendent.
Je rends hommage à Son Excellence, le Président de la République S.E Monsieur Paul Biya, qui a incarné pendant des décennies l’État et la stabilité de notre Nation. L’histoire retiendra ses efforts, son endurance, et nous lui devons le respect dû au Rang du Président de la République de notre Nation aujourd’hui, et demain comme ancien Chef d’État.

Enfin, je tends une main républicaine à tous mes challengers : que chaque candidat fasse entendre sa vision, dans la paix, et le respect mutuel des uns et des autres, dans le respect des valeurs de la république et de nos institutions. Il n’y a pas d’adversaire dans la République, il n’y a que des idées à confronter. Nous sommes tous des frères et Sœurs. Ensemble, main dans la main, sans exclure personne, chacun de nous, a le devoir d’apporter sa pierre pour bâtir notre Nation.

Ensemble, marchons vers l’essentiel.

Excellence Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel, Honorables Membres, la Nation vous fait confiance, l’Etat vous fait confiance. Je fais confiance à votre sagesse.

Que vive le MPCC
Que vive la République Unie du Cameroun,
Que vive le Cameroun uni et en paix.

Je vous remercie de m’avoir écouté.

Jean Blaise GWET
Président National du MPCC
Mouvement Patriotique Pour le Changement du Cameroun.

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Limbé : 03 morts dans des inondations

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Limbé : 03 morts dans des inondations
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La ville de Limbé est sous les eaux depuis les premières heures de ce 5 août 2026. Les images abondamment relayées sur les réseaux sociaux laissent voir des eaux qui ruissellent de partout, sorties des lits des cours d’eau et des rigoles. Rues, maisons,… sont presqu’engloutis pour certaines. C’est la conséquence de pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région depuis les premières heures du jour. Limbé étant comme Buea, au pied du Mont Cameroun, le mont le plus haut du Cameroun, dans une région du Sud-Ouest réputée abriter la localité de Debundscha, la plus pluvieuse du pays…

Les corps des victimes (images des réseaux sociaux).

Le bilan provisoire parle de trois morts, selon des sources concordantes : une femme enceinte, sa sœur et leur son oncle. Ils ont été ensevelis par les eaux en furie. La situation n’est pas encore revenue à la normale, et les recherches se poursuivent encore dans les quartiers. Les autorités sont mobilisées pour sensibiliser les populations sur les mesures à adopter.

Ci-dessous, des images des inondations

Limbé sous les eaux

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Élection FIFA 2027 : comment Infantino pourrait tomber

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Élection FIFA 2027 : comment Infantino pourrait tomber
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Il y a quelques mois encore, sa réélection semblait acquise sans le moindre suspense. Aujourd’hui, Gianni Infantino se retrouve dans la position la plus fragile de ses dix années à la tête de la FIFA. Comment fonctionne réellement cette élection, et qui pourrait sérieusement le défier ?

Une réélection qui paraissait jouée d’avance

Lors du Congrès de la FIFA à Vancouver en 2026, le message d’Infantino ne laissait planer aucun doute : il briguerait un troisième mandat complet, jusqu’en 2031, très probablement sans opposition sérieuse. Sur Instagram, en avril, il concluait avec son enthousiasme habituel : « Le voyage continue ! »

À l’époque, l’avenir de la FIFA semblait tracé. Mais en l’espace de quelques semaines, tout a basculé. Le projet avorté de céder 21 % des activités commerciales et événementielles de la FIFA à un fonds d’investissement a fragilisé la position du président suisso-italien de façon spectaculaire. L’UEFA elle-même a publiquement déclaré avoir perdu confiance dans son leadership, tandis que plusieurs alliés et conseillers historiques ont pris leurs distances. Face à la pression, Infantino a fini par abandonner ce projet controversé début août : « Après avoir écouté attentivement tous les points de vue, il est devenu clair que ce projet a créé des divisions qui, indépendamment du niveau de soutien, ne sont plus dans l’intérêt de l’objectif fixé au départ. Notre mission a toujours été — et sera toujours — d’unir et d’améliorer », a expliqué la FIFA dans un communiqué.

Résultat : l’élection présidentielle prévue le 17 mars 2027 s’annonce beaucoup moins prévisible que prévu.

Un poste rarement contesté dans l’histoire du football

Changer de président reste un événement rare à la FIFA. Depuis le premier d’entre eux, le journaliste français Robert Guérin, entré en fonction en 1904, l’organisation n’a connu que neuf présidents — et seulement trois depuis les années 1970, Joao Havelange et Sepp Blatter ayant à eux deux cumulé plus de 40 ans à ce poste.

C’est justement la chute de Blatter, empêtré dans un scandale de corruption et reconnu coupable de manquement à l’éthique par la propre commission d’éthique de la FIFA, qui a conduit à limiter les mandats présidentiels à 12 ans en 2016 — l’année même où Infantino, alors secrétaire général de l’UEFA, a pris les commandes. Un détail statutaire lui permet néanmoins de contourner partiellement cette limite : son premier mandat, hérité de celui inachevé de Blatter, ne compte pas dans le plafond des 12 ans et des trois mandats. De quoi lui offrir, en cas de réélection au printemps prochain, la perspective de totaliser 15 ans à la tête de l’instance.

Les élections se tiennent tous les quatre ans, lors du Congrès qui suit chaque Coupe du monde masculine. Celles de 2019 et 2023 n’ont même pas nécessité de vote formel : Infantino a été réélu par acclamation, sans opposition. Pour retrouver une véritable élection démocratique à la FIFA, il faut remonter à 2016, lorsqu’il avait devancé quatre autres candidats — dont Sheikh Salman Bin Ibrahim Al Khalifa, aujourd’hui vice-président de la FIFA — lors d’un Congrès extraordinaire à Zurich.

Comment fonctionne concrètement l’élection

Le processus électoral s’étale en réalité sur une année complète, d’un Congrès à l’autre. Pour se présenter, un candidat doit avoir « joué un rôle actif dans le football associatif » pendant deux des cinq années précédentes, réussir un contrôle d’éligibilité mené par une commission de la FIFA, et surtout obtenir le soutien déclaré d’au moins cinq associations membres avant la date limite — fixée cette année au 18 novembre.

Chaque association ne peut soutenir qu’un seul candidat, un détail qui prend tout son sens depuis le retrait symbolique de soutien à Infantino annoncé ces derniers jours par plusieurs fédérations, dont le pays de Galles et l’Angleterre. Une défection d’autant plus marquante que le président affirmait, en début d’année, avoir reçu des promesses de soutien de 200 des 211 nations membres.

Obtenir le soutien de cinq associations suffit pour officiellement entrer dans la course. Mais pour espérer réellement l’emporter face à Infantino, il en faudra beaucoup plus. Les statuts de la FIFA exigent une majorité simple, supérieure à 50 %, lorsque deux candidats s’affrontent — soit 106 voix sur les 211 associations. Chaque vote pèse le même poids, qu’il vienne de l’Espagne ou des Seychelles, de l’Argentine ou d’Aruba.

Trois confédérations qui pourraient faire vaciller Infantino

Le soutien systématique accordé aux petites nations a longtemps constitué le socle de la popularité d’Infantino. Mais la fronde venue de trois confédérations change la donne. L’UEFA, qui représente 55 voix, a officiellement retiré sa confiance. L’AFC (confédération asiatique, 46 voix) et la Concacaf (Amérique du Nord, centrale et Caraïbes, 35 voix) se sont elles aussi montrées critiques envers le projet de cession désormais abandonné.

Additionnées, ces trois confédérations représentent largement de quoi faire tomber Infantino sur le papier. Rien ne garantit cependant un vote uniforme au sein de chacune d’entre elles. Le Qatar, pourtant membre de l’AFC, a affirmé ces derniers jours soutenir pleinement le président sortant. L’élection FIFA se déroule à bulletin secret, sans logique de vote de bloc — Sheikh Salman en avait fait l’expérience amère en 2016, en ne recueillant que 88 voix alors qu’il bénéficiait, en théorie, du soutien de plus de 100 associations issues des confédérations asiatique et africaine.

Qui pourrait sérieusement défier Infantino ?

Selon les informations de The Athletic, le président de la Concacaf, Victor Montagliani, envisagerait très sérieusement de se lancer dans la course — ce qui constituerait le premier véritable défi à l’autorité d’Infantino depuis plus d’une décennie. D’autres noms ont circulé, notamment celui de Nasser Al Khelaifi, président du PSG, poussé en coulisses par l’UEFA selon certaines sources ; l’intéressé aurait toutefois fait savoir qu’il n’avait « aucun intérêt » pour le poste.

Le calendrier joue contre les éventuels prétendants : il ne reste que 16 semaines avant la date limite de dépôt des candidatures. Si plus de deux candidats se présentent, une majorité des deux tiers sera nécessaire dès le premier tour, avec des tours supplémentaires jusqu’à ce qu’un candidat se dégage clairement — un scénario qu’Infantino avait déjà connu en 2016, où il avait fallu deux tours avant que ses 115 voix ne lui assurent la victoire.

Vers un possible vote de défiance avant même l’élection

L’élection était initialement prévue le 18 mars 2027 au Maroc, un choix hautement symbolique pour un pays qui ambitionne d’accueillir la finale du Mondial 2030 face au co-organisateur et tenant du titre, l’Espagne. Ce choix reflétait aussi la solidité du soutien dont bénéficie traditionnellement Infantino auprès de la CAF, la confédération africaine.

Mais ce calendrier pourrait être bousculé bien avant mars 2027. Un Congrès extraordinaire de la FIFA peut être convoqué dans deux cas de figure : si une majorité des 37 membres du Conseil perd confiance dans la direction actuelle, ou si un cinquième des associations membres en fait la demande — un seuil que l’UEFA, à elle seule, a largement les moyens d’atteindre. Un tel scénario ouvrirait la voie à un véritable vote de défiance contre le président en exercice, bien avant l’échéance électorale initialement prévue.

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Marchés publics : Jusqu’à 3 milliards FCFA de chiffre d’affaires exigés aux PME pour accéder aux marchés PROLOG

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Marchés publics : Jusqu’à 3 milliards FCFA de chiffre d’affaires exigés aux PME pour accéder aux marchés PROLOG
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Le projet Prolog, doté d’un financement de 300 millions de dollars, soit environ 189 milliards de FCFA, a lancé un appel général à manifestation d’intérêt en vue de constituer une liste restreinte d’entreprises appelées à réaliser des infrastructures dans les régions de l’Adamaoua, de l’Est, de l’Extrême-Nord, du Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Les futurs marchés portent notamment sur la construction d’écoles, de centres de santé, de réseaux d’adduction d’eau potable, de routes et d’autres ouvrages communautaires. Avant même les appels d’offres, les entreprises doivent franchir une première étape.

Outre les références techniques, elles doivent démontrer une capacité financière conséquente. Le dossier fixe des seuils progressifs selon le montant des travaux. Une entreprise qui ambitionne un marché supérieur à un milliard de FCFA devra justifier d’au moins trois milliards de FCFA de chiffre d’affaires annuel. Le seuil est fixé à deux milliards de FCFA pour les marchés compris entre 500 millions et un milliard de FCFA, à un milliard pour ceux compris entre 250 et 500 millions de FCFA et à 500 millions de FCFA pour les marchés inférieurs à 250 millions.

Les candidats devront également prouver leur capacité à mobiliser des financements, à travers leurs fonds propres, des lignes de crédit ou des prêts bancaires. À ces exigences s’ajoutent des références similaires, des équipes qualifiées, des dispositifs de gestion environnementale, sociale et sécuritaire ainsi que des engagements en matière de lutte contre la fraude et la corruption.

DES CRITÈRES EN DÉCALAGE AVEC LE PROFIL DES PME

Ces exigences interviennent dans un contexte où les PME dominent largement le paysage entrepreneurial camerounais. Selon les statistiques 2025 du ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, le Cameroun compte 472 208 PME, soit 83,1 % des entreprises formelles. Les très petites entreprises représentent à elles seules 68,2 % des créations enregistrées en 2025, tandis que les moyennes entreprises demeurent peu nombreuses.

Dans ces conditions, les critères financiers fixés par Prolog pourraient limiter l’accès direct d’une partie des entreprises nationales aux marchés les plus importants. Beaucoup disposent des compétences techniques requises, mais peinent encore à atteindre les niveaux de chiffre d’affaires ou les capacités de financement exigés. Le constat rejoint celui du Minpmeesa. Malgré leur poids dans l’économie, les PME contribuent encore modestement à la transformation structurelle du pays.

Le ministère fait du changement d’échelle de ces entreprises l’une de ses priorités, à travers un meilleur accès au financement, un accompagnement technique et le renforcement de leur compétitivité.

LA SOUS-TRAITANCE OUVRE UNE AUTRE PERSPECTIVE

Toutes les PME ne sont cependant pas condamnées à rester à l’écart des marchés Prolog. L’adoption de la loi n° 2025/010 du 15 juillet 2025 portant régime de la sous-traitance au Cameroun introduit de nouveaux mécanismes destinés à renforcer leur participation aux grands projets. Le texte réserve l’activité de sous-traitance aux PME camerounaises dont au moins 51 % du capital est détenu par des nationaux et dont le siège social est établi au Cameroun.

Cette disposition vise à favoriser leur intégration dans les chaînes de valeur nationales et à soutenir la montée en compétences du tissu productif local. La réforme instaure également une obligation pour les entreprises adjudicataires des grands marchés. Elles devront réserver au moins 40 % de la valeur des contrats à la sous-traitance au profit des PME camerounaises. Le législateur entend ainsi favoriser un meilleur partage de la valeur créée par les grands projets et accélérer le transfert de compétences vers les entreprises locales.

La loi apporte aussi une réponse aux difficultés de trésorerie auxquelles les PME sont régulièrement confrontées. Elle impose à l’entreprise principale de verser un acompte de 30 % avant le démarrage des prestations. Le paiement du solde doit intervenir au plus tard 90 jours après la livraison. Ces dispositions visent à limiter les tensions de trésorerie provoquées par les retards de paiement, souvent considérés comme l’un des principaux freins au développement des petites entreprises.

ENTRE EXIGENCES DE PERFORMANCE ET PRÉFÉRENCE NATIONALE

L’appel à manifestation d’intérêt de Prolog illustre ainsi les deux dynamiques qui traversent aujourd’hui la commande publique camerounaise. D’un côté, les bailleurs de fonds et les maîtres d’ouvrage exigent des entreprises présentant des garanties financières suffisantes pour assurer la bonne exécution de projets de grande envergure. De l’autre, l’État cherche à renforcer la place des PME nationales dans les grands investissements publics à travers la nouvelle loi sur la sous-traitance et les objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.

Pour de nombreuses PME, l’accès direct aux marchés PROLOG restera probablement hors de portée. En revanche, les nouvelles règles sur la sous-traitance pourraient leur permettre de participer à leur réalisation. Leur efficacité dépendra désormais de l’application effective des quotas prévus par la loi et de la capacité des entreprises titulaires des marchés à associer durablement les PME camerounaises aux grands chantiers publics.

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